TALENT D’ACTEUR : JONATHAN COHEN


Photos de
Mélanie Elbaz pour Paulette Magazine

Initialement commercial dans les fenêtres, c’est grâce à son meilleur ami que Jonathan Cohen est devenu comédien. Un heureux hasard qui l’a mené à monter sur les planches, puis à tenter sa chance au Conservatoire de Paris, avant d’y être accepté du premier coup, à 21 ans.
 
 
« Je ne savais pas trop dans quoi je me lançais, j’ai passé le concours sans me mettre la pression alors que d’autres jouaient leur vie, c’est certainement pour ça que ça que j’ai été retenu. » nous confie t-il. Avec un grand père rabin, fan de Kung Fu et cinéphile -« il possédait 1 500 cassettes, c’était impressionnant » – Jonathan a grandi avec Alain Delon et Jean-Paul Belmondo. « J’ai du voir Rocco et ses frères de Visconti à 14 ans à peine. » s’amuse t-il. « Ma culture cinématographique était beaucoup plus développée que celle théâtrale. D’ailleurs, niveau théâtre, j’étais un ignare total. À part une pièce de Molière lue en 5e, je ne connaissais pas grand-chose, et pourtant, c’est d’abord le théâtre qui m’a attiré ».
 
D’abord repéré dans la pièce L’Entêtement de Rafael Spregelburd, mise en scène Marcial Di Fonzo Bo, Jonathan débarque ensuite sur petit écran dans les séries « Les invincibles » « Mafiosa » et « Bref » ainsi que sur grand écran dans des films comme Dépression et des potes, Amour et turbulences ou encore Pop Redemption, sorti en salles le 5 juin dernier.
Rencontre avec notre Jason Segel national !
 
Paulette : Qu’est ce que tu aimes le plus au monde ?
Jonathan : Être chez moi et mater des films, seul, sur mon canap’. J’ai l’impression de retourner en enfance, tu sais, quand tu es trop content de pouvoir regarder un film tranquillement !

Qu’est ce qui te faire rire ?

La série Arrested Developement. Je ne peux pas l’expliquer, il faut regarder pour comprendre ! C’est tout à fait mon genre d’humour.
 
Ce qui t’exaspère ?
Les gens hautains.
 
Tu pars seul sur une île, si tu ne devais garder qu’un seul film, un seul album et une seule série TV ?
Déjà, j’amènerai les Goonies. Je crois que c’est le film que j’ai le plus vu dans la vie ! Pour l’album je dirais Rodriguez, Cold fact, je l’écoute non-stop depuis presqu’un an et demi. Et pour la série TV… c’est très dur, je suis un fan de série… Allez, je dirais Game of Thrones ! Et surtout ne me dis rien sur l’épisode 9, je ne l’ai encore pas vu et je sais, il parait qu’il est ouf !
 
Le plat que tu réussis à tous les coups ?
Euh… les pâtes bolo ? Je ne suis vraiment pas un cuisto !
 
Si tu devais écrire un bouquin, quel en serait le titre ?
« La folle vie de Jill Edwards ». Un bon gros titre bien mytho qui fait illusion.
 

Tu nous racontes une anecdote de tournage sur Pop Redemption en exclu pour Paulette ?
Avec les garçons (Julien Doré, Grégory Gadebois, Yacine Belhousse, ndlr), on a joué en live au Hellfest, pour de vrai, devant des vrais gens, et on était… raid bourrés ! On s’est descendu une bonne grosse bouteille de sky ! On avait vraiment besoin de ça pour pouvoir assurer. C’était un vrai public de métalleux, on appréhendait beaucoup… Au final, on a du faire 3 ou 4 prises et tout s’est très bien passé. Contrairement à ce que l’on redoutait, le public ne nous a pas pourris. Un gros soulagement (rires).

Qui redoutes-tu de croiser par hasard dans la rue ?
Marine Le Pen !
 
Qui inviterais-tu pour un diner parfait ?
Seth Rogen, Jonah Hill, Judd Appatow. Ces mecs sont des dieux. Ils savent tous faire, ce sont les rois de la dramédie ! J’aimerais beaucoup les rencontrer, j’ai une très forte admiration pour eux.
 
Qu’est ce que tu fais quand tu ne fais rien ?
Je suis vraiment resté un gamin dans le sens où je suis capable, à 30 ans, de faire de fausses bastons entre gens imaginaires…
 
Quelle est ta plus grosse honte ?
16 ans. Un après-midi, j’étais avec ma bande de potes et on parlait à des nanas dont une que j’aimais vraiment beaucoup. Je me sentais en forme et je sortais plein de vannes. Bingo, la fille rigolait donc j’en rajoutais encore plus, j’étais bien, j’étais dans mon élément. Au bout d’un moment, on s’en va et là, un pote viens me voir en me disant « Putain mec, t’as assuré, tu l’as vraiment fait rigoler ! ». Et moi j’étais là « Ah ouais, tu crois ?  » et là, il me répond « Oui oui, c’était top le coup de la crotte de nez ». En fait, la fille s’était juste marré parce que pendant des heures je lui avais parlé alors que j’avais une énorme crotte de nez… Très, très grosse honte.

Outch. Je compatis… Il n y a pas eu de suite j’imagine ?

Evidemment non… J’avais envie de mourir.
 
Quelle est l’époque à laquelle tu aurais aimé vivre ?
De 1965 à 75 ! Toute l’époque du rock and roll en somme. D’ailleurs, si j’ai notamment accepté le rôle de Pascal dans Pop Redemption, c’est parce que j’ai toujours rêvé d’être batteur. La musique, c’est important pour moi.
 
Aujourd’hui, tu peux nous le dire, tu te débrouilles comment en batterie ?
Disons que j’ai pris assez de cours pour me débrouiller un peu et que maintenant, j’ai une batterie électrique chez moi… mais… je n’en joue jamais en fait. Elle ne me sert à rien, sauf à prendre de la place (rires). 
 
Quelle est ton icône absolue ?
Jim Carrey. Il sait tout faire. Je suis très inspiré par les US en fait, comme beaucoup de gens de ma génération je pense.
 
Que trouves tu de rédhibitoire chez une fille ?
La vulgarité !
 
Une question que tu aurais aimé que l’on te pose ?
Es tu heureux ? Et j’aurais répondu oui. Ou sinon : Sais-tu vraiment voler ? Pareil, j’aurais répondu oui. Et oui, je suis comme ça moi, je fais les questions et les réponses !
 
Je te dis Paulette tu penses à… ?
Figure toi que j’ai une tante qui s’appelle Paulette et… ça lui va bien ! Mais c’est un chouette nom pour un magazine, j’aime bien !
 
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