WASHED OUT, À ÉCOUTER SOUS LA COUETTE


Il est américain, gentil, mignon, a les yeux bleu délavé et… il est marié ! Sa femme pose même pour la pochette de son premier album, Within & Without, et a été recrutée pour jouer dans son groupe, avec lui, en tournée.

Washed Out, c’est de la chillwave. Ernest se réapproprie les bonnes vieilles références des années 80 comme New Order ou The Cure, les mêle à de l’electro pop moderne en ajoutant un peu de hip hop et de dance, ses pêchés mignons. Il raconte ce que nous ressentons tous, des souvenirs amoureux et de la mélancolie, teintée d’optimisme lumineux.
 
Paulette : La tournée a-t-elle changé ta façon de travailler la musique ?
Ernest : Je fais la plupart de mes enregistrements seul. J’en discute ensuite avec ma femme Blair. Quand j’ai commencé en 2009, je travaillais beaucoup sur des samples. Maintenant, je joue beaucoup plus de guitare et de piano.  Quand j’ai sorti les premiers EP et l’album de Washed Out,  je n’avais jamais tourné.  Au début, j’étais seul sur scène. J’ai désormais un groupe avec moi et je ne pourrai pas revenir en arrière, car il y a une alchimie incroyable qui s’est créée entre nous en live. On ne peut pas ressentir ça seul face à un ordinateur. Le fait de passer 3 à 6 mois sur un album puis les deux années suivantes à tourner, et jouer les mêmes chansons chaque soir, m’a bien sûr fait changer ma manière de travailler la musique. Donc, j’ai décidé que pour le deuxième LP, il fallait absolument que je sois passionné par les chansons et que chacune d’entre elles fonctionne bien en live.




As-tu commencé à travailler sur ton prochain album ?
On vient de terminer la tournée aux Etats-Unis, qui a été très longue et éprouvante : j’ai beaucoup conduit et donc ça a été difficile de travailler dans de bonnes conditions. Malgré tout, j’ai eu le temps de me poser un peu et de noter quelques idées. Je pense terminer l’album pendant mes vacances, après la tournée qui se termine bientôt.
 
Te laisses-tu influencer par les musiciens contemporains,  notamment par tes amis proches comme Toro Y Moi ou Neon Indian ?
Je n’aime pas étudier les albums de mes confrères. Mais j’essaie de me tenir informé de leurs projets, sans trop y penser. J’essaie de rester moi-même quand je compose. Ca fait cliché de dire ça, mais c’est la chose la plus difficile à réaliser, selon moi.
 
Quels sont tes meilleurs et pires souvenirs de tournée ?
Wouah. Je pense que je vais commencer par le meilleur ! On a joué au Fuji Rock Festival (Japon) l’été dernier, et c’était le plus gros concert qu’on ait jamais fait. Il y avait 10 000 personnes dans le public. Coldplay jouait à côté de notre scène, quand, à la fin de leur concert, il a commencé à pleuvoir. Nous étions le seul groupe à jouer sous une scène abritée, donc tout le public du festival est venu nous voir jouer. Les gens ont adoré le concert et nous étions très heureux.


 

Et le pire moment ? On en a eu pas mal avec les compagnies aériennes pour venir jouer en Europe. Je me souviens particulièrement d’un vol Madrid-Porto où les bagages contenant quelques instruments et mon ordinateur ne sont jamais arrivés. On a dû trouver de nouveaux instruments, reprogrammer un ordi… Le pire dans tout ça, c’est que le matériel perdu n’a jamais été retrouvé et qu’on a du enchaîner les dates dans beaucoup de villes sans avoir tout notre matos.
 
Ta femme Blair est la seule fille à tourner avec vous. Cela a-t-il changé quelque chose dans le fonctionnement du groupe ?
Oui, on est bien plus organisés, plus efficaces et responsables. C’est un peu notre maman. Surtout quand on est était aux Etats-Unis. On ne pourrait pas gérer grand-chose si elle n’était pas là. Tout est beau et propre grâce à elle.
 
Tu as collaboré avec Caroline Polachek/Chairlift sur la chanson You & I. Tu as un jour déclaré vouloir travailler avec Katy Perry. Pour quelles raisons ?
Je suis fan de Katy Perry depuis pas mal d’années. J’adore ses chansons. Ca peut paraître un peu niais mais elle a une très belle voix et une personnalité extravagante. Je ne sais pas trop à quoi ça ressemblerait si l’on travaillait ensemble, mais bon.
 
On dirait que tes chansons sont destinées à être écoutées pendant l’amour. Percevais-tu  cette sensualité émanant de tes chansons quand tu les composais ?
Un peu. J’ai certainement commencé par composer l’album en essayant de le rendre un peu sexy. Il y a des images qui me venaient au fur et à mesure de la composition, comme celle de la pochette de l’album. Je voulais une image forte, saturée et lumineuse, un blanc pur. Le côté sexuel est tout de même venu dans un second temps. Il ne joue pas un rôle principal dans l’album.


 

Tu es aussi photographe. Peux-tu m’en dire plus ?
J’ai commencé la photographie il y a cinq ans. La musique prend tout mon temps et toute mon énergie, et même si c’est très gratifiant et bénéfique pour moi, j’ai besoin de quelque chose de spontané comme la photographie, pour souffler un peu. J’aime aussi partir en tournée pour ça. Parce que l’on découvre tellement de paysages, de décors différents. Ca peut livrer de très belles images.
 
As-tu des artistes à nous recommander ?
L’album que l’on écoute le plus en ce moment dans le van, c’est celui de Connan Mockasin, Forever Dolphin Love. Je l’ai découvert cette semaine et il passe en boucle !
 
Une dédicace à Paulette ?
Je dirais à Paulette de sortir plus ! Je dis ça parce qu’on passe notre vie dans le tourbus, et qu’il fait tellement bon ici qu’on aimerait rester plus longtemps dehors.
 
WASHED OUT
:: WITHIN AND WITHOUT
 
 
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