Spoiler alert : la réponse est non, vous pouvez bien sûr utiliser Tiktok. Et d’ailleurs, la réponse à ce genre de questions sera toujours non, chez Paulette.

Tiktok - © Olivier Bergeron
Tiktok - © Olivier Bergeron

Vous n’êtes pas sans le savoir, Tiktok rencontre aujourd’hui et depuis quelques temps déjà un succès phénoménal. Il est vrai, c’est une application davantage utilisée par la génération des 13/20 ans. Mais alors, à partir de la vingtaine, serions-nous trop « vieilleux » – s’il existe l’hypothèse qu’on puisse être trop vieilleux pour quelque chose – pour apprécier et utiliser l’application ? Bon, le suspense est largement gâché… mais vous l’aurez compris : la réponse est non. Et au contraire, vous allez vous surprendre à apprécier cette application.

Le format 1 minute de Tiktok

"time doesn't exist on Tiktok" - © Instagram Tiktok
"time doesn't exist on Tiktok" - © Instagram Tiktok

À la fois inconvénient et qualité, le format 1 minute rencontre beaucoup d’avis divergents. Le côté positif, c’est que, comme chaque vidéo dure entre 10 et 60 secondes, on a l’impression de ne pas y passer trop de temps et de pouvoir plus facilement se limiter – contrairement à YouTube, par exemple, qui propose des contenus beaucoup plus longs.

Mais sa plus grande qualité devient également son plus grand défaut… À cause de son format 1 minute, et justement à cause de l’impression de ne pas y passer trop de temps, on se laisse swiper pour regarder une autre vidéo…puis une autre…et encore une autre. D’une petite pause (« Aller, 5 vidéos et j’arrête »), on finit par y passer des heures – et des nuits ! À tel point que Tiktok même a créé des vidéos pour nous dire d’arrêter de scroller et d’aller dormir… C’est vous dire.

@tiktok_france

Ça fait un moment que tu scrolls. Change-toi les idées, va faire un tour... on sera toujours là à ton retour !

♬ son original - TikTok France

Les tutos et astuces de Tiktok

Plus que YouTube, Tiktok est désormais LA nouvelle plateforme pour les tutos et astuces. La raison ? Les vidéos sont courtes, rapides, et surtout très simples à retenir – notamment grâce à leur effet de boucle [ndlr, la vidéo se joue sans arrêt tant qu’on n’a pas scrollé]. Et le point positif, c’est que vu le nombre de créateurs·rices, vous trouverez forcément chaussure à votre pied. Peu importe vos aspirations et centre d’intérêts, Tiktok le propose. De la broderie à la cuisine (notre petit favori), en passant par le bricolage ou le maquillage. Oui, oui, même cette spécialité très peu connue que tu aimes (on le sait, que tu adores regarder secrètement des gens·tes réparer des carrelages. Et c’est ok).

De plus, l’algorithme est si bien fait que tu n’as même pas le temps de dire « Ouf » avant qu’il soit 100% adapté à tes goûts. Et on doit avouer qu’on a appris de sacrées astuces, depuis qu’on passe notre temps libre sur l’application. 

Et l’inspiration fût

Bonnes adresses, tenues en tout genre, maquillage, dessin, déco, photo, … Comme on vous l’a dit plus haut, sur Tiktok, il y en a pour tous les goûts – et pour tous les styles ! Et il y a également beaucoup de créateurs·rices talentueux·ses qui, en plus de vous donner des astuces et tutos, sont aussi de l’inspiration brute pour tous celleux qui s’y intéressent.

Et on ne parle même pas de toutes les vidéos classiques des réseaux sociaux, qu’on ne se lasse pas de regarder. Les animaux mignons, les vidéos humoristiques, les court-métrages, … Le tout, beaucoup plus court – et donc beaucoup plus addictif.

@dog

This is Cheddar. He’s the most gentle boy. Prefers to savor his food (ig cheddarthegolden) ##dog

♬ small bite - ja$$min

Une mine de contenus engagés

Tiktok est également une mine d’informations pour celleux qui veulent en savoir davantage sur les sujets de société ou d’actualité – ou sur n’importe quel autre sujet. Parce qu’en plus d’être un lieu de divertissement, Tiktok est également un lieu d’apprentissage. C’est impressionnant, d’ailleurs, car en ce qui concerne les sujets engagés, ce sont souvent les jeunes qui prennent le plus la parole et sont les plus éveillé·e·s. Et nous, on les encourage largement. Ça nous donne tant d’espoir pour le futur ! Homosexualité, féminisme, transidentité, racisme, santé mentale… Tous les sujets sont abordés. Des débats sont lancés, des conseils sont donnés, des notions expliquées… parfois même avec humour. Et ça, on adore.

@emohokage

le male gaze : representation et empouvoirement

♬ son original - alena

Surtout, c’est génial que ce genre de sujets soient tant abordés sur une application aussi populaire. Car sur Tiktok, on peut très vite se retrouver viral·e et en page d’accueil de tout le monde. Donc, ça permet d’éduquer des gens·tes qui ne se posaient pas forcément de questions et d’attiser leur curiosité. Et si ça peut en éveiller quelques un·e·s, c’est déjà une grande victoire.

Alors, convaincu·e·s ? Rejoignez-nous, on est bien !

Une chronique de Clémence Bouquerod

Le passe-temps est aussi tentant que frustrant. Pourtant, on y revient tou·te·s. On vous donne une vingtaine d’autres idées sur lesquelles se pencher plutôt que de perdre une minute (heure) de plus à traîner sur Twitter, TikTok et Insta.

Les journées à rester coincé·e à la maison sont propices à l’errance digitale. Réflexe quasi instinctif dans le plus grave des cas (le mien), on se retrouve à user notre pouce contre l’écran un peu trop souvent. Et longtemps. Là, d’ailleurs, mon attention est complètement éparpillée entre ces quelques lignes et le compte Instagram @mignonettetakespictures, une petite pépite qui publie principalement des photos de bébés animaux, ou de bébés tout court, dans des positions adorables. Un bébé panda copain avec un bébé chat, un bébé chien dans un bain, deux petits lapins en pique-nique au bord de la mer… Je ne pense pas à grand-chose, à part mon envie irrépressible de les serrer dans mes bras. Ça me détend. Ou en tout cas, c’est ce que je crois. 

Rapidement, je suis prise au piège dans un trou noir de contenus qui défilent sous mes yeux, et trente minutes passent en un clin d’oeil. La sensation agréable du début se transforme en frustration d’avoir gaspillé cette précieuse demi-heure à ne rien faire de concret. Pas vraiment positif.

Crédit : Universal Television/Freeform

Alors attention, je ne critique en aucun cas la non-productivité. Pour être honnête, je voue un culte quasi obsessionnel à l’oisiveté. Mais seulement quand celle-ci procure un réel sentiment de bien-être, de repos, de déconnexion essentielle, et non l’impression de perdre son temps et d’embuer son cerveau pour en ressortir encore plus épuisé·e. Pour ce qui est des réseaux sociaux, ils sont une source d’infos, de communication et de divertissement non négligeable. Et je ne suis pas prête de les laisser tomber.

Mais force est d’admettre qu’on se sent toujours mieux lorsqu’on évite les excès, et qu’il y a pas mal d’autres options qui s’offrent à nous plutôt que d’y scroller sans but. Des alternatives solitaires, solidaires, au grand air, militantes, récréatives, en ligne ou non. En voici vingt-cinq.

  • Demander à nos ami·e·s s’ils·elles vont bien. Et écouter vraiment la réponse.
  • Se demander si on va bien. Et écouter vraiment la réponse.
  • Passer de longues minutes à discuter en face à face avec nos proches, seulement séparé·e·s par un écran.
  • S’enfermer un moment dans la salle de bain à appliquer tout un tas de produits de beauté clean qui hydrateront notre peau qui souffre du froid et des masques.
  • Lancer le touchant podcast EX pendant qu’on teste une énième recette de cuisine expérimentale. L’épisode “La Revanche”, avec Marie Courroy notamment, qui fout les larmes aux yeux de joie par procuration.
  • Déguster notre plat (réussi… ou pas) devant un téléfilm de Noël nul mais tellement satisfaisant.
  • Réaliser qu’on est vraiment piètre cuisinier·e et décider de prendre des cours en visio. Pour préparer des gnocchis à la sauce tomate au hasard, ou pour concocter notre propre mozzarella.
  • Finir par commander la pizza Paulette x Gruppo Dalmata en click & collect. ROSE, qui plus est. De quoi remonter notre moral et nous faire oublier le fiasco aux fourneaux.
  • Bouger les meubles du salon pour installer notre tapis de yoga acquis pendant le premier confinement, et tenter de perfectionner notre chien tête en bas qui ressemble pour l’instant à une sorte de chèvre estropiée. Ou la preuve ultime que la souplesse  – et par conséquent, son absence – est héréditaire.
  • Ne pas céder à la tentation de Black Friday, mais soutenir les marques écoresponsables en shoppant par exemple sur @jesoutiensmoncréateur, un compte qui recense des boutiques éthiques et françaises.
  • Sortir admirer les décos de Noël, masqué·e et à distance, pendant quelques heures. En attendant de retrouver les siens – tout aussi prudemment – d’ici quelques semaines.
  • En profiter pour commencer nos cadeaux afin d’échapper au rush de dernière minute – et au bain de foule qui va avec, redoutable et redouté en 2020.
  • Rentrer au chaud, se reposer sous la couette pour une sieste régressive et nécessaire.
  • Se mettre aux ateliers créatifs pour donner une deuxième vie à des objets qui traînent. Des miroirs qu’on décore, des serviettes qu’on brode, des céramiques qu’on peint. Ou en créer de nouveaux avec nos propres mains.
  • Appeler notre grand-mère, notre grand-père, qui se sentent particulièrement seul·e·s en ce moment. Leur dire qu’ils·elles nous manquent.
  • Organiser un tournoi de jeux de société car après tout, foutu·e pour foutu·e, il va bien falloir qu’on se mette à Code Names comme tout le monde.
  • Se lancer, même sceptique, dans l’aventure du journaling, pour voir si c’est vraiment révolutionnaire de coucher toute notre journée sur le papier, et ce pourquoi on est reconnaissante au quotidien.
  • Réaliser que oui, que ça nous permet de relativiser, et même de se coucher apaisée.
Crédit : Dash & Lily/Netflix
  • Faire enfin le tri dans cet énorme placard de l’entrée qui ne va pas tarder à exploser.
  • Donner une tonne de fringues et de nourriture à l’association Utopia56, qui vient en aide aux réfugié·e·s démuni·e·s. Et qui refile en ce moment le surplus alimentaire aux Restos du coeur.
  • Continuer de se rendre utile en s’inscrivant sur Entourage, l’appli qui crée du lien social avec les personnes en grande précarité.
  • Militer virtuellement contre les violences faites aux femmes, qui menacent terriblement nos vies et celles de nos semblables.
  • Militer sans relâche contre l’article 24 de la « loi sécurité globale », qui menace terriblement nos libertés.
  • Arrêter de se dire qu’on aimerait avoir le temps de faire tout ça, comme les personnes qu’on suit virtuellement, et s’y mettre pour de vrai.
  • Couper notre téléphone pour le reste de la journée, et recharger ses batteries à soi, là aussi pour de vrai.

Article de Pauline Machado

On ne va pas se mentir, il est parfois difficile de prendre du recul, dans sa vie, avec soi et les autres. Et ce qui est valable dans le réel s’applique aussi dans le virtuel. Ô douce pression mentale. On se compare, on se blesse, on s’angoisse et surtout, on reste figé.e, étouffé.e dans cette bulle toxique, prête à imploser. 

Illustration @mikankey

De l’inspiration à la dévalorisation

Vous souvenez-vous de la manière dont les réseaux sociaux vous ont conquis.e la première fois ? Comme victime d’un black-out, il serait difficile de savoir comment tout cela a commencé. Vous entendez encore au loin résonner la voix euphorique de votre ami.e : « Essaie ! Tu verras, tu pourras suivre des comptes vraiment tops, partager ton quotidien, ta passion, te faire connaître ! » Vous avez probablement froncé des sourcils, et la suite on la connaît : d’un coup d’un seul, vous étiez né.e dans le virtuel. 

Un peu méfiant.e au début, vous avez rapidement trouvé ce système attrayant. Une flamme par ci, un pouce bleu par là, une frénésie de cœurs pop-upant de partout, et vous voilà boosté.e. Quel pied ! Voguant sur des profils, toujours plus inspirants, vous vous êtes épris.e de ces réseaux. Ils vous ont motivé et donné l’envie de créer, de bouger, de changer. 

Puis un jour, sans trop comprendre ce qu’il se passait, certains de ces comptes vous ont mis la boule au ventre. Vous n’arriviez plus à suivre la cadence de ce maître Yoggi que vous adoriez, ni à réussir ces beaux petits plats, si bien photographiés, qui vous faisaient tant envie. Désormais, ces modèles que vous idolatriez vous donnaient des vertiges. Vous vous dévalorisiez au détriment de personnes que vous ne connaissiez que par écran interposé. 

Se désabonner pour mieux se protéger

Illustration @priya_vijayvargiya

Une fois que l’on s’est rabaissé.e plus bas que terre, il est très ardu de se voir tel.le que l’on est réellement. L’image que l’on se fait de soi, et des autres, est très souvent erronée, il ne faut pas l’oublier. Et même, lorsque cette façade est bien réelle, sur quels critères nous basons-nous pour nous estimer « moins bien que » ? Se comparer à autrui, se mettre la pression pour atteindre des objectifs qui ne nous iront certainement jamais, suivre des personnes, juste « parce qu’il le faut », ce n’est pas ok. 

Les réseaux sociaux sont là pour vous stimuler, jamais pour vous attrister ou vous angoisser ! Vous êtes maître.sse de vos abonnements, et des personnes que vous laissez entrer dans votre vie. Vous avez le droit et vous vous devez d’unfollow les comptes qui ne vous vont plus ! Et c’est tout aussi ok de prendre de la distance avec ces personnes qui vous font tourner de l’oeil. Nous avons tous quelque chose d’enviable, mais surtout, nous avons tous quelque chose à faire briller et à développer. Alors, seule la comparaison positive est acceptable. 

À nos côtés, et sur nos réseaux, on garde les personnes qui nous font du bien et qui nous poussent vers le haut. On reste bienveillant.e, on se soutient, soi-même, les un.e.s envers les autres, et on ne se diminue pas. Ça, jamais ! 

Article de Marie Le Seac’h

Deux mois compliqués, privé.es de lien social et de liberté, le confinement nous a tous mis face à une épreuve inédite. En apprenant doucement à vivre autrement, les Français ont été confrontés à certaines pressions – qui étaient déjà présentes, mais plus discrètes. Mijoter et manger de bons plats, faire des activités sportives, prendre soin de soi, ces multiples injonctions ont eu un impact sur notre vision du corps. 

Avec le confinement, les Français ont été confrontés aux diktats des perfect bodies. Et cela a eu pour conséquence de changer leur relation avec leur corps. Crédits : Les Folies passagères.
Avec le confinement, les Français ont été confrontés aux diktats des perfect bodies. Et cela a eu pour conséquence de changer leur relation avec leur corps. Crédits : Les Folies passagères.

Alors que nous sortons doucement de la période de confinement, l’heure est au premier bilan. Cette situation qui nous a été imposée compte tenu de la gravité du COVID-19 a eu plusieurs impacts – notamment sur notre corps.

Feeleat, application qui suit le quotidien de ses utilisateurs dans la gestion de leurs troubles alimentaires, a mené l’enquête. Créée en 2018, l’application d’aide médicalisée compte aujourd’hui 50 000 utilisateurs mensuels. Feeleat a donc pu s’intéresser aux comportements de ses utilisateurs pendant le confinement. 

Les Français dans la relation avec leur corps

Feeleat révèle une chose étonnante : 74 % des Français ressentent un changement dans la relation qu’ils ont avec leur corps. Et parmi eux, 36 % en ont une meilleure image qu’avant. Avec le quotidien mis sur pause, les Français ont eu plus de temps pour prendre soin d’eux, pratiquer des activités physiques, mettre de côté le stress et cuisiner plus sainement. 

Mais si cette nouvelle peut facilement nous réjouir, elle ne masque pas une autre réalité liée au confinement. 25 % des interrogés ont déclaré avoir subi l’apparition de nouveaux complexes lors de ce confinement… Compréhensible quand on a conscience de tous les cours de sport, de recettes healthy et de conseils soins qui ont émergé sur la toile. 

https://www.instagram.com/p/B_9m6sBBmnb/

Les Réseaux sociaux : comprendre la source de ces pressions

Garder le contact avec les amis et la famille, partager nos plus belles photos ou créations, les réseaux sociaux font aujourd’hui pleinement partie de notre quotidien. En période de confinement, nombreux ont été boostés par les Lives sportifs et inspirés par quelques recettes culinaires. 

https://www.instagram.com/p/B_XNntNJXgm/

Mais il ne faut pas perdre de vue que pour certains, les réseaux sociaux sont tout l’inverse. Moralisateurs, ils ont eu tendance à pousser les Français à se conformer à un unique mode de confinement. 64 % ont connu des situations de compulsions ou de restrictions alimentaires. Et les réseaux sociaux ont joué un rôle important dans ce processus. Pourtant, notre vision du corps ne devrait pas se reposer sur des injonctions imposées par la société. Gardons tous en tête que le tout est de se sentir bien avec soi, de s’aimer, de s’écouter pleinement et de dire stop aux regards que portent les autres sur nous !

https://www.instagram.com/p/CAfjhhjBSkU/

Du temps pour atteindre ses objectifs

Les pressions ont bel et bien été là. Et si les pourcentages révélés par Feeleat rendent compte de leur importance, le confinement a aussi eu des impacts positifs. Oui, un français sur deux a réussi à atteindre ses objectifs. La période a été propice à la réflexion et la remise en cause ce qui a eu pour effet de pousser les Français à prendre soin d’eux. Prendre ou perdre du poids, abandonner le maquillage, adopter le no-bra, apprendre à cuisiner, finir un livre qui nous tenait à cœur, voilà les bonnes résolutions qu’ils ont adoptées. 43 % d’entre eux souhaitent conserver ces nouvelles habitudes qu’ils ont prises. 

https://www.instagram.com/p/BhxC4uAAGW0/

Avec le déconfinement et la douce reprise des activités, on aurait tendance à se demander si ces pratiques vont perdurer. Chez Paulette, on croit fermement au fait que la situation inédite a entamé une nouvelle ère. Celle où l’on se fait du bien, où l’on s’écoute avant d’écouter les autres. Après tout, le plus important c’est de se faire entièrement confiance !

Article de Nina Hossein.

On l’a bien remarqué, depuis quelques semaines l’univers de la gastronomie connaît quelques zones de turbulence. Pour remonter la pente, de nombreuses initiatives fleurissent, dont celle de la plateforme Instagram. Intrigué(e) ? On vous en dit plus…

Instagram : le réseau social visuel par excellence

Instagram, en quelques années, s’est esquissé comme the pilier de la communication visuelle et esthétique des entreprises. En effet, Vidéos Live, Stories ou encore fil d’actualité, rien n’est trop beau pour tisser un lien avec la communauté. Encore plus aujourd’hui, les restaurateurs n’hésitent pas à partager avec leur public des astuces et recettes emblématiques.

Le sticker Stay Home lancé par la plateforme

Le sticker « Commandez votre repas » : késako ?

Pour donner un coup de main à sa trattoria préférée, au petit resto péruvien du coin ou à son bar à pokés chouchou, le sticker « Commandez votre repas » est lancé. Avec lui, on a l’opportunité de se procurer son repas depuis les Stories de l’enseigne qui partage l’autocollant. On clique alors sur le sticker et on est directement redirigé sur les sites de livraison Deliveroo ou dUber Eats. Un jeu d’enfants n’est-ce pas ?

Le nouveau sticker de la palette Instagram

Soutenir ses enseignes favorites de façon simplifiée : que demander de mieux ?

Désactivé sans explication sur Instagram, le compte de la marque de sextoys We-Vibe vient rejoindre ceux de Dame Products, Wild Flower Sex et bien d’autres. Las de la censure du plaisir féminin et du maintien de la suprématie du regard masculin, la marque de jouets sexuels Womanizer s’associe au réseau social Jodel pour une campagne publicitaire.

© Womanizer

Un plaisir féminin au second plan

Sur les réseaux sociaux, les publicités pour produits destinés au plaisir féminin ne font pas long feu, et sont parfois supprimés sans justification. Ajoutons à cela le rejet du mamelon féminin alors que le masculin est accepté sans sourciller ou encore les comptes Instagram de ces marques qui ne sont pas vérifiés. Face à leurs concurrents qui mettent en avant le plaisir masculin, les marques cherchant à combler les femmes sont clairement désavantagées.

Des actions contre la censure

C’est en tout cas la vision du groupe WOW Tech, à qui appartiennent les marques Womanizer (spécialisée dans le plaisir féminin) et We-Vibe (spécialisée dans les vibrateurs pour couples). Après avoir vu le compte Instagram de la marque We-Vibe désactivé sans explication, WOW Tech a décidé de réagir face à ce double standard. Le 9 août 2019, Womanizer lance une campagne publicitaire avec Jodel, un média social populaire parmi les étudiants, pour la promotion de son dernier produit, le Womanizer Starlet 2.0., un sextoy minimaliste.

Le réseau Jodel, créé en 2014, permet d’échanger anonymement avec les utilisateurs qui se trouvent dans un rayon proche. Son fondateur, Alessio Avellan Borgmeyer, a déclaré « nous ne pensons pas que la sexualité et les sex toys devraient être tabous plus longtemps. Nous sommes heureux et fiers de pouvoir faire quelque chose pour changer la société et faire sourire les gens ». Un sentiment évidement partagé par le groupe WOW Tech, qui déclare être prêt à se battre pour changer les choses.

Article de Juliette Cardinale