Ankore, c’est la nouvelle marque éthique qu’on veut soutenir. Parce que chaque achat permet de sauver l’océan à son echelle. 

« Si rien n’est fait, en 2050, il y aura plus de plastique que de poissons dans l’océan. On a créé Ankore pour remédier à cela« , expliquent les créateurs de la marque. Mais comment exactement ? On vous explique. 

Les faits 

Rappelons-le, seulement 9 % des 400 millions de tonnes de plastique produites en 2019 ont été recyclés. Et 10 millions se sont retrouvées dans l’océan. Assez de photos choc sur internet le prouvent, le plastique est très mauvais pour la faune et la flore océaniques.

La marque 

Afin de réduire cette quantité énorme de plastique dans l’océan, Ankore a décidé d’agir. Pour créer leurs vêtements, ils utilisent donc du plastique directement repêché dans l’océan et la mer par leur partenaire Seaqual. Ensuite, ce plastique est « nettoyé, broyé en paillettes de plastiques, fondu en granulés et tissé en fil« . Puis, ce fil est mélangé avec du coton biologique, qui « nécessite 90% moins d’eau que de coton traditionnel pour sa production ». Un vêtement Ankore, c’est donc l’équivalent de 20 bouteilles en moins dans l’océan. 

Mais ce n’est pas tout, parce qu’Ankore a également mis en place un circuit court. Tout est réalisé dans un rayon de moins de 1000 km. « Le design, le patronage et la logistique sont réalisés à Nantes. Le plastique est repêché en Méditerranée et dans l’océan Atlantique. Il est recyclé et transformé en fil en Espagne, puis la confection est réalisée au Portugal. » Parfait, pour tous ceux qui veulent réduire leur consommation de fast-fashion 

La collection

Trois sweats et un t-shirt, voici les pièces que vous propose Ankore. Et en plus d’être écoresponsable, ils ont fait en sorte de faire des modèles résistants au temps. Unisexes, les deux coupes ont une poche sur le devant. Le sweat est relativement classique, dispo en trois couleurs : camel, bleu canard et gris chiné. Le t-shirt sera lui dispo en bleu chiné. 

La cerise sur le gâteau : vous pourrez demander à Ankore de recycler vos produits à leur fin de vie. Et évidemment, le packaging est tout aussi écologique que le reste de la marque. 

Vêtements à retrouver sur leur site.

Article de Clémence Bouquerod 

Adidas Originals a sorti hier sa nouvelle collection Clean Classics, des paires de sneakers vegan et écologiques. 

Dur à croire, et pourtant. Clean Classics est une collection de chaussures Adidas écologique. Vous pourrez y retrouver les modèles iconiques de la marque (Stan Smith, Superstar, Continental 80, Top Ten, SC Premiere, Supercourt et Superstar Bold), tous réédités « pour limiter l’impact de la marque sur l’environnement. »

Le concept

La pollution plastique étant l’une des « préoccupations majeures de notre génération », Adidas a donc décidé de s’associer avec Primegreenune gamme de « matériaux de grande qualité contenant au minimum 50 % de produits recyclés ». Mais pour Adidas, « la collection Clean Classics ne permet pas seulement de réduire les déchets inutiles mais aussi d’offrir un design différent avec des coupes et détails inédits. » En effet, les semelles sont mouchetées, l’emblème Clean Classics s’affiche, et les lacets sont parfois colorés. De quoi donner un coup de neuf à ces modèles classiques. 

Chaussures Clean Classics en rond dans l'herbe
Chaussures Clean Classics par Adidas – © Adidas

La promesse

  • La collection est composée de « 70% de matériaux recyclés pour le haut des chaussures » ;
  • Le caoutchouc, Better Rubber, est composé à « 90% de caoutchouc naturel » -donc renouvelable- et à « 10% de caoutchouc recyclé » ;
  • Les lacets sont créés à partir de papier ; 
  • La mousse BLOOM est créée à partir « d’une technologie de récolte des algues qui aide à maintenir les lacs propres et favorise ainsi une eau pure »;
  • Adidas va créer le packaging Clean Classics à partir d’anciennes boites inutilisées. 

Adidas x Zalando

Pour célébrer l’initiative Adidas, et donc la collection Clean Classics, Zalando lance sa campagne Take the first step. Leadeuse européenne de la mode en ligne, la plateforme milite elle aussi pour la planète en incitant ses consommateurs à réduire leur gaspillage du plastique. En présentant les différents modèles issus de la gamme Clean Classics, Zalando vise à sensibiliser les e-shoppeurs : leurs iconiques baskets peuvent aussi être fabriquées grâce à des matériaux recyclés. Le message ? Elles n’en sont pas moins cool, bien au contraire. La campagne, d’ores et déjà visible sur les réseaux, est incarnée par la modèle Clara Berry. La jeune femme organise par ailleurs des sessions de « Berry Trash« , des ramassages de déchets sur des périmètres locaux avec sa communauté.

Un article de Clémence Bouquerod 

Les masques c’est sur le nez, pas sous les pieds ! Dans le monde d’après, on continue de se protéger, et de protéger la planète.

C'est comme ça que l'on veut nos rues, avec des masques portés, pas jetés.
Crédit : Clovis WOOD on Unsplash
C’est comme ça que l’on veut nos rues, avec des masques portés, pas jetés.
Crédit : Clovis WOOD on Unsplash

La pandémie a laissé place à un autre virus. Alors que les mégots étaient un fléau, désormais les masques en sont un aussi. Ils sont partout. Pourtant, ils ne trônent pas seulement sur les visages, mais désormais au milieu des rigoles, sur les trottoirs, dans les fossés, à même le sol. C’est une triste réalité, et le phénomène ne fait que s’accentuer en cette période de déconfinement de plus en plus avancée.

Il y a quelques mois, tous cloitrés à notre domicile, nous énumérions les bonnes nouvelles pour la planète provoquées par la pandémie du Covid-19. Nos réseaux sociaux en étaient inondés. Les animaux s’approchaient davantage des habitations, les émissions de gaz à effet de serre ont connu une baisse historique, le gouvernement lançait un plan de quelques 20 millions d’euros pour encourager la pratique du vélo au sortir de la crise… Pourtant, le constat est tout autre. Dans toutes les grandes -et les moins grandes- villes de France, des masques et des gants usagés jonchent le sol.

Un danger pour l’humain

C’est un objet qui a pour fonction de nous protéger de la maladie, en l’occurrence celle du Covid-19, connue pour ses risques de transmission très élevés. Qu’en est-il alors des personnes qui ramassent ces masques ? Des passants ? Ou des enfants un peu trop curieux qui touchent à tout dans la rue ?

Comme exposé par France Info, « selon une étude publiée dans la revue The Lancet début avril, des traces du virus peuvent être décelées pendant au moins sept jours sur la surface extérieure d’un masque de protection et jusqu’à quatre jours sur la surface intérieure. » Une situation alarmante qui a provoqué la colère des collecteurs de déchets parisien. Quelques jours seulement après la début du confinement, ils tweetaient : « Nous devrions leur distribuer des balais. Ils ne méritent pas de masques ces gens. » Rappelons d’ailleurs qu’à cette date, de nombreuses personnes à risque remuaient ciel et terre pour se procurer un masque de protection.

Un danger pour l’environnement

Contrairement aux apparences, les masques de protection à usage unique ne sont pas faits de papier, mais bien de plastique. Ainsi, au même titre que les sacs de courses interdits depuis peu, ils mettent jusqu’à 450 années à se désagréger dans la nature. De plus, à l’heure actuelle, les masques chirurgicaux ne sont pas biodégradables. Si, au sein même des hôpitaux, il existe une chaîne de traitement de déchets qui sépare ces outils de protection des autres résidus pour les conduire à l’incinération, ce n’est pas sans raison.

Comme vous vous en doutez, les risques sanitaires et écologiques se rejoignent étroitement. Lorsqu’ils sont jetés dans les caniveaux ou les rigoles, les masques sont en contact direct avec les eaux usées qui attendent d’être traitées. Le Centre d’Information sur l’Eau a d’ailleurs tiré la sonnette d’alarme. « [Ils] finissent par boucher les tuyaux des réseaux d’assainissement et entraver le bon fonctionnement des stations d’épuration. […] L’accumulation de ces déchets d’un nouveau genre nécessite de nombreuses interventions, évitables, pour déboucher les canalisations obstruées et rétablir la performance optimale des installations de traitement des eaux usées. » Et ce ne sont pas les seules eaux à être impactées. Par cheminement logique, de nombreux masques parviennent jusqu’à la mer. Sympa pour faire trempette cet été…

Par sécurité, le masque doit être aussi bien jeté que ce qu’il est porté. Protégez-vous, protégez-nous, protégez l’environnement. Le monde d’après, ne doit pas être fait de plastique.

Article de Aurélie Rodrigo