UN POP IN THE CITY AIXQUIS


Direction Aix en Provence pour la 3ème édition de
Pop in the city qui s’est déroulée ce samedi 12 octobre.
A 8h15, sur la ligne de départ, 200 équipes féminines composées de binômes se sont donné rendez-vous. En tenue de sport, avec nos dossards et nos tee-shirt orange, on ne passe pas inaperçues ! Ce qui n’est pas pour déplaire aux Aixois qui se sont levés tôt (le proverbe n’a jamais été autant vérifié) et qui ont eu la chance de nous voir toutes trémousser nos popotins sur la chorégraphie hip hop de la troupe Arts K danse.
 
Une fois l’échauffement terminé et les règles de la course rappelées (il faut 5 valider différentes épreuves : Art, sport, extrême, culture et solidarité avant de pouvoir en valider 5 autres etc. Celles qui en valident le plus en un minimum de temps gagnent la course !), les 400 participantes s’élancent dans la ville, roadbook en main, à la recherche des premiers indices qui leur permettront de trouver le lieu de leur première épreuve. Les précédentes éditions ayant eu lieu à  l’étranger (voir nos reports des courses de Porto et Bologne), impossible d’utiliser le smartphone pour s’orienter ou pour trouver des réponses aux énigmes. Du coup, pour cette édition en France, les organisatrices ont du user d’inventivité pour que nous ayons un maximum de difficulté à trouver des indices sur internet. Et c’est tant mieux ! Car la beauté de la course, c’est de se dépasser et de prendre son courage à deux mains pour demander de l’aide aux habitants, faire du stop et réussir à s’orienter avec un plan en papier et pas Google map !
 

Ni une ni deux, on résout notre première énigme. Bingo, notre première étape est la culture. Ce qui nous attend ? La confection de calissons. Miam !Dans la boutique Léonard Parli, Réda, la pro des calissons depuis 1973, nous explique comment préparer ces gourmandises sur une machine de 1910. Ostie, pâte à calissons, glaçage, cuisson… le processus est fascinant. On serait resté des heures mais le devoir nous appelle !

Le ventre plein, on se lance à la recherche d’une voiture et on se dirige vers le CREPS, où nous attend notre première épreuve Sport : un combat d’escrime !
 

Une fois équipées de notre cuirasse, de notre protège poitrine (on n’a évidemment pas pu s’empêcher de mimer un clip de Madonna avec nos faux nichons en plastique…),  de notre casque et notre veste électrique, un Champion d’escrime nous explique les règles. On s’impatiente, on n’a qu’une seule envie : commencer ! Une fois attachées au câble, le fleuret en main et les règles plus ou moins comprises, on s’élance et on affronte chacune une des membres d’une autre équipe. On prend un plaisir fou, quand la lumière s’allume –ce qui signifie qu’on a touché l’adversaire- on exulte ! On a du être mousquetaire dans une autre vie, ou alors c’est parce qu’on a trop regardé le masque de Zoro. Tremble Antonio Banderas !
 
On chope une voiture sur la route et direction l’épreuve Solidarité où on fabrique, à l’aide de sacs plastique de couleur, un cerf volant pour les enfants de femmes en grande précarité. Là encore, on n’a pas pu s’empêcher de gambader dans l’herbe et de se faire une petite session jeux d’enfants. Vole petit cerf volant, vooooole !
 

Puis, voilà l’épreuve tant redoutée : Extrême. Après avoir emprunté une navette, on arrive à l’ENSOSP : l’Ecole Nationale Supérieure des Officiers de SapeursPompiers. Digne d’un studio Hollywoodien, le centre du plateau de l’Arbois s’étend sur 23 hectares et recrée l’intégralité de la chaîne d’intervention : les sites de terrain (feu, secours à personnes, risques technologiques), un centre de secours de 4 000 m² et un centre de gestion des opérations. Ici, on peut reproduire de multiples interventions comme s’il s’agissait de la réalité. Et c’est ce que l’on a du faire !

Epreuve numéro 1 : Incendie à la pizzeria. La pizzeria brûle, vite, il faut gravir la grande échelle, monter sur le toit, et descendre en rappel ! Une seule règle pour s’en sortir sans encombre : ne pas regarder en bas !

 
Epreuve numéro 2 : 650. En tenue de pompier, une bouteille d’oxygène sur le dos et le masque sur le visage, on pénètre dans un caisson en feu (claustrophobes, s’abstenir). Là, la température monte jusqu’à 650 degrés. Ça ne dure que 4 minutes (le temps de sauver une vie) mais c’est assez impressionnant pour les novices que nous sommes ! Un pompier éteint le feu avec une lance et c’est déjà fini, une expérience que l’on n’oubliera pas de si tôt !
 
Avant de nous laisser partir, les pompiers nous demandent de faire une course folle (flexions, sprint, pompes et slalom entre les plots en trainant un dévidoir – c’est que c’est lourd ces petites machines !). Heureusement qu’on a notre bouteille d’eau pour ne pas finir déshydratées ! (On en profite pour vous dire que si vous êtes une marque et que vous voulez devenir partenaires de la course, à l’instar de Contrex -qui nous a d’ailleurs invitées à la course-, une seule adresse : popin@popinthecity.com

 
Bien épuisées, on se rend à notre nouvelle épreuve : Art. Avec ses musiciennes, une des rares chefs d’orchestre femme européennes nous accueille dans un théâtre et nous propose de nous apprendre à jouer un petit morceau. Violons, triangles, contrebasses… Une vingtaine de poppeuses s’initient à la musique et, au bout de 20 minutes, on réussit toutes à jouer un petit air d’opéra ! Victoire ! Ce n’était pas gagné d’avance…
 

13h30. Nos premières 5 épreuves sont validées. On commence une nouvelle série. C’est reparti avec l’épreuve Culture et un cours de danse médiévale. Un pur bonheur. L’association Histoire d’Aix nous enseigne une chorégraphie du Moyen âge.

En tenue d’époque, guidées par des papis et mamies à la retraite trop choux et en même temps pas si commodes que ça (on n’avait pas intérêt à se tromper dans les pas, au risque de se faire enguirlander…), on fait notre petite danse ! On aurait presque envie de s’inscrire à un cours de ce genre à Paris… presque on a dit !
 
Epreuve art, de nouveau. A l’exposition Gamerz, on improvise une partie de Pictionnary sur un mur numérique. Les mots à faire deviner : pomme de pain et ville. Ea-sy !
 
15h30. Direction l’épreuve de solidarité. Pour l’association De l’espoir pour Yanis, un petit garçon atteint d’une infirmité motrice cérébrale, on doit gravir 2 échelles (dont une toute petite où on ne peut mettre qu’un pied par barreau). Sensations garanties, il faut avoir de la force dans les bras pour ne pas tomber…
 

 
16h. L’heure d’arrivée se rapproche. On doit avoir franchi la ligne avant 17h. On opte donc pour une dernière épreuve extrême. Arrivées sur le lieu de l’épreuve, on aperçoit de petits insectes dans une assiette. A nous les grillons grillés et autres vers. Ça croustille sous la langue ! On n’est pas du tout fans mais disons que… c’est mangeable… Entre ça et les calissons, on préfère quand même les calissons hein !
 
Avec 10 épreuves validées, on arrive finalement 43ème sur 200 équipes. Une place honorable dont on n’est pas peu fières !
 
Après l’effort, le réconfort ! Le soir, on s’est toutes retrouvées dans la caserne des pompiers à faire la fête et à déguster de grands crus de la région accompagnés de l’aïoli local. Un beau week-end qu’on a envie de renouveler au plus vite. Promis, on vous tient rapidement au courant pour la date et la ville de la prochaine édition.
 
>En attendant, sachez que, pour les entreprises, des mini Pop in the city sont organisés à Paris (avouez, c’est mieux qu’un séminaire en amphithéâtre). 

 

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