La chanteuse franco-malienne, Rokia Traoré, a été libérée sous contrôle judiciaire ce 25 mars, avant sa remise aux autorités belges.

Le 10 mars, Rokia Traoré a quitté le Mali pour se rendre à Bruxelles où elle avait décidé « librement » de répondre à une convocation en appel de la justice belge. Lors de son escale à Paris, elle a été arrêtée puis incarcérée. Sous deux mandats européens, elle est accusée d’ »enlèvement, séquestration et prise d’otage« . La cour d’appel de Paris l’a remise en liberté, notamment pour des raisons de santé puisqu’elle avait débuté une grève de la faim depuis son incarcération.

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« Protéger » sa fille

La chanteuse franco-malienne s’est séparée de son ex-compagnon, Jan Goossens, directeur du Festival de Marseille, en 2017. Un an plus tard, elle a déposé une première plainte contre ce dernier, auprès des autorités belges, pour attouchement sexuel sur sa fille, dont il a obtenu à 60 % la garde en Belgique. Rokia Traoré conteste la décision et fait appel. Elle choisit de ne pas s’y plier, et assure que c’est pour la « protéger » au mieux. Deux mandats d’arrêts européens ont été lancés par la Belgique en octobre 2019, pour « enlèvement, séquestration et prise d’otage » de sa fille Uma, 5 ans, qui vit avec elle à Bamako.

« Le combat auprès de la justice belge va continuer« 

 » Nous irons évidemment en cassation et jusqu’à la Cour européenne des droits de l’homme s’il le faut  » pour contester une probable remise aux autorités belges , a réagi Me Kenneth Feliho auprès de l’AFP.

La Commission nationale des droits de l’homme a notamment demandé sa remise en liberté et à « la justice belge à privilégier l’intérêt supérieur de l’enfant de 5 ans ainsi exposée, innocemment et à son corps défendant, à un probable traumatisme, conséquence d’un duel judiciaire opposant ses parents« , selon les sources du Le Monde

Article de Sofia Rogozarski