VANESSA GUIDE, PRINCESSE ÉPICURIENNE

Crédits : Journaliste Stéphanie Chermont / Photos Damien Thiberge / Merci au Sinople et au Klay pour l’accueil.

 Vanessa joue la princesse du film “Les Nouvelles aventures d’Aladin” d’Arthur Benzaquen. Bien plus qu’une jolie poupée, cette actrice à qui l’on est incapable de donner un âge perce de plus en plus dans un cinéma français friand de son naturel, son humour et son talent. Bien que Vanessa se rêvait petite en danseuse étoile, elle tourne adulte devant une caméra en plein Maroc ou encore plus récemment, au Brésil. Rencontre au Klay à Paris, en compagnie de son adorable petit chien, Bonnie.  

Paulette : Comment es-tu arrivée à jouer cette belle princesse dans le film “Les Nouvelles aventures d’Aladin” ?

Vanessa Guide : En passant un casting ! Ils avaient vu pas mal de filles, Arthur Benzaquen (ndlr : le réalisateur du film) n’avait pas encore trouvé celle qu’il voulait. On avait déjà tourné ensemble dans sa série Zak, j’avais eu un petit rôle de 3-4 jours. Et c’est sa femme qui lui a suggéré mon nom ! Il lui a répondu “Bonne idée, je vais la voir”. Et voilà, j’ai passé le casting, je suis revenue une deuxième fois et j’ai appris que j’étais prise.

Il cherchait quel personnage exactement, comment peut-on décrire ton rôle ?

C’est un personnage multi facettes, elle a de la personnalité, elle est autoritaire et en même temps, elle découvre la vie parce qu’elle a été retenue dans son palais. Et puis elle a un côté très fleur bleue, lorsqu’elle va tomber amoureuse d’Aladin, c’est un amour inconditionnel qu’elle développe alors qu’ils se sont croisés deux secondes ! Et puis, je crois que c’est pour ça que j’ai eu le rôle, le réalisateur voulait qu’elle ait un “petit pète au casque”. Un brin de folie ! Il voulait que l’on se dise que la princesse est un peu “border”.

“Si l’on m’avait dit petite que je jouerais la princesse Jasmine, je pense que je me la serais grave pété à l’école primaire !”

Crédits : Pull Manoush Baskets Nike

Et devenir une princesse, ça fait quoi ?

Autant dire que ça n’arrive pas tous les jours ! Et surtout une princesse de l’univers Disney, en référence. J’ai toujours été très fan, je les ai tous vu ! Aladin faisait partie de mes Disney préférés. Je pense que si l’on m’avait dit petite que plus tard je jouerais la princesse Jasmine, je pense que je me la serais grave pété à l’école primaire ! (rires). Je n’y aurais pas cru ! Et tous les costumes sur-mesure, ça bougeait de semaine en semaine selon les idées, il y a eu un gros travail d’habillage, coiffure, maquillage en amont. Le résultat ? Dans la vraie vie, on ne me reconnait pas ! Ils ont tellement réussi à sublimer la princesse, celle qui fait rêver, les beaux cheveux, les beaux yeux… Du coup, quand j’arrive aux projections, je suis très souvent peu maquillée, en jean baskets, on ne me reconnaît pas !

Comment s’est passé le tournage ? Une anecdote sur Kev Adams ?

J’en ai plusieurs… Mais disons que la bêtise venait de moi. On a tourné toute une partie du film à Marrakech et l’autre partie à Ouarzazate. On a fait la route de l’Atlas, sublime, mais elle est très enlacée et je suis malade en voiture. Après 6h de route, je n’étais pas bien… On m’a donné un remède soi-disant miracle, de grand-mère, où je devais manger du safran en poudre… Malade toute la nuit, mal au ventre… Et malheureusement, le lendemain, c’était le jour où l’on devait s’embrasser avec Kev. Le jour du baiser. Il ne voulait pas tomber malade. Bon au final, il n’a rien eu, il a même joué le jeu à fond, il n’y a vraiment pas été à moitié… (rires).

C’est drôle car tu es née à Besançon, et pourtant, on te donnerait facilement un petit air oriental…

J’ai une maman qui a des origines portugaises et un papa qui a des origines italiennes. Pas d’origines orientales même si c’est vrai que l’on m’a souvent demandé si j’avais des origines maghrébines. Alors pour ce rôle là, ça a bien collé. J’adore l’univers oriental, j’ai d’ailleurs ramené pas mal de choses du Maroc. Les bijoux, les décorations, l’architecture, on a eu la chance d’être logés à la Mamounia, c’est l’un des plus beaux lieux que j’ai vu de ma vie ! Le côté mille et une nuits fait rêver.

Est-ce que tu peux me raconter comment es-tu arrivée à faire du théâtre, de la télévision et aujourd’hui du cinéma ?

C’était un long chemin. J’ai commencé à 13 ans à Besançon, mon papa était féru de théâtre, je pense qu’il aurait aimé être comédien. Il m’a transmis ça depuis toute petite en fait, il me lisait des histoires jusqu’à me faire découvrir des classiques. Au collège, j’ai rencontré un professeur extraordinaire. Disons qu’à Besançon, c’est plus tourné vers la musique que la comédie. Autant certains professeurs m’ont fait perdre confiance en moi, autant ce prof là m’a donné envie de continuer. Ensuite j’ai fait 3 ans de conservatoire à Besançon, puis je suis venue à Paris pour continuer le théâtre et aller à la Sorbonne à côté jusqu’en maîtrise. Après les cours, j’ai eu la chance de rencontrer une prof dingue, Justine Heynemann, qui m’a proposé un rôle dans une pièce qui s’appelle Rose Bonbon. Elle s’est inspirée je pense de l’une de mes anecdotes, ça se passait dans un salon de coiffure en province (ndlr : Les deux parents de Vanessa sont coiffeurs) et raconte la destinée de 5 femmes avec 5 âges différents. C’était ma première expérience ! Ça m’a lancé et surtout, j’ai pu arrêter mes jobs alimentaires à côté. Je faisais aussi quelques pubs (pour des voitures, Special K, Taillefine, etc.) car il faut le dire, le théâtre au début ça ne paye pas très bien. Sinon pour la télévision, je suis entrée chez Canal+ pour une émission qui s’appelait “Le Débarquement”. C’était un casting très difficile, il fallait inventer huit personnages, parfois la veille pour le lendemain. J’étais tellement contente d’être prise ! J’ai pu mettre un pied chez Canal et bosser sur d’autres projets. Et puis j’ai aussi joué dans la série ”No Limit” sur TF1, avec Vincent Elbaz, c’était une belle aventure.

Tu as tourné cet été au Brésil, avec notamment Alison Wheeler, c’était pour quel projet ?

On ne sait pas encore comment va s’appeler le film, pour l’instant c’est Going to Brazil. C’est le deuxième film de Patrick Mille, qui avait réalisé Mauvaise Fille avec Izïa Higelin. Quel tournage ! On était essentiellement à Rio de Janeiro, logées dans le quartier d’Ipanema, un endroit magnifique. On a tourné dans des favelas où même les Brésiliens ne vont pas, les accès étaient incroyables. C’est un film où il se passe tout le temps quelque chose, à la fois comédie, à la fois tragique, j’ai adoré être avec Alison Wheeler, ma copine de longue date de Canal+, Margaux Bancilhon et Philippine Stindel, qui est une jeune actrice super, les gens ne la connaissent pas beaucoup mais elle a énormément de talent. On l’a vendu comme un “Very Bad Trip” au féminin, ça va très loin, dans tous les sens !

Quels réalisateurs ou réalisatrices aimes-tu ? Ou avec qui aimerais-tu tourner ?

Tarantino fait partie de mes références, je trouve que pour les femmes, c’est jouissif de jouer des rôles comme ceux qu’il propose. Je suis une grande fan de Wes Anderson et son côté plus poétique. Après, j’aime Xavier Dolan, Maïwenn, Audiard, Hazanavicius. J’aime aussi énormément Thomas Cailley qui a fait Les Combattants. Je suis très heureuse de faire de la comédie mais j’ai commencé par des trucs plus dramatiques, plus durs, j’aimerais bien que l’on propose des choses comme ça aussi.

Un mot à nos lecteurs, nos Paulette ?

J’aimerais que tous les gens qui lisent cette interview appelle leur animal de compagnie Paulette, pendant minimum une semaine. C’est un message que je lance à la France en fait, comme ça, quand je serai dans la rue, j’entendrai les gens appeler leur chien ou leur chat “Paulette, viens ici !”. Ça me ferait plaisir. (rires). J’aime beaucoup ces prénoms rétro. D’ailleurs, je voulais appeler mon chien Monique, mais comme je l’ai en garde alternée avec ma sœur, elle n’a pas voulu… Donc je l’ai appelé Bonnie, ce n’est pas très éloigné !

> Les Nouvelles aventures d’Aladin

Sortie le 14 octobre 2015

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