TALENT D’ACTEUR : KIM ROSSI STUART

Kim Rossi Stuart avec ses lunettes Paulette, photographié par Léo Delafontaine pour Paulette.

Kim Rossi Stuart est le fils d’une mannequin mi-allemande mi-hollandaise et d’un père comédien mi-écossais mi-italien. Un héritage riche qui lui a permis de devenir à la fois un des meilleurs acteurs italiens de sa génération et un sex-symbol adulé des Paulette.

Après avoir interprété les rôles poignants d’un malade en fin de vie dans Una questione di cuore et d’un papa célibataire dans Libero, il revient sur grand écran dans le rôle de Renato Vallanzasca, un célèbre gangster italien réputé pour ses crimes et ses nombreuses tentatives d’évasion. L’occasion pour lui de travailler de nouveau avec Michele Placido avec lequel il avait déjà tourné Romanzo Criminale. 

 
Paulette : Vous aviez déjà interprété un malfrat dans Romanzo Criminale, vous allez finir par vous habituer à ce genre de rôles ? 
Kim Rossi Stuart : Chaque rôle est différent. Dans Romanzo Criminale le personnage de Freddo était taciturne et agressif alors que celui de Renato est égocentrique et instinctif. Leur conception de la violence aussi diverge. Disons que chaque gangster est unique et que ça me plaît de pouvoir me mettre dans la peau de chacun d’entre eux.

Renato Vallanzasca est une figure de proue du banditisme italien. Après différents crimes, dont le premier à l’âge de 9 ans, il a été arrêté dans les années 1970 et purge actuellement une peine de 260 ans de prison… Vous l’avez rencontré pour préparer le film ? 
Oui, la première fois que nous nous sommes vus c’était dans un restaurant, il avait alors la possibilité de sortir la journée. Depuis, ils lui ont retiré ce passe-droit car il fait quelques "bêtises" (mot prononcé en français par l’acteur). On s’est revus plusieurs fois par la suite et la confiance s’est installée petit à petit. Il m’a par exemple raconté comment se déroulaient ses braquages, nos discussions prenaient vraiment une dimension surréaliste ! Par contre, je n’ai jamais réussi à savoir ce qui l’avait poussé à commettre tous ces crimes…
 

Pour Edgar Ramirez et Vincent Cassel, les rôles respectifs de Carlos et de Mesrine ont été très importants pour leur carrière. Pensez-vous que celui de Renato Vallanzasca le soit également pour la vôtre ? 
En tant qu’acteur j’ai choisi de faire peu de films, j’en tourne à peu près un tous les deux ans. Chaque film est donc pour moi fondamental et celui-ci ne l’est pas plus qu’un autre. 
 
D’ailleurs, parmi tous les films dans lesquels vous avez joué, quel est votre favori ? 
Le film pour lequel j’étais également le réalisateur, à savoir Libero. C’est mon bébé ! 
 
Vous avez envie de réaliser d’autres films ? 
Oui, j’ai même déjà quelques idées ! Une chose est sûre, mes prochains films ne traîteront pas de la relation père-fils, je pense avoir fait le tour du sujet dans Libero. Ce qui est drôle quand même c’est que je vais bientôt être papa pour la première fois, ma compagne va effectivement accoucher courant décembre, j’aurais donc sûrement de nouvelles choses à dire sur le sujet… Mais je ne suis pas Woody Allen, je ne peux pas faire des dizaines de film en abordant le même thème
 
Libero a été récompensé à Cannes, quel est votre rapport avec le cinéma français ? 
Je préfère faire du cinéma plutôt que de voir des films. Je ne suis donc pas très au courant du paysage cinématographique français actuel. Par contre, je peux parler de Téchiné, dont j’ai beaucoup aimé le film Le voleur, ou encore d’Audiard, son film Un prophète m’a bouleversé.
 
Vous aimeriez jouer dans un film français ?
Oui, j’adorerais, j’attends simplement qu’on me fasse de bonnes propositions (rires) ! J’aime la France passionnément, c’est comme ma deuxième maison. Il y a longtemps, quand je préparais le téléfilm Le Rouge et le noir de Jean-Daniel Verhaeghe avec Carole Bouquet, j’habitais rue de Sévigné. J’ai Paris dans le cœur ! En plus, ma compagne a de la famille en France, nous pourrions donc très bien venir vivre ici.
 
Une petite dédicace pour vos lectrices françaises ? 
Ma vie tourne autour des femmes, elles sont très importantes pour moi, pour autant, je n’ai jamais eu de relation sérieuse avec une Française et je les connais trop peu pour m’hasarder à parler d’elles. J’inciterai donc simplement les lectrices à aller voir L’Ange du mal car Renato Vallanzasca est un personnage atypique qui vaut vraiment le détour, elles ne seront pas déçues du voyage…
 

L’ANGE DU MAL de Michele Placido
En salles le 7 septembre

> Bande annonce 

 

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