THE BEWITCHED HANDS DANS LE TOP DE NOS TÊTES

Photo : Mélanie Elbaz, retravaillée par Paulette.


Depuis près d’un an, le sextet rémois au nom à rallonge The Bewitched Hands on The Top of Your Hands n’arrête pas de faire parler de lui.

Coup de bol, Paulette a rencontré les 6 zigotos alors qu’ils s’apprêtent à faire ce qu’ils préfèrent : de la scène.

Paulette : The Bewitched Hands, "les mains ensorcelées", c’est un peu mystique comme nom, non ?
Benjamin : À l’époque, j’avais choisi ce nom-là parce que j’adorais tous les groupes qui avaient des noms à rallonge. On l’a gardé par la force des choses, et parce qu’il nous correspondait car on est nombreux, donc "les mains ensorcelées" et voilà !

Votre premier album, The First Of The Non Electric Side Of The Bewitched Hands On The Top Of Our Heads
, avait écrit très rapidement et parfois saouls. Comment s’est passé l’enregistrement du nouvel album, Birds & Drums ?
Benjamin : (Rires) Ce nouvel album n’a rien à voir dans la manière de travailler. Le premier était un concept, on écrivait les chansons et au moment de la création on les enregistrait tout de suite, il n’y avait pas de temps mort.
Anthonin : C’était vraiment un truc folk, il n’y a que Ben et moi qui jouons dessus. C’étaient des morceaux dans leur état de démos, enregistrées à l’arrache, qu’on a sorti à Reims, entre potes.
Benjamin : Sur Birds & Drums, il y a des morceaux qu’on a joués pendant deux ans, qu’on a ré-enregistrés, d’autres qu’on a créés pendant l’enregistrement. Ça s’est étalé sur un an en fait. Il y a des morceaux qu’on a écrit comme ça, sans jamais les réenregistrer, on a préféré garder la première prise parce qu’il y avait une émotion, c’était un peu fragile, on a parfois essayé de les réenregistrer pour mieux les produire, mais ça ne fonctionnait pas. Donc il y a des morceaux comme ça et d’autres qu’on a vachement bossé en studio, qu’on a beaucoup retravaillés.
Anthonin : D’autant plus qu’on a nos propres studios d’enregistrement et du coup on a tout le temps pour enregistrer donc ça s’est vraiment étalé.

Avant Bewitched, vous aviez tous des projets parallèles, qu’en est-il aujourd’hui ?

Anthonin : À Reims, il y a à peu près, 3/4 nouveaux groupes par an qui se créent, assez éphémères. Si on restait à ne faire que Bewitched, ça tuerait un peu le truc et nous enfermerait dans quelque chose d’un peu claustro. Avoir la liberté de pouvoir faire quelque chose d’autre à côté, c’est la possibilité de revenir ensuite dans Bewitched avec une autre expérience.

Justement vous parlez de Reims, une ville a priori endormie mais que Brodinski, Yuksek et The Shoes ont pas mal secouée. Est-ce que vous l’avez vraiment ressenti et sauriez dire pourquoi ?

Nicolas : Reims n’est pas très grande, donc toute la scène musicale se connaît et dès qu’on peut s’aider entre nous, on s’aide. On va parler des uns des autres, on va jouer ensemble. Après, on n’a pas vu le truc venir spécialement à Reims, on fait tous de la musique depuis longtemps, ce sont des scènes différentes.
Marianne : C’est vrai qu’il y a un coup de projecteur actuellement sur Reims.

En parlant de la scène électro rémoise, vos producteurs sont Guillaume de The Shoes et Yuksek, comment s’est passée la collaboration ?

Benjamin : En fait, l’album est auto-produit. On a deux studios où l’on a pu faire tout ça et c’est Pierre (Yuksek) qui a ensuite mixé l’album. Après, Guillaume (The Shoes) a apporté au niveau instrumental, il a joué sur des morceaux. Il faisait partie du groupe au tout début, et là il a joué du piano, du clavier, il a chanté et il a également mixé un morceau.

Vous vous êtes forgés une excellente réputation sur scène, quelle est votre relation avec cette dernière et au public ?

Anthonin : Au départ, c’étaient les morceaux de chacun que l’on jouait en groupe, il n’y avait pas de morceau de Bewitched en tant que tel. C’était vraiment pour être ensemble sur scène, à 10, 11 sur scène, entre copains. Donc forcément, c’est là-dessus que l’on s’est fait remarquer.

Vous n’allez partir en tournée qu’à partir du mois d’octobre, avec notamment une date, le 8 novembre, au Zénith de Paris, ça vous fait quoi ?

Benjamin : On a hâte, on adore ça, être sur la route, partir entre nous comme ça, quand on rentre à Reims, on est content (rire général) !
Sébastien : Un Zénith c’est génial, on a déjà eu l’occasion d’en faire deux cette année, notamment un à Strasbourg, en première partie d’Iggy Pop, c’était déjà une super expérience. Mais cette fois-ci, on joue juste avant LCD Soundsystem, c’est super cool.
Anthonin : Quand tu es un groupe pas très connu et que tu fais des premières parties de grandes scènes, il n’y a personne et jouer devant 200 personnes dans une salle avec une capacité de 5000, c’est nul, ça ne sert à rien. Le 8 novembre, on jouera à la fois dans une grande salle et à la bonne heure pour la première fois !

Pour finir, une petite anecdote à raconter à Paulette ?

Anthonin : On aime bien les prénoms comme ça, on a enregistré dans un studio à Germaine (en Champagne-Ardenne, ndlr) et là on fait une interview pour Paulette, belle coïncidence !

ALBUM
Birds & Drums :: Jive Epic
CONCERTS
5 novembre : Mulhouse/Noumatrouff
6 novembre : Nancy/L’Autre Canal
8 novembre : Paris/Festival des Inrocks au Zénith
10 novembre : Marseille/Cabaret Aléatoire…

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