La Namibie, « pays du vent », est un pays immense de la taille de la France et de l’Espagne réunies, mais avec seulement trois millions d’habitants. À la différence de l’Afrique du Sud, dont elle s’est séparée en 1930, la Namibie est un pays très sûr avec très peu de violence. Aujourd’hui, elle vit principalement du tourisme et de l’exploitation de minerais. Pour les voyageurs amateurs de beaux paysages, c’est l’une des destinations les plus spectaculaires au monde. Le pays est exigeant, dans le sens où il est constitué essentiellement de désert, et quelques précautions sont à prévoir – comme toujours rouler avec le plein d’essence ou avoir de l’eau sur soi. Pour le visiter au mieux, il faut être prêt à rouler plusieurs centaines de kilomètres durant son voyage et ainsi explorer les trésors que recèle ce pays. 

Il est 18 heures, je suis à 10 000 km de chez moi, à Cape Town, et je viens de rater mon vol pour Paris. En général, je prends ce genre de mésaventure pour un signe du destin. Et si je n’avais pas encore assez profité de l’Afrique pour cette fois ? Et s’il fallait que j’explore encore un peu ? Finalement, ce sont souvent les voyages les plus improvisés qui sont les plus extraordinaires. Et si je profitais de cet imprévu pour partir à l’aventure, un road trip à travers les pistes orange, un peu au hasard des rencontres ? 

Je sors mon ordinateur et, en quelques minutes, je réserve un vol. Pour 150 euros, direction la Namibie, le lendemain à 5 heures du matin. La Namibie… J’en ai toujours rêvé. Ses grandes étendues, ses animaux sauvages… Je prépare mon itinéraire sur Instagram et Google Maps, et j’en profite pour booker un billet supplémentaire pour faire une surprise à ma petite amie, Juliette. En une heure à peine, je passe d’un avion raté à un voyage de rêve improvisé. 

Au petit matin, je saute dans l’un des plus petits avions que j’aie jamais pris et je contemple l’un des plus beaux levers de soleil de ma vie. Les ciels africains sont réputés pour être extraordinaires, mais jamais je n’aurais pu imaginer qu’ils étaient à ce point magnifiques vus de là-haut ! Nous passons une bonne heure à survoler tout le sud du pays sans apercevoir ni ville ni de route. Des milliers de kilomètres de savane et de désert. Je cherchais du dépaysement, alors là, je vais être servi ! 

Rendez-vous en terre inconnue 

L’arrivée est très surprenante : l’aéroport est minuscule, mais tout est prévu pour les voyageurs qui arrivent les mains dans les poches (comme moi). Rien ne manque : la boutique de cartes SIM, les agences pour louer un véhicule, un restaurant pour le petit-déjeuner, de quoi acheter quelques souvenirs. Une heure plus tard, me voici prêt : un forfait de téléphone local que j’ai payé 10 €, un 4×4 tout équipé pour les pistes qui m’a coûté 70 € par jour, et le ventre plein. Le temps de compléter mon itinéraire grâce à quelques inspirations que je trouve sur un stand de cartes postales, et l’avion de Juliette est annoncé. Je ne le sais pas encore, mais un voyage très spirituel est sur le point de commencer. 

De la route, et des pistes de réflexion 

« Ok, est-ce que tu préfères qu’on choisisse ensemble l’itinéraire, ou est-ce que tu veux la surprise ? » Évidemment, Juliette choisit la surprise. Nous voici donc en train de foncer vers le sud-ouest, pour notre première destination au nom mystérieux qui se situe à 400 km : Sossusvlei, en plein milieu du désert du Namib. On devrait y être rapidement, vu que les routes sont neuves, et qu’on peut rouler à 120 km/h. Alors dans l’idée, oui. Mais en fait, non. Car une fois passée la capitale, Windhoek, la route B1 toute pavée change de visage, jusqu’à devenir la C24, une piste digne du Paris-Dakar. J’en déduis que B ce sont les vraies routes, et C ce sont les pistes. La première heure, la seule chose que nous croisons, c’est une tortue, dont nous sauvons la vie, puis une tornade, et bien sûr de la savane. Dit comme ça, on dirait un peu l’apocalypse, mais en réalité le spectacle est saisissant. On a l’impression d’être dans un film, ou sur une autre planète. 

Les kilomètres qui s’enchaînent pendant des heures invitent à une introspection : l’Afrique, ce continent mythique et extrême, aride et immense, berceau de l’humanité et foyer de toutes les passions, avec des cultures si riches et une faune si surprenante, et nous deux, dans notre coquille de noix qui naviguons vers notre première destination. Paris nous semble si loin ; les problématiques de la ville nous paraissent si éloignées de la vraie vie… 

Quand soudain, une alarme retentit. Nous reprenons nos esprits : c’est la réserve… Nous n’avons presque plus d’essence. Et nos téléphones ne captent aucun signal. Clairement, nous sommes seuls sur Mars, into the wild. Et nous sentons encore plus la toute-puissance de la nature. Nous sommes maintenant entre ses mains. 

J’aimerais bien vous dire que nous avons stressé et que, jusqu’à la dernière seconde, nous avons cru que nous n’allions pas y arriver. Mais, à l’horizon, nous apercevions un nuage providentiel. Pas un mirage, pas une tornade, mais bien des mouvements humains, probablement des voitures, probablement un carrefour, probablement une solution. 

Nous arrivons à la ville étape de Solitaire, un nom comme ça, ça ne s’invente pas. Nous faisons un plein et apprenons deux des nouvelles règles d’or de la Namibie : toujours rouler avec le plein sur les pistes, et toujours avoir du cash pour payer le plein. Car la machine à carte bleue marche cette fois, mais nous avons entendu dire que certains avaient attendu 48 heures. 

Comme dans tout vrai road trip qui se respecte, nous en profitons pour faire un pique-nique station essence, le genre de repas constitué de tous les mets hétéroclites qu’on trouve dans ce genre de boutique. Au menu du jour : petits pois en conserve dans leur jus, fromage à hamburger, gâteaux apéro et redbull. Nous survivons à ce repas, et repartons le plus vite possible en fonçant vers le soleil. Si nos calculs sont justes, nous devrions arriver à Sossusvlei pile à temps pour un super coucher de soleil. 

Ce que j’aime bien sur la route, c’est qu’on peut alterner des moments de débats passionnés, d’autres de réflexions personnelles intenses, ainsi que ceux où on fait le vide, où on ne pense à rien, juste sentir le vent à travers la vitre ouverte, un rayon de soleil sur le visage, et quelques idées qui s’imposent à nous, comme dans un long rêve éveillé. Clairement, je suis inspiré par ces étendues immenses de couleurs que je ne connaissais pas, des sortes de pastels délavés qui s’entre- mêlent, le bleu du ciel qui cohabite avec des aplats d’orange, d’ocre, de rouge, de violet, de vert… Et mes pensées qui suivent le même chemin : qu’est-ce que je retiens de 2018, à quoi doit ressembler 2019, qu’est-ce que je dois changer pour être encore plus heureux ? 

Nous arrivons vers 17 h 30 au canyon de la Sesriem, à l’entrée du parc : nous réservons un tour en hélicoptère au Adventure Center du Sossusvlei Lodge, pour se délecter du coucher de soleil du lendemain. Il faut compter un petit 350 € par personne, à ce prix-là, on peut rentrer en France, c’est vrai, mais nous sommes dans un parc naturel qui pourrait être l’une des merveilles du monde, et ça, ça n’arrive pas tous les jours ! Alors on se dit que cette folie, on se l’autorise. 

Comme nous sommes en basse saison, nous trouvons facilement de la place dans un hôtel, et, quel que soit le budget, il n’y a que l’embarras du choix. Nous prenons une chambre autour de 100 € la nuit, et dînons à la belle étoile, surplombés d’une des voies lactées les plus claires et scintillantes que j’ai pu observer. Pas étonnant, vu qu’il n’y a aucune ville à l’horizon et que nous sommes au beau milieu du désert. Pas de pollution lumineuse, pas de brume, la seule chose qui nous sépare des étoiles, c’est une infinité de rien. Il doit faire 25 °C, une petite brise nous accompagne. Aucun insecte, mais quelques zèbres qui s’approchent de nous. Nous continuons nos échanges philosophiques et, à un moment, je me demande même si je suis encore sur terre. Alors je m’allonge face au sol, les bras ouverts, et je lui fais un énorme câlin, à cette planète que j’aime tant. 

Sossusvlei, la 8e merveille du monde 

Grâce à une application, je sais que le soleil se lève à 6 h 20, et il faut donc que nous arrivions à l’entrée du parc à 5 h 30. La surprise, c’est qu’il n’ouvre qu’au lever du soleil, et donc la seule manière de voir le sunrise depuis le parc, c’est de dormir au Dead Valley Lodge qui se situe à l’intérieur. Bon à savoir. Le parc naturel dispose de 60 km de routes confortables qui slaloment au milieu des plus hautes dunes de sable au monde. Elles sont posées là au milieu de rien, dessinant des formes abstraites d’un rouge saisissant, parfois ponctuées de quelques arbres fossilisés. Nous nous approchons d’un de ces arbres… Et une fois de plus nous restons sans voix. Comment ces dunes sont-elles arrivées là ? Est-ce que cet arbre est aussi vieux que le monde ? Nous passons la matinée dans les dunes, jusqu’à ce qu’il fasse trop chaud, et le reste de la journée sera consacré à préparer l’itinéraire des jours suivants, en profitant de la piscine de l’hôtel. 

Enfin presque. Car si vous avez suivi… Nous avons rendez-vous à 17 h pour aller faire un tour d’hélicoptère au-dessus du parc. Franchement, ce n’était pas terrible. Non, je rigole bien sûr, s’il y a bien une dépense à prévoir en Namibie, c’est celle-là. Sans hésiter. En prenant de la hauteur, on se rend compte de l’envergure de ces géants de sable, qui s’étendent à l’infini, comme des vagues qui auraient été cristallisées dans leur course, pour former une danse subtile d’ombre et de lumière. 

La ville fantôme de Kolmanskop 

Tout voyageur normal, aurait ensuite mis cap vers le nord pour aller voir les animaux. Mais il y a cette ville, au sud, qui nous oblige à faire un détour de 1 700 km… Mais qui nous plaît bien. Vous allez me dire, il faut être dingue pour s’infliger un tel détour. D’autant que nous n’avons pas beaucoup de jours sur place. Mais finalement, la Namibie, c’est un pays de road trip. On peut se poser une journée à la piscine, mais l’essentiel se passe surtout sur la route. On verra forcément des choses en chemin, et Kolmanskop, apparemment… eh bien, ça vaut le détour. 

Nous partons donc aux aurores, et après quelques dizaines de kilomètres, nous traversons la réserve de NamibRand, une sorte de tableau impressionniste à l’échelle d’un paysage panoramique. Nous sommes obligés d’arrêter plusieurs fois la voiture, juste pour nous émerveiller, et échanger des superlatifs sur le fait que, vraiment, c’est l’un des plus beaux paysages au monde. Le reste de la journée, nous croisons des oryx, un homme à pied à plusieurs centaines de kilomètres du premier village, et toujours pas de station essence. Finalement, nous sortons de trois jours de pistes et arrivons vers 16 h à Aus pour faire le plein avant notre dernière étape : 150 km d’une des plus longues lignes droites du monde, jusqu’à celle qui s’est fait tant désirer : Kolmanskop. La ville est née suite à la découverte d’un gisement de diamants au XXe siècle, puis elle a été abandonnée, et aujourd’hui, le désert du Namib engloutit lentement cette ville fantôme. 

Comme notre voyage est placé sous le signe de la chance, là encore nous arrivons pile à temps pour le coucher de soleil. Sauf qu’une fois arrivés, nous tombons nez à nez avec une barrière, et des horaires… Ouvert de 8 h à 13 h. Un homme nous interpelle et nous explique qu’il travaille là. « C’est fermé le soir, car la lumière est moins belle et il y a trop de vent. » Vous l’avez déjà deviné : il nous faut moins d’une minute pour négocier un accès privé. Il nous ouvre la barrière, et la ville de sable est à nous. 

Nous repartons de cette session d’urbex avec les appareils photo remplis de poésie, et passons la nuit dans la ville portuaire de Lüderitz, à quelques kilomètres de là. Pour dormir, nous choisissons un Airbnb que nous réservons à la dernière minute. Je ne recommande pas forcément de faire autant confiance à la chance comme ça et il est souvent plus sûr et sensé d’anticiper un peu. Mais après avoir visité plus de 130 pays, j’essaie parfois de provoquer un peu l’aventure. Et puis, au pire… Il reste le coffre du pick-up pour dormir. 

La réserve Erindi 

Le lendemain, nous repartons au lever de soleil pour la plus longue étape du voyage : 1 000 km de route pour revenir sur nos pas, et aller voir des animaux. Cette fois la route est goudronnée, il y a deux fois plus de stations essence que sur les pistes. Là encore, nous visons juste puisque nous arrivons à 16 h à l’entrée du parc. Plutôt que d’aller à Etosha, comme tout le monde nous l’a recommandé, nous avons plutôt fait confiance à mon ami Donal, qui est photographe animalier, et qui m’a conseillé d’aller plutôt à Erindi. Il a lui-même formé tous les rangers à la photographie pour qu’ils sachent trouver les bons angles, les bonnes lumières, et moi, c’est le genre d’argument qui me convainc. 

Les chambres du Old Traders Lodge sont un peu chères, mais pour 200 €, on a aussi droit à 3 repas et 2 excursions dans le parc avec des guides. Sachant que tout l’argent est réinvesti dans la préservation des animaux en voie de disparition, alors on ne négocie même pas les prix. Mais le cadeau-bonus, c’est que comme nous venons de la part d’un ami, le parc nous prévoit quelques surprises pour le second jour. 

Nous passons la première journée à côtoyer crocodiles, hippopotames, girafes, éléphants, vautours, rhinocéros… Au final, nous voyons plusieurs centaines d’animaux, de plusieurs dizaines d’espèces différentes, tous en liberté et en bonne santé. Mais pas de gros chat. 

Le second jour, on frappe à notre porte. Nous devons changer de chambre. Et là, notre première surprise : nous allons passer une nuit dans la suite présidentielle. Piscine privée, architecture absolument sublime… Et un lac dont on ne perçoit pas encore la richesse, jusqu’à ce qu’un bruit inconnu attire notre attention… Le spectacle saisissant d’un troupeau d’éléphants qui charge vers le lac, pour boire et jouer, et se lancent à l’assaut des hippopotames qui, eux-mêmes, chassent les crocodiles, dans un immense jeu de chaises musicales. 

Lorsque le spectacle se termine, nous partons à la rencontre des bushmen. Ces peuples autochtones de chasseurs ont des traditions qui se perpétuent depuis des dizaines de milliers d’années. Persécutés à une époque à cause des mines de diamants sur leur territoire, ils sont aujourd’hui de nouveau chez eux. On assiste à des danses et à des chants traditionnels et, en regardant au fond des yeux d’une des femmes, j’ai l’impression d’être en connexion avec tous mes ancêtres depuis 10 000 ans. Il y a une telle force dans le visage de cette femme, de la dureté et de la justesse, on ne se comprend pas, on ne discute pas, mais on parle la même langue. Sans rien dire à haute voix, c’est comme si on tombait d’accord sur le fait que la seule chose qui compte c’est maintenant, et ici. Rien d’autre n’a d’importance. Juste vivre. Sentir la vie. 

Un ranger vient nous voir pour une surprise : une excursion privée dans le parc avec leur meilleur guide. Je demande à l’Irlandais au volant si c’est lui, le fameux meilleur guide. Il me répond que lui, c’est seulement le second meilleur et il me montre du doigt un des bushmen qui est assis sur le capot de la voiture. C’est lui, le boss. On se met en route, avec notre ami torse nu, lance à la main et regard d’aigle, assis à l’avant du véhicule. Après 20 minutes de route il fait un signe au chauffeur, court vers des buissons et nous fait découvrir un léopard et ses 3 petits. Au cours cette excursion, il nous permet aussi d’observer des lions ainsi qu’un jaguar. Et nous terminons le voyage avec cette formidable pensée que les peuples autochtones sont arrivés à un niveau de communion avec la nature qui est peut-être finalement la plus belle chose qu’on ait vue, en Namibie. 

Sur le chemin de l’aéroport nous ne sommes pas bien sûrs de la réalité de ce que nous venons de vivre. Et regarder nos photos ne nous aide pas à nous en persuader non plus… La seule manière de le savoir, ça va être d’y retourner !

INFOS PRATIQUES

Comment s’y rendre ?
En avion avec une escale, prévoir environ 15h depuis Paris à 750€.

Quand y aller ?
De novembre à avril, les conditions pour observer la faune sont idéales. La haute-saison, de mai à octobre, est plus touristique et les prix sont plus chers…

Comment se déplacer ?
À part certains qui traversent le pays à vélo, l’idéal est de louer un 4×4. 

Comment dormir ?
Pour un maximum d’aventure, les 4×4 avec tente sur le toit. Pour les petits budgets, la tente en camping. Mais penser à apporter sa tente depuis la France, car elles sont extrêmement chères à l’achat en Namibie. Pour un maximum de confort, les hôtels (ils sont tous sur booking.com). Et pour une expérience plus authentique, dormir chez l’habitant grâce à Airbnb. En haute saison, essayer de réserver assez tôt, car il y a peu d’offres de logements dans le pays et elles sont parfois très éloignées des points d’intérêt. 

Que rapporter ?
L’artisanat des bushmen est magnifique, on trouve de très beaux bracelets en cuivre ou en bois sur les marchés. 

LES 10 INCONTOURNABLES

1.
Voir les dunes de Sossusvlei depuis le ciel, en avion, hélicoptère ou montgolfière.

2.
Explorer la ville fantôme de Kolmanskop, de 8h à 13h.

3.
Manger des fruits de mer au Portuguese Fisherman Seafood and Fish dans la ville de Lüderitz.

4.
Prendre un petit-déjeuner au restaurant du Old Traders Lodge à Erindi.

5.
Éteindre les lumières et dîner à la belle étoile sous la voie lactée.

6.
Dégonfler ses pneus à Sossusvlei à 1,5 bar et aller conduire dans les dunes vers Dead Vlei. Uniquement avec un 4×4 muni d’un compresseur qui permet de regonfler les pneus.

7.
Aller voir le lever de soleil depuis la dune de Big Daddy à Sossusvlei.

8.
Aller à Erindi ou Etosha pour tenter d’observer les big 5 d’Ernest Hemingway : le lion d’Afrique, le léopard d’Afrique, le rhinocéros noir, l’éléphant d’Afrique, le buffle d’Afrique.

9.
Aller dans un village de bushmen pour s’imprégner de la culture locale.

10.
Aller tenter de trouver des épaves de bateaux à Skeleton beach.

Article et photos de Steven Herteleer