TALENT DE RÉALISATEUR : FELIX VAN GROENINGEN


Sébastien Vincent pour Paulette magazine – www.sebastienvincent.com


Felix Van Groeningen, de passage à Paris pour la promotion de son quatrième film Alabama Monroe, est un réalisateur flamand impressionnant. À la fois maître d’œuvre d’histoires touchantes et véritable compositeur de scènes romantiques, il arrive à nous piéger, à chaque fois. Pour Alabama Monroe -l’histoire entre Didier, Élise et leur fille Maybelle- le réalisateur mêle musique Bluegrass, tatouages, vie de bohème et tragédie. Un beau film pour commencer cette rentrée cinématographique !

 
Chanceuse, Paulette a eu le temps de lui poser quelques questions avant qu’il ne rejoigne sa Belgique natale.
 
 
Paulette : Comment pouvons-nous décrire le personnage féminin de votre film, Élise ?
Felix : Élise est une véritable énigme. Elle est très grande, en tout. Elle est grande dans ses passions, elle peut être hyper joyeuse et hyper triste. C’est une femme forte, elle sait ce qu’elle veut. Elle est féminine, indépendante. C’est une femme moderne, une sorte d’idéal féminin. Ce n’est pas un personnage que j’ai beaucoup vu d’en d’autres films, elle est singulière.
 
D’où sortent toutes ces idées d’amour passionnel ? Au-delà de la pièce de théâtre dont le film est adapté (ndlr : The Broken Circle Breakdown), où êtes-vous allé chercher cette passion ?
J’avais tellement de grandes scènes ultra émotionnelles que ça devait être contrebalancé par une histoire d’amour la plus vraie possible. Depuis 6 ans, j’ai une copine que j’adore et cela m’a aidé : elle m’a permis d’écrire, elle a mis en forme le rôle d’Élise en le rendant plus juste. Elle lui a donné un côté très sombre, elle a des propos très durs, ses choix sont radicaux. Mes parents ont aussi joué un rôle dans ce film. Ils étaient si amoureux… J’étais trop petit pour m’en rendre compte qu’ils se sont aimés jusqu’à la mort !

Quels films ou quels réalisateurs vous ont inspiré pour ce film ?

Pas tant de réalisateurs que ça, pour ce film ! Avant, j’avais besoin de regarder des films pour m’inspirer, pour piquer quelques trucs, pour avoir une idée qui me permettait d’avancer. Par exemple, De battre mon cœur s’est arrêté (de Jacques Audiard) est un film important dans ma vie. Ce film m’a aidé, j’ai tout analysé, le jeu, le tournage. Mais Alabama Monroe, c’est différent, j’ai essayé de faire quelque chose d’original, de me baser sur la pièce de théâtre et sur mon parcours.
 
Est-ce que l’on aime en Belgique aussi fort que dans le film ?
Olala ! J’espère que l’on aime comme partout, pas qu’en Belgique. Je ne crois pas qu’il y ait une manière belge d’aimer. C’est partout… L’amour belge… Toute une question !
 
ALABAMA MONROE, de Felix Van Groeningen
Sortie le 28 août 2013
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