En plus de l'aspect séduction évident, le flirt aurait des vertus bien-être non négligeables - et particulièrement en ce moment.

Pour se faire du bien, on a déjà envisagé tout un tas de trucs. Le selfcare n’a pas de limite, et c’est tant mieux. Petits rituels, soins cosmétiques, conversations avec des proches, conversations avec soi-même, programmation d’un marathon de séries/films/dessins-animés qui réconfortent, plats et snacks en tout genre qui satisfont corps et âme… la liste est longue. 

Il y a cependant quelque chose qu’on a potentiellement minimisé, voire dont on a ignoré les bienfaits. Le flirt. Oui oui, le flirt, ce comportement qu’on ne maîtrise pas toujours à la perfection mais qui se traduit, en gros, par de plus ou moins subtiles interactions appartenant au registre de la séduction. Un clin d’œil appuyé, un sourire entendu, un ton qui laisse rêveuse. Et ce, qu’on soit en couple ou non, et avec notre partenaire ou non.

Flirter, un art qui n'a pas toujours de but amoureux. © HBO

Des "petits moments de bonheur"

D’après Le Robert, flirter revient à entretenir une « relation amoureuse plus ou moins chaste, généralement dénuée de sentiments profonds. » Pour le CNRTL, la bible des linguistes, « avoir un flirt ou être en flirt » signifie « faire la cour sans but précis ». Dans les deux cas, le terme « platonique » apparaît. Et pour cause, d’après un autre spécialiste, le professeur en communication David Henningsen de l’université de l’Illinois, « les interactions de flirt ont tendance à être ludiques, et les gens s’y engagent souvent juste pour s’amuser. » 

Le spectre de cette attitude pas forcément équivoque varie ainsi du simple échange avec un·e inconnu·e à la caisse du supermarché, à de la drague pure et dure au comptoir d’un bar (ah, les bars, douloureuse nostalgie). Ou en l’occurrence, en temps de pandémie, sur une appli par écrans interposés. Moins facile niveau analyse du langage corporel, mais les emojis font le taf.

Il suffit d'un regard. © Focus Features

Au-delà de définir un principe vieux comme le monde qu’on connaît bien, le chercheur qui a particulièrement étudié le sujet et ses conséquences sur le commun des mortel·le·s, insiste surtout sur l’importance de ces « petits moments de bonheur » – même anodins – et de leur influence sur notre humeur.

Quand on flirte et que l’objet de notre minauderie nous le rend bien, notre estime de soi est boostée et notre esprit pourtant embué par une actualité compliquée, tend à s’évader pour le meilleur. Un jeu inoffensif qui brille par sa légèreté, et réconcilie avec un lien social nécessaire. 

Exemples pratiques : un regard soutenu dans l’ascenseur – d’autant plus remarquable quand la moitié de notre visage est recouverte par un bout de tissu ; un « merci » enjôleur au rayon mozza – lorsqu’une âme charitable (et physiquement plaisante) nous laisse repartir avec la dernière burrata ; une répartie bien lancée entrecoupée de sourires ravageurs – avec un·e collègue qui nous fait un peu d’effet sans qu’on n’ait envie de concrétiser. Enfin du moins, pas dans un futur proche. 

Le but n’est pas vraiment de transformer l’essai, mais de profiter du sentiment ô combien agréable de saisir qu’on plaît. Même pendant 30 secondes devant du fromage. Rappelons-nous qu’avec une plage de 2 heures journalières pour parler à quelqu’un d’autre que la personne qui partage notre vie (là aussi, potentiellement platoniquement), chaque opportunité est bonne à prendre. Et ce réflexe, à parfaire et à multiplier, même (et surtout) au sein de notre foyer.

Réel vs virtuel

Alors évidemment, les bienfaits du flirt sur notre santé mentale ne sont pas une raison pour encourager qui que ce soit à aller aborder des gens qui n’en ont pas envie, ni à s’y contraindre soi-même – loin de là. Il s’agit plutôt de se laisser aller à quelques mécanismes de charme dans un quotidien morne lorsque la réciprocité se manifeste, et d’ignorer pour une fois notre timidité. Des interventions discrètes qui soigneront certainement un moral en berne. 

« Pour un flirt avec toi, je donnerais n’importe quoi », chantait Michel Delpech ; on n’en est pas là. Mais on concède toutefois que la manœuvre a du bon. Et si le face à face, même masqué, n’est pas de notre goût, on peut toujours se replier sur le digital. Pour Claire, qui se décrit comme introvertie, c’est d’ailleurs le Graal. « L’avantage sur les applis, c’est que je peux être plus entreprenante sans vraiment craindre de me prendre un vent : si ça ne marche pas, je n’aurais jamais à affronter mon interlocuteur », nous dit-elle lors d’un brunch à deux mètres de distance. 

Résultat : plus de fluidité de dialogue, de liberté dans ses mots et moins de prise de tête. Et une confiance en soi qui atteint des records. Magique et alléchant. Maintenant, reste à se demander : on s’y met quand ?

Une chronique de Pauline Machado

La situation appelle à se choyer, on ne le répétera jamais assez. Et à en croire certain·e·s expert·e·s, ça passerait aussi par davantage d’autodérision. Explications.

Pas facile de se détendre quand on ne sait plus sur quel pied danser de l’angoisse ou de la déprime. Pas facile non plus de se rassurer en lisant qu’on a toutes les chances d’éviter un reconfinement, et que finalement plus du tout. Et puis que si, et puis que non. Les infos puent, les rues vident puent, le nombre de cas pue.

Le couvre-feu, lui, innove. Au lieu de puer, il nous rend claustro. Et pour cause : on n’est pas sorti·e·s depuis un bail. Vraiment sorti·e·s, je veux dire. Pas juste faire le tour de son quartier en se gelant le cul parce qu’impossible de le poser ailleurs que sur un coin de banc, dans un coin de parc qui pue, lui aussi, le désespoir et l’exode urbain, cette fois-ci. On en vient à rêver du jour où on entrera à nouveau dans un bar parfumé à la bière de la veille. Du soir où on attendra congelée, sapée comme jamais, que le videur de la boîte cool du IXe daigne enfin nous laisser passer. Où rester chez soi redeviendra un choix. 

Ça fait des mois qu’on essaie de se distraire comme on peut et de miser à fond sur une routine adaptée à la situation. Parfois ça marche à merveille, parfois bof, parfois non. Ce qu’on sait, c’est que là, on a l’impression de toucher le fond. On tient, hein, il le faut. Mais à en parler avec nos potes, nos proches, nos moins proches, nos collègues, Twitter, les vieux·vieilles qui engagent la conversation avec n’importe qui dans la queue de la boulangerie parce que rongé·e·s par la solitude : on n’en peut plus. On a besoin de se marrer autrement qu’en matant une tonne de vidéos sur les réseaux, et des mèmes viraux aussi parfaits soient-ils. On veut se débarrasser de l’inquiétude qui entoure l’avenir et puise sa force dans une incertitude compliquée à dédramatiser. On craque complet, on pleure, on rit, on dort trop ou pas assez. 

Et au milieu de tout ça, j’ai commis l’achat impulsif de chaussons fourrés. 

Crédit : Netflix

Là, vous vous dites certainement : « elle a complètement lâché la rampe ». Et je ne vais pas vous contredire, je suis bien en train de vriller. A cet instant même, d’ailleurs, je tape frénétiquement ces mots sur mon clavier en me disant qu’au moins, avec l’excuse de bosser, je peux trouver refuge solo l’espace de quelques heures. Un stratagème un peu honteux pour échapper à ma fille d’un an (en vrai quinze mois, mais je me fais shamer si je parle en mois) qui a une nouvelle lubie : me poursuivre avec son livre musical. Terrible, surtout que le pauvre bouquin a tellement été joué que la voix déraille façon Schwarzenegger dans Robocop. Et je défie quiconque de me dire que d’écouter dix Toc, toc, toc Monsieur Pouce, et trois Petit lapin plein de poils d’affilée ne donnent pas envie de tout plaquer pour traverser l’Atlantique en solitaire.

Bref. Les temps sont durs. Mais assez parlé de ma progéniture.

L’autre jour, en quête d’un truc à vous raconter, je suis tombée sur une interview de trois psys qui prônent l’autodérision comme remède drug-free à la morosité ambiante, et arme selfcare en puissance. Ça m’a parlé. Parce que j’estime qu’on en manque cruellement dans ce monde très sérieux (avec toutes les raisons de l’être, ne me méprenez-pas), et que rire de soi est une qualité à encenser, en plus d’un mécanisme libérateur. Si vous ne me croyez pas, regardez ces interviews d’Obama. Ou de Timothée Chalamet pour la Gen Z. Irrésistible ET salutaire. Puis écoutez les arguments des pros.

Autodérision bienveillante

Pour Adam Reynolds, thérapeute et prof en université, la raison pour laquelle on réussit moins à rigoler – et surtout pas de soi – en ce moment est clairement légitime et compréhensible. La faute à la façon dont la crise nous rend plus vulnérable, précise-t-il, et au fait qu’autodérision rime avec « baisser sa garde ». Pas évident ces derniers temps. Pourtant, appuie l’expert, il serait judicieux de s’y (re)mettre rapidement. « Lorsque nous pouvons – même l’espace d’une seconde – sortir de notre problématique et voir les choses différemment, nous arrivons à reprendre notre souffle, à reposer nos muscles mentaux », explique-t-il. « Et si nous pouvons rire à ce moment-là, voir le côté comique en nous, alors peut-être que nous serons à même de guérir un peu. » 

Autre spécialiste, autre point : Selon le Dr Willibald Ruch (expert suisse en humour de l’Université de Zurich, ce n’est pas rien), « une personne joviale semble plus résistante aux événements négatifs, et est plus à même de faire face aux adversités de la vie avec un sourire », assurait-il dans une interview pour NBC en 2017, soit trois ans avant que ses paroles prennent un tout nouveau sens. Traduction : se moquer (avec bienveillance) de ses propres travers, de ses maladresses, de ses habitudes foireuses, de son amour inconditionnel, non pas pour son enfant (j’rigole), mais pour Recherche appartement ou maison : que sont-ils devenus ?, aurait tendance à nous soulager de notre insatiable manie de ruminer. Et ce, pour mieux voir la vie – sinon en rose – un peu moins grise qu’elle ne l’est aujourd’hui. 

Si on réfléchit, c’est vrai qu’on se sent toujours mieux quand nos défauts déclenchent un rictus voire un gloussement personnel, plutôt qu’en broyant du noir et en s’auto-flagellant d’être comme on est, et de ressentir ce qu’on ressent. Seulement, plus facile à dire qu’à faire.

Crédit : HBO

Consciente que ce qui incarne un automatisme pour certain·e·s s’apparente à un exercice fastidieux pour d’autres, une collègue de Ruch, la chercheuse Jennifer Hoffman, énumère quelques conseils au New York Times. De quoi réussir à – qu’on se le dise – se foutre de sa propre gueule en beauté. Notamment, elle invite à identifier ce que l’on n’aime pas chez soi, puis à trouver des blagues qui le mette en lumière (et nous, en valeur). Exemples : son (mon) incapacité à danser en rythme, à faire deux choses à la fois, à ne pas chialer devant n’importe quel téléfilm bidon. Se railler permet aussi de reprendre une forme de contrôle sur ces traits qui nous déplaisent. Et donc, de dédramatiser.

Alors bien sûr, loin de moi l’idée de vous enjoindre au bonheur. Je suis la première à me plaindre et je pense que ça fait un bien fou. Il ne s’agit surtout pas de dire : soyez heureux·se, riez, fanfaronnez, comme s’il suffisait de le formuler pour que tout aille mieux. Nos émotions négatives sont aussi valides que les autres, et il n’est pas question (jamais, d’ailleurs) de les réfréner, ni de presser notre guérison. Loin de moi également l’idée d’encourager à l’auto-dépréciation néfaste qui, sous couvert d’humour, dissimule une critique permanente de nos propres failles sans aucune forme d’indulgence, et accroît plus encore notre fragilité. Ici, c’est tout l’inverse : rire pour relativiser avec tendresse, et accepter entièrement qui l’on est. « Acquérir la capacité de vous regarder et de regarder vos mésaventures d’une manière bienveillante, et d’en être amusé·e », insiste en ce sens la chercheuse.

Il y a donc de bonnes chances pour que miser sur ce mécanisme positif nous aide à relâcher la pression bouillonnante qui ne sommeille plus en nous, puisqu’elle est à deux doigts d’exploser. Et nous donne des clés pour réagir face à un quotidien bouleversé.

En tout cas, en cette ère parasitée par nombreux événements extérieurs, ça ne coûte rien d’essayer. 

Chronique de Pauline Machado

Au-delà de leur fonction purement esthétique, nos tenues de détente ou plus élégantes incarnent de véritables remparts face à un quotidien pas toujours facile.

Ça fait quasi un an que nos vies normales ont pris la tangente. Un an qu’on use d’astuces et d’artifices multiples pour se distraire de nos angoisses, retrouver un peu de réconfort et combler le manque d’un quotidien à la liberté longtemps prise pour acquise. Sont nés de nouveaux rituels, plus ou moins inventifs, plus ou moins créatifs, qui ont permis de reformer tant bien que mal une routine mise à mal. 

On a sorti les DIY, organisé des apéros par écrans interposés, (r)ouvert les livres de cuisine, restreint nos rencontres à six. On s’est réfugié·e·s dans le self-care, saisissant chaque occasion pour se faire du bien. On a communiqué toujours plus, renouant parfois le contact avec des têtes un peu perdues de vue. On a testé des looks make up, redécoré nos intérieurs, participé à des ateliers en tout genre. On a innové, changé nos façons de se comporter. Et puis, on a aussi adapté la façon dont on s’habille. 

Crédit : Paramount Pictures

En enfilant des pulls doudous ou des ensembles chics pour se croire ailleurs, on a donné un sens inédit à nos tenues, jusque-là pas toujours pensées pour impacter – voire accompagner – nos émotions. Un détail dans un océan de changements majeurs, pourrait-on croire. Sauf que non. La mode en dit long, d’autant plus à l’heure d’une ère si particulière. Entre besoin physique de tendresse, d’échappatoire ou de coup de boost à un moral en berne, nos fringues ont pris une place de choix dans nos habitudes bouleversées. Décryptage.

Douceur sur la peau comme dans la tête

C’est un fait : en quelques mois, le loungewear a grimpé en flèche. Chez Asos, les survêt’ ont même enregistré 200 % de ventes en plus par rapport à 2019. Sur le site de luxe Net-a-Porter, la hausse du même produit est spectaculaire, avec 1 300 % de différence (positive) si on compare à l’année dernière. Une augmentation détaillée par Business Insider qui ne nous étonne pas vraiment, puisqu’on a nous-même investi dans un jogging en laine et crop-top assorti. « Quitte à rester chez soi toute la journée, autant allier l’utile à l’agréable », s’est-on dit, las de ne pouvoir alterner qu’entre un t-shirt trop grand et délavé et un pyjama Snoopy qui date de 2005 pour se prélasser. Pas dingue.

Mais plus qu’une sensation de confort sur le corps, cette envie de se blottir dans des tissus qui ressemblent à une caresse vaut aussi pour notre esprit embué par trop de stress. On veut de la douceur sur la peau comme dans la tête. Et à en croire la psychiatre Dre Stephanie Hartselle, l’un provoque bien l’autre. 

« Les vêtements doux peuvent nous apporter le réconfort que nous recherchons sans que l’on n’embarque dans des vices malsains comme la consommation d’alcool ou de drogues, l’abus de temps passé devant l’écran ou la frénésie alimentaire », détaille-t-elle au magazine de Shondaland. Plutôt recommandé, donc. D’ailleurs, la spécialiste confie avoir elle-même adopté l’attirail pilou-pilou. « [J’en porte] plus que je ne l’ai fait, et je ne peux pas imaginer revenir en arrière. Même si je suis psychiatre, je ne suis pas à l’abri du stress de cette année et je dois, moi aussi, chercher le confort de toutes les manières saines possibles ». 

Ou comment se câliner en solo pour gratter un peu de délicatesse dans ce monde de brutes, et soigner une santé mentale qui a tendance à frôler le sol. Et puis, le truc avec le loungewear, c’est que choisir de beaux atours pour traîner permet de se sentir aussi bien dedans que dehors. Car se trouver belle met aussi du baume à notre petit cœur.

La mode, rempart et repère

Au-delà de l’effet du textile sur notre épiderme, il y a celui de notre reflet dans la glace sur notre humeur, et les sentiments multiples qu’une tenue peut nous procurer. Nostalgie agréable, optimisme, impression de reprendre un peu le contrôle d’une vie qui nous glisse lentement mais sûrement entre les doigts… Tout ça en optant pour un jean plutôt qu’un autre, en misant sur un haut qui nous rappelle le monde d’avant, sur des vêtements qui nous installent dans une routine dont on manque cruellement en ce moment. 

On ne va nulle part et pourtant, on a parfois besoin de s’apprêter, rien que pour soi. Pour donner un cadre à notre journée, s’attacher à des détails salutaires. Voire même, oser des associations à l’abri des regards, se façonner un style qui nous colle davantage à la peau, et n’en ressortir que plus épanoui·e. Au temps du Covid, les fringues n’ont plus rien de superficiel  – si telle était notre façon de penser pré-corona. La mode incarne un repère auquel on se raccroche quand on craque, une sorte de bouée qui nous rattache à un semblant de stabilité. Elle opère aussi comme un rempart face à nos déprimes, une façon d’exprimer son imagination, de s’évader par l’esthétisme, de devenir quelqu’un d’autre l’espace d’instant, ou au contraire, d’enfin affirmer qui on est vraiment. 

A ce titre, la journaliste britannique Susie Lau confie au Elle UK avoir organisé, pendant la quarantaine imposée, ses semaines autour d’événements fictifs pour lesquels elle devait se mettre sur son 31 : « Je n’allais peut-être nulle part, je ne voyais personne, mais le simple fait d’enfiler une robe extra m’a remonté le moral et apporté les émotions positives que je ressentais en fréquentant le monde extérieur plein de stimulation. Le rituel qui consistait à entrer dans mon petit dressing et à en retirer une robe oubliée depuis longtemps ou à composer une tenue avec des couches compliquées est devenu un événement à attendre avec impatience, et a mis fin au marasme de la journée. »

Une façon d’être « soi » par l’apparence qu’analyse Rose Turner, psychologue de la mode au London College of Fashion, lors d’une interview pour la BBC. « S’habiller peut aider les gens à renforcer leur sentiment d’identité », assure l’experte. « [Cela] a un impact sur la façon dont on pense et se comporte. S’habiller pour le travail peut aider à la motivation et à la concentration, et porter quelque chose de spécial peut aider à briser la monotonie de l’enfermement et à améliorer l’humeur ». A l’aube d’un potentiel reconfinement, on en prend bonne note.

Sans aller jusqu’à investir dans des pièces de créateurs qui coûtent un bras ni descendre les poubelles en total look sequin (quoique, pour l’avoir testée, l’expérience vaut le coup), force est de constater que se vêtir ravit l’oeil et l’âme. Et dépasse surtout la fonction purement stylistique. Alors, en 2021 comme en 2020, pour continuer de rêver, de se cajoler et d’espérer, on puise dans les merveilles qui s’entassent dans nos placards. On fouille, on réinvente, on défile. On s’amuse sans se prendre au sérieux, on se déguise, on chille. Et on tient le coup : l’après bien meilleur qu’on n’a de cesse de visualiser, finira forcément par arriver.

Chronique de Pauline Machado

C’est reparti pour un tour, ou presque. Impossible de sortir le soir dans de nombreuses villes de France. On fait quoi à la place ? On se fait du bien.

On avait eu vent de la rumeur d’un nouveau confinement, c’est partiellement le cas. Dans 54 départements de France désormais, sortir après 21 heures devient passible d’une amende. Une mesure entreprise, on ne vous l’apprend pas, pour tenter d’endiguer l’épidémie de Covid-19 qu’on peine à contrôler. 

Une restriction qui, aussi nécessaire soit-elle pour se protéger et protéger les autres, nous pèse, un peu. Surtout quand on a plutôt l’habitude d’occuper ces longues soirées d’automne par une vie nocturne rythmée et des retrouvailles en nombre. Et ne parlons pas de ceux et celles qui fêteront finalement leur anniversaire solo devant Vendredi tout est permis (coucou), plutôt qu’au resto. Pas dingue. 

Crédit : @yugnat999

Ce repos forcé, il peut clairement s’avérer difficile à gérer. Mais aussi l’occasion de se concentrer sur soi. Loin de nous l’idée d’instaurer de nouvelles injonctions, on veut plutôt proposer des alternatives sympa à ce que beaucoup voient – et on compatit – comme une énième preuve que 2020 est bel et bien une année à jeter. 

(Attendons tout de même le 3 novembre, on n’est pas à l’abri d’un miracle outre-Atlantique qui nous débarrasserait enfin du « crétin orange », comme l’appellent une partie – suffisante ? – de ses concitoyen·ne·s. L’espoir fait vivre.)

Retour aux façons de se cajoler 21 heures passées : on vous en liste cinq qui devraient vous réconforter et vous occuper plus concrètement qu’un binge-watching intensif des navets de Noël de Netflix.  

Maintenir tant bien que mal une vie sociale

Les journées sont désormais les seules plages horaires dispos pour profiter de l’extérieur et des autres, ou plutôt, de six personnes maximum. Qu’à cela ne tienne, on trouve des solutions pour ne pas se couper du monde complètement. Des brunches, des drunches (leur version alcoolisée), des soirées pyjamas ou des apéros moins tardifs que d’habitude. Le but, c’est de continuer à s’organiser une routine sociale pour éviter la déprime qui a des chances de nous guetter si on s’enferme. 

L’occasion de parler de tout et rien, de potentiels plans qu’on aimerait faire une fois qu’on pourra vivre sans risquer de contaminer la Terre entière, ou alors de se confier sur ce qui nous effraie, nous oppresse. Lâcher prise auprès de ceux et celles qui comptent pour remonter un moral peut-être un peu en berne, rythmer sa semaine, et apprécier davantage les moments à la maison quand on rentre.

En profiter pour se coucher tôt

Crédit : Warner Bros. Television

Et s’accorder une parenthèse apaisante qu’on s’autorise trop peu dans nos vies normales. Parce qu’on passe notre temps à courir partout et que, quand on s’arrête, c’est souvent pour scroller sans fin sur les réseaux. Le soir, on finit généralement par poursuivre le rituel dans son lit jusqu’à pas d’heure, avant de sombrer devant une énième vidéo de chien qui retrouve son maître après des mois d’absence. Classique.

Le couvre-feu permettra peut-être de réévaluer le moment où on décide d’aller sous la couette et de le décaler à une heure plus raisonnable, pour recharger réellement nos batteries. Ou encore s’imposer de nouvelles règles dans la chambre : pas d’écrans dès qu’on passe la porte. C’est tentant mais en fin de compte, leur utilisation affecte notre cerveau, nuit à notre sommeil et donc à notre repos. En adoptant cette nouvelle routine, on prend soin de sa santé mentale et de sa santé tout court, aussi. 

Parler avec soi-même (si, si)

« Nous traversons une période très difficile », confirme Dre Edith Eger, psychologue de 93 ans et survivante de l’Holocauste, dans une interview pour Stylist. « Nous n’étions pas préparés à cela, et c’est pourquoi c’est si dur. » Elle l’assure : « Ce que les gens doivent faire, c’est devenir un très bon parent pour eux-mêmes et prendre en charge leurs pensées – la façon dont vous pensez façonne la façon dont vous vous sentez, donc si vous êtes capable de changer votre façon de penser, vous pouvez changer votre vie. Je vous le garantis ».

Un bon parent pour soi-même, d’après l’experte, c’est veiller au grain, vérifier que tout va bien et engager des conversations nécessaires. « Je demande aux gens de ne pas traiter cette période comme une crise, mais comme une transition dans laquelle ils peuvent développer leur dialogue intérieur », détaille-t-elle. 

Plus concrètement, elle développe : « Quoi que vous fassiez, demandez-vous : ‘Est-ce que c’est bon pour moi ? Est-ce que cela va me donner du pouvoir ?’ Je pense que le mot magique est ‘permission’ – donnez-vous la permission de ressentir les sentiments et de les inviter à entrer », poursuit la spécialiste. « Si vous êtes en colère, c’est OK. Il n’y a rien de mal à légitimer un sentiment – il n’y a pas de ‘bon’ ou de ‘mauvais’ sentiment. Alors quand il arrive, invitez-le, asseyez-vous et donnez-vous la permission de le ressentir. » A essayer.

Se faire du bien avec ses mains (ou autre)

Crédit : HBO

Le selfcare, ça passe aussi par la découverte de son corps et de son plaisir. En solo, dans le cas présent. Il paraît d’ailleurs que la masturbation ait des vertus non négligeables en termes de bien-être mental. Le sexe au sens plus large serait même un anti-dépresseur naturel. Ça tombe bien. 

Tout ce temps qu’on a de nouveau sur les mains semble l’opportunité rêvée pour les utiliser, et explorer ce qui nous fait jouir – qu’on soit déjà experte en la matière ou non. Une autre étude lierait même l’activité à un renforcement de notre immunité… Nous faut-il vraiment d’autres raisons pour céder la tentation ?

Faire comme on peut

Même si ça signifie binge-watcher les navets de Noël de Netflix. Perso, j’attends la suite de A Christmas Prince (que le géant du streaming ne semble pas encore décidé à produire) avec une hâte certaine. Après le mariage et le bébé, je frétille d’impatience à l’idée de découvrir les futures aventures du couple royal. A Christmas Prince : Dépression post-partum ? A Christmas Prince : Bébé ne fait pas ses nuits ? A Christmas Prince : Plus de libido au château ? Hâte, je vous dis. 

Tout ça pour dire que ce qui compte, c’est d’appréhender la situation en douceur, d’y aller à son rythme, avec bienveillance, et surtout sans culpabilisation. Si on réussit à rendre productive nos soirées confinées, c’est bien. Mais sinon, c’est bien aussi. Tant qu’on s’écoute. 

En parlant de s’écouter, je viens de me rappeler que j’ai zappé le replay de L’Amour est dans le pré cette semaine. Et après consultation de mes propres émotions, la conclusion est sans appel : le regarder maintenant me rendra heureuse. Alors, bonne soirée !

Article de Pauline Machado

Un peu de mal à déconnecter en ce moment ? On vous donne quelques astuces bienvenues pour faire une pause dans une routine éreintante.

Les jours passent et notre fatigue s’accumule. Physique comme mentale, on frôle le bout du bout. On bosse trop, on pense trop, on a trop de choses à gérer. On a du mal à prendre du recul, à vraiment se reposer. On finit par s’endormir après le dîner sur un coin de canapé devant une mauvaise série policière, bave au coin des lèvres et plaid bouloché qui ne nous recouvre même pas les pieds. On se réveille à minuit, pleines lumières dans le visage, on se traîne jusqu’au lit avant de s’endormir lourdement jusqu’à la prochaine journée qui nous épuisera davantage. 

Le boulot, la pluie qui n’en finit pas et maintenant le couvre feu dès 21 heures : le cocktail est loin de nous remonter le moral. On craque. Ou en tout cas, on a l’impression que si ça continue, on va craquer. Pour de vrai. Tout envoyer valser afin de se forger un quotidien plus sain qui ne nous pomperait par notre énergie ni notre confiance en soi. Presque utopique. 

On a de la chance, rien n’est perdu. Il est encore temps d’intégrer des rituels quasi salutaires à cette routine qui nous bouffe. Des moments pour soi, des activités relaxantes qui ne prennent pas des plombes (c’est justement la raison pour laquelle on frôle le burn-out : on manque de temps pour déconnecter), et dont l’efficacité n’est plus à prouver. Surtout, des astuces qui ont été testées à maintes reprises par une femme au bord de la crise de nerfs à cause d’un déséquilibre critique entre les plages horaires accordées à son gosse, à son couple et à sa carrière de journaliste de terrain exemplaire : moi-même. 

« J’aime mon travail » – Crédit : 20th Century Studios

Oui car voilà, je n’en peux plus. Je suis dans mon 44m2 sans lumière toute la sainte journée (de télétravail), et je rêve de grandes étendues d’eau, de verdure et de calme. Il n’y a pas longtemps, j’ai visité le musée Magritte à Bruxelles. C’est beau. En lisant les lettres du maître à ses collègues européens, je me suis dit que ça devait être vraiment agréable d’avoir le temps de créer. Et je me suis mise à envier ce que Magritte avait. 

Alors soyons clair, je ne parle pas de son talent évident pour la peinture. Mon ambition artistique, si elle a un jour existé, s’est brisée en cours d’arts plastiques en 5eF, quand ma prof a comparé ma reproduction du Déjeuner sur l’herbe de Manet à, je cite, « trois cochons sur une toile cirée ». Pas tendre. Non, en fait, je parle du temps qu’on devine dans les comptes-rendus épistolaires qu’il adresse à ses potes surréalistes. Des longues semaines à plancher sur un tableau, sans délais impartis, juste l’envie de le perfectionner.

« Tout va bien, je vais bien » – Crédit : Universal Pictures

Retour à nos moutons parce que je sens que je vous perds – quoiqu’au moins, vous commencez à me croire quand je vous dis que je craque : que faire pour décompresser et se l’accorder, ce temps qui permettra de se ressourcer. Voici cinq pistes à explorer rapidement. Et je peux vous le garantir, aussi évidents sembleront sûrement les éléments de cette liste, ne soyez pas trop cynique : les essayer c’est les adopter. 

1. Couper les écrans

« L’usage des écrans affecte l’intelligence, la santé mentale et la santé corporelle », lançait dans les colonnes de Libération Michel Desmurget, docteur en neurosciences à l’Institut des sciences cognitives de Lyon, en novembre dernier. Il alertait notamment sur les effets néfastes d’une surexposition pour les ados et leur développement, dont un sondage révèle qu’ils·elles passeraient en moyenne 6 heures et demi de temps quotidien sur un écran. Quand je vois que mon bilan hebdomadaire m’indique une moyenne de 8 heures par jour qui ne cesse de grimper, je flippe. 

Ce qui m’inquiète le plus en ce moment, c’est le deuxième risque que l’expert mentionne : celui d’affecter ma santé mentale. Rien de nouveau sous le soleil, mais essentiel de le souligner, la consommation excessive de réseaux sociaux est à l’origine de l’anxiété accrue d’une partie de la population. Les millenials et les Gen Z, surtout. Ou celles et ceux né·e·s entre 1999 et 1985. Je suis née en 1990, jackpot. Comparaison nocive, ultra-connexion qui nuit à la concentration, qualité de sommeil en chute libre : avec trop d’écrans, tout fout le camp. 

Même s’il s’agit de son outil de travail, il est nécessaire de s’imposer des règles pour couper. Particulièrement quand, une fois l’ordi rangé, on passe en mode récréatif à scroller sans but sur Instagram. Ça peut passer par plusieurs moyens : s’interdire les écrans passée une certaine heure, dans une certaine pièce (la chambre, par exemple), ou se fixer un quota de minutes à ne pas dépasser. Il existe d’ailleurs des applis pour ça, qui seraient assez efficaces – bien qu’utiliser la technologie pour se désintoxiquer de la technologie semble plutôt ironique (je viens d’en télécharger une). 

L’important, quelle que soit la façon dont on y arrive, c’est qu’on réussisse à s’affranchir de ce réflexe l’espace de quelques heures (éveillées) par jour pour les récupérer pour soi, et récupérer tout court.

2. Faire du yoga

Il y a deux ans j’avais l’impression que le barreau de chaise que j’étais n’aurait pas une chance dans un cours de yoga. Et puis, j’y suis allée. J’ai réservé un créneau via une copine calée sur le sujet, et je suis tombée dans une classe de dix autres participantes, qui m’inspirait bienveillance et lâcher prise. Mes « chiens tête en bas » ressemblaient à des sauterelles estropiées, mes « ponts » filaient des sueurs froides à la prof qui a sûrement cru que mon corps ne s’en remettrait pas, et pourtant, j’en suis ressortie indemne et convaincue. 

Le truc du yoga quand on est débutant·e, c’est d’y aller mollo, de ne pas forcer et de simplement tenter de se détendre et de se vider la tête. Pendant 30-45 minutes, on se concentre uniquement sur des enchaînements de mouvements censés étirer nos muscles et nous faire travailler notre respiration. Respiration qu’on réussira à contrôler plus tard lorsqu’on sentira la boule d’angoisse se loger dans notre gorge pour telle ou telle raison. 

Plus de salles de sport ouvertes ? Les cours en ligne et en direct pullulent. Pas d’excuses.

3. S’accorder une pause solo

Dans un article pour Stylist, la médecin généraliste Dre Zoe Williams explique qu’être trop longtemps au même endroit et dans la même position peut avoir des conséquences sur notre corps et notre esprit. « Cela peut mettre notre corps dans un état d’inflammation qui a des effets importants sur le cerveau et peut affecter notre humeur », détaille la spécialiste. Parmi ces troubles, le stress, l’anxiété et la dépression. Elle conseille donc de faire des micro pauses actives, en se levant et en s’étirant pendant une ou deux minutes par exemple, toutes les vingt minutes. Un conseil d’autant plus précieux en période de télétravail, où personne n’est là pour nous embarquer faire un tour à la machine à café. 

Faire un break toute seule a aussi des vertus réparatrices. Cette fois, c’est le New York Times qui chante les louanges de ces phases de solitude désirée. « Le temps passé à réfléchir sans distractions sociales peut également être réparateur, renforcer votre confiance et vous permettre de maintenir plus facilement des limites », déclare Emily Roberts, psychothérapeute. « En outre, il peut stimuler la productivité, l’engagement avec les autres et la créativité ».

Pour y arriver, les options sont multiples. « Si vous avez beaucoup de mal à écouter les pensées qui vous passent par la tête, la tenue d’un journal peut être un excellent moyen de faire face à ces émotions et de les évaluer », poursuit l’experte. « Et même si c’est tentant, essayez de ne pas être sur votre téléphone, car c’est une trop grande distraction ». Le Dr Robert Coplan, psychologue du développement, suggère plutôt de lire, d’aller au cinéma, de déjeuner, de visiter un parc, d’essayer d’acquérir une nouvelle compétence. Tout ce qui n’implique pas d’agir en fonction des autres ni de consulter les réseaux sociaux de manière obsessionnelle.

En gros, le journal résume : faites de la place dans votre vie et prenez le temps nécessaire, même si ça revient à passer (seulement) 30 minutes par semaine à lire dans un café. Sans Instagram. 

4. S’accorder une pause accompagnée

Changer d’air et parler d’autre chose, aussi, est essentiel pour cesser de ruminer et sortir de ce qui nous oppresse. Par exemple, boire un verre – avant 21 heures – avec des potes qui auront sûrement leur dose de ras-le-bol, parce qu’ensemble on est plus fort·e·s. Surtout quand « ensemble » signifie « à six autour d’un apéro » (loin de moi l’idée de promouvoir l’alcool, je parle surtout de ma passion blinis-tzatziki).

Plus sérieusement, si se divertir en solo est indispensable, maintenir des interactions sociales procure également des bienfaits non négligeables. Dont la décompression nécessaire qui nous manque tant. Enfin, encore faut-il que l’organisation de ces rendez-vous ne nous stresse pas plus qu’autre chose. 

5. Miser sur le selfcare

Ce qu’on entend par « selfcare » c’est le fait de prendre soin de soi, mais aussi d’investir dans la magie des soins cosmétiques, justement. Se faire un masque hydratant et régénérant après le boulot, passer trente minutes dans la salle de bain à s’appliquer tous les gommages et exfoliants imaginables, se faire les ongles, réserver un massage thaï aux huiles chaudes dans un salon pour ensuite ne manger que des pâtes pendant un mois – et ne pas le regretter pas une seconde. Ça revient un peu à s’accorder du temps tout·e seul·e, sauf que là, on s’occupe de notre corps pour mieux atteindre l’esprit.

Et enfin, l’apaiser.

Chronique de Pauline Machado

Prendre soin de soi, c’est important. Mais surtout sans se mettre la pression. 

Bridget Jones, ©Allstar/Miramax

Alors que tout le monde garde un oeil sur le dernier rouleau de papier toilette, je m’inquiète plutôt pour mes crèmes. Et là, c’est marée basse. J’ai déjà mis de l’eau dans mon shampoing, raclé le fond de mon hydratant pour le visage, et même mon déodorant semble décidé à se faire la malle. 

Est-ce qu’acheter de l’huile pour les cheveux est une raison suffisante pour sortir ? Non, ok. Mais comment je vais faire pour prendre soin de moi ? Et mon self-care alors ? Car oui, si tu as la chance comme moi de pouvoir rester chez toi, le confinement est peut-être devenu un dimanche de cocooning sans fin. En particulier si tu coches les cases sans enfants et chômage technique. 

Sur les réseaux sociaux et dans les magazines, tout le monde a ses 10 conseils pour prendre soin de soi entre quatre murs. Dans la “to do list” du self-care spéciale épidémie mondiale on trouve le yoga, la méditation, très bien, mais aussi un petit bain mousseux, un gommage, une sieste réparatrice… Sans oublier des trucs chelous comme le “skin fitness” ou une séance de biokinergie. 

C’est sûr, tout ça fait du bien par où ça passe. Et qui n’a pas reçu ou envoyé un petit “prends soin de toi” par message ? Pour moi, c’est même devenu un réflexe. Mais attention à ne pas transformer cette petite expression bienveillante en injonction à “bien profiter” de son isolement social. 

Car le confinement ce n’est pas des vacances à Ibiza les pieds dans le sable, un affreux mojito pêche à la main. Financièrement et logistiquement, déjà, tout le monde ne peut pas se permettre de prendre du temps pour soi. Et psychologiquement, c’est loin d’être aussi simple. L’enfermement et la solitude peuvent être des facteurs aggravants pour la santé mentale, déjà très affectée par l’angoisse de la maladie. 

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Le self-care c’est beaucoup plus que se faire un masque et poster un selfie. C’est équilibrer ses émotions, c’est ouvrir ses chakras, c’est être indulgente avec soi-même, c’est apprendre à dire non, à se détacher du jugement des autres. C’est relire la poétesse et essayiste afro-américaine Audre Lorde, qui a pensé ce concept comme éminemment politique et féministe, alors qu’elle se battait contre un cancer. 

Se chouchouter le corps et l’esprit c’est donc aussi se laisser le temps de ne rien faire de spécial. Tu as le droit de refuser un “Skypéro”. Tu as le droit de désactiver tes notifications. Tu as le droit de passer des heures sur TikTok. Tu as le droit de dévorer une tablette de chocolat. Tu as le droit de remater les 10 saisons de Friends pour la millième fois. 

Tout est permis, tant que tu restes tranquillement chez toi. Pour résumer, comme disait Sophie Favier à la fin des programmes qu’elle présentait (oui j’ai des bonnes références culturelles), sois sage, mais pas trop.

Article de Bruna Fernandez

Seul.e.s, en couple ou entre ami.e.s la Saint-Valentin peut aussi être un prétexte pour passer une soirée différente et surtout : kiffante !

Passer une soirée avec une humoriste

Si jamais cette soirée réservée aux amoureux vous attriste, quoi de mieux que de la passer à rigoler ? Ça tombe bien, des humoristes jouent ce soir là. Et en particulier la douce Bérengère Krief. En cette soirée spéciale vous pourrez passer du bon temps devant son nouveau spectacle nommé ironiquement « Amour ». Depuis le 17 janvier elle joue sur les planches du théâtre Gaité Montparnasse afin de partager avec son public, ses peines, ses joies et les aléas de l’amour. Une soirée en compagnie d’une humoriste qui vous parle de ce sujet redouté (ou pas) avec légèreté et compassion. Si cette alternative vous parle, n’hésitez plus, pour réserver c’est ici !

Théâtre Gaité Montparnasse 26 rue de la Gaité, 75014 Paris, jusqu’au 6 février prochain. À partir de 19€

La Saint-Valentin vous fait peur ? Le Manoir de Paris en rajoute une couche !

Un des avantages de cette journée, c’est que musées, théâtres et lieux culturels créent des soirées spéciales. Le Manoir de Paris a répondu à l’appel et vous a concocté avec amour une soirée angoissante. À partager en couple si vous voulez voir votre moitié se cramponner à vous (ou vous à elle), ou entre ami.e.s pour partager un moment étrangement flippant ! Pour réserver votre soirée, c’est ici ! Et si vous n’avez jamais mis les pieds dans cet endroit, c’est l’occasion parfaite. On vous promet que vous vous souviendrez de cette soirée de la Saint-Valentin. En bien ? Ça on ne sait pas…

https://www.instagram.com/p/B7847zhI5Hm/

Le Manoir de Paris – 18 Rue de Paradis, 75010 Paris – À partir de 29€

Fêter la Sein-Valentin aux Grands Voisins !

Non ce n’est pas une faute d’orthographe, mais bien la soirée spéciale organisée par les Grands Voisins. Au programme, cabaret drag, expos coquines, ateliers fripons, DJ sex… Bref pas de quoi s’ennuyer ! Si vous souhaitez passer ce moment jusqu’au bout, n’hésitez pas à réserver le fesse-tin préparé pour égayer vos papilles aphrodisiaques. Que vous soyez seul.e ou accompagné.e cette journée/soirée aura de quoi égayer votre Saint-Valentin. L’entrée est libre et gratuite, mais il vaut mieux venir tôt pour profiter un maximum de tous les plaisirs proposés. Passez par ici pour tous les détails de cette folle journée.

https://www.instagram.com/p/B8J324xgPeP/

Les Grands Voisins – 74 Avenue Denfert-Rochereau, 75014 Paris

Chanter sa joie ou sa peine au Karaoké du Supersonic

« Les Vertiges de l’Amour »… Ça vous donne envie de la chantonner rien qu’à en lire le titre ? Ça tombe bien, le Supersonic organise une soirée karaoké pour réviser ses grands classiques de la chanson française. Au programme DJ set, avec entre autre Serge Gainsbourg, Françoise Hardy, Céline Dion et autres maitres du lyrisme amoureux. Et bien entendu le fameux karaoké qui se jouera toute la soirée. Rien de mieux que de chanter avec ses copines pour extérioriser, ou bien avec son ou sa partenaire pour déclarer sa flemme sur du Daho ou du Voulzy … L’entrée est gratuite avant 23h, puis 5€ jusqu’à 6h ! Réservez vos places, juste ici.

https://giphy.com/gifs/film-comedy-sing-3LRTPC04f8ZEI

Supersonic – 9 Rue Biscornet, 75012 Paris

S’offrir une nuit anti Saint-Valentin à The Hoxton

Pour l’occasion l’hôtel The Hoxton propose à la clientèle de passer une nuit spéciale en cette fête de la Saint-Valentin. Au programme, une nuit à prix réduit avec en plus, deux places de cinéma pour le Grand Rex, une bucket de 4 cidres Maison Sassy, et un plateau télé avec burger et frites ! L’offre est limitée, mais est dispo les trois premiers week-end de février ! En plus de tout ça, l’hôtel reste une des adresse phare de Paris pour passer la nuit. Sa déco vintage et chaleureuse, dans une bâtisse du 18 ème en plein coeur du marais, c’est l’occasion parfaite pour le découvrir. Ce n’est pas parce que c’est pour deux, qu’il faut venir accompagné d’un.e amant.e. Proposez à votre meilleur.e ami.e ou votre maman de partager ce super moment tout confort avec vous ! Hop, on réserve sa nuit de rêve juste ici !

https://www.instagram.com/p/B79TvjtHCYo/

The Hoxton – 30-32 rue du sentier 75002 Paris – Nuit à partir de 169€

Article de Juliette Boulegon

Difficile de trouver une gamme capillaire que l’on peut laisser dans sa salle de bain toute l’année, utiliser qu’importe la saison et partager avec sa soeurette si l’on est en coloc. Pire, on galère à trouver une marque de beauté suffisamment clean dans sa composition qui pourrait réparer les dommages causés par les innombrables produits chimiques appliqués sur nos crinières ces dernières années. Alors quand on a pu tester la ligne Damage Remedy d’AVEDA, on s’est dit qu’il était temps de jouer la carte de l’honnêteté chez Paulette. Blonde contre brune, cheveux lisses et fins contre cheveux bouclés et épais… On vous raconte.

Aveda, c’est avant tout une marque 100% engagée et des valeurs qu’on aime. Pas de cruauté, pas de tests sur les animaux, des ingrédients d’origine naturelle, des emballages recyclés post-consommation… Ils vont même jusqu’à fabriquer tous leurs produits à l’énergie éolienne. Ils tentent de préserver notre planète et c’est plutôt réussi : autant dans la composition des produits, dans le parfum de ses gammes que dans le packaging ou le message qu’elle partage sur ses réseaux.

https://www.instagram.com/p/B2_NUGqAukK/

Et il y a deux semaines, nous sommes deux adeptes de la marque à s’être lancées le challenge du test de la ligne Damage Remedy – destinée aux cheveux abimés. Un shampoing et notamment un soin qui réparent et protègent contre quatre types de soucis capillaires : la pollution, la chaleur, les produits chimiques et les dommages mécaniques comme lors du brossage, par exemple.

Le test de la rédac

Morgane, notre commerciale beauté, est brune. Elle éclaircit légèrement ses cheveux naturellement bouclés qui ont ensuite blondi au soleil pendant l’été. et Loïse, notre social content creator, qui a toujours eu les longueurs blondes comme le blé. Ses cheveux sont bien plus fins que ceux de Morgane.

Voici leurs avis après deux semaines de test : 

Morgane 

« Mes cheveux sont épais et ondulés. Jusque là, j’ai de la chance ! Sauf qu’ils accrochaient tout le temps lors du brossage et donc se cassaient, faisaient des noeuds. Avant ces deux semaines de soins, ils étaient beaucoup plus rêches et moins brillants. Toutes les copines me disaient « tu dois te couper les cheveux, ils sont trop abimés » et depuis elles pensent toutes que je suis allée chez le coiffeur. Je suis très contente des produits, le démêlage de mes cheveux est toujours compliqué mais le masque les nourrit bien et le rend plus facile, j’avais déjà beaucoup moins de fourches dès le premier traitement, des boucles plus légères avec une plus jolie forme… et même moins de frisottis. Bref, des cheveux plus doux, en meilleure santé et un bilan plus que positif ! »

Loïse

« Mes cheveux et moi, ça n’a jamais été une grande histoire d’amour. J’ai hérité des cheveux fins et plats de ma mère alors autant dire que – quand on me parle de soin capillaire – j’ai peur. Pour moi, ça signifie des cheveux plus lourds et donc encore moins de volume (même si dans mon cas, c’est plus que compliqué). Même si mes cheveux sont plus raides – il faut l’admettre, je constate qu’ils sont beaucoup moins secs. Ils restent légers ce qui est vraiment positif et le démêlage est plus simple. Pour moi qui collectionne les noeuds (bah oui, vu que je n’en prends pas soin, CQFD), c’est vraiment agréable ! »

BILAN : on va continuer à les utiliser ces petites merveilles AVEDA, sans abuser du soin car il est mauvais de multiplier les utilisations à chaque lavage. Ce qui est certain, c’est qu’on ne va pas se priver de terminer ces flacons et de s’en procurer à nouveau pour notre prochaine cure « cheveux abîmés ».