TALENT D’ACTEUR : DIMITRI STOROGE

Après avoir suivi les cours Florent, Dimitri Storoge obtient en 2002 son diplôme du Conservatoire National d’Art Dramatique de Paris. Depuis, il a été remarqué dans le film Ni Pour ni Contre (bien au contraire) de Klapisch et dans la série télévisée Les Beaux Mecs diffusée sur France 2.
 
Actuellement à l’affiche des Lyonnais d’Olivier Marchal, il interprète le voyou Edmond Vidal jeune alors que Gérard Lanvin incarne celui-ci plus vieux. Deux générations d’acteurs s’affrontent ainsi à l’écran et le verdict est sans appel : la relève est bel est bien assurée, bon vent Dimitri Storoge !
 
Paulette : On vient d’apprendre que tu es présélectionné pour le César de la révélation masculine. Alors, heureux ?
Dimitri Storoge : Oui je suis hyper content, c’est vraiment cool !
 
Avec qui  aimerais-tu être nommé ?
Avec des gars qui auraient moins de chance que moi de l’avoir (rires). Non mais c’est déjà très bien d’être arrivé là, on verra la suite… En tout cas, parmi les présélectionnés, j’en connais déjà 4 qui étaient au Conservatoire avec moi et aussi Guillaume Gouix, que j’apprécie beaucoup, donc pourquoi ne pas être nommé avec certains d’entre eux ?
 
Tu es actuellement à l’affiche des Lyonnais, d’Olivier Marchal. Comment ça s’est passé, c’est lui qui t’as contacté ou tu as participé à un casting ?
En fait Olivier m’avait remarqué dans un téléfilm, A.D. La guerre de l’ombre de Laurence Katrian, et on s’était rencontrés pour parler d’un hypothétique rôle dans la série Braquo. Finalement ça ne s’est pas fait mais comme on s’était promis de travailler ensemble un jour, il a pensé à moi pour Les Lyonnais. Autant dire que j’ai accepté tout de suite !



"J’AI EU LA CHANCE DE RENCONTRER EDMOND VIDAL DU GANG DES LYONNAIS"

Tu connaissais le Gang des Lyonnais ou tu l’as découvert en lisant le script ?
J’en avais vaguement entendu parler mais jamais vraiment en détail…Le scénario était très complet, car totalement inspiré du livre écrit par Edmond Vidal, donc j’avais déjà toutes les indications pour mon personnage. Après, j’ai eu la chance de rencontrer Edmond Vidal, en personne, qui est encore vivant. Sur la trentaine de membres que comptait le gang des Lyonnais aujourd’hui seulement 3 sont en vie aujourd’hui. Les autres sont morts de cancers ou de morts violentes.

Raconte-nous comment s’est déroulée la rencontre. Cela devait être étrange non ?
En fait on avait rendez-vous avec l’équipe dans une gare, les mecs sont arrivés armés, ils nous ont mis une cagoule sur la tête et nous ont fait tourné pendant 4 ou 5 heures dans Lyon pour qu’on perde nos repères. C’était un peu bête puisque, ne connaissant pas Lyon, je n’avais de toute façon aucune idée d’où j’étais ! Non, plus sérieusement, la rencontre s’est passée chez lui, avec Janou, sa femme, deux mois avant le début du tournage. C’était informel, on a beaucoup parlé.
 
Tu as quelques anecdotes de cet entretien ?
Il m’a raconté qu’à l’époque, toute la bande se croyait intouchable. Aujourd’hui c’est difficile de comprendre pourquoi ils avaient autant la baraqua mais c’est parce qu’en fait, lors de leurs braquages, tout était orchestré au millimètre près. Certains membres du gang étant des anciens militaires d’Algérie, ils repéraient les lieux du délit pendant 6 mois avant de passer à l’action. Lors de la fuite, les gars pouvaient mettre jusqu’à vingt heures pour faire 200km dans le seul but d’éviter les barrages de police ! Ils ne se faisaient donc jamais prendre !
 

"AUCUN VOYOU N’A ENVIE DE FINIR SES JOURS VIEUX ET COMPLÈTEMENT RINCÉ"
 
Ça doit être sympa à jouer un bandit au top de sa forme n’est-ce pas ?
Oui, il y a ce côté "jeune chien fou hargneux" qui est très sympa à jouer. Mais ce que j’aime surtout dans ce film c’est le contraste entre mon rôle et celui de Gérard Lanvin. Dans les films, le bandit meurt souvent quand il est à son apogée, en pleine forme, alors que là, on voit un bandit qui, à 60 ans, est complètement fini, rincé. Il porte le poids du monde sur ses épaules après avoir fait des années de prison… Personne n’a envie de finir comme ça !
 
On est habitué à te voir jouer des rôles de voyou à l’écran, à quand une comédie romantique ?  
Je ne joue pas toujours des voyous ! Dans Rien de personnel, j’ai joué un chef du personnel d’une entreprise pharmaceutique et dans… (il réfléchit), j’allais citer un autre exemple de film mais en fait dedans je jouais un terroriste communiste. Raté. (Rires.) Non mais récemment j’ai tourné Nuit #1, un film québécois, qui est une sorte d’histoire d’amour. Pour faire bref, dans le film, deux personnages se rencontrent, baisent et parlent. C’est interdit aux moins de 16 ans, le film a été vendu aux Etats-Unis et est en négociation pour une sortie en France.
 

 
"MON REVE : CHANTER ET DANSER EN COLLANTS !"

Tu es passionné de musique, peux-tu nous dire quelles sont les chansons que tu kiffes en ce moment ? 
Je me suis acheté plein de vinyles cet après-midi justement, je me suis fait une régalade ! Alors je dirais :
Perfect Day d’Harry Nillson, de la comédie musicale Que le spectacle commence de Bob Fosse.
 
Pourrait-on te voir jouer dans une comédie musicale un jour ?
Mais grave ! Chanter et danser en collant c’est mon rêve !
 
Une dédicace à Paulette ?
"Paulette qui pue qui pète qui prend son cul pour une trompette !"
 
Partager sur :

Vous pourriez aimer...

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

NOUVEAUX.LLES LEADERS N°48

CONNECT & FOLLOW