THE PAPERPLANE

Photos d’Elodie Daguin pour Paulette Magazine

Avis aux Paulette qui veulent remuer leurs popotins sur le dance floor : The Paper Plane, c’est le groupe qu’il vous faut. Du bon rock’n’roll made in Tours : un groupe à découvrir samedi soir au Divan du Monde à Paris.
 
Paulette : Les garçons, quand et comment est né le groupe ?
Romain : Fin 2008. Thibault et moi on s’est rencontrés à la fac. On avait des influences complètement différentes. On a commencé par être potes et ensuite on s’est entendus sur la musique. On a cherché à s’agrandir et donc on a investi dans le Vincent et dans le Arnaud, des valeurs sûres. On s’est rencontrés dans le studio où l’on répétait.

 
Pourquoi avoir choisi ce nom ?
Arnaud : Pour éviter de se retrouver face au complexe de la page blanche quand on créé des chansons, on s’est dit que cette page blanche, on allait la plier et en faire un avion de papier, la lancer dans les airs et on verrait bien où elle atterrirait. Un peu comme une bouteille à la mer.
 
Vous avez auto-produit votre nouvel album, pourquoi avoir fait un tel choix ?
Romain : Parce qu’on pouvait et qu’on le voulait. On n’a pas de label, on a la chance d’avoir un guitariste, Thibault qui est un geek absolu du mix. Il a passé une trentaine d’heures à mixer chaque titre, il a dessiné la pochette. Et le résultat est garanti, on a le contrôle total sur ce qu’ont fait. L’objectif avec cet album est de le vendre au maximum pendant le live. Mais on est déjà en train de penser à la suite, au prochain album. Ce qu’on recherche c’est avoir un projet, si on a l’occasion de pouvoir développer un projet avec un producteur ou un label, pourquoi pas…
Arnaud : Tout le temps que l’on aurait perdu à chercher, à attendre qu’on fasse appel à nous, on l’a mis à profit pour avancer, en franchissant les paliers sans dépendre d’une chance ou d’une rencontre.
Thibaut : En faisant tout nous-même, il y a une émulation, une créativité que l’on aurait pas en une semaine de studio.
 
 
En 2011, vous avez notamment collaboré avec Noomiz sur le principe d’un single par mois… C’était quoi le but ?
Romain : Enfin, on n’a pas vraiment collaboré, on l’a imposé ! Ça a élargi la fan base. On a créé la nouveauté tous les mois, on a partagé un morceau par mois et ça nous a permis de faire beaucoup d’écoutes, un titre pouvait faire jusqu’à 10 000 écoutes la première journée.
 
Vous êtes originaires de Tours où il y a une scène musicale conséquente. C’est un plus pour vous ?
Romain : Ca a créé une émulation, c’est sûr.
Arnaud : Il y a des groupes de groupes, différents réseaux. C’est assez compartimenté.
Romain : Chaque groupe a son propre réseau. Nous, par exemple, notre fief pour les concerts, c’est un pub irlandais, le Pale, qui est le dernier spot pour faire des concerts hors grosses salles à Tours. Comme tout est compartimenté, l’avantage, c’est que cela nous a donné envie de voir ailleurs.
 

 
Il y a un côté très Brit pop dans votre musique. Vous regrettez de ne pas être nés du bon côté de la Manche ?
Romain : Je ne pense pas que le rock soit une question de géographie. C’est une musique que l’on a toujours écouté depuis qu’on est petit, on ne va pas se plaindre : On a du vin, du bon fromage, des jolies filles…
 
Avoir un groupe de rock, ça marche auprès des filles ?
Thibault : Bah oui, avant je ne chopais rien, je faisais du métal (Rires).
Arnaud : Moi, je ne vois pas la différence, c’est le problème d’être batteur…

 
Vous travaillez en dehors de la musique. Qu’est-ce qui vous pousse depuis 5 ans à continuer l’aventure The Paper Plane ?
Romain : Arrêter de travailler !
Arnaud : Il y a aussi la notion de plaisir, il y a des gens en dehors du travail qui vont chanter dans une chorale, nous on a décidé de faire un groupe de musique. C’est un loisir "Plus".
Romain : Ce qui nous pousse, c’est qu’on adore ça.
 
Que peut-on vous souhaiter pour la suite ?
Romain : Que l’on continue à progresser, que l’on ne stagne pas. Le pire, ce serait ça, de stagner. La première année, on a voulu faire des concerts, on en a fait, la deuxième année, on a voulu faire des concerts à Paris, on en a fait, la troisième année, on a fait des super dates comme Le Bus Palladium.
 
Une dédicace aux Paulette ?
Arnaud : On va citer Oscar Wilde "La meilleure façon de résister à la tentation, c’est d’y succomber."
 
THE PAPERPLANE :: HIGH AND OVERSEXUAL
 
 
Concerts :
2/03 : Divan du Monde, Paris
22/03 : Tours
 
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