Maison Lejaby fête son anniversaire. Pour l’occasion, ils ont appelé neuf photographes, afin qu’ils s’amusent pour les 90 ans de la marque. 

Carte blanche. C’est ce qu’a laissé Maison Lejaby aux 9 photographes venus mettre en image ses 90 ansPourquoi ? Parce que « cette carte blanche permet à la marque de sortir de ses territoires habituels, au profit d’une vision tantôt poétique, parfois sexualisée et toujours bienveillante de la femme et de son corps. Une rai de soleil filtrant, une attitude, la délicatesse d’un grain de beauté, une bretelle ajustée ou un mouvement de cheveux… » Carte blanche, aussi pour laisser les photographes s’exprimer. S’exprimer sur la femme évidemment, mais également sur la marque. 

À chaque photographe sa décennie 

Cela va de soi, appeler 9 photographes pour illustrer Maison Lejaby, c’est avant tout dans une démarche artistique. Mais si on réfléchit bien, le chiffre 9 n’a pas été choisi au hasard. Parce que chaque artiste a dû illustrer une des 9 décennies de la marque. Pour que chacun·e nous en livre son interprétation. 9 décennies, 9 clichés. C’est pourtant simple, non ? A chacun·e d’y voir ce dont il·elle a envie. 

  • Photo d'un soutien gorge Maison Lejaby pour leurs 90 ans
  • Photo d'un soutien gorge Maison Lejaby pour leurs 90 ans
  • Photo d'un soutien gorge Maison Lejaby pour leurs 90 ans
  • Photo d'un soutien gorge Maison Lejaby pour leurs 90 ans
  • Photo d'un soutien gorge Maison Lejaby pour leurs 90 ans
  • Photo d'un soutien gorge Maison Lejaby pour leurs 90 ans
  • Photo d'un soutien gorge Maison Lejaby pour leurs 90 ans
  • Photo d'un soutien gorge Maison Lejaby pour leurs 90 ans
  • Photo d'un soutien gorge Maison Lejaby pour leurs 90 ans

90 ans, 9 photos, 1 expo, 1 vente

Et pour qu’on puisse mieux les apprécier – si on le peut encore, ces 9 photos sont installées dans une exposition éphémère au Bon Marché, jusqu’au 8 novembre. « L’exposition anniversaire présentera les œuvres de cinq photographes français : Olivier Amsellem, Keffer, Estelle Rancurel, Thierry Lebraly et Artus de Lavilléon ; ainsi que celles de quatre photographes étrangers : Agata Pospieszynska (Pologne), Conor Clinch (Irlande), Alex Franco (Espagne) et Marie Wynants (Belgique) », précise Maison Lejaby. 

Et une fois décrochées du mur, elles seront mises en vente aux enchères sur Instagram. Enchères organisées par We Give Collab, et dont toutes les sommes seront reversées à une association. Top, n’est-ce pas ? Alors, on fonce au Bon Marché 

Article de Clémence Bouquerod 

De la recherche à la création de vêtements, Priya Ahluwalia met toutes ses compétences à disposition pour sortir des collections uniques pour l’homme moderne. Elle va jusqu’à puiser dans ses origines que l’on retrouve en photographie dans son livre Jalebi. 

Crédits : ©Laurence Ellis.

La jeune créatrice utilise son double héritage indo-nigérian et ses racines londoniennes pour créer des collections uniques. Ce patrimoine mixte, on le retrouve dans le tome de photographie Jalebi. Un ouvrage pour rendre compte du travail de la créatrice. 

Jalebi, un livre source d’inspiration

Les couleurs sont étonnantes et les photos éblouissantes de beauté. Des portraits, des textiles et des scènes du quotidien, voilà en image la vie en Grande-Bretagne de la communauté Punjabi dans le Southall. 

Crédits : ©Laurence Ellis

Ces photos ont été prises par Laurence Ellis. Avec son appareil, elle s’immisce dans le regard de Priya Ahluwalia afin de comprendre l’origine de ses idées. En image, on retrouve la beauté de la diversité, mais aussi et surtout l’enrichissement qu’apporte l’immigration à une communauté. Des moments de vie, des instants en famille, Jalebi nous plonge directement dans le quotidien des Punjabis. 

Un tome aussi engagé que les créations

Priya Ahluwalia prend soin de concevoir des vêtements en matières recyclées. Consciente des enjeux climatiques et environnementaux qui se jouent, elle tente au maximum de redonner vie aux tissus dans des créations toujours colorées. Cet engagement, on le retrouve avec Jalebi.

Crédits : ©Laurence Ellis.

En effet, l’ensemble des bénéfices de Jalebi, ainsi que les ventes de tirages photographiques, sera reversé au Stephen Lawrence Charitable Trust et aux Southall Black Sisters

Article de Nina Hossein

« Deux mois après le confinement les inégalités creusées par la crise sanitaire se dessinent. Le plastique à usage unique revient en force, des mouvements sociaux se font entendre une fois de plus et la pollution recouvre de nouveau nos ciels citadins ». C’est un véritable cri du coeur. Et il est partagé. Dans Délicieux Cancer, une série de photographies des plus parlantes, l’artiste Germain Gilbert, en collaboration avec Sabine Silvestre, set designer, s’attaque à nos mauvaises habitudes alimentaires. 9h23, petit-déjeuner. 12h42, déjeuner : entrée, plat, dessert. 20h07, dîner… Sur une nappe neutre, couleur crème, le repas est servi. Enfin, le repas que l’on peut se permettre… Rencontre.

Paulette : Que voit-on sur cette série de photos?

Germain Gilbert : L’idée, c’était de partir sur une série de neuf visuels et de montrer un repas assez quotidien. Donc d’aller chercher des codes du petit dej’, du dîner… dans une esthétique assez années 70′, on va dire. On a une nappe qui fait presque motif formica et des rappels de la vaisselle assez classique que l’on pourrait retrouver chez Monoprix ou un peu partout. Enfin, à l’intérieur, l’idée c’était d’avoir des boîtes de conserves, ou des aliments qui en prenaient la forme. En mettant l’accent sur du cassoulet bas de game, des raviolis, des haricots sous vide… des choses qui ne donnent pas envie.

Pourquoi la nourriture ?

C’est très primaire la nourriture. C’est quelque chose dont on a tous besoin. On est tous égaux en face d’un plat, quelque part et tout le monde en a besoin. C’est un peu comme l’air qu’on respire. Effectivement, c’est aussi un des premiers sujets qui marque notre actualité directe. Pendant le confinement on a immédiatement parlé de pénuries, typiquement parce que les gens se sont jetés sur la farine, les oeufs, les pâtes… J’ai également vu passer des images d’exploitations agricoles laissées à l’abandon parce que les producteurs ne pouvaient plus. Ça leur coûtait plus cher de récolter que de vendre le produit. Enfin, c’est plein de petites choses comme ça qui m’ont marqué pendant le confinement et qui tournaient autour de la nourriture. Après, c’est aussi quelque chose que j’affectionne particulièrement.

C’est un série qui veut porter un message d’actualité…

Le message, c’est un peu ma version des faits. C’est une des conséquences de ce confinement et de la situation, on a remarqué que les prix en magasins ont quand même clairement augmenté. En tout cas dans les grandes surfaces. Heureusement, il y a l’économie locale qui est là et qui permet de s’alimenter avec de bons produits et pour des prix un peu moindres. Et tout ça, ça touche beaucoup de personnes. En conséquence de ces augmentations on va avoir tendance à aller chercher des plats tout prêts, des conserves, des surgelés… de la restauration rapide qui est pleine d’additifs. En fait, c’est un retour d’additifs.

Que dénoncez-vous derrière ce projet ?

C’est un sujet très récurrent, mais ce qui m’a vraiment choqué c’est qu’avant le confinement, il y a eu des dérogations et des reports de lois qui allaient dans un bon sens et que l’on a fait marche arrière. C’est un peu pour dénoncer ça : ne revenons pas en arrière. On sait très bien que les additifs sont classés, on peut trouver des informations dessus, maintenant que l’on a la connaissance de dire « oui c’est nocif », et « non ça ne devrait pas y être ». Pendant le confinement, on a fait de nouveaux reports ou dérogations de lois dans le sens inverse, et c’est limite dangereux. Il n’y a pas qu’au niveau de la nourriture d’ailleurs, il y a aussi le retour du plastique à usage unique. Je ne l’ai pas traité dans ma série mais c’est une réalité également. Depuis la période que l’on connait tous, je trouve qu’il y a eu un rétropédalage alarmant.

Pourquoi avoir intitulé ce projet « Délicieux Cancer » ?

Il y a quelque chose d’hyper important, c’est que l’on est tous conscient que cette nourriture là est malsaine, c’est comme le McDo. Je suis le premier à critiquer, pourtant des fois j’y vais. Et c’est un peu pour ça que je l’ai appelé Délicieux Cancer. C’est de la mauvaise nourriture, mais facile. Et au même titre que beaucoup de fast-foods, on y retombe. Ce sont des choses qu’on devrait boycotter, pour que les méthodes changent, et pourtant non.

Propos recueillis par Aurélie Rodrigo

Jouer avec les lumières et les espaces qui nous entourent pour prendre des photos dignes de professionnels, on en rêve tous. iPhone ou iPad en main, « Today at Apple at home » dévoile une série de vidéos pour aider notre créativité à s’exprimer pleinement.

« Today at Apple at home » dévoile une série de vidéos réaliser par les Creative Pros Apple pour aider notre créativité à s’exprimer pleinement. Crédits : ©Apple.
« Today at Apple at home » dévoile une série de vidéos réalisées par les Creative Pros Apple pour aider notre créativité à s’exprimer pleinement. Crédits : ©Apple.

Si le déconfinement tant attendu a enfin eu lieu, le retour à la normale s’amorce timidement. Néanmoins, les promenades sont de nouveau autorisées et l’on se fait une joie de pouvoir capter l’instant présent. 

Pour ce faire, Apple nous livre tous ses trucs et astuces pour manier nos gadgets préférés à la perfection. À nous les jolies photos, vidéos et musiques dignes de professionnels !

https://www.instagram.com/p/B_Fn-IKlNye/

Six vidéos pour réaliser des projets créatifs à la maison

Les Creative Pros des Apple Stores du monde entier se sont mobilisés pour réaliser ces tutos vidéos. Ils partagent, dans six vidéos sous-titrées en français, tous leurs tips pour des activités créatives at home plus que réussies. 

John de l’Apple Burlington dans le Massachusetts nous explique comment créer des vidéos cinématographiques avec l’iPhone. De son côté, Rosie du Regent Street de Londres nous apprend à utiliser GarageBand pour une musique faite maison. Avec ça, c’est sûr, la créativité et le monde de l’art sont à portée de mains !

https://www.instagram.com/p/B_QTgWLFgF3/

Rendez-vous sur le site de la Pomme chaque semaine pour y découvrir une nouvelle vidéo !

Article de Nina Hossein

Pour la première fois, une exposition consacrée à la photographe chinoise Luo Yang, icône de la contre-culture de son pays, s’installe à Paris. À découvrir en novembre 2019 à Maison Dentsu.

Exposée à Pékin, Berlin ou Hong Kong, Luo Yang est l’une des grandes stars de la photographie chinoise actuelle. Elle a obtenue la consécration en 2018 lorsqu’elle a été nommée l’une des 100 femmes les plus influentes du monde par la BBC. La photographe est à l’avant-garde de la contre-culture chinoise et n’hésite pas à prendre des clichés engagés et poétiques qui se dévoileront aux yeux des Parisiens en novembre 2019 à Maison Dentsu, au 176 rue de Rivoli, lors d’une rétrospective inédite.

Photo Jian Shan par Luo Yang (2017)

Une vision brute de la femme chinoise

Cette exposition intitulée « GIRLS » présente des photographies de jeunes femmes prises sur plus de 10 ans. Les premiers clichés de la série ont été capturés en 2008, un an avant que la photographe n’obtienne le diplôme de l’Académie des Beaux-Arts de Shanghai. On y découvre la féminité à la chinoise, la place des femmes dans cette société encore très traditionnelle mais qui a beaucoup évolué en une décennie. Identité féminine, style, genre, sexualité… les Chinoises brisent les codes et se dévoilent complètement devant l’objectif de Luo Yang.

L’exposition est proposée par Maison Dentsu, en partenariat avec Moonduckling. Maison Dentsu s’engage pour l’égalité homme-femme et est cosignataire de la charte #jamaisSansElles. Ouvert cette année, cet espace est un lieu de création, d’exposition et de partage. « GIRLS » sera ouvert au public les samedis 9 et 16 novembre, entre 10 heures et 18 heures, sur rendez-vous. Il faut s’inscrire par mail à l’adresse communication@dentsuaegis.com . Un événement à ne surtout pas manquer pour découvrir les femmes de Chine sous toutes leurs coutures.

Article de Juliette Cardinale