THE AVENER, DANS LA COUR DES GRANDS


Photos de Jim Rosemberg
 
On a dansé toute l’année sur “Fade Out Lines” et la semaine dernière, The Avener a sorti son premier album. Paulette a rencontré Tristan, le prodige niçois de 28 ans, au festival Music Village des Arcs. L’occasion de parler parcours, anecdotes et projets.
 
Paulette : Tu as commencé la musique très jeune au conservatoire de Nice, ça a toujours était une évidence pour toi ?
Tristan : J’ai commencé la musique à l’âge de 5 ans, ça m’a paru naturel de continuer dans cette voie au fil des années. Je ne me voyais pas faire autre chose ! D’ailleurs j’ai arrêté mes études après un bref passage à la fac de droit. Ce que je voulais depuis mon plus jeune âge, c’était de faire de la musique, je ne me suis pas vraiment posé de questions. J’ai eu la change d’avoir des parents qui m’ont poussé et supporté dans cette direction.
 
Tes parents, qui t’ont transmis cette passion, sont-ils également musiciens ?
Pas du tout, dans ma famille il n’y a pas de musiciens. Exceptés mes grands-parents paternels, que je n’ai pas eu la chance de connaître. Mon grand-père était saxophoniste/trompettiste à l’Opéra de Marseille  et ma grand-mère y était cantatrice.
 
Pourquoi “The Avener”, une histoire de chevaux au XVIe siècle, c’est bien ça ?
Tout à fait ! En fait je cherchais un nouveau pseudo, qui pouvait correspondre à la musique qui me plaisait. Pour la petite histoire, je lisais un bouquin chez ma mère, et dans les 10 premières pages était mentionné un mec qui s’appelait “The Avener”. C’est un livre qui relatait l’histoire de la royauté Britannique du XVIème siècle, et le titre de noblesse “The Avener” était accordé à la personne qui s’occupait des chevaux du roi. Et comme j’aimais bien les chevaux, leur symbolique, je trouvais le nom et la référence sympa, tout simplement !
 
 
Tu as explosé cette année avec “Fade Out Lines”. Tu t’attendais à un tel succès, ou c’était juste pour le kiff ?
J’ai fait ça uniquement pour le kiff, comme toute la musique que je fais depuis 2 ans. À vrai dire, j’ai arrêté de m’imposer des règles artistiques, quand je compose je le fais plaisir ! J’ai retravaillé le morceau original de Phoebe Killdeer. Je lui ai donné une seconde vie, mais je ne m’attendais pas à un tel engouement. Je savais que c’était un bon petit morceau que je voulais mettre dans mes sets, pour faire danser les gens. À une époque, je jouais pas mal dans des afterworks qui stoppaient à 2h du matin, donc mes set ne dépassaient jamais le mouvement House. Et puis j’ai été pas mal influencé par le come back de la Deep House il y a un an et demi. “Fade Out Lines”, c’est un peu le premier jet d’une nouvelle direction.
Ce qui est cool avec la Deep House d’aujourd’hui, c’est qu’on peut mixer toutes les influences. Du blues, de la saoul… J’avais envie de revenir sur des choses plus acoustiques, chaleureuses et sentimentales. On l’écoute le matin à la maison, comme le soir à l’apéro ou en club, on danse dessus ou non, c’était ça le but.
 
 
Est-ce qu’on peut dire que ce tube a changé ta vie ? (NB Paulette : “Fade Out Lines” s’est retrouvé numéro 1 des charts en France, en Allemagne, Suisse, Italie et Grèce.)
Oui et c’est incroyable, il y a tellement de choses qui ont changé !
Pour vous raconter l’histoire de “Fade Out Lines” c’est très simple. J’ai commencé par envoyer ce morceau à un label parisien qui s’appelle 96 Music, un tout nouveau et petit label. J’étais leur première signature et le morceau a pu sortir en octobre 2013. Sans marketing ni promotion, le titre a grandit sur Soundcloud et les réseaux sociaux. Ce n’est qu’à partir de mars 2014 que le morceau a vraiment pris de l’ampleur, avec l’arrivée d’Universal (Capitol Music), et le passage en radio, j’ai halluciné.  
 
Après tout ça, la meilleure chose qui pourrait t’arriver aujourd’hui ?
Ce serait de confirmer le succès de “Fade Out Lines” avec l’album (dans les bacs depuis le 19 janvier) et que ça plaise aux gens. J’aimerais aussi pouvoir faire un live autour de cet album, le présenter. Bref, continuer sur cette lancée !
 
Et si tu avais le choix de te produire n’importe où dans le monde ?
Mon rêve serait de mixer à Tokyo ! C’est un peu la ville du futur, il y a quelque chose qui s’y passe et je ne saurais l’expliquer. En France, ce serait Le Trianon. C’est une salle qui me plait, il y a cette atmosphère, qui me ressemble. D’ailleurs une date y est prévue pour septembre 2015…
 
Un dernier mot pour les Paulette ?
Merci les Paulette <3


 
Et comme le numéro #JeSuisUneFilleTartiflette est en kiosque, on a proposé à Tristan de répondre à notre Quizzette de la Montagne !
 
La chanson à écouter en haut des pistes, et celle au coin du feu ?
Quand je suis sur le télésiège, j’écoute de la musique plutôt relaxante et spirituelle, comme Ravi Shankar, un des plus grands musiciens pour moi. Au coin du feu, je dirais “Angie Stone – Wish I Didn’t Miss You”, qui a une voix très chaleureuse dans une soul exceptionnelle.
 
Ski ou Snowboard ?
Ski, car je peux ne plus faire de snowboard… Je me suis fait mal au genou en skateboard quand j’avais 15 ans.
 
Fondue, tartiflette ou raclette ?
Les trois en même temps ! Non allez, un petit faible pour la raclette.
 
Une anecdote à la montagne ?
J’avais 18 ans, et le soir du réveillon de l’an, je jouais dans le club d’une station de ski. Une femme d’une quarantaine d’année s’est approchée et a demandé à mon ami combien je prenais pour la soirée, mais pas pour faire le DJ…. Gros malaise, mais c’était assez drôle en y repensant !


THE AVENER :: THE WANDERINGS OF THE AVENER
Capitol
 

> Article écrit par Margaux Steinmyller et Julie Ihler
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