69 % des Français·e· seraient plutôt satisfait·e·s de leur vie sexuelle. On profite d’une situation propice à se recentrer sur soi afin d’essayer d’atteindre les 100 % d’ici 2022. 

A l’occasion de la Saint-Valentin, le site de lovetoys amorélie dévoile un rapport d’un genre particulier. Ce sexreport dresse les tendances des Français·e·s en matière de satisfaction sexuelle, dans une étude menée avec TREND RESEARCH. Et comme on a décidé de dédier le mois de février au self love, on en tire des leçons utiles !

On n’hésite plus à s’allumer

29 % des célibataires interrogé·e·s disent avoir plus envie de faire l’amour. Pas facile à gérer, quand la pandémie se met en travers de rencontres potentielles. 38 % déclarent en effet avoir moins de rapports sexuels et 50 % moins de dates. Pourtant, même en solo on ne renonce plus à plaire, et à se plaire. 28 % des célibataires disent se masturber davantage, un tiers des sondé·e·s se masturbant plusieurs fois par semaine. 

Ce n’est pas forcément simple de faire tomber le tabou autour de la masturbation, en particulier féminine. Bien conscient·e·s de ce biais, 31 % des participant·e·s estiment que la masturbation devrait faire partie de l’éducation sexuelle. On mérite bien de se faire plaisir, et on ne devrait pas dépendre d’un·e (ou plusieurs) partenaire pour rejoindre le 7e ciel. 

En matière d’auto-satisfaction, les hommes continuent à être plus représentés. Une des raisons qui pourrait expliquer que les femmes aient plus de mal à se faire l’amour serait qu’elles se trouvent moins séduisantes. En effet, une femme sur quatre se sentirait mal à l’aise avec son propre corps. Un malaise renforcé par les réseaux sociaux pour 37 % des interrogées. Et si on se réappropriait alors nos corps ? Face à un miroir ou au fond de ses draps, on lui montre combien on l’aime, et combien il mérite d’être aimé.

Le self love en couple ?

Par ailleurs, la pandémie a affecté la vie amoureuse de 21 % des interrogé·e·s. Un impact qui n’est pourtant pas nécessairement négatif, car 21 % de couples avouent se sentir plus proches. Malgré cela, 22 % des femmes continuent à avoir du mal à atteindre l’orgasme pendant l’amour. Comment donc expliquer cette constante difficulté à partager ses désirs, alors même que les couples semblent être plus fusionnels ? 

On ne le dira jamais assez, mais la communication est centrale pour le plaisir à deux. A ce sujet, 33 % des interrogé·e·s ne parlent pas ou très peu de leurs désirs. Une tendance qu’on retrouve dans les chiffres des orgasmes simulés, chez 32 % des hommes et 68 % des femmes interrogé·e·s. Une situation qui n’est pas une fatalité : 42 % des hommes et 20 % des femmes aimeraient connaître les envies sexuelles de leur partenaire. Il n’y a donc rien de plus sexy qu’un·e partenaire qui sait guider son ou sa moitié.

Mieux connaître son corps et renforcer l’image qu’on en a ne peut qu’avoir des effets bénéfiques. En couple, c’est une sexualité partagée qui s’épanouit quand on se laisse le temps de se prouver à quel point on s’aime. Et introduire des lovetoys dans sa vie, c’est aussi pimenter les moments coquins à deux. D’ailleurs, 41 % des sondé·e·s en possèderaient déjà au moins un, et 38 % des autres peuvent s’imaginer en essayer un.

En solo ou à deux, on joue donc la séduction, et on laisse nos sens prendre le dessus avec amorélie. Alors heureux·ses ?

Un article par Shad De Bary

La canicule bat son plein, notre libido s’enflamme. C’est les vacances, le moment de s’adonner à quelques plaisirs perso ou partagés. Seul.e, à deux ou à plusieurs. Dans des lieux insolites, des positions inédites, avec quelqu’un.e dont on ne connaîtra jamais le nom, ou qui porte le nôtre. Le but, c’est de prendre son pied et des initiatives jouissives. Voici d’ailleurs 26 expériences à tenter, qui convaincront les moins inspiré.e.s. Bon été !

  • L’amour à la plage, en évitant les rochers et le sable (fourbe) qui se niche dans les moindres recoins.
  • L’amour à la piscine, façon Loana et Jean-Edouard, qu’on conseillera debout contre le rebord plutôt qu’en missionnaire en apnée au fond du bassin (réalisable quoique plus acrobatique).
  • L’amour par téléphone, quand l’autre est parti.e voir sa famille/ses potes/en retraite solo mais a du mal à ne pas fantasmer sur notre corps de déesse (compréhensible).
  • Le sextoy connecté, pour les mêmes raisons.
  • Le sextoy tout court, pour les novices en quête de plaisir 100 % solitaire.
  • La masturbation méditative, pour allier nos deux obsessions du moment : la jouissance, et la sérénité d’esprit.
  • Le tantra, cette discipline ancestrale qui joue sur l’échange d’énergies et la tension, pour pénétrer au plus profond de son âme.
  • La position du Yab yum, ce lotus amélioré qui rapproche les corps et les pensées (version tantra, c’est encore plus excitant).
  • Le cunnilingus pour les timides de la pratique ; c’est les vacances, on est détendue, on en rêve mais on bloque, et cette parenthèse loin du quotidien est propice au lâcher prise.
  • Le 69 pour l’étape du dessus. 
  • Le strip tease, puisqu’il fait, de toutes façons, trop chaud pour porter quoi que ce soit.
  • La lap dance, version sans effeuillage, pour exhiber nos plus beaux pas appris sur Jolie Nana entre copines la semaine d’avant.
  • Le porno féministe, pour se faire du bien éthique en se détachant du male gaze.
  • Le string à perles, inspiration Samantha Jones, pour stimuler notre clitoris l’air de rien en allant boire un verre au bar de la plage.
  • Le nude suggestif (et consenti), pour immortaliser notre beauté et montrer à l’autre ce qui l’attend. Et cajoler notre amour propre, aussi. 
  • L’amour dans la voiture, sur une aire d’autoroute, sous les cyprès après la plage, en revenant de Leclerc sur un chemin à l’écart avant de rentrer dans la maison familiale.
  • Le strip poker (tout est bon pour se foutre à poil), histoire de changer du tarot. 
  • Se perfectionner dans l’art de l’orgasme du téton, une manoeuvre encore plus délicieuse qu’elle en a l’air. 
  • Parcourir son (propre) corps d’un glaçon, pour expérimenter un contraste de température enivrant. 
  • Goûter le sel un peu partout sur la peau de l’autre, et le.la déshabiller avec les dents. 
  • Le plan à trois avec le.la maître nageur.se, qui gardera son maillot (et peut-être son sifflet).
  • Le sexe en silence dans la salle de bain pendant que tout le monde dort, voire trinque au rosé dans le jardin.
  • L’amour au camping, sous la tente. A la tombée de la nuit pour éviter la chaleur, mais aussi pour profiter du bruit des autres qui grillent les saucisses de l’apéro, afin d’en savourer une autre ni vu ni connu.
  • Se faire du bien au son d’une playlist concoctée pour l’occasion (coucou Angela de Hatik). 
  • Le sexe les yeux bandés, pour perdre pied.
  • L’orgasme multiple, parce qu’on a tout le temps de prendre son temps. Mais sans pression, juste en écoutant ses désirs, ses sensations, la voix de l’autre qui nous murmure des mots pas forcément doux (mais toujours excitants) au creux de l’oreille. Se laisser bercer par un rythme moins effréné, qui donne envie de s’abandonner plutôt que de tout contrôler. On est au soleil, on est bien, alors on se laisse guider. Et on en redemande.

Article de Pauline Machado

Le clitoris, ce grand oublié des manuels scolaires et des cours d’éducation sexuelle connaît enfin son heure de gloire. Oui, cet unique organe du plaisir n’est bientôt plus laissé pour compte grâce à Mon nom est clitoris. Ce documentaire-dialogue sort le 17 juin et compte bien briser les tabous et libérer la sexualité féminine !

Le clitoris l'unique organe du plaisir va enfin connaître son heure de gloire grâce au documentaire "Mon nom est clitoris". Crédits : ©La Renarde Bouclée.
Le clitoris l’unique organe du plaisir va enfin connaître son heure de gloire grâce au documentaire « Mon nom est clitoris ». Crédits : ©La Renarde Bouclée.

On l’attendait, deux femmes l’ont fait. Lisa Billuart-Monet et Daphné Leblond ont réalisé un documentaire éclairant et éclairé sur notre cher organe du plaisir. Mon nom est clitoris dresse le portrait d’une époque un peu bancale, qui s’alimente de traditions oppressives tout en imposant l’injonction à jouir. Oui, on l’a toute entendue cette fameuse phrase « et toi, t’as joui ? » qui nous a mis mal à l’aise plus d’une fois. Alors il est temps, même grand temps, de briser les tabous et de libérer enfin la sexualité féminine ! 

https://www.instagram.com/p/CA0dE6qnjet/

Un documentaire-dialogue autour de douze femmes et leur rapport à la sexualité 

Ce documentaire est un hommage, ou plutôt un « femmage » comme on peut le lire depuis peu. Un moyen pour nos deux réalisatrices de montrer au grand jour le combat de femmes qui oeuvrent afin de changer les mentalités sur la sexualité féminine. 

Mon nom est clitoris, c’est la rencontre de douze femmes âgées de 20 à 25 ans. Dans chacun des portraits, toutes racontent librement des anecdotes. Elles s’expriment sans crainte sur ce tabou qu’est le plaisir féminin. Peu à peu, la vérité se dresse comme une évidence : nous, femmes, avons manqué d’informations et d’éclaircissements sur notre organe sexuel absent de tous manuels scolaires. Et ces « omissions » ne sont rien d’autre que le résultat d’une société basée sur le patriarcat, qui impacte encore aujourd’hui les femmes dans leurs relations au corps et à la sexualité. Fort heureusement, ce documentaire entend bien bousculer les codes et changer les mentalités !

Où et quand retrouver ce documentaire au cinéma ? 

Oui, la période post-confinement nous laisse encore dans le flou sur les possibles sorties cinéma. Mais pas de panique, une salle virtuelle, la 25ème heure, a su profiter de l’épidémie pour faire son apparition. Du e-cinéma comme si on y était : une séance programmée, un billet d’entrée et vous voilà installée confortablement dans votre lit, avec du pop-corn fait maison à volonté. 

Pour découvrir au plus vite le documentaire, rendez-vous le 17 juin. Mon nom est clitoris est là pour informer au mieux et rendre compte de la sexualité féminine. Les deux réalisatrices nous poussent à la réflexion et à ré-envisager notre rapport au corps et à celui de l’autre !

Article de Nina Hossein