Si Dubaï est souvent comparée à Las Vegas – sans les casinos – pour son gigantisme luxueux et scintillant, la team Paulette a découvert une destination pleine de nuances, à la croisée des mondes, où les tours à vent persanes côtoient les gratte-ciels futuristes, la gastronomie internationale s’offre à la dégustation sur quelques kilomètres carré, l’art contemporain trouve un terrain d’expression inédit et les eaux cristallines du Golfe Arabique ne sont jamais bien loin. Une échappée de tous les possibles en somme, idéale pour un long week-end d’évasion, ou pour une petite escale, chemin faisant vers l’Asie.

© Dubaï Tourism

Après un beau séjour effectué en mars dernier, Paulette complète son petit guide pratique des bons plans et bonnes adresses à ne pas rater, afin de découvrir une Dubaï loin des idées reçues, en seulement deux ou trois jours, au rythme de moments de bien-être, de culture, de shopping, de farniente et surtout de bonne bouffe ! 

JUMEIRAH 1

Atterrir à Los Angeles (après seulement 6 heures de vol), c’est le sentiment que donne le quartier de Jumeirah 1 à Dubaï, avec sa ribambelle de coffee shops, galeries d’art, restaurants et concepts stores mignons comme tout. Sans oublier La Mer à deux pas, beaucoup plus chaude que les grosses vagues de l’océan Pacifique. 

Seva Experience (Jumeirah 1)

Lieu hybride imaginé par Eda Gungor qui allie centre de bien-être et de relaxation, retraite méditative et holistique, studio de yoga, espace de workshop, café végétarien et boutiqueSeva Experience est un véritable coup-de-cœur d’où l’on ressort complètement rechargé·e·s en « good vibes only ». Incontournable !

Musée Etihad (Jumeirah 1)

Ce surprenant musée à l’architecture symbolique est l’endroit parfait pour découvrir l’histoire contemporaine des Émirats Arabes Unis, à travers diverses expériences interactives qui retracent une histoire extraordinaire, dont  la signature de la déclaration d’indépendance de la première fédération du Golfe et l’essor économique fulgurant de la région débuté dans les années 70. 

Stomping Grounds (Jumeirah 1)

C’est tout simplement l’un des meilleurs spots pour prendre un petit-déjeuner – soit la bruschetta et œufs Bénédicte, le toast à l’avocat et burrata, la shakshuka, les gaufres au caramel beurre salé ou un acai bowl personnalisé – servi avec un café de spécialité (ou café gourmet) torréfié sur place. Le barrista, grand spécialiste du latte art, saura égailler votre boisson chaude d’un cœur, un hippocampe ou même une licorne ailée. Il sait tout « dessiner » ! 

Society DXB (Jumeirah 1)

Ce café lounge au design raffiné propose des viennoiseries qui intriguent autant qu’elles mettent l’eau à la bouche. Il n’y a que l’embarras du choix entre le cruffin Zaatar (pâtisserie qui allie, vous l’aurez deviné, croissant et muffin), le croissant aux noisettes et charbon actif (à chacun ses goûts) et le croissant à la pistache, sans oublier de très rafraichissants jus de pastèque, citron menthe, coco chia ou gingembre. 

Comptoir 102 (Jumeirah 1)

Petit bijou de design et de déco d’intérieur, le concept store Comptoir 102 (mode, art de la table, maroquinerie, accessoires, librairie, art) abrite aussi un café-restaurant-bar à jus à l’esprit bohème, tout en bois et en bambou, où l’on déguste une excellente cuisine organique et végétarienne

Kulture House (Jumeirah 1)

À deux pas de Comptoir 102, les arcades colorées de Kulture House invitent à découvrir des trésors d’artisanat locaux : vaisselle, bijoux, mode, tapis, déco d’intérieur, tableaux d’artistes de la région et même des plantes vertes. L’espace coffee shop lounge permet de faire une petite pause avant de se diriger vers la mer. 

La Mer (Jumeirah 1)

Pour nous Français·e·s, pas de mystère : il s’agit bien de la plage. Mais pas que ! Cette longue promenade aménagée qui longe le littoral à Jumeirah 1 offre de multiples activités de loisirs nautiques et aquatiques en journée, ainsi que le meilleur de la cuisine indienne (Masti), turque (Kaftan), libanaise (Babel) et japonaise (Miyabi) en soirée

Masti (La Mer)

Coup de cœur pour ce restaurant bar lounge à la déco Instagramable à l’envie, du toit terrasse au bar à cocktails, en passant par les toilettes ! On mitraille aussi les assiettes tant les plats sont aussi beaux que bons. 

LE VIEUX DUBAÏ

Escale historique et authentique essentielle pour toute bonne visite de Dubaï, Bur Dubaï, Deira et la Dubaï Creek (la rivière de Dubaï) grouillent d’une effervescence communicative. On se laisse volontiers porter entre souks, marchés et musées, en remontant le fil de l’histoire de cette petite communauté de bédouins tranquille devenue en 50 ans à peine une mégalopole qui concurrence New-York et Londres.  

Musée archéologique de Saruq Al Hadid, musée Al Shindagha et Perfume House (Al Shindagha)

À quelques enjambées les uns des autres, les musées Saruq Al Hadid, Al Shindagha et Parfume House offrent chacun une perspective sur le passé et le présent de la ville-émirat. Une belle expérience visuelle, olfactive, sensorielle et immersive que l’on recommande chaudement.

@ Dubaï Tourism

Les souks de l’or, aux épices, des parfums et des tissus (Deira et Bur Dubaï)

Véritable passage obligé, les souks du Vieux Dubaï réveillent des senteurs méconnues ou oubliées avec leurs enfilades d’étals regorgeant d’épices et de parfums orientaux : oud, safran, ambre, cannelle, cardamone, noix de muscade, vanille, henné, boutons de roses, pétales d’hibiscus, fleur de Jéricho et bien d’autres encore. 2 bonnes adresses shopping dans le quartier : Zafaran Isfahan Herbs Trading (Souk aux épices) pour le thé et les épices et Pashmina House (Bur Dubaï) pour les foulards, les tuniques et de la déco.

Kojranwala (Al Ras)

On a adoré tomber par hasard sur ce resto de rue pakistanais, dont la devanture d’un vert pétant ne passe pourtant pas inaperçue. C’est l’une de ces adresses qui circulent entre locaux et amateur·trice·s d’une cuisine qui a du goût et sur le pouce.

Al Bait Al Qadeem (Al Ras)

Al Bait Al Qadeem Emirati Heritage, qui se situe à deux pas de Kojranwala, sert une cuisine du Moyen-Orient généreuse et abordable (entre 50 et 60 AED ou 12 et 15 euros) ainsi qu’une boisson de bienvenue au concombre et à la fleur d’oranger des plus rafraîchissantes, tout ça dans un cadre intérieur et extérieur agréable et cosy. 

Chukpalu Rugs (Al Souq Al Kabeer)

Très bonne adresse shopping dans le Vieux DubaïChukpalu Rugs est spécialisée dans le tapis vintage, la déco d’intérieur artisanale et les accessoires. Son fondateur, le designer afghan Rahim Walizada, participe à un programme de réinsertion des femmes en Afghanistan, dans des pays en guerre et en voie de développement, ainsi qu’au programme des Nations Unies UNHCR Art Stands pour aider les réfugiés et collabore enfin avec la Agency Coordinating Body For Afghan Relief (ACBAR). De belles initiatives qui donnent envie de tout acheter. 

L’hôtel XVA (Al Fahidi)

Lové dans le quartier historique Al Fahidi (anciennement appelé Al Bastakiya), le boutique hôtel, café lounge et galerie d’art XVA plaira aux amoureux•ses d’un cadre oriental et bohème où art contemporain et cuisine largement végétarienne se côtoient au son des appels à la prière de la Grand Mosque non loin. 

DIFC ET DOWNTOWN DUBAÏ

Bienvenue dans le quartier vertical de Dubaï où les grattes-ciels futuristes rivalisent d’excentricité. Les fans d’architecture sauront apprécier ce grand terrain de jeu pour designers et architectes internationaux·les; quant aux fins gourmets, ils et elles suivront à la lettre l’itinéraire gourmand qui suit. Orgasmes culinaires garantis !

Vibe (DIFC)

Ce coffee shop aux couleurs acidulées donne envie de tout photographier et de tout commander : les pancakes extra moelleux au beurre de cacahuète, les açaï bowls personnalisés, les œufs Bénédicte à la crème hollandaise de betterave, avec champignons et épinards, ou encore les tartines d’avocat au houmous de betterave. Autant fermer les yeux et poser un doigt sur le menu, comme ça, au pif. Le choix sera plus simple !

The Sum of Us

 The Sum of Us est une autre jolie adresse pour petit-déjeuner ou bruncher où le café est torréfié sur place. En matière de food, on a particulièrement apprécié le croissant à la rose fourré à la crème et à la fraise, ainsi que les pancakes à la ricotta, crème de myrtille et chapelure de pistache. 

Cé La Vie (DIFC)

Certifiée meilleure vue de Dubaï sur l’impressionnante Burj Khalifa, le panorama depuis la terrasse du bar-restaurant Cé La Vie est à couper le souffle, particulièrement au coucher du soleil. L’ascension jusqu’au 54ème étage du Sky View Hotel (en ascenseur, rassurez-vous) en vaut donc largement la peine.

Ninive (DIFC)

Alerte coup-de-cœur ! Lové aux pieds des Emirates Towers, le restaurant Ninive est une oasis verdoyante, cosy et chaleureuse aux allures de campement bédouin offrant une ambiance musicale contemporaine et une cuisine orientale gourmande aux influences iraniennes, iraquiennes, saoudiennes, égyptiennes et turques. Un pur régal ! Foncez. 

La Cantine du Faubourg (DIFC)

À deux pas de Ninivela Cantine du Faubourg et sa grande terrasse extérieure offre un cadre idéal pour un cocktail digestif, ou deux, ou trois, en dansant sur de la très bonne musique comme on aime. Bonne ambiance assurée. 

Amazonico (DIFC)

Comme un coup-de-cœur en appelle un autre, on ne tarira point d’éloges sur le restaurant brésilien Amazonico, tant l’expérience visuelle, olfactive, gustative et musicale est exceptionnelle, jusqu’à la terrasse rooftop où officie un DJ à la playlist très pointue. On se croirait presque sur la plage d’Ipanema. Un petit plaisir à se faire. Vous l’avez bien mérité. 

Indochine Dubaï (DIFC)

Petite sœur de l’iconique adresse New-Yorkaise, on apprécie l’ambiance chaleureuse, feutrée et joyeusement exubérante d’Indochine Dubaï, alliant cuisine fusion et bar à cocktails, ambiance Saturday Night Fever! Un bon spot pour faire la fête.

L’hôtel Rove

Les hôtels ROVE, situés un peu partout dans la ville (Marina, City Center, Healthcare City) sont modernes et offrent des nuitées à prix abordables. Celui de Downtown est idéalement placé entre le Vieux Dubaï, la côte balnéaire et le sud de la ville.

DUBAÏ DESIGN DISTRICT

Dubaï Design District ou d3 se découvre à pied, en flânant dans ce damier organique entièrement dédié au design, à l’innovation, à la créativité, à la mode et à l’entrepreneuriat. On peut y faire une partie de badminton au soleil sur un terrain extérieur accessible à tous.tes, avec une vue plutôt sympa sur la Burj Khalifa, ou faire un peu de shopping dans les nombreux concepts stores aux influences internationales qu’abrite le lieu. Faire les emplettes, c’est aussi du sport !

One Life Kitchen & Café

Adorable café, restaurant, torréfacteur et espace de co-working, One Life Kitchen & Café offre à déguster des produits toujours frais, des plats toujours très appétissants et nourrissants, dans un cadre toujours rempli de good vibes. Que demander de plus ? 

Select Shop Frame

Select Shop Frame, c’est l’audace du style japonais et le cool californien réunis en un même concept store, où on shoppe les dernières baskets tendance pour rider sur sa toute nouvelle planche de skate customisée sur place, où on boit du bon café torréfié venu du Danemark et où on feuillette des bouquins sur la photographie et l’art. Vous avez de grandes chances d’y passer des heures.

Montroi

Magnifique concept store dédié au nomadisme et à l’esprit de voyage et d’aventure, Montroi propose un grand choix de produits et d’accessoires, que l’on peut customiser sur place. Un vrai temple du slow-fashion, de l’artisanat et du fait-main.

YUi

Pour casser la croûte à d3 (à ne pas confondre avec Détroit. Get it?), on choisit la cuisine efficace et à petits prix du restaurant japonais YUi. Cette cantine discrète à laquelle on peut accéder par Select Shop Frame propose notamment du maze zoba, un délicieux ramen fait avec des pâtes de farine de sarrasin et sans bouillon, ainsi que des gyoza au poulet et végétariens. Juste, miam !

Home Bakery Kitchen 

Pour terminer la visite de d3 sur une note sucrée, on s’arrête à Home Bakery Kitchen, boulangerie pâtisserie très design que vous aurez forcément déjà repérée lors de vos pérégrinations, les cronuts sont à croquer !

UMM SUQEIM 

Et si vous passiez une journée (voire 2 jours) sans quitter la mer des yeux, ou presque ? Pour faire le plein d’air iodé, direction Umm Suqeim, quartier qui longent doucement la côte, jusqu’à Dubaï Marina. The Palm Jumeirah, non loin, regorge aussi de bonnes adresses gastronomiques pour passer une soirée d’exception.

Kite Beach (Umm Suqeim 1)

Plage d’initié·e·s où les kite surfeur·se·s s’adonnent à des pirouettes acrobatiques au gré du vent, Kite Beach est le spot parfait pour s’installer sur la plage de sable fin et bronzer, avant de flâner le long de la promenade en bois aménagée de food trucks et de petites échoppes en tout genre. Vous ne manquerez pas de déguster les délicieux hamburgers et les glaces rafraîchissantes du food truck SALT Kite Beach. 

Ripe Market Academy Park (Al Sufouh 2)

Une petite halte au Ripe Market, à Police Academy Park, s’impose pour découvrir des producteur·rice·s locau·ale·s vendant fruits et légumes bio, confitures, miels, bijoux, vêtements et artisanat de qualité dans uns ambiance familiale et festive. Les douceurs cuisinées sur place s’avèrent de toute bon-té !

Talise Spa (Madinat Jumeirah)

L’autre parenthèse relaxation et bien-être de votre séjour se fera au très reposant et idyllique Talise Spa, auquel on accède aisément en taxi. Une expérience sur-mesure et hors du temps qui réalignera tous vos chakras. 

Flamingo Room (Madinat Jumeirah)

Alerte coup-de-cœur ! Autre bonne adresse food, ce petit bijou de design qu’est le restaurant Flamingo Room dont la carte fait voyager aux quatre coins du globe avec l’étonnant calamar Mozambique, l’excellent carpaccio de poulpe, la délicieuse puttanesca au thon confit ainsi que les appétissants poulet peri peri et côte d’agneau au gingembre et à la menthe. On en salive rien que d’y penser.

Drift Beach Dubaï (Dubaï Marina)

Couronner une après-midi farniente en admirant le coucher de soleil, un grand cocktail à la main, c’est possible. Le Drift Beach Dubaï vous accueille dans un cadre méditerranéen chic, entre les gratte-ciels futuristes de la Dubaï Marina et le sable doré du Golfe Arabique. Endroit au combien Instagramable. Alors pourquoi se priver ?

Little Miss India (The Palm Jumeirah)

Alerte coup-de-cour ! Encore un sublime resto qui allie déco de « rêve d’ailleurs » – ici, on part en Inde – et plats hyper raffinés et surprenants, comme les smoky lamb chops (côtelettes d’agneau aromatisées à la feuille de menthe) servis dans un bocal qui fume quand on l’ouvre – Wow ! – ou le bouillon de crevettes à la noix de coco, citron et coriandre. Sans oublier les cocktails savamment dosés et servis dans ce cadre digne des plus beaux palais du Rajasthan. Plaisir gustatif que l’on recommande à 1000% ! 

Jumeirah Al Naseem (Madinat Jumeirah)

Jumeirah Al Naseem, magnifique hôtel resort à deux pas de la plage, est une jolie option premium pour un séjour haut de gamme et sur-mesure. Vous méritez bien ce petit plaisir !

À NE SURTOUT PAS MANQUER 

L’Expo Universelle 2020

L’Exposition Universelle sur le thème « Connecter les esprits, construire le futur », qui aura finalement lieu à l’automne 2021, est absolument immanquable ! Autour de trois piliers de réflexion, « opportunité, mobilité et durabilité », les pays du monde entier présenteront chacun leur vision innovante du monde de demain dans un lieu immense, situé à l’extérieur de la ville en direction d’Abu Dhabi et accessible en métro. Une occasion rêvée de faire un grand bon dans l’avenir !

Une échappée belle dans le désert 

Vous souhaitez une expérience dépaysante et inoubliable ? Laissez-vous tenter par un safari éco-responsable dans la Réserve Naturelle du Désert de Dubaï organisé par Platinum Heritage. À la clé, des paysages à couper le souffle, des rencontres chaleureuses et des souvenirs plein la tête. Plusieurs formules sont possibles, incluant au choix, un safari en Jeep vintage, une exhibition de faucon, une balade à dos de dromadaire, un dîner au feu de bois, une nuit de « glamping » dans un campement bédouin traditionnel, un tour en montgolfière au lever du soleil (!) et un petit-dèj bien copieux avant de quitter le désert. Tout simplement magique.

© Dubaï Tourism

INFOS PRATIQUES

Quand y aller ?

On vous conseille la saison haute, entre octobre et mai. La température extérieure est agréable, contrairement au reste de l’année où elle peut monter jusqu’à 40ºc. Entre juin et septembre, les offres hôtelières de luxe à petits prix sont cependant plus fréquentes. 

Comment s’y rendre ?

Des vols directs vers la ville-émirat sont proposés par Emirates depuis Paris, Lyon et Nice, et par Air France, depuis Paris. Cependant, au regard de la situation sanitaire actuelle, on vous conseille vivement de vous informer des éventuelles restrictions de voyage et des règles sanitaires mises en place avant de booker votre vol.

Un décalage horaire ?

En été, Dubaï a 2 heures d’avance sur Paris : à midi à Paris, il est 14h à Dubaï. En hiver, le décalage horaire est de 3 heures. 

Comment se déplacer ? 

Le métro de Dubaï (que l’on peut prendre à l’aéroport DXB) traverse toute la ville et permet de rejoindre les quartiers les plus fréquentés. Sinon, Uber est très fiable et fonctionne dans toute la ville. Des taxis officiels sont également disponibles.

Où dormir ? 

À Dubaï, l’hébergement ne manque pas. Vous trouverez forcément chambre à votre goût et dans votre budget. Les hôtels ROVE, situés un peu partout dans la ville, sont modernes et offrent des nuitées à prix abordables. Si vous êtes plutôt Bed & Breakfast au design nomade et chic dans le Vieux Dubaï, Mazmi Coffee & More fera assurément votre bonheur.

Quelle monnaie ?

La carte bancaire ! Elle est acceptée quasiment partout, du souk au centre commercial en passant par la plage. Si vous souhaitez tout de même utiliser des pièces sonantes et trébuchantes, la monnaie locale est le dirham émirien (AED) : 1 euro = 4 AED. 

Point Internet 

Qui dit ville ultramoderne dit forcément couverture WiFi, omniprésente et gratuite. Il suffit de se connecter au réseau disponible, que vous soyez à l’hôtel, au resto, dans un bar ou à la plage. Pour le désert, pas de panique. La carte SIM prépayée offerte à l’aéroport de Dubaï DXB est rechargeable à volonté, à vos frais bien sûr. 

Merci à l’Office du Tourisme de Dubaï et à My Tour Studio Dubaï.

Article de PK Douglas

Ça y est, l’heure de la rentrée a sonné : les bambins retrouvent les bancs de l’école et les plus grands se confrontent au sempiternel « métro, boulot, dodo ». On dit STOP et l’on casse la routine à coup de city-trips des plus reposants, pour célébrer l’été indien. Et bonne nouvelle, aux quatre coins de la France se trouvent de joyeuses bulles de bonheur propices au prélassement. Tour d’horizon.

Randonnée et jacuzzi dans les Vosges

Le massif des Vosges demeure le spot idéal des aficionados de randonnées pédestres, comme des simples amateurs en quête de verdure. Seul, accompagné de sa moitié ou en tribu pour se donner du courage, on arpente gaiement les sentiers et l’on ouvre grand ses yeux devant un spectacle vivant. La nature radieuse se met en scène et notre parcours est jalonné par la senteur intense des résineux et l’humidité des feuilles.

Le conseil de la rédaction : se rendre sur les hauteurs de Saint-Dié-des-Vosges et découvrir des lieux au charme époustouflant à l’instar de la Roche des Fées, la Roche du Chapeau ou la Roche des Cailloux. Le point culminant du parcours ? La plénitude d’apercevoir un panorama grandiose à 360 degrés sur l’ensemble de la région.

Comme dirait l’adage, « après l’effort, le réconfort ». Et ça tombe bien, on a déniché un chalet prénommé Le Valtinois, autrement dit une perle rare à la vue insaisissable sur le Grand Valtin.

And last but not least : la demeure montagnarde est munie d’un jacuzzi. On passe le pas de la porte et l’on est de suite immergé dans une atmosphère cocooning, tamisée et chaleureuse, empreinte de tonalités boisées. On s’imagine déjà installé dans le jacuzzi, spritz à la main, saisi par l’immensité du paysage…

L’ode au prélassement vous fait de l’oeil ? On n’hésite plus et on réserve par ici.

Balade à cheval et spa sur les côtes normandes

Rien de nouveau : la Normandie demeure la destination par excellence des brindilles en mal de déconnexion. Villages pittoresques, longues plages de sable et mer agitée : tous les marqueurs sont présents, apportant une bonne bouffée d’air frais à seulement deux heures de la capitale frénétique !

Après avoir dégusté un plateau de fruits de mer richement iodé et s’être octroyé une balade champêtre et bucolique dans les ruelles de Trouville ou Honfleur, on opte au coucher du soleil pour une balade à cheval sur la plage de Deauville. L’équidé frappe durement le sol de ses sabots et l’on respire un air des plus pur au gré de la vitesse : voilà de quoi pratiquer une activité physique tout en se détendant peu à peu.

Le conseil de la rédaction pour un week-end glam&chic : séjourner à l’hôtel Barrière du Golf. Ici, tout est déployé dans l’objectif de faire vivre à la clientèle un rêve éveillé, notamment avec le spa Diane Barrière. Ce dernier comprend un sauna et un hammam (actuellement fermés en raison des mesures sanitaires), ainsi qu’une carte de soins et de massages.

Pour réserver, on clique juste .

Initiation à la plongée sur l’Île de Beauté

Ce n’est pas pour rien que l’on confère à la Corse ce surnom. Riche d’une nature au décor de carte postale, il n’y a pas de quoi s’ennuyer sur l’Île de Beauté, surtout niveau loisirs et sensations fortes. En effet, entre mer et montagne on a l’embarras du choix : buggy, randonnée pédestre, apnée, flyboard, canyoning…

Notre dévolu se porte finalement sur un classique : la plongée. Pourquoi remporte-t-il la palme ? Tout simplement parce qu’il permet d’observer le spectacle en direct et en stéréo de la faune et de la flore, déployant une infinité de formes et de coloris.

Puis, pour se remettre de cette odyssée marine, on dépose nos valises en plein coeur de la baie d’Ajaccio, à l’hôtel club Marina Viva. Ce lieu intimiste à la végétation luxuriante est bordé par les criques, les plages de sable fin et les montagnes.

Le rêve est à portée de main en se rendant par ici.

Marche nordique sur les terres du Jura

Perché au centre du Parc Naturel régional du Haut-Jura et de la Réserve naturelle de la Haute-Chaîne du Haut-Jura, l’hôtel La Mainaz promet de belles surprises avec des décors bruts, sans fioritures mais toujours aussi sensationnels ! Lors d’une escapade, on n’est pas à l’abris de croiser un chamois ou un lynx, les maîtres dans leur repère.

Parmi le florilège de loisirs à la carte, on opte pour un sport mêlant sérénité et travail musculaire… On s’arme de bâtons et l’on est parti pour une marche nordique mettant en fusion les pratiques du fitness et de la marche, le tout en plein air.

La réservation, c’est par ici.

Avec ce combiné de bons plans sport et détente, on a dorénavant de quoi se mitonner un séjour aux petits oignons !

Fini les voyages par procuration sur Instagram, fini les visites de musées virtuelles, #ExploreLaFrance vous fait (re)découvrir les plus belles destinations de France et de votre région.

La plateforme ExploreLaFrance vous propose des lieux d’intérêts à moins de 100km de chez vous.
Crédit : capture du site ExploreLaFrance

Cet été, pas de chaud soleil d’Italie, pas de fêtes sur les plus belles plages d’Espagnes, ni de cocktails sur les terrasses portugaises… Mais pas de panique on a tout ce qu’il faut en Hexagone. Grâce au mouvement #ExploreLaFrance vous pouvez découvrir les lieux d’intérêt à moins de 100 km de chez vous. Au-delà du hashtag, cette initiative s’accompagne d’un site internet, nouvel outil immanquable pour les vacances.

Lac Blanc, Chamonix, France.
Photo d’illustration. Crédit : Nicolas Cool on Unsplash

Double fonctionnalité

Le site propose d’abord de se géolocaliser ou de saisir une adresse pour afficher une première sélection. Il est ensuite possible de parcourir le rayon de 100 km autour de l’adresse indiquée, et si un lieu vous fait de l’oeil, vous pouvez l’enregistrer !

ExploreLaFrance est aussi équipé d’un générateur de destinations. En effet, il sera possible de partir en vacances en France cette année, sans limite de distance. Par anticipation vous pouvez donc dès à présent choisir votre prochaine escapade insolite et tricolore.

Ce projet, né en confinement, est déjà soutenu par quelques 25 entreprises de tourisme. Le site en ligne compte déjà 1678 points d’intérêt… de quoi faire ! Alors, plutôt plages bretonnes ou volcans d’Auvergne ?

Article de Aurélie Rodrigo

Le confinement se fait long et de plus en plus difficile. Le soleil est au rendez-vous et vous ne rêvez que d’une chose : sortir vous évader. Alors, pour s’aérer l’esprit et découvrir de beaux paysages, la team Paulette vous dévoile 5 comptes Instagram pour vous faire voyager.

Pendant le confinement, continuez à voyager grâce à Instagram. Crédits : ©Element5 Digital.
Pendant le confinement, continuez à voyager grâce à Instagram. Crédits : ©Element5 Digital.

Ils sont nombreux à partager leurs photos de vacances sur Instagram. Ces photographes nous donnent envie de booker nos billets, remplir nos valises et décamper sur-le-champ ! Mais avec le confinement, impossible de planifier un voyage. Si ce n’est pas pour aujourd’hui, ce sera pour quand tout reviendra à la normale. Alors voici de quoi rêver pour votre prochain voyage.

Paulette Map, le compte de la maison

Voilà bientôt deux ans que l’on vous berce avec des lieux, des paysages et des endroits que l’on rêverait de découvrir à vos côtés sur Instagram. Et on continue pendant le confinement – avec des surprises extras pour éviter les frustrations. Tutos cuisine et recettes sont donc à découvrir sur Paulette_Map tous les jours.

https://www.instagram.com/p/B-pJIhJisie

Folkchaser around the world

Ce compte Instagram a été créé par un Danois. Il y diffuse les plus belles photos de voyage que lui envoient certains photographes. De quoi nous rediriger vers d’autres comptes où les paysages se succèdent et ne se ressemblent jamais. Voilà ce qu’il nous fallait ! 

https://www.instagram.com/p/B3Qe-H-FiyU/?utm_source=ig_web_copy_link

Henry et Baloo, nos explorateurs préférés

On dit toujours que chiens et chats ne font pas bon ménage… Et pourtant Henry et Baloo nous prouvent leur contraire. Ces deux animaux ont été sauvés par leurs maîtres, deux amoureux de la nature. Constamment en sortie dans l’État du Colorado, ces deux boules d’amour nous font fondre et découvrir les plus beaux paysages américains.

https://www.instagram.com/p/BwXPnNVAFH1

Voyager avec National Geographic

Paysages, portraits, animaux, les photos Instagram de National Geo Travel rendent compte du monde qui nous entoure. Une immersion totale où les saveurs et les ambiances nous font partir le plus loin possible.

https://www.instagram.com/p/B9bvunXjyqC/?utm_source=ig_web_copy_link

Son, un pilote de ligne qui voyage partout avec sa muse, Alizée

Son et Alizée se sont rencontrés sur l’Île de la Réunion et de là est née une belle histoire. Amoureux de voyage, de découverte et de photo, Son partage ses plus beaux clichés de vacances… Alizée, elle, n’est jamais très loin !

https://www.instagram.com/p/B-hjq0-hSw-?utm_source=ig_web_copy_link

Article de Nina Hossein

Par Tram-Anh Tran et Claire Bihoreau

La Corée du Sud, ou le « Pays du matin calme », n’est calme qu’en apparence, surtout à cause de sa capitale ! Séoul est une ville en perpétuel développement où ses airs futuristes côtoient un patrimoine mondial culturel riche et ancestral. Moins populaire que sa voisine Tokyo, Séoul est pourtant l’une des villes les plus peuplées au monde avec 10,5 millions d’habitants hors banlieue. Le pays vit principalement du tourisme et de son pôle électronique et automobile, avec ses leaders mondiaux Samsung, LG ou Hyundai. Il est également reconnu pour s’être reconstruit rapidement après la guerre de Corée (1950-1953) – à la fin de laquelle le territoire sera divisé en deux pays distincts –, grâce à un investissement considérable dans l’éducation. Situé entre le Japon et la Chine, vous y découvrirez un contraste saisissant entre palais royaux, maisons traditionnelles, architecture futuriste, marchés de nuit et rues bouillonnantes. C’est une destination faite pour tous les voyageurs : amoureux de randonnées, gastronomes curieux, pour ceux qui ne dorment pas, mais aussi ceux qui se lèvent tôt. Et malgré les tensions régulières avec le Nord, la Corée du Sud reste un pays très sûr !

© Lucie Bihoreau

INFOS PRATIQUES

COMMENT S’Y RENDRE ? En avion sans escale, avec Air France, prévoir 11 heures depuis Paris. 650 euros en basse saison, 950 euros en haute saison !

QUAND Y ALLER ? D’octobre à novembre pour profiter d’un été indien sans grisaille et admirer les couleurs de l’automne ; de mai à juin pour les cerisiers en fleurs et les températures qui remontent doucement après un hiver rude.

COMMENT SE DÉPLACER ? Avec ses neuf lignes de métro et ses six lignes de train, Séoul est extrêmement bien desservie. En taxi, les tarifs sont abordables (suivez attentivement le compteur qui commence généralement à 3 500 won, environ 3 euros). Pour voyager dans le pays, préférez l’avion pour vous rendre à Jeju et à Busan ; le bus pour les autres petites villes.

OÙ DORMIR ? Séoul est une ville immense : privilégiez des quartiers centraux comme Hongik si vous souhaitez séjourner dans un quartier animé. Pour une expérience authentique, posez vos valises dans une guesthouse traditionnelle (les maisons hanok) dans le quartier de Jongno.

QUE RAPPORTER ? Du ginseng, pour ses vertus médicinales, acheté au Gyeongdeong market (ne pas hésiter à négocier les prix si vous achetez en quantité), des cosmétiques sud-coréens (Tony Moly, Innisfree, Etude House…), de l’Ossuloc Tea, de l’île de Jeju.

DÉCALAGE HORAIRE : + 8 heures en hiver ; + 7 heures en été.

© Lucie Bihoreau

Je m’appelle Tram-Anh, et pour la première fois de mon existence, je choisis de vivre l’expérience d’une vie : partir étudier un an à l’étranger. C’est avec un mélange d’appréhension et d’excitation que je m’aventure sur un continent inconnu, l’Asie. Après onze heures d’avion en solitaire, j’arrive dans l’immense aéroport d’Incheon. La chaleur humide me happe dès la sortie de l’avion. J’ai l’impression d’étouffer. Un peu déboussolée, je reconnais vaguement MJ, ma buddysud-coréenne qui me guide vers un bus pour rejoindre directement la EWHA Womans University – ewha signifie « poiriers en fleurs » en coréen – dont l’incroyable architecture me rappelle la BNF, car dessinée par le français Dominique Perrault. 

La rencontre

Le premier soir, je rejoins en dix minutes à pied depuis mon université le quartier étudiant de Séoul, Hongik, après un bon barbecue coréen – composé de viandes de porc et de bœuf marinées à griller – à Sinchon. Dans le fameux Hongdae Playground, une aire de jeu connue pour ses performances et installations artistiques, ses graffitis ou encore ses free markets, tout le monde tient à la main une bouteille de Soju, l’alcool national qui se mélange avec à peu près tout ce que vous souhaitez. Je goûte aussi pour la première fois une boisson trouble appelée makgeolli, un alcool de riz qui se boit comme du petit lait. L’ambiance est à la fête, et pourtant aucun soir ne se ressemblera. Des groupes de jeunes sud-coréens dansent et maîtrisent à la perfection le hip-hop, chantent dans les rues, et possèdent visiblement de multiples talents. Dans la foule grouillante nocturne, je parviens à rejoindre mon ami Victor qui a fait la connaissance la veille de Claire, une étudiante française de son université de Sogang. C’est le début d’une longue amitié. Nous ne le savons pas encore, mais toutes les deux, nous allons parcourir une grande partie de la Corée du Sud ensemble – et même entreprendre d’autres voyages ailleurs en Asie et en Europe. À travers ce carnet de voyage écrit à quatre mains, nous espérons vous faire partager notre goût commun pour la culture, l’art, les bonnes adresses et les jolies rencontres faites sur la route…

Aux portes de la nature

Les premiers jours, nous prenons un peu de hauteur en allant explorer le parc national de Bukhansan. Nous faisons la rencontre de M. Chang, notre guide local. Sa forme physique nous impressionne pour son âge avancé : il nous explique que la Corée est l’un des pays les plus montagneux au monde, et la randonnée, l’un des passetemps favoris des séniors. Nous commençons alors une aventure en compagnie de plusieurs locaux qui nous guident vers le point culminant du parc, Baegundae, situé à 836 mètres de haut. Arrivées au sommet, la vue immense à 360 degrés de Séoul est à couper le souffle. Si vous avez moins de temps ou si vous n’êtes pas un.e grand.e sportif.ve, préférez la Ansan Mountain, accessible depuis le campus de Yonsei University, en plein coeur de Séoul.

Papilles en éveil

La gastronomie locale ne manque ni de saveurs ni de surprises ! Il serait impossible de visiter la Corée du Sud sans expérimenter tous ses mets et boissons emblématiques. Sachez que tous les plats coréens sont accompagnés de kimchi et de radis jaune. Je n’ai jamais vu un Sud-Coréen commencer son repas sans un peu de side, au même titre que le pain que nous mangeons à chaque repas en France. Pour commencer en douceur votre voyage culinaire, dégustez un Bibimbap – un plat composé de riz, boeuf, légumes sautés et pâte de piment, le tout mélangé dans un bol en pierre – ou partagez un barbecue coréen dans l’un des petits restaurants de Sangsu, un quartier plus calme caché derrière Hongdae. Allez chez Dojuck les yeux fermés pour une expérience conviviale qui vous permettra peut-être de faire connaissance avec des locaux. Ou rendez-vous dans le quartier de Ikseon-dong, encore assez méconnu des touristes, pour dîner dans un restaurant traditionnel hanok. Pour découvrir une variété de street food, partez dans les rues de Myeongdong pour goûter une Gyeran-Bbang, la brioche à la vapeur surmontée d’un œuf, une tornado potato, ou encore les Mandu, des raviolis farcis à la vapeur. Pour les becs sucrés, dégustez les Hotteok, des pancakes chauds à la cannelle. 

En matière de food, nos amis sud-coréens aiment souvent nous laisser la surprise de la destination. L’une des expériences culinaires les plus marquantes reste notre déjeuner au Noryangjin Fish Market – le plus grand marché de fruits de mer de Séoul – où nos amis nous ont annoncé que nous allions goûter du poulpe vivant, le Sannakji. En réalité, le poulpe était bien mort, mais ses petits tentacules gigotaient encore dans l’assiette, à cause des nerfs. Le poissonnier prépare et coupe le poulpe devant nos yeux ahuris. Nous commandons une bouteille de Soju et de la bière pour nous donner du courage et nous surpasser. Nous sentons les petits tentacules s’agiter dans nos bouches, mais nous avalons rapidement sans trop réfléchir. Frissons garantis !

Entre tradition et modernité

La vie à Séoul s’apparente parfois à Retour vers le futur de par sa modernité et son environnement 100 % connecté. Une ville en pleine effervescence où tout va très vite de jour comme de nuit. « Pali pali ! » comme le répètent si souvent les Sud-Coréens pour se dépêcher. Bien que très développée, Séoul réserve des lieux calmes où le temps semble s’être arrêté. Nous aimons nous promener dans le temple paisible Bongeunsa, au cœur du quartier de Gangnam – situé à 45 minutes de métro du centre, devenu incontournable grâce à la chanson Gangnam Style. On y découvre le bouddhisme et l’architecture typique des temples coréens, ornés de couleurs très vives. Vous pouvez d’ailleurs grimper derrière le Grand Bouddha pour mieux comprendre ce contraste. Si vous disposez de plus de temps durant votre voyage, retirez-vous quelques jours dans un temple avec des moines bouddhistes pour vivre une véritable expérience spirituelle : le temple stay.

Le printemps arrive après un hiver glacial à -11 °C et nous en profitons pour effectuer une balade le long de la rivière Cheongyecheon, au départ de la Cheonggye Plaza dans le quartier de Gwanghwamun. Un moment reposant en plein milieu de l’un des quartiers les plus fréquentés de la capitale ! Poursuivez votre escapade le long des cerisiers en fleurs pour atteindre l’un des lieux les plus charmants et emblématiques de Séoul : le Village Mural de Ihwa. Un quartier d’une grande richesse culturelle qui abrite une partie de l’histoire de la Corée du Sud. Rien que ça ! Nous nous perdons à travers les petites ruelles bordées de maisons traditionnelles, largement décorées de street art. Un village dans la ville ; une parenthèse inattendue ; un coup de cœur dans la vie effrénée des Séoulites.

Le Séoul alternatif

Séoul regorge d’un nombre important de musées, présentant à la fois un héritage culturel fort et un pouvoir avant-gardiste. Les expositions ne sont pas toujours traduites en anglais, mais le Leeum Museum of Art est un excellent compromis. Il est constitué de trois bâtiments (art contemporain, art traditionnel et éducation), dont l’un a été conçu par Jean Nouvel et abrite la vertigineuse et intrigante Gravity Stairs d’Olafur Eliasson. 

En fin de journée, nous décidons de bifurquer sur Itaewon, le quartier indépendant, pour y découvrir la scène underground. Après avoir écumé les clubs électro gigantesques, comme l’Octagon ou l’Ellui à Gangnam (s’inscrire à l’avance et arriver avant minuit ou 1 h pour ne pas payer 30 000 won – soit 20 euros – à l’entrée), nous pénétrons dans le Beton Brut, réputé pour ses soirées techno. À quelques mètres, le Cakeshop est un petit club que nous recommandons également. À 5 h du matin, tout est encore ouvert, Séoul ne dort jamais ! Il est donc possible de terminer la soirée dans un karaoké (noraebang), de prendre un bain public dans un jimjilbang, d’éponger sa soirée avec un nouveau barbecue coréen… ou pourquoi ne pas grimper jusqu’à la Seoul Wall Fortress pour admirer le lever du soleil ?

Survivre à son premier concert de K-pop

La Korean pop est un style de musique mêlant rock, dance, hip-hop et R&B. Sa réputation est bel et bien ancrée dans la culture et dépasse les frontières. Dans les cafés, les restaurants et les rues, partout passent les mêmes refrains… Curieuses, nous décidons d’aller vivre l’expérience au plus près et d’écouter BigBang, un groupe de garçons aux allures d’adolescents – les groupes de K-pop travaillent leur apparence avec le plus grand soin, peut-être davantage que leur musique elle-même.

À peine sorties du métro, nous apercevons une foule de fans muni.es de pancartes et autres goodies, venu.es dans l’espoir d’obtenir un autographe de leur idole. Les hurlements annoncent le début du concert et nous voilà embarquées pour quelques heures au cœur de hits énergiques et de chorégraphies millimétrées, entourées de jeunes filles bien moins calmes que lorsque nous les côtoyons en cours… Nous finissons lessivées par tant d’énergie, mais avec le sentiment d’avoir été immergées pleinement dans la culture coréenne. Si vous souhaitez vivre cette folle expérience, préférez les groupes les plus connus du moment : le boys band BTS ou le girls band Blackpink.

Frénésie du shopping

À Séoul, nous sommes inondées par la publicité, et la tentation de consommer est continue. Nous sommes dix fois plus sollicitées visuellement que dans n’importe quelle ville européenne, par les dimensions, les couleurs, les constructions. Dans les petites boutiques de rues indépendantes des quartiers étudiants, vous pouvez négocier les prix des vêtements en soulignant qu’on ne vous laisse pas les essayer alors que les tailles sont uniques. Pour plus de choix et pour toutes les morphologies, filez chez Mixxo (le Zara local) ou Åland. Autre adresse un peu plus excentrée, mais qui vaut le détour pour vous éloigner du tumulte de la ville : le Common ground, un espace à ciel ouvert constitué de conteneurs bleus dans lesquels se trouvent des boutiques de vêtements de designers accessibles à toutes les bourses.

Au pays de la réussite

À Gangnam, notre malaise est grandissant. Dans les escalators, des publicités gigantesques présentant des filles identiques se succèdent. Nous avons du mal à comprendre pourquoi ces filles veulent toutes se ressembler. Nous profitons d’un groupe de travail avec des Sud- Coréennes pour leur demander si la chirurgie esthétique est monnaie courante. Une camarade nous répond : « C’est un cadeau assez commun offert par les parents, être belle est un critère de réussite. Dans mon entourage, une vingtaine de mes copines ont déjà eu recours à la chirurgie. Souvent, elles se débrident les yeux, se font redessiner la mâchoire, élever les pommettes, refaire le nez ou le menton. »

Très vite, notre regard est attiré par des concept stores, comme le Baeker Seoul, qui propose des produits uniques, avec des coins café et librairie. Un peu plus loin, nous nous rendons dans la boutique Queen Mama Market, intéressées par sa jolie sélection d’objets de décoration intérieure, ses marques pointues et son large choix de plantes. Nous poursuivons notre balade direction Garosugil, un quartier prisé avec des pop-up stores et des boutiques de créateurs. Dans les rues, nous avons du mal à circuler : non seulement Séoul est une ville dense, mais les couples sont indissociables ! Les partenaires sont littéralement collés l’un à l’autre et sont habillés de manière identique, des vêtements aux accessoires. Une façon d’exprimer leur affection.

Cette coutume peut paraître drôle, mais elle souligne surtout la pression d’une société très patriarcale. Dès leur plus jeune âge, les Sud-Coréen.nes font face à la compétition : on les envoie dans les hagwons, ces écoles privées onéreuses qui poussent les élèves à la performance afin de réussir l’examen d’entrée à l’université, passage obligé pour une carrière prometteuse. Au même titre que la beauté, une carrière dans une entreprise multinationale est un but que chaque Sud-Coréen.ne tend à atteindre. Pas le choix pour être reconnu.e socialement. Et nous ressentons combien cette pression est pesante sur nos amis, qui compensent alors à coup d’excès nocturnes en tout genre… Au cours de cette année, nous nous sommes rendu compte que les mentalités peinaient encore à évoluer, malgré cette image contemporaine, en avance sur le reste du monde, que la Corée du Sud renvoie.

LES 10 INCONTOURNABLES

  1. S’aventurer dans la zone démilitarisée (DMZ) située à 45 kilomètres au nord de Séoul, à la frontière entre les deux Corées.
  2. Faire la fashion week en sortant du Design lab du Dongdaemun Design Plaza, dessiné par Zaha Hadid.
  3. Admirer les habits traditionnels coréens lors de la cérémonie de la relève de la garde, au Gwanghwamun Gate.
  4. Louer un vélo, voire un tandem, sur l’île de Yeouido pour pédaler le long de la Han river et des cerisiers en fleurs.
  5. Faire un chicken & beer avec des Sud-Coréens dans le district de Ttukseom (85 restaurants) et finir la balade nocturne au niveau de la « fontaine arc-en-ciel ».
  6. S’arrêter au mémorial de la guerre pour comprendre le conflit entre les deux Corées.
  7. Day trip : faire une journée à Nami Island, à 1 heure de Séoul : magnifique – aussi bien à l’automne qu’au printemps. Vous pouvez arriver sur l’île en tyrolienne et même nourrir les écureuils…
  8. Faire une escapade le temps d’un week-end sur l’île de Jeju ou à Busan, la deuxième plus grande ville sud-coréenne en bord de mer.
  9. Déguster un gimbap, la version coréenne du maki japonais, composé de radis jaune, de concombre et de thon et / ou de jambon.
  10. Participer au lancer de lanternes de lotus à l’occasion de l’anniversaire de Bouddha, début mai.

@tramanh.explorer

@c.uaerohib

Article du numéro 44 « Ensemble »

Besoin de se reconnecter à la nature ? De faire des rencontres humaines ? Tout en ayant une empreinte carbone réduite et un regard différent sur son voyage ? C’est possible, avec l’agence de voyage Double Sens.

Aurélien Seux et Antoine Richard ont fondé en 2006 l’agence de voyage Double Sens avec une ambition commune : voyager différemment et ne plus découvrir une ville ou un bout de pays en participant au tourisme de masse; partir hors des sentiers saturés de monde, et s’imprégner d’une culture de façon plus intime et respectueuse.

@Double sens – Népal

Découvrir un pays avant tout 

Allier vacances, découverte du pays et de sa culture sans contribuer à la pollution excessive de la planète semble être mission impossible. Surtout, depuis qu’une récente étude de Nature Climate Change montre que 8% des émissions de gaz à effet de serre de l’humanité sont dues au tourisme. Que faire ? Ne plus voyager ? Rester dans son pays ou son continent ? Certes, c’est une option. Le train ou le vélo peuvent aussi nous faire voyager même à 100km de chez soi. Mais le dépaysement ne sera pas le même. Avoir la chance de découvrir une culture, un mode de vie et des paysages différents en se rendant directement à la source est une opportunité et une sensation unique. Double Sens propose deux types de voyage. Des séjours participatifs, en contribuant à une action solidaire et en parcourant le pays lors des excursions organisées en parallèle. Ou bien des séjours alternatifs, en participant à la vie locale et en vivant au plus près des communautés, toujours en lien direct avec la nature et la culture du pays. Le tout en petit groupe de 10 personnes maximum.

Prise en charge de 100% des émissions carbone

Avec une année réussie, pleine de voyages et de partage, Double Sens vise encore plus haut pour 2020. Notamment avec une prise en charge de 100% des émissions carbone sur l’ensemble des voyages effectués. Comment ? En passant par un organisme certifié Gold Standard. Double Sens a choisi de passer par l’organisme Microsol qui place des cuiseurs à bois économes auprès des populations les plus vulnérables au changement climatique. Grâce à cette expertise au Pérou, ils améliorent la vie des populations en réduisant de 60% leur consommation de bois. Cela crée également des emplois et l’usage de matériaux locaux renforce l’économie locale. En plus, les bénéficiaires ne souffrent plus des fumées toxiques générées par les foyers de cuisson traditionnels. Depuis 2016, Double Sens est membre d’ATR (Agir pour un Tourisme Responsable) labélisé Ecocert Environnement.

Si cette façon de voyager vous parle, vous intéresse et vous donne envie de voyager différemment, rendez-vous sur le site pour en savoir davantage sur l’organisation d’un départ. Il faut compter entre 1500€ et 4000€ pour un voyage, vous pouvez retrouver ici, un descriptif de la répartition de votre argent.

Teaser – Double Sens

Pour d’autres vidéos qui donnent envie de voyager et vous donnent un exemple de ce qui peut vous attendre en partant avec Double Sens, rendez-vous sur leur chaine Youtube !

Article de Juliette Boulegon

Vous êtes à court d’idées pour partir quelques jours ? Paulette vous a concocté une liste d’endroits à voir en Europe, le temps d’un week-end.

Berlin, pour les plus fêtard.e.s

Berlin, capitale de l’Allemagne, pays chargé d’histoire, et ville aux cicatrices de guerre. On peut marcher dans le labyrinthe du Mémorial aux juifs assassinés d’Europe, contempler le reste du mur, admirer la porte de Brandebourg; en somme, faire en premier lieu les endroits les plus touristiques et importants de la ville. Mais aujourd’hui, Berlin est réputée pour autre chose : la fête ! Pour les endroits techno et underground, le mythique Berghain ou le Panorama Bar vous accueilleront pour danser sur de la techno folle. Madame Claude dans le fameux quartier de Kreuzberg, Eschschloraque, pour une ambiance plus locale. Bref, la ville regorge de bars et d’endroits pour danser toute la nuit. Et bonne nouvelle, les métros sont circulent 24h/24 ! Si vous voulez vous faire un week-end entre ami.e.s, c’est la ville parfaite.

Galway, pour les amoureux de la nature

Tout à l’ouest de l’Irlande, ce bout de ville remplie de charme et de tradition saura comment vous accueillir. Vivre l’Irlande pleinement et simplement. Son petit centre coloré et vivant donne vite l’impression de connaitre les lieux depuis toujours. Ses pubs traditionnels avec des concerts irlandais chaque soir au coin du feu, et des Guinness qui coulent à flot. À coté de cette ambiance folklorique, il y l’océan, le grand large, la verdure et les lacs du Connemara. Des paysages désolants, presque mystiques, avec des lumières et une ambiance unique. Pour découvrir l’Irlande, rien de mieux que de commencer par l’Ouest et ce petit bout de paradis qu’est Galway.

Prague, pour vivre la magie de Noël pleinement

À cette période de l’année, vous pouvez être certain.es que la ville sera couverte de neige et sentira bon le vin chaud. Le centre historique est magnifique et vaut le détour. Entre les monuments, les ponts, et son architecture globale, Prague n’a pas fini de vous en mettre plein les yeux. De plus, les marchés de Noël sont à retrouver un peu partout dans la ville, et ce, pour notre plus grand bonheur.

Porto, pour ses escaliers et son centre historique

Oui vous avez bien lu, pour ses escaliers ! Car si vous souhaitez visiter cette ville, armez-vous de votre meilleure endurance, car Porto est une ville en hauteur et demande donc de monter des marches toute la journée. Mais rassurez-vous, c’est aussi ce qui fait son charme ! Le centre historique est magnifique et assez unique en son genre. Petites ruelles, linge qui sèche, ambiance joviale et paysages magnifiques. Ce petit bout de ville est parfait pour passer un week-end. Cela donne juste le temps de s’imprégner un peu de la culture portugaise, pour mieux la découvrir lors d’un plus long voyage !

Rome, car c’est une évidence

Si vous n’avez pas encore eu la chance de découvrir la capitale italienne, c’est le moment. Connue dans le monde entier, cette ville magnifique à de quoi tenir une telle réputation. Le charme à l’italienne, les rues pavées et l’ambiance ensoleillée. Même l’hiver ! Par chance, son centre historique n’est pas bien grand et vous permet de le visiter comme il se doit, même le temps d’un week-end. On ne vous présentera pas Rome en quelques lignes, car cette ville se découvre et se vit seulement sur place ! Mais on vous assure que vous ne serez pas déçu.e.s !

Article de Juliette Boulegon

Besoin de relâcher ? De se reconnecter et de prendre du temps pour soi ? La retraite de yoga peut être un bon moyen pour se recentrer le temps d’un séjour. Adepte de Yoga ou débutant.e.s il y en a pour tous les niveaux. 

| Mandali : pour une retraite complète 

Mandali propose de partir en Italie, plus précisément au lac d’Orga pour 3 ou 5 jours afin de se déconnecter du stress quotidien. Le cadre idyllique, entre lac et montagne, vous ouvrira les portes du centre, afin de pratiquer au mieux la méditation deux fois par jour. Mais également du yoga Vinyasa, Ashtanga, Hatha, Restorative au choix, que vous soyez débutant.e.s ou non. Des moments de silence sont aussi au programme afin de se concentrer sur nos besoins et de stopper les pensées stressantes qui rythment notre quotidien. Spa, hamman, piscine ou encore massages sont aussi proposés. Tout est fait pour se retrouver, que ce soit pour se couper du monde après un traumatisme ou simplement pour se focaliser sur ses envies. Vous trouverez votre bonheur dans ce programme adapté à tous.

Leur site pour réserver votre retraite de 3 à 5 jours, à partir de 330 €

| Evian Resort : Se régénérer pour l’hiver

Pour cette saison hivernale, Evian Resort propose une retraite en face du lac Léman, dans un cadre luxueux et relaxant. Basé sur la théorie des Cinq Éléments de l’énergétique chinoise, l’hiver est l’eau, symbole d’une puissance fluide, sereine et adaptable à son environnement. 3 jours complets sont proposés : au programme, méditation libre, yoga d’hiver, marche méditative, soin au spa Évian. Tous les repas sont des menus végétariens adaptés au besoin de cette retraite.  

Leur site pour réserver votre retraite de 3 jours, à partir de 1230 € par personne, hôtel 5 étoiles inclus. 

| Es Saadi : Partir dans la nature luxuriante du Maroc 

Véritables parenthèses hors du temps dans le cadre idyllique du Palace Es Saadi et de son parc à la végétation luxuriante, ces retraites Yoga permettant aux participant.e.s d’expérimenter la philosophie holistique du Es Saadi. Animées par les meilleurs professeur.e.s de yoga, elles sont l’occasion d’améliorer sa pratique, de partager des moments conviviaux et de goûter à la cuisine Slow Food proposée par le Palace. Ces retraites se déroulent sur 4 jours / 3 nuits, du vendredi au lundi, dans le Spa du Palace, espace unique de 3000 m2. Elle sont ouvertes à tous les niveaux et limitées à 12 participants.

Leur site pour réserver votre retraite de 4 jours, à partir de 800 €. 

| Happy Retreats ILA x Coucoo : Partir se ressourcer en forêt

Coucoo, pionnier de l’éco-tourisme en France, vous accueille au cœur du domaine des Grands Chênes, à Raray, le temps d’une retraite yoga, accompagné.e.s par Ilaria, fondatrice du concept Happy Retreats. Le programme prévoit plusieurs activités sur 4 jours. Les repas sains sont préparés selon un menu créatif et inspiré des produits de la terre et de la région, et cuisinés par le chef du château. Une expérience totalement inédite en pleine nature pour purifier son corps et son esprit, partager un moment unique et déconnecter profondément.

Retrouvez toutes les dates sur leur site.

| Namastrip : les pros des voyages spirituels 

Si parmi ces quelques propositions vous n’avez pas trouvé votre bonheur, rendez-vous sur Namastrip pour trouver ce qui vous correspond. Le site regroupe différentes retraites, séminaires, journées, réservées au yoga et au bien-être intérieur. 

Visitez leur site pour plus d’info !

Article de Juliette Boulegon


Cette année encore à l’occasion du Black Friday, le BHV et La Compagnie s’associent pour vous faire gagner un week-end à New-York City  !

Vivre l’expérience New-York sans attendre 

Jonathan Riley | Unsplash

Qui n’a pas rêvé de visiter la Big Apple ? S’imprégner de toute cette ambiance mystique le temps d’un week-end ? Voir les lumières de Time Square, la grande dame de la liberté, le Museum d’histoire naturelle ou bien faire du shopping sur le 5e avenue ? Et bien, le BHV Marais, grande enseigne de shopping depuis 160 ans et La compagnie aérienne La Compagnie vous le proposent ! Prolongez votre Black Friday le temps d’un week-end, vol en classe affaire et hôtel compris !

Comment participer ? 

Le 29 novembre prochain, de 9h30 à 11h, tous et toutes pourront participer à ce tirage au sort géant pour tenter de remporter un des 5 week-ends mis en jeu ! Il suffit de vous inscrire ici et préparer votre ESTA et votre passeport. Le jour J, il faudra venir au BHV avec votre valise et souhaiter que son nom soit gagnant. Les 5 chanceux partiront instantanément avec la personne de leur choix, direction l’aéroport d’Orly pour décoller dans la foulée avec La Compagnie, vers New-York City !

Retrouvez les infos sur le site du BHV et inscriviez-vos ici !

Black Friday 2018 | Bhv x La compagnie | Week-end à NYC

N’hésitez pas à tenter votre chance ! Une occasion pareille ne se loupe pas !

Article par Juliette Boulegon



Si vous voulez partir à Londres, c’est le moment ! Dès aujourd’hui et jusqu’au 29 octobre prochain, payez votre aller 39 euros grâce à une offre limitée Eurostar ! 

C’est le bon plan de la semaine. On le sait tous, Londres, bien que superbe, est une ville qui coûte chère au porte-monnaie. Alors économiser le prix du billet, ça ne se refuse pas ! 

Plus de 41 000 billets en ventes spécialement pour l’offre

Eurostar met en vente plus de 41 000 billets vers Londres au départ de Paris, Lille ou Calais à partir de 39 € l’aller simple. Cette offre est valable pour voyager du 5 novembre 2019 au 23 janvier 2020.
Passer le réveillon à Londres devient envisageable, du coup ? Surtout lorsque habituellement le tarif normal pour partir chez nos voisins, s’élève vite à plus de 100 euros, l’aller simple. Ça freine un tant soit peu,  et on dit vite adieu à la ville de Bridget Jones et à celle de notre ami Harry. Mais cette fois-ci, ce n’est pas le moment de se trouver des excuses pour retarder un week-end londonien.

Pour les voyageurs et voyageuses à la recherche d’une expérience privilégiée la possibilité de  choisir un sur-classement Standard Premier à partir de 80 € l’aller simple, existe. Cette classe offre aux voyageurs plus d’espace dans le train ainsi qu’un repas léger et des boissons servies au siège.

Ces bons plans ne sont valables que pour l’aller, et pour pouvoir en bénéficier il faut également prendre son retour avec Eurostar. 

Alors n’hésitez plus, foncez prendre votre billet car les places sont limitées, et venez profiter de Londres et ses milles choses à découvrir. 

Pour prendre vos billets rendez vous sur le site d’Eurostar dès aujourd’hui !

Article Juliette Boulegon

Qui mieux que DELSEY PARIS, la marque de valise et accessoire de voyage qu’on ne présente plus, pour repenser la façon dont on se déplace d’un bout à l’autre de la planète, face aux grands enjeux environnementaux actuels. Son programme DELSEY PLANET ouvre la voie à un tourisme sensiblement plus vert et responsable. Objectif avoué, que ça marche comme sur des roulettes pour tous les acteurs de cette industrie du partage.

« Depuis plusieurs années, DELSEY PARIS réfléchit et œuvre pour améliorer son impact environnemental », confie Isabelle Parize, présidente directrice générale de la marque. Le programme DELSEY PLANET concrétise cette réflexion qui s’organise d’abord autour de la réduction de la pollution liée aux déchets plastiques. Valises et bagages font désormais la diète de matières plastiques : 50% de plastique en moins dans le façonnage de bagages DELSEY PARIS en 5 ans. Si plastique il y a, il s’agit de plastique recyclé issu d’anciens bagages, dont la durée de vie est par ailleurs favorisée par le renforcement de services pratiques et accessibles à tous. On se réjouit de garder notre plus fidèle compagnon de route le plus longtemps possible !

L’engagement écologique de DELSEY PARIS ne se limite pas à sa gamme innovante de produits, dont la toute nouvelle valise pliable Mercure, annoncée comme la plus fine du marché. #FairTravel, le partenariat engagé avec Ulule (incubateur participatif pour projet à impact positif) vise à repenser l’industrie du tourisme et son impact sur la planète. « Le voyage responsable est un vrai sujet car voyager est fondamental pour un monde plus ouvert, mais nous devons le faire de manière responsable, par respect pour notre planète« , explique Loïc Yviquel, directeur des partenariats d’Ulule. Pour ce faire, DELSEY PARIS met les mains à la poche et co-finance le premier guide touristique pour voyager autrement et de manière responsable partout dans le monde. « Dans 10 ans, nous ne voyagerons plus comme aujourd’hui. Face aux enjeux écologiques et sociaux actuels (réchauffement climatique, besoin de plus de solidarité entre les peuples, tourisme de masse, besoin d’authenticité, augmentation des déchets plastiques dans les océans, etc.) et pour préserver ce monde, nous devons agir dès maintenant et transformer nos habitudes de voyage« , avertit Nicolas Breton, co-auteur de 1000 idées et adresses pour voyager engagé, guide d’utilité publique qui verra bientôt le jour. D’autres projets concrets chapeautés par DELSEY PARIS incluent l’organisation d’actions collaboratives et responsables comme le nettoyage de sites naturels souillés et la sensibilisation du grand public au tourisme durable et responsable, premier pas vers le respect des autres et de notre planète. #TheGreenMove

Article de PK Douglas

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La Namibie, « pays du vent », est un pays immense de la taille de la France et de l’Espagne réunies, mais avec seulement trois millions d’habitants. À la différence de l’Afrique du Sud, dont elle s’est séparée en 1930, la Namibie est un pays très sûr avec très peu de violence. Aujourd’hui, elle vit principalement du tourisme et de l’exploitation de minerais. Pour les voyageurs amateurs de beaux paysages, c’est l’une des destinations les plus spectaculaires au monde. Le pays est exigeant, dans le sens où il est constitué essentiellement de désert, et quelques précautions sont à prévoir – comme toujours rouler avec le plein d’essence ou avoir de l’eau sur soi. Pour le visiter au mieux, il faut être prêt à rouler plusieurs centaines de kilomètres durant son voyage et ainsi explorer les trésors que recèle ce pays. 

Il est 18 heures, je suis à 10 000 km de chez moi, à Cape Town, et je viens de rater mon vol pour Paris. En général, je prends ce genre de mésaventure pour un signe du destin. Et si je n’avais pas encore assez profité de l’Afrique pour cette fois ? Et s’il fallait que j’explore encore un peu ? Finalement, ce sont souvent les voyages les plus improvisés qui sont les plus extraordinaires. Et si je profitais de cet imprévu pour partir à l’aventure, un road trip à travers les pistes orange, un peu au hasard des rencontres ? 

Je sors mon ordinateur et, en quelques minutes, je réserve un vol. Pour 150 euros, direction la Namibie, le lendemain à 5 heures du matin. La Namibie… J’en ai toujours rêvé. Ses grandes étendues, ses animaux sauvages… Je prépare mon itinéraire sur Instagram et Google Maps, et j’en profite pour booker un billet supplémentaire pour faire une surprise à ma petite amie, Juliette. En une heure à peine, je passe d’un avion raté à un voyage de rêve improvisé. 

Au petit matin, je saute dans l’un des plus petits avions que j’aie jamais pris et je contemple l’un des plus beaux levers de soleil de ma vie. Les ciels africains sont réputés pour être extraordinaires, mais jamais je n’aurais pu imaginer qu’ils étaient à ce point magnifiques vus de là-haut ! Nous passons une bonne heure à survoler tout le sud du pays sans apercevoir ni ville ni de route. Des milliers de kilomètres de savane et de désert. Je cherchais du dépaysement, alors là, je vais être servi ! 

Rendez-vous en terre inconnue 

L’arrivée est très surprenante : l’aéroport est minuscule, mais tout est prévu pour les voyageurs qui arrivent les mains dans les poches (comme moi). Rien ne manque : la boutique de cartes SIM, les agences pour louer un véhicule, un restaurant pour le petit-déjeuner, de quoi acheter quelques souvenirs. Une heure plus tard, me voici prêt : un forfait de téléphone local que j’ai payé 10 €, un 4×4 tout équipé pour les pistes qui m’a coûté 70 € par jour, et le ventre plein. Le temps de compléter mon itinéraire grâce à quelques inspirations que je trouve sur un stand de cartes postales, et l’avion de Juliette est annoncé. Je ne le sais pas encore, mais un voyage très spirituel est sur le point de commencer. 

De la route, et des pistes de réflexion 

« Ok, est-ce que tu préfères qu’on choisisse ensemble l’itinéraire, ou est-ce que tu veux la surprise ? » Évidemment, Juliette choisit la surprise. Nous voici donc en train de foncer vers le sud-ouest, pour notre première destination au nom mystérieux qui se situe à 400 km : Sossusvlei, en plein milieu du désert du Namib. On devrait y être rapidement, vu que les routes sont neuves, et qu’on peut rouler à 120 km/h. Alors dans l’idée, oui. Mais en fait, non. Car une fois passée la capitale, Windhoek, la route B1 toute pavée change de visage, jusqu’à devenir la C24, une piste digne du Paris-Dakar. J’en déduis que B ce sont les vraies routes, et C ce sont les pistes. La première heure, la seule chose que nous croisons, c’est une tortue, dont nous sauvons la vie, puis une tornade, et bien sûr de la savane. Dit comme ça, on dirait un peu l’apocalypse, mais en réalité le spectacle est saisissant. On a l’impression d’être dans un film, ou sur une autre planète. 

Les kilomètres qui s’enchaînent pendant des heures invitent à une introspection : l’Afrique, ce continent mythique et extrême, aride et immense, berceau de l’humanité et foyer de toutes les passions, avec des cultures si riches et une faune si surprenante, et nous deux, dans notre coquille de noix qui naviguons vers notre première destination. Paris nous semble si loin ; les problématiques de la ville nous paraissent si éloignées de la vraie vie… 

Quand soudain, une alarme retentit. Nous reprenons nos esprits : c’est la réserve… Nous n’avons presque plus d’essence. Et nos téléphones ne captent aucun signal. Clairement, nous sommes seuls sur Mars, into the wild. Et nous sentons encore plus la toute-puissance de la nature. Nous sommes maintenant entre ses mains. 

J’aimerais bien vous dire que nous avons stressé et que, jusqu’à la dernière seconde, nous avons cru que nous n’allions pas y arriver. Mais, à l’horizon, nous apercevions un nuage providentiel. Pas un mirage, pas une tornade, mais bien des mouvements humains, probablement des voitures, probablement un carrefour, probablement une solution. 

Nous arrivons à la ville étape de Solitaire, un nom comme ça, ça ne s’invente pas. Nous faisons un plein et apprenons deux des nouvelles règles d’or de la Namibie : toujours rouler avec le plein sur les pistes, et toujours avoir du cash pour payer le plein. Car la machine à carte bleue marche cette fois, mais nous avons entendu dire que certains avaient attendu 48 heures. 

Comme dans tout vrai road trip qui se respecte, nous en profitons pour faire un pique-nique station essence, le genre de repas constitué de tous les mets hétéroclites qu’on trouve dans ce genre de boutique. Au menu du jour : petits pois en conserve dans leur jus, fromage à hamburger, gâteaux apéro et redbull. Nous survivons à ce repas, et repartons le plus vite possible en fonçant vers le soleil. Si nos calculs sont justes, nous devrions arriver à Sossusvlei pile à temps pour un super coucher de soleil. 

Ce que j’aime bien sur la route, c’est qu’on peut alterner des moments de débats passionnés, d’autres de réflexions personnelles intenses, ainsi que ceux où on fait le vide, où on ne pense à rien, juste sentir le vent à travers la vitre ouverte, un rayon de soleil sur le visage, et quelques idées qui s’imposent à nous, comme dans un long rêve éveillé. Clairement, je suis inspiré par ces étendues immenses de couleurs que je ne connaissais pas, des sortes de pastels délavés qui s’entre- mêlent, le bleu du ciel qui cohabite avec des aplats d’orange, d’ocre, de rouge, de violet, de vert… Et mes pensées qui suivent le même chemin : qu’est-ce que je retiens de 2018, à quoi doit ressembler 2019, qu’est-ce que je dois changer pour être encore plus heureux ? 

Nous arrivons vers 17 h 30 au canyon de la Sesriem, à l’entrée du parc : nous réservons un tour en hélicoptère au Adventure Center du Sossusvlei Lodge, pour se délecter du coucher de soleil du lendemain. Il faut compter un petit 350 € par personne, à ce prix-là, on peut rentrer en France, c’est vrai, mais nous sommes dans un parc naturel qui pourrait être l’une des merveilles du monde, et ça, ça n’arrive pas tous les jours ! Alors on se dit que cette folie, on se l’autorise. 

Comme nous sommes en basse saison, nous trouvons facilement de la place dans un hôtel, et, quel que soit le budget, il n’y a que l’embarras du choix. Nous prenons une chambre autour de 100 € la nuit, et dînons à la belle étoile, surplombés d’une des voies lactées les plus claires et scintillantes que j’ai pu observer. Pas étonnant, vu qu’il n’y a aucune ville à l’horizon et que nous sommes au beau milieu du désert. Pas de pollution lumineuse, pas de brume, la seule chose qui nous sépare des étoiles, c’est une infinité de rien. Il doit faire 25 °C, une petite brise nous accompagne. Aucun insecte, mais quelques zèbres qui s’approchent de nous. Nous continuons nos échanges philosophiques et, à un moment, je me demande même si je suis encore sur terre. Alors je m’allonge face au sol, les bras ouverts, et je lui fais un énorme câlin, à cette planète que j’aime tant. 

Sossusvlei, la 8e merveille du monde 

Grâce à une application, je sais que le soleil se lève à 6 h 20, et il faut donc que nous arrivions à l’entrée du parc à 5 h 30. La surprise, c’est qu’il n’ouvre qu’au lever du soleil, et donc la seule manière de voir le sunrise depuis le parc, c’est de dormir au Dead Valley Lodge qui se situe à l’intérieur. Bon à savoir. Le parc naturel dispose de 60 km de routes confortables qui slaloment au milieu des plus hautes dunes de sable au monde. Elles sont posées là au milieu de rien, dessinant des formes abstraites d’un rouge saisissant, parfois ponctuées de quelques arbres fossilisés. Nous nous approchons d’un de ces arbres… Et une fois de plus nous restons sans voix. Comment ces dunes sont-elles arrivées là ? Est-ce que cet arbre est aussi vieux que le monde ? Nous passons la matinée dans les dunes, jusqu’à ce qu’il fasse trop chaud, et le reste de la journée sera consacré à préparer l’itinéraire des jours suivants, en profitant de la piscine de l’hôtel. 

Enfin presque. Car si vous avez suivi… Nous avons rendez-vous à 17 h pour aller faire un tour d’hélicoptère au-dessus du parc. Franchement, ce n’était pas terrible. Non, je rigole bien sûr, s’il y a bien une dépense à prévoir en Namibie, c’est celle-là. Sans hésiter. En prenant de la hauteur, on se rend compte de l’envergure de ces géants de sable, qui s’étendent à l’infini, comme des vagues qui auraient été cristallisées dans leur course, pour former une danse subtile d’ombre et de lumière. 

La ville fantôme de Kolmanskop 

Tout voyageur normal, aurait ensuite mis cap vers le nord pour aller voir les animaux. Mais il y a cette ville, au sud, qui nous oblige à faire un détour de 1 700 km… Mais qui nous plaît bien. Vous allez me dire, il faut être dingue pour s’infliger un tel détour. D’autant que nous n’avons pas beaucoup de jours sur place. Mais finalement, la Namibie, c’est un pays de road trip. On peut se poser une journée à la piscine, mais l’essentiel se passe surtout sur la route. On verra forcément des choses en chemin, et Kolmanskop, apparemment… eh bien, ça vaut le détour. 

Nous partons donc aux aurores, et après quelques dizaines de kilomètres, nous traversons la réserve de NamibRand, une sorte de tableau impressionniste à l’échelle d’un paysage panoramique. Nous sommes obligés d’arrêter plusieurs fois la voiture, juste pour nous émerveiller, et échanger des superlatifs sur le fait que, vraiment, c’est l’un des plus beaux paysages au monde. Le reste de la journée, nous croisons des oryx, un homme à pied à plusieurs centaines de kilomètres du premier village, et toujours pas de station essence. Finalement, nous sortons de trois jours de pistes et arrivons vers 16 h à Aus pour faire le plein avant notre dernière étape : 150 km d’une des plus longues lignes droites du monde, jusqu’à celle qui s’est fait tant désirer : Kolmanskop. La ville est née suite à la découverte d’un gisement de diamants au XXe siècle, puis elle a été abandonnée, et aujourd’hui, le désert du Namib engloutit lentement cette ville fantôme. 

Comme notre voyage est placé sous le signe de la chance, là encore nous arrivons pile à temps pour le coucher de soleil. Sauf qu’une fois arrivés, nous tombons nez à nez avec une barrière, et des horaires… Ouvert de 8 h à 13 h. Un homme nous interpelle et nous explique qu’il travaille là. « C’est fermé le soir, car la lumière est moins belle et il y a trop de vent. » Vous l’avez déjà deviné : il nous faut moins d’une minute pour négocier un accès privé. Il nous ouvre la barrière, et la ville de sable est à nous. 

Nous repartons de cette session d’urbex avec les appareils photo remplis de poésie, et passons la nuit dans la ville portuaire de Lüderitz, à quelques kilomètres de là. Pour dormir, nous choisissons un Airbnb que nous réservons à la dernière minute. Je ne recommande pas forcément de faire autant confiance à la chance comme ça et il est souvent plus sûr et sensé d’anticiper un peu. Mais après avoir visité plus de 130 pays, j’essaie parfois de provoquer un peu l’aventure. Et puis, au pire… Il reste le coffre du pick-up pour dormir. 

La réserve Erindi 

Le lendemain, nous repartons au lever de soleil pour la plus longue étape du voyage : 1 000 km de route pour revenir sur nos pas, et aller voir des animaux. Cette fois la route est goudronnée, il y a deux fois plus de stations essence que sur les pistes. Là encore, nous visons juste puisque nous arrivons à 16 h à l’entrée du parc. Plutôt que d’aller à Etosha, comme tout le monde nous l’a recommandé, nous avons plutôt fait confiance à mon ami Donal, qui est photographe animalier, et qui m’a conseillé d’aller plutôt à Erindi. Il a lui-même formé tous les rangers à la photographie pour qu’ils sachent trouver les bons angles, les bonnes lumières, et moi, c’est le genre d’argument qui me convainc. 

Les chambres du Old Traders Lodge sont un peu chères, mais pour 200 €, on a aussi droit à 3 repas et 2 excursions dans le parc avec des guides. Sachant que tout l’argent est réinvesti dans la préservation des animaux en voie de disparition, alors on ne négocie même pas les prix. Mais le cadeau-bonus, c’est que comme nous venons de la part d’un ami, le parc nous prévoit quelques surprises pour le second jour. 

Nous passons la première journée à côtoyer crocodiles, hippopotames, girafes, éléphants, vautours, rhinocéros… Au final, nous voyons plusieurs centaines d’animaux, de plusieurs dizaines d’espèces différentes, tous en liberté et en bonne santé. Mais pas de gros chat. 

Le second jour, on frappe à notre porte. Nous devons changer de chambre. Et là, notre première surprise : nous allons passer une nuit dans la suite présidentielle. Piscine privée, architecture absolument sublime… Et un lac dont on ne perçoit pas encore la richesse, jusqu’à ce qu’un bruit inconnu attire notre attention… Le spectacle saisissant d’un troupeau d’éléphants qui charge vers le lac, pour boire et jouer, et se lancent à l’assaut des hippopotames qui, eux-mêmes, chassent les crocodiles, dans un immense jeu de chaises musicales. 

Lorsque le spectacle se termine, nous partons à la rencontre des bushmen. Ces peuples autochtones de chasseurs ont des traditions qui se perpétuent depuis des dizaines de milliers d’années. Persécutés à une époque à cause des mines de diamants sur leur territoire, ils sont aujourd’hui de nouveau chez eux. On assiste à des danses et à des chants traditionnels et, en regardant au fond des yeux d’une des femmes, j’ai l’impression d’être en connexion avec tous mes ancêtres depuis 10 000 ans. Il y a une telle force dans le visage de cette femme, de la dureté et de la justesse, on ne se comprend pas, on ne discute pas, mais on parle la même langue. Sans rien dire à haute voix, c’est comme si on tombait d’accord sur le fait que la seule chose qui compte c’est maintenant, et ici. Rien d’autre n’a d’importance. Juste vivre. Sentir la vie. 

Un ranger vient nous voir pour une surprise : une excursion privée dans le parc avec leur meilleur guide. Je demande à l’Irlandais au volant si c’est lui, le fameux meilleur guide. Il me répond que lui, c’est seulement le second meilleur et il me montre du doigt un des bushmen qui est assis sur le capot de la voiture. C’est lui, le boss. On se met en route, avec notre ami torse nu, lance à la main et regard d’aigle, assis à l’avant du véhicule. Après 20 minutes de route il fait un signe au chauffeur, court vers des buissons et nous fait découvrir un léopard et ses 3 petits. Au cours cette excursion, il nous permet aussi d’observer des lions ainsi qu’un jaguar. Et nous terminons le voyage avec cette formidable pensée que les peuples autochtones sont arrivés à un niveau de communion avec la nature qui est peut-être finalement la plus belle chose qu’on ait vue, en Namibie. 

Sur le chemin de l’aéroport nous ne sommes pas bien sûrs de la réalité de ce que nous venons de vivre. Et regarder nos photos ne nous aide pas à nous en persuader non plus… La seule manière de le savoir, ça va être d’y retourner !

INFOS PRATIQUES

Comment s’y rendre ?
En avion avec une escale, prévoir environ 15h depuis Paris à 750€.

Quand y aller ?
De novembre à avril, les conditions pour observer la faune sont idéales. La haute-saison, de mai à octobre, est plus touristique et les prix sont plus chers…

Comment se déplacer ?
À part certains qui traversent le pays à vélo, l’idéal est de louer un 4×4. 

Comment dormir ?
Pour un maximum d’aventure, les 4×4 avec tente sur le toit. Pour les petits budgets, la tente en camping. Mais penser à apporter sa tente depuis la France, car elles sont extrêmement chères à l’achat en Namibie. Pour un maximum de confort, les hôtels (ils sont tous sur booking.com). Et pour une expérience plus authentique, dormir chez l’habitant grâce à Airbnb. En haute saison, essayer de réserver assez tôt, car il y a peu d’offres de logements dans le pays et elles sont parfois très éloignées des points d’intérêt. 

Que rapporter ?
L’artisanat des bushmen est magnifique, on trouve de très beaux bracelets en cuivre ou en bois sur les marchés. 

LES 10 INCONTOURNABLES

1.
Voir les dunes de Sossusvlei depuis le ciel, en avion, hélicoptère ou montgolfière.

2.
Explorer la ville fantôme de Kolmanskop, de 8h à 13h.

3.
Manger des fruits de mer au Portuguese Fisherman Seafood and Fish dans la ville de Lüderitz.

4.
Prendre un petit-déjeuner au restaurant du Old Traders Lodge à Erindi.

5.
Éteindre les lumières et dîner à la belle étoile sous la voie lactée.

6.
Dégonfler ses pneus à Sossusvlei à 1,5 bar et aller conduire dans les dunes vers Dead Vlei. Uniquement avec un 4×4 muni d’un compresseur qui permet de regonfler les pneus.

7.
Aller voir le lever de soleil depuis la dune de Big Daddy à Sossusvlei.

8.
Aller à Erindi ou Etosha pour tenter d’observer les big 5 d’Ernest Hemingway : le lion d’Afrique, le léopard d’Afrique, le rhinocéros noir, l’éléphant d’Afrique, le buffle d’Afrique.

9.
Aller dans un village de bushmen pour s’imprégner de la culture locale.

10.
Aller tenter de trouver des épaves de bateaux à Skeleton beach.

Article et photos de Steven Herteleer