La semaine dernière, suites aux mesures gouvernementales, les restaurateurs ont dû repenser une organisation jusque-là bien assise et appréciée des frenchies. Couvre-feu à 21 heures ? Qu’à cela ne tienne, on dégaine un early dîner ! Nos adresses chouchoutes aménagent leurs plages horaires avec un service spécifique en soirée et de possibles offres inédites en journée. L’objectif ? Que le patrimoine culinaire français continue de rayonner et de nous faire vibrer. On fait le point.

Un dîner en mode Paulette in ParisLe Choupinet

Le Choupinet s’est immanquablement hissé comme l’un des spots les plus appréciés de la jungle urbaine parisienne. En plein cœur du quartier latin et à seulement quelques enjambées du jardin du Luxembourg, il bénéficie d’un emplacement de choix. A l’intérieur, végétation luxuriante et style industriel s’unissent, dans l’objectif de concevoir un lieu moderne où il fait bon vivre.

A l’heure du souper, on commence par s’enivrer d’une réconfortante crème froide de choux fleur. Puis, happé·e par l’odeur alléchante des mets de la rôtisserie Choupinet, on ne résiste pas au charme d’un demi poulet rôti croustillant et moelleux, accompagné de frites maison. Pour clore ce repas, on se délecte avec un régressif pain perdu brioché.

Côté horaires : ouvert de 8 heures à 20 heures.

Une échappée partagée – Terra

Ce que l’on apprécie dès l’entrée de Terra, c’est l’imposante cuisine ouverte, assurant aux hôtes une ambiance feel good ! Jean His fait tinter les casseroles, en misant sur une cuisine décomplexée, inventive et de saison. Le petit plus ? Le plat de résistance est concocté pour deux personnes, entraînant un max de convivialité.

Les recettes sans cesse renouvelées invitent à la découverte perpétuelle et à l’épanouissement des papilles. Au menu par exemple : une burrata ultra-crémeuse arrosée d’un pesto d’oseilles et pimpé de truffe ; un bœuf maturé grillé entouré d’une purée et rehaussé d’une sauce diable ; et enfin, une crème légère au café twistée avec un agrume et des biscuits croquants.

Côté horaires : uniquement le week-end de 12 heures à 19 heures.

Une escapade méditerranéenne – Grand Café d’Athènes

Sous la houlette de Chloé et Benjamin, ce lieu dénommé Grand Café d’Athènes promeut au mieux le patrimoine culinaire grec. Ici, on mise sur un sourcing de qualité, du fait maison et des recettes traditionnelles modernisées, le tout dans la joie et la bonne humeur (méditerranéenne) !

Au programme des réjouissances culinaires, on se laisse volontiers tenter par des mezzés à partager en bande (tout en respectant la limite de 6 personnes) à l’instar des Spanakopita, de succulents chaussons fourrés aux épinards, aux herbes fraîches et à la feta. En guise de plat, on chavire pour un poulpe fondant marié à des pommes de terre tièdes. On termine sur une note douce et légère avec le yaourt grec glacé au miel de thym et son granola vert.

Côté horaires : tous les jours de 18h30 à 21 heures.

Une envolée étoilée – La Dame De Pic Paris

Meilleure femme cheffe du monde, Chevalier de la Légion d’honneur et plusieurs fois cheffe de l’année : Anne-Sophie Pic demeure un pilier du parterre culinaire français et international. C’est dans son restaurant gastronomique parisien La Dame de Pic au décor raffiné, pur et élégant qu’elle signe un menu inédit en accord avec le couvre-feu et intitulé « couvre chef« .

Pensée en trois séquences, on aborde cette balade enchanteresse et florale avec l’un des plats signatures de la chef : le berlingot au camembert fermier, baignant dans un consommé de tomates infusé au géranium et au café. On jettera ensuite notre dévolu soit sur un barbu pour les amateurs de poisson, soit sur un pigeonneau pour les friands de viande. On finit cette escapade sur une touche de fruit, en découvrant une somptueuse poire Williams pochée.

Côté horaires : accueil entre 18h45 et 19 heures, pour un départ avant 20h15.

De quoi se régaler et émoustiller les papilles des gourmets, tout en revenant chez qoi dès que les 12 coups de 21 heures sonneront !

Le Refugee Food Festival remet le couvert pour une cinquième édition. Au programme : de la découverte, du partage et surtout beaucoup de gourmandise. Bien plus qu’un simple évènement, il s’agit d’une ode à la convivialité et à l’appréciation de patrimoines culinaires différenciés. Intrigué.e ? On n’attend plus et on lit ce qui suit !

Refugee Food Festival : késako ?

Contrairement à ce que sa dénomination laisse présager, le Refugee Food Festival ne se limite pas à un évènement annuel. Ce temple de la food se scinde en cinq pôles : à l’event se greffent un restaurant d’insertion prénommé La Résidence et situé au Ground Control ; un service traiteur ; une formation en cuisine et des évènements gourmands en continu durant l’année.

Le noyau dur du projet : contribuer à l’évolution positive des mentalités sur les réfugié.e.s, booster l’insertion professionnelle de pépites en devenir et rassembler les individualités multiples, tout ça à travers le prisme de la table.

La saison 2020 : un festival automnal

Habituellement orchestrée lors de la Journée Mondiale des réfugiés, l’édition 2020 organisée dans 15 villes de l’hexagone se voudra cette fois automnale. Le principe demeure le même : une cinquantaine de cuisinier.e.s réfugié.e.s feront tinter les casseroles dans les cuisines de restaurateur.ice.s français.e.s.

Et pour les food lovers se trouvant sur la capitale, voici le lieu coup de cœur où se réfugier le temps de quelques bouchées. On réserve son 24 octobre (à partir de 12h) chez Polpo, avec aux manettes de cet embarquement vers l’Amérique du Sud : Yann Lesueur et Luis Angel Ramirez Gamarra, chef refugié péruvien. Au bout de la fourchette : un ceviche à vous émoustiller le palais, une paëlla aux fruits de mer et, pour les becs sucrés une création au Dulce de Leche.

Plus une minute à perdre, embarquement immédiat vers une Odyssée gustative en cliquant par ici.

Parcs, squares et jardins rouvrent pour le plus grand plaisir des Français. Humer les fleurs, bouquiner à l’ombre d’un arbre feuillu ou encore lambiner : voilà ce qui attend la plupart d’entre nous. Un petit creux ? Pourquoi ne pas prévoir un pique-nique dans cet antre bucolique ? A la rédac, on a concocté une sélection de joyeuses gâteries qui fleure bon l’été.

Côté salé

1 – Des sandwichs aux tonalités rosées

Sandwich radis betterave

Ingrédients :

Six belles tranches de pain de mie aux graines
250 grammes de ricotta préalablement salée et poivrée
Une betterave rouge crue
Une betterave Chioggia crue
Quelques pousses d’épinards et de feuilles de menthe
Une poignée de radis roses

Préparation :

On commence par laver, éplucher et émincer finement l’ensemble des légumes.

Puis, dans un second temps, après avoir fait toaster les tranches de pain de mie, on en recouvre trois d’une épaisse couche de ricotta. On les parsème d’un panaché de légumes colorés et de pousses végétales.

Enfin, on termine l’opération en superposant les dernières tranches.

Conseil de la rédaction pour simplifier la dégustation : couper les sandwichs en deux, dans le sens de la diagonale.

Sandwich myrtille chèvre

Ingrédients :

Un pain tranché à la farine de petit épeautre et aux graines de courge
Un pot de confiture de myrtille
Un chèvre frais ou tout autre fromage frais : ricotta, brebis …
Une cuillère à soupe d’huile de noisette
Une cuillère à café de vinaigre balsamique

Préparation :

On débute la préparation en étalant le fromage frais sur la moitié des tranches de pain, préalablement toastées.

On y insère ensuite une bonne cuillère à café de confiture de myrtille.

Pour finir, on associe le vinaigre et l’huile, que l’on ajoute en filet au mélange, pour apporter de la gourmandise. On referme avec un morceau de pain brioché et le tour est joué !

2 – Des salades pimpées et colorées

Salade de fraise, tomates cerises, burrata et pesto de pistache

Ingrédients :

Une préparation de pesto de pistache
Une barquette de tomates cerises
Une barquette de fraises
Une belle burrata crémeuse coupée en morceaux
Du sel et du poivre
Quelques feuilles de basilic frais

Préparation :

Que les novices en cuisine se rassurent, cette recette est on ne peut plus simple. Dans un grand saladier, on mêle la burrata, les fraises et les tomates coupées.

On assaisonne le tout avec du sel et du poivre et on agrémente de feuilles de basilic. On finit par ajouter de généreuses cuillères de pesto de pistache, et c’est toute la Sicile qui émoustille les papilles !

Salade de pêche, épinards et fromage de chèvre

Ingrédients :

Un paquet de 125 grammes de feuilles d’épinards
Deux imposantes pêches coupées en quartiers
Un avocat coupé en dés
Un fromage de chèvre frais
Une cuillère à soupe d’huile d’olive
Une cuillère à café de vinaigre balsamique
Du sel et du poivre
Une poignée d’amandes préalablement grillées

Préparation :

Dans un bol, on dépose les feuilles d’épinards, que l’on vient napper d’huile d’olive et de vinaigre balsamique.

Dans un second temps, on garnit la salade des divers éléments : pêches en quartiers, avocat en dés, chèvre émietté et amandes grillées en guise de topping.

On remue, on sale, on poivre et on déguste !

L’astuce à la fois pratique, écologique et esthétique : composer les salades sous forme de salades jars. Pour ce faire, on prend les ingrédients les uns après les autres et on les insère couche par couche. Ne restera plus qu’à bien shaker le tout.

Côté sucré

3 – Billes de tapioca à la fleur d’oranger

Ingrédients :

75 grammes de tapioca multicolore
Une cuillère à café d’eau de fleur d’oranger
50 grammes de sucre semoule
Un fruit du dragon
Un petit ananas
Un sachet de sucre vanillé

Préparation :

On commence par faire porter à ébullition dans une casserole un décilitre d’eau avec l’eau de fleur d’oranger et le sucre.

On laisse cuire deux minutes et on verse le tapioca en pluie. On mélange et on laisse encore une fois cuire à feu doux, jusqu’à ce que les billes de tapioca soient translucides, autrement dit 15 à 20 minutes. On répartit la mixture dans des verrines.

En parallèle, on émince les fruits en cubes que l’on vient associer au sucre vanillé.

On surmonte le dessert de fruits et on sert bien frais.

4 – Fruits d’été en rouleaux de printemps

Ingrédients :

Six feuilles de riz
Une mangue coupée en bâtonnets
Un kiwi coupé en petits dés
Un demi bouquet de menthe fraîche
150 grammes de fraises coupées en quartiers
Une poignée de myrtilles

Préparation:

Première étape : tremper les feuilles de riz dans de l’eau froide, les égoutter et les disposer sur du papier absorbant.

Pour chaque feuille de riz, y nicher au centre une belle poignée de fruits ainsi que quelques feuilles de menthe. On enroule l’ensemble en serrant bien.

Un dessert estival, frais et élégant pour un pique-nique chic et champêtre !

Pour se désaltérer

5 – Citronnade à la fleur d’oranger

Ingrédients :

Un litre et demi d’eau froide
Cinq citrons
70 grammes de sucre en poudre
Une cuillère à soupe d’eau de fleur d’oranger
Un bol de glaçons

Préparation :

D’abord, on lave et épluche les citrons en retirant la partie blanche. On les coupe en morceaux et c’est parti pour un tour au blender.

Ensuite, on ajoute à la préparation le sucre en poudre, l’eau de fleur d’oranger, l’eau et on mixe à pleine puissance.

Pour finir, on emplit le pichet de glaçons et on profite de ce moment d’évasion. On se sentirait presque au Liban, sur les côtes orientales de la Méditerranée …

Pour encore plus de bons plans et de recettes alléchantes, rendez-vous sur @paulette_map

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Un rythme dynamique, un brin de douceur et beaucoup de malices, c’est en chanson que M.A.N distille au mieux ses pensées. Son nouveau single, « Chemically Yours », disponible le 17 juin, est l’occasion pour la chanteuse écoféministe – évoluant à mi chemin entre l’écologie et le féminisme – de mettre en mots l’omniprésence des produits chimiques qui nous entourent. 

Photographie d’Elise Boularan

Dans l’authenticité d’un studio d’enregistrement toulousain, le studio Condorcet, Marina Anne Nolles et son équipe se rejoignent pour enregistrer Chemically Yours (aka « Chimiquement vôtre » en français). D’ici quelques semaines, l’endroit mythique, victime d’un plan de réhabilitation, y fera taire la musique. En attendant sa réouverture en d’autres lieux, l’une de ses dernières productions, portée par M.A.N, viendra caresser nos oreilles. 

Qui est M.A.N ?

M.A.N est une femme. Loin des stéréotypes et des standards, derrière ces initiales se cache Marina Anne Nolles, jeune chanteuse franco-américaine. Son nom de scène, elle le tient d’une discussion avec son alliée de tous les jours : sa maman. « Elle m’a dit : c’est marrant Marina Anne Nolles, ça fait M.A.N. Je lui ai répondu : ah oui, M.A.N est une femme ! On a commencé à délirer sur ça et je l’ai utilisé ! »

M.A.N, c’est aussi des textes engagés, chantés en anglais, flirtant depuis peu avec le français. Le résultat de ses origines, mais surtout d’une frustration grandissante, celle de ne pas toujours se faire comprendre par son public francophone. Au fond, la chanteuse qui collectionne les scènes et les premières parties d’Angèle ou de Clara Luciani, compte bien se faire entendre, quelle que soit la langue employée. 

« What I eat, is killing me … »

Chemically Yours, qui sortira le 17 juin, est un hommage déguisé au Bisphénol A, une substance toxique présente dans les emballages alimentaires et non alimentaires. En mélodie et avec magnétisme, Marina tape du poing et montre l’entièreté de ce produit cancérigène qui « nous tue de toutes parts » : « What I eat, is killing me / What I breathe is killing me / What I drink is killing me / What I think is ultimately killing me ». 

Pour la chanteuse, l’actualité n’a jamais été aussi parlante. Cet appel aux masques, ces derniers mois, elle le perçoit comme quelque chose de nécessaire. Surtout, comme une mesure qui aurait dû être prise depuis longtemps. « Chaque année, des milliers de personnes meurent à cause du cancer ! « Nous sommes en guerre », mais ce n’est pas nouveau ! ». Elle-même touchée de près par la maladie – sa maman ayant eu un cancer du sein -, ce combat, elle ne compte pas l’abandonner.

Photographie d’Elise Boularan

À travers ses chansons, M.A.N en revient à ces valeurs écoféministes. Des idées à la croisée de revendications féministes et écologistes. Une manière de montrer que ces deux combats se rejoignent, que ce système patriarcal et capitaliste attaque aussi bien les femmes que l’environnement. Soit, s’exprimer (chanter) haut et fort sur ce mode de domination des hommes sur les femmes, de cette exploitation de la nature par les humains, etc. 

De manière générale, dès que M.A.N a un message à faire passer, elle le fait sur des airs de « Protest Pop » (des textes contestataires, portés par de la musique pop). La jeune femme mise sur sa voix douce et ses paroles tachetées d’ironie pour attirer l’attention. Marina le dit elle-même : pour se faire entendre, il faut parfois savoir ruser. Ce côté subversif, elle y tient. « Dans l’idéal, je cherche à faire des morceaux comme celui-ci, qui fassent danser les gens sur des paroles horribles et engagées. Un peu comme le titre de Foster The People, Pumped up Kicks qui parle des tueries à Colombine. Ils décrivent les massacres et tout le monde danse dessus. C’est un peu l’ambiance que je souhaitais créer avec Chemically Yours. » 

Une sortie colorée 

« Sur scène, notre live est assez dichotomique. On a des morceaux qui sont assez solaires, je les vois rouges. On a d’autres titres qui, quant à eux, sont plus bleus, plus planants. C’est une ambiance qu’on souhaitait maintenir pour cette nouvelle sortie ! » Pour comprendre la chanteuse, il suffit de tendre une oreille vers ce double single, qui sortira cet été en vinyle 45 tours. Chemically Yours, résolument « solaire », annonce un rythme dansant. Son versant, The Lake, « plus liquide », semble plus cosmique et appelle à l’évasion. Ces deux titres proposent deux ambiances distinctes, deux voyages à part entière. Pourtant, tous deux délivrent le même message : la toxicité des produits qui nous entourent. 

Pour M.A.N, le confinement aura été teinté de créativité et de musique. Un ralentissement comme il se fait rare, mais particulièrement inspirant. En attendant qu’elle nous dévoile le fruit de ses pensées confinées, Chemically Yours est dores et déjà disponible ici, et sera officiellement de sortie demain, le 17 juin. 

Article de Marie Le Seac’h

Un univers bien à elle, une prestance spectaculaire, mais surtout une voix unique qui nous transporte loin. Sarah Rebecca a le don de nous subjuguer peu importe le registre de musique qu’elle choisit, du gospel à la pop en passant par la folk, tout lui réussit. La preuve : son album éponyme sort ce vendredi, le 19 juin !

L’enfant prodige qui a cru en ses rêves

À l’âge de 5 ans, dans son Mississippi natal, Sarah Rebecca annonce à ses parents que le chant et la musique composeront désormais sa vie. Précoce, la petite fille ne s’est pas trompée, puisque depuis ce jour, la musique ne l’a jamais quittée. Elle commence à l’église au sein d’une chorale gospel, guidée par sa grand-mère, puis s’oriente vers le grunge lorsqu’elle fonde son premier groupe à 13 ans, sous l’influence de groupes comme Nirvana. 

C’est le fait de grandir dans le sud des États-Unis via une éducation très sévère et dévouée aux hommes qui fera d’elle une fervente opposante au patriarcat et une féministe active. Plus tard, elle découvre la folk, avant de poser ses valises à Paris où elle se tournera vers la pop. Elle y enregistrera ses plus gros titres, comme Flash ou encore Diamond Veins

À travers son parcours éclectique, la chanteuse nous donne donc une belle leçon de vie : croire en soi, oser, se diversifier, et ne jamais abandonner.

La consécration : l’album

Sarah Rebecca dévoilera son premier album vendredi 19 juin, chez Alter K. Un disque où se mêlent plusieurs influences pop qui se rejoignent autour d’un mantra : se battre pour devenir « la femme dont elle avait besoin lorsqu’elle était enfant ». 

Si on devait le résumer ? Une voix puissante qui s’envole dans les aigus – bouleversant – et quinze titres qui célèbrent cette aventure qu’est la vie. 

Call Me, un petit bijou

Pour l’occasion, sortira même jour le clip de Call Me. Une chanson au refrain entêtant et aux paroles pleines de sens qui résonnent en nous longtemps après son écoute. 

Le clip, à la scénographie époustouflante, est réalisé par la jeune parisienne Rosalie Charrier, si talentueuse. Le choix des couleurs et l’histoire s’accordent parfaitement à la voix doucereuse de la chanteuse, ainsi que le jeu des acteur.rice.s. Au casting, on y retrouve d’ailleurs Marguerite Thiam (dans le clip Neo Surf de Romain Gavras), Corentin Fila (dans Quand on a 17 ans d’André Téchiné et la série Mortel sur Netflix) et Maxence Danet-Fauvel (dans Skam France). Un plaisir pour les yeux, et les oreilles !

Album Sarah Rebecca, sortie le 19 juin

Article d’Ana Michelot

Marre des éternels date nights dans des restaurants ou des bars bondés, envie de faire quelque chose de différent, seul.e ou accompagné.e ? Tenté.e de tester gentiment le féminisme de votre nouveau crush (ou même le vôtre) ? Ou simplement de passer un beau moment plein de réflexions et de rires ?
Filez voir le spectacle de Noémie de Lattre : « Féministe pour Homme » : promis, vous allez aimer !

Noémie Delattre : féminisme, féminité et humour

Jouée pour la première fois en 2017, la pièce de théatre « Féministe pour Homme » de l’actrice, autrice et metteuse en scène française Noémie de Lattre revient cette année encore au Théatre de la Pépinière.

Ce n’est pas la première fois qu’elle aborde le sujet du féminisme. Loin de là. Elle traite de cette cause qui lui tient à cœur dans ses pièces de théâtres précédentes (« Femmes libérées »), ses chroniques sur France Inter ou encore l’essai qu’elle publie en 2016 « Un Homme sur deux est une femme ».

Dans ce dernier, elle commence déjà à tacler les clichés : être féministe ce n’est pas être « forcément » contre les hommes et contre la féminité, non. C’est vouloir l’égalité entre les hommes et les femmes. Pas donneuse de leçons, elle cherche plutôt à nous faire réfléchir sur les stéréotypes qui entourent les féministes et sur la répulsion étrange que semble susciter le mot lui même.
Et pour ce faire, quelle meilleure arme que l’humour qu’elle manie si bien ?

Le féminisme est l’avenir de l’homme

Pendant une heure et demie, la pièce « Féministe pour Homme » (nommée tout récemment éligible aux Molières 2020), mélange joyeusement les genres : entre danses de cabaret et confessions plus intimes, entre manifeste et moments chargés en émotions, on obtient un show surprenant, très drôle et parfois bouleversant.

Alors que le spectacle commence, elle annonce la couleur : on est là pour dé-dra-ma-ti-ser le terme « féminisme » et pour le comprendre ensemble. En riant (beaucoup).
Les sujets abordés ? Le plaisir féminin, la charge mentale, la maternité, le harcèlement de rue… tous traités avec pertinence et ce qu’il faut d’humour (et parfois de gravité), sans tomber dans le règlement de comptes hommes-femmes.

Noémie de Lattre a en effet écrit son spectacle en pensant aux hommes et croit en l’émergence d’une nouvelle espèce : « l’homme féministe ». Parce qu’on a tout à gagner en avançant main dans la main. (Un sujet sur lequel elle s’exprime dans la vidéo Instagram ci dessous.)

https://www.instagram.com/p/B5vCxrkAJ9g/

Elle profite de la fin de son spectacle pour rappeler (et c’est important) ses privilèges (en tant que femme blanche, bourgeoise, cis, valide et hétéro, vivant en France) et parler de toutes ces femmes à travers le monde qui voient leurs droits et leurs libertés bafoués.
Quand la salle se vide, des sourires émus et beaucoup d’applaudissement, des petites larmes qui s’essuient discrètement. On en ressort touchés, hommes comme femmes, revigorés, l’esprit éclairci. Un beau moment.

Intéressé.e.s, intrigué.es ? La bonne nouvelle : le spectacle est prolongé jusqu’au 27 avril !
Alors, prenez votre bande d’amis sous le bras, et filez prendre vos places ici !

Article d’Alexandra Hostier