2021 arrive à grands pas, et deux envies ne nous quittent plus : se détendre, et se faire plaisir. Pour ça, voici une sélection de petits délices à s’acheter pour cette nouvelle année.

On l’a assez dit, mais cette année 2020 a déjà été bien assez difficile pour se prendre la tête. Alors, si vous voulez commencer 2021 en dégustant de bons produits, on vous comprend. À l’inverse, si vous êtes en pleine crise de foie et avez envie de manger des bouillons, on compatit. Il n’y aura plus qu’à attendre quelques jours, et hop vous pourrez à nouveau en profiter ! 

Champagne Lanouvelle

Si vous avez envie de rester dans l’esprit des fêtes, on vous conseille le Champagne LanouvelleProduit en plein cœur de la Champagne, cette maison (et son créateur) ont voulu moderniser et démocratiser cet alcool. Trop souvent réservé aux grandes occasions et aux cadres solennels, le Lanouvelle s’invitera plus facilement à nos tables. Wanna pop ?

Thé et infusions Greenma

L’hiver, rien de mieux qu’une bonne tisane ou un bon thé pour se réchauffer. Et pour remplir vos placards, la marque Greenma est notre petite chouchoute. Ce qui est particulièrement bien, c’est leur engagement zéro déchet. Mais pas seulement ! Leurs infusions et thés sont également très bons, et leurs bienfaits très spécifiques. Nos préférés ? La Mama Relax et la Magic Mama (« élue meilleure infusion 2019 »). En termes d’infuseur, celui en verre est incontournable ! 

Box à vin Le Petit Ballon

Pas fan de bulles, mais quand même adepte de vin ? On a un bon plan pour vous. Le petit ballon vous propose une box de dégustation de vin. Du « bon rapport qualité-prix-plaisir » aux vins d’exception, en passant par les bouteilles bios, vous trouverez la box idéale. Et vous pourrez aussi y (r)acheter vos bouteilles favorites. 

Les desserts de Yann Couvreur

Le pâtissier parisien Yann Couvreur propose pour cette fin d’année (et début 2021) différents desserts gourmands. Si la bûche de Noël nous a largement fait saliver, on a maintenant très envie de goûter ses derniers marrons glacés… Et surtout Le Merveille Praliné. Dessert signature, il ravira tou·te·s les fans de chocolat et de praline. En plus, il fera sensation sur votre table !

Mozzarella Ottanta

Adepte de mozzarella ? Vous devez absolument considérer d’acheter de la production française. Fior di Latte ou Di Bufala, l’important : c’est qu’elle soit créée avec amour. Et pour relever vos plats – qu’ils soient italiens ou non, on vous recommande celle d’Ottanta, bio et créée par une Italienne qui avait envie de montrer l’excellence des Pouilles aux Français·e·s.  Auvergne-Rhône-AlpesBretagneIle-de-France… De nombreuses productions de mozza se sont installées dans nos régions, pour notre plus grand plaisir. 

Huile à la truffe Artisan de la Truffe

Ah ! La truffe. On l’adore ou on la déteste, il n’y a pas de juste milieu. Si vous l’adorez, vous adorerez aussi cette idée. Pas de doute, l’huile à la truffe sera à consommer avec parcimonie. Mais chaque goutte pourra faire de votre plat ordinaire un plat d’exception. Une salade à la truffe ? Miam. Un gratin de macaronis à la truffe ? Miam aussi. Vous l’aurez compris, c’est celle de l’Artisan de la Truffe qu’on vous conseille.

Et vous, vous êtes de quelle team ? Team on se fait plaisir ou team crise de foie ? 

Article de Clémence Bouquerod 

Vous n’avez pas encore acheté votre calendrier de l’Avent, et vous en avez marre d’attendre Noël avec du chocolat ? Cette sélection est pour vous. 

On sait, on est déjà le 2 décembre. Mais on sait aussi que certain·es d’entre vous n’ont pas eu le temps d’aller acheter leur calendrier de l’Avent, avant. Alors, pour tou·te·s les retardataires (et ceux et celles qui en ont marre du chocolat), la team Paulette vous a concocté une sélection. 

Les calendriers de l’Avent beauté 

  • Calendrier de l'avent Diamond & Ice 24 cases
  • Calendrier de l'avent Diamond & Ice 12 cases
  • Calendrier de l'avent Wild Wishes 24 cases
  • Calendrier de l'avent Wild Wishes 12 cases
  • Calendrier de l'avent Make it real 12 cases

Cela commence à faire quelques années que ces calendriers sont devenus populaires. Et on ne sait pas vous, mais nous, on en raffole. Ils nous donnent vraiment l’impression d’avoir un pré-cadeau de Noël chaque jour avant sa célébration. Le problème, c’est qu’ils sont souvent très chers. 

Ce calendrier Nyx est disponible en 24 ou 12 cases. Highlighter, rouge à lèvres, poudre, fard à paupières, celui de 24 cases contient une belle sélection de maquillage. Quant à celui de 12 ? Il propose une belle sélection de produits pour les lèvres. 

Mélange de soins et de maquillage, ce calendrier de l’Avent ravira les indécis·es. De quoi se pimper en amont des fêtes, pour se sentir beaux et belles. Disponible aussi en 24 ou 12 cases. 

  • Make it real – The Body Shop – 50

Le calendrier de l’Avent de The Body Shop est parfait pour tou·te·s les fans de soins qui nous lisent. Au bout des 24 jours, vous aurez refait le plein de produits pour vos dimanches cocooning. Et en plus, quelques accessoires de bain vous y attendent. Cool, non ? 

Les calendriers de l’Avent thé

  • Calendrier de l’avent de thés et produits de beauté
  • Calendrier de l’avent de thés
  • Calendrier de l’avent de thés Clipper

Avis à tous nos tea addicts, cette sélection est pour vous ! Les calendriers de l’Avent thé, c’est la certitude de commencer la journée du bon pied, et avec un goût nouveau. Et le mieux, c’est qu’il y en a à tous les prix, et pour tous les goûts.

  • Calendrier Clipper – 3,99 €

Ce calendrier, c’est l’alternative petit budget de cette sélection. Mais petit budget ne veut pas dire mauvaise qualité, et bien au contraire. La marque Clipper vous ravira avec ses infusions et thés pendant 24 jours de pur plaisir.

  • Calendrier Dammann Frères – 23

Plus besoin de les présenter, les thés Dammann Frères ont déjà conquis nos cœurs. Alors que demander de plus qu’un beau calendrier de l’Avent de leur marque ?  En plus, vous aurez une case pour le jour de Noël, et pourrez découvrir huit nouveautés 2020 !

  • Wild Wishes Thé & Beauté – Sephora x Kusmi Tea – 39,99 €

On a trouvé encore mieux pour les indécis·es que le calendrier soin & beauté Sephora, le calendrier beauté et thé, de Sephora x Kusmi Tea. Soins, maquillage, thé… Chaque jour, ce sera une vraie surprise. 

Les calendriers de l’Avent insolites  

Thé ou maquillage, ce n’est pas votre truc ? Pas de panique, on a aussi une sélection de calendrier de l’Avent insolites. Sextoy ou bière, il n’y a plus qu’à faire son choix. Ah, et vous pouvez même régaler votre chien ! 

On vous en a déjà parlé… Mais on rêve toujours du calendrier de l’Avent Amorelie. Confinement ou pas, on a toujours autant le droit de vouloir se faire plaisir. Et une fois par jour nous paraît tout juste raisonnable. 

  • Calendrier de bières – Le cercle de l’Orge – 76,90

Pourquoi attendre Noël pour se faire plaisir ? Ce calendrier est parfait pour tous les amateur·rices de bières d’entre vous. Et en plus, il est composé de bières 100 % françaises, et pour ça, on applaudit ! 

  • Calendrier pour chien – Lily’s Kitchen – 11,99 €  

Vous avez déjà le vôtre, mais avez peur que votre compagnon à quatre pattes soit jaloux ? Celui-ci est fait pour vous. 24 friandises, histoire de faire patienter votre chien jusqu’à Noël. De quoi en profiter pour lui apprendre de nouveaux tours ! 

On espère avoir rassuré les retardataires, et vous avoir donné une idée pour attendre Noël tout en vous faisant plaisir… 

Article de Clémence Bouquerod

Le thé se boit lentement. Un fait dû à son histoire, au rituel qui entoure son service, mais aussi aux liens étroits que sa production a noués avec la nature, les saisons, les éléments et les cycles qui la composent, au fil des millénaires. Aujourd’hui, si notre tasse ne se vide pas en un éclair, on a quand même un peu perdu la patience d’explorer les richesses de ce breuvage précieux. Et pourtant, le thé se déguste comme du vin, d’après les expert.e.s. Pour combler nos lacunes, on a discuté avec Shutaro Hayashi, un producteur japonais de la région de Kirishima, sur l’île de Kyushu, qui fait du bio sa priorité. On a aussi découvert la cérémonie chinoise de Gong Fu Cha, qui prône la technique du thé « parfait ». Et surtout, on a appris à savourer.

Cela fait maintenant vingt minutes que je sirote sans trop y penser une tasse de Christmas tea signé Dammann frères, composé de thé noir, d’ananas, d’orange et d’arôme de caramel. Vingt minutes que je porte le bord du récipient en céramique à mes lèvres pour une gorgée, puis le pose pour me replonger dans l’histoire captivante de Dans la forêt, l’ouvrage apocalyptique de Jean Hegland. Entre deux pages et quelques divagations de mon esprit, j’en viens à me demander pourquoi le thé s’apprécie toujours aussi lentement. Pourquoi un café peut-il se descendre en quelques secondes debout, au comptoir d’un bistrot, alors que la boisson végétale requiert presque un état d’esprit pour opérer sa magie ? si on y réfléchit, on n’a jamais entendu personne dire : « Je me prends un thé vite fait et je file ! » Il s’agit davantage d’un rituel qui accompagne un film, une série, un livre, une activité qui nous fait du bien. Et pas sur le palier avant d’aller bosser.

Je m’interroge : cette lenteur qui caractérise la dégustation du thé serait-elle simplement liée à des habitudes sociales récentes, ou plutôt tirée des méthodes quasi sacrées de sa production, dont les techniques remontent à des millénaires, et des secrets que ses feuilles renferment ? Pour le savoir, il faut d’abord revenir aux origines de la plante, puis à sa confection. Et voyager au cœur des mythologies chinoise et bouddhiste.

En 2737 avant J.-C., Shennong, père illustre de l’agriculture et de la médecine chinoises, avait sommé ses compatriotes de ne s’abreuver plus que d’eau bouillie par souci d’hygiène. Suivant sa propre recommandation, il s’installait souvent aux pieds d’un arbre, le Camellia Sinensis, pour profiter d’un peu d’ombre, un récipient d’eau brûlante dans la main. Un jour qu’il se repose, quelques feuilles tombent dans le liquide, et l’infusent. S’en dégagent alors une couleur verte et un parfum qui l’intriguent. En goûtant, il ne peut s’empêcher de remarquer l’effet de fraîcheur que le mélange procure, et partage sa découverte. Jolie fable, certes, mais pas la seule à expliquer l’origine du thé.

Car du côté des montagnes du pays aussi, on a sa petite idée quant à la naissance de sa matière première. On devrait ainsi la pousse du végétal à Siddhartha Gautama (le Bouddha encore jeune moine) qui, après une balade méditative dans les bois, s’est endormi, lui aussi, près d’un arbre. À son réveil, il entre dans une colère folle face à son manque de discipline, s’arrache les cils et les balance dans le vent. Ils atterrissent sur le sol et, d’après la légende, en seraient nés les arbres qui donnent les feuilles de thé. Ces deux contes poétiques (quoique assez douloureux pour l’un) ne s’accordent peut-être pas sur les circonstances, mais se rejoignent sur une croyance ferme : la nature elle-même a créé le breuvage.

Le pouvoir de la nature

Dans les reliefs de Kirishima, sur l’île de Kyushu (la terre la plus au sud de l’archipel du Japon), Shutaro Hayashi cultive ses terres avec passion aux côtés de son père, Osamu, et de son frère, Kenji. La plantation verdoyante apparaît comme une oasis au cœur d’une forêt qui cache des ravins parfois abrupts et concentre une chaleur humide, nécessaire à son épanouissement. L’entreprise familiale se transmet de père en fils depuis cinq générations maintenant. Shutaro Hayashi, à peine 30 ans, nous explique que l’aventure commence lorsque son ancêtre, Kisuke Hayashi, qui fait à l’époque commerce de feuilles de tabac, se rend à Tokyo pour vendre sa marchandise, en 1897. « Sur le chemin, il passe par les jardins de thé de Shizuoka, l’une des plus grandes régions productrices de thé du Japon, raconte-t-il. C’est ce qui lui donne l’envie d’essayer de faire son propre thé. De son voyage à Shizuoka, Kisuke rapporte des graines de thé à Kirishima et plante les buissons sur ce qui est maintenant notre jardin de thé. »

Aujourd’hui, la plantation Hayashi produit différentes sortes de thés qui respectent toutes un procédé bien particulier – et que Shutaro maîtrise à la perfection. Parmi elles, le Tennen Gyokuro Asatsuyu, issu des feuilles ombragées et rares de l’Asatsuyu, cueillies très fines avec un étuvage profond. « J’aime son riche umami (cinquième saveur détectée par le palais, après le salé, le sucré, l’acide et l’amer, ndlr) et son fort arôme, confie-t-il. C’est une variété que j’ai moi-même plantée et cultivée, je m’y sens donc profondément connecté. » Un attachement qui explique sûrement son envie de « préserver cette façon de travailler dans un environnement entouré par la nature ». Car le jeune producteur et son père ont mis un point d’honneur à se séparer des pesticides néfastes dont la génération précédente avait abusé. Et à passer au bio. « Mon père était persuadé que l’on pouvait cultiver du thé en s’appuyant uniquement sur les cycles positifs de la nature elle-même », assure l’héritier.

Shutaro Hayashi respecte la lenteur des saisons et des éléments (qui souffrent désormais du réchauffement climatique, déplore-t-il) jusque dans la confection des feuilles. Il explique d’ailleurs qu’il leur faut quatre longues heures avant de devenir du thé. « Pour faire du thé vert, les feuilles brutes fraîchement récoltées sont cuites à la vapeur forte ; elles contiennent donc une très grande quantité d’eau, qui doit ensuite être évacuée le plus rapidement possible », nous apprend l’expert. Il les pétrit avec soin tout en réduisant progressivement la teneur en eau. « Je peux ainsi créer un thé vraiment bon. » et de cet élixir, le jeune producteur en est le premier amateur : « J’en bois tous les jours, conclut-il. Mais je ne m’en lasse jamais ; c’est une boisson spéciale qui apaise le corps et l’esprit. » Ce respect des cycles de pousse et de transformation justifie une autre lenteur : celle de la dégustation.

Tea for two

En 2020, on achète du thé à chaque coin de rue. Bas de gamme dans les supermarchés, plus fin dans les boutiques spécialisées. thé noir, thé vert, thé blanc, rooibos, lapsang souchong : il y en a à la pelle. Un bonheur pour les adeptes du breuvage, une mine d’or pour les patron.ne.s de restaurants. Car pour un peu d’eau chaude et un sachet, on paye vite 4 euros en moyenne, contre 2 pour un expresso à Paris. Un prix exorbitant quand on sait que le paquet d’English Breakfast vaut à peine la moitié. Rue 89 justifie cependant ce tarif par deux raisons. La première : le caractère traditionnellement luxueux du breuvage, qui s’est longtemps fait rare en Europe, car lointain. La deuxième : le temps que l’on prend à le boire.

Interrogée par Émilie Laystary pour le podcast Bouffons, Carine Baudry, aromaticienne, indique ainsi que l’on aborde « une dégustation de thé comme on aborde une dégustation de vin », et qu’en découvrant ses notes, ses saveurs, ses textures, on explore son histoire. On est « ému.e par sa richesse », poursuit-elle. Une subtilité qui se dévoile petit à petit, une diffusion qui se fait désirer. Comme pour récompenser les plus persévérant.e.s. Mais qui reste incompatible avec un besoin de facilité, d’intensité immédiate commun à notre époque. L’érudite ajoute d’ail- leurs que pour pallier la lenteur d’expression des parfums du thé d’origine, on a aromatisé les feuilles des sachets industriels. Seulement, la quête de résultats instantanés nuit à l’appréciation du breuvage. Pour retrouver les plaisirs cachés du thé, Carine Baudry conseille donc de se rendre dans un comptoir de thé, « là où l’on prend vraiment conscience de l’intérêt du temps [dans la dégustation], c’est quand on prend trois thés, et qu’on s’amuse à les comparer, en respectant les conditions de préparation indiquées sur les emballages », suggère-t-elle. Goûter trois thés de trois couleurs différentes et « comprendre qu’on est dans un univers extrêmement riche ».

C’est justement cette richesse que la cérémonie du thé chinoise, Gong Fu Cha (littéralement « prendre le temps pour le thé »), permet de découvrir. Il existerait ainsi une façon parfaite de se délecter de la boisson millénaire, établie durant la dynastie Ming (1368-1644). et notamment de préparer l’eau qui servira à libérer ses notes : « Ne faites pas bouillir l’eau trop rapidement », lit-on dans les pages de Thé, de Joseph Wesley Uhl, qui retranscrit les instructions traditionnelles. Laissez-la pétiller d’abord comme un œil de crabe, puis comme un œil de poisson pour qu’elle puisse bouillir enfin telle une myriade de perles tournoyantes. » Une technique plutôt imagée qui privilégie les infusions brèves et en petites quantités, dans des petites théières – dont une en argile afin de maintenir l’eau à une température élevée – pour mieux les maîtriser. Ajoutez à cela un geste précis et minutieux, et il n’y a plus qu’à déguster.

En terminant ma tasse, je me dis que la prochaine fois, je profiterai davantage des saveurs, je tenterai d’identifier les notes, d’imaginer le paysage qui a vu grandir les feuilles. J’apprécierai les parfums discrets qui se libèrent sous mon palais. Et je prendrai encore plus mon temps.

Article du numéro 47 « Renaître » par Pauline Machado