De la recherche à la création de vêtements, Priya Ahluwalia met toutes ses compétences à disposition pour sortir des collections uniques pour l’homme moderne. Elle va jusqu’à puiser dans ses origines que l’on retrouve en photographie dans son livre Jalebi. 

Crédits : ©Laurence Ellis.

La jeune créatrice utilise son double héritage indo-nigérian et ses racines londoniennes pour créer des collections uniques. Ce patrimoine mixte, on le retrouve dans le tome de photographie Jalebi. Un ouvrage pour rendre compte du travail de la créatrice. 

Jalebi, un livre source d’inspiration

Les couleurs sont étonnantes et les photos éblouissantes de beauté. Des portraits, des textiles et des scènes du quotidien, voilà en image la vie en Grande-Bretagne de la communauté Punjabi dans le Southall. 

Crédits : ©Laurence Ellis

Ces photos ont été prises par Laurence Ellis. Avec son appareil, elle s’immisce dans le regard de Priya Ahluwalia afin de comprendre l’origine de ses idées. En image, on retrouve la beauté de la diversité, mais aussi et surtout l’enrichissement qu’apporte l’immigration à une communauté. Des moments de vie, des instants en famille, Jalebi nous plonge directement dans le quotidien des Punjabis. 

Un tome aussi engagé que les créations

Priya Ahluwalia prend soin de concevoir des vêtements en matières recyclées. Consciente des enjeux climatiques et environnementaux qui se jouent, elle tente au maximum de redonner vie aux tissus dans des créations toujours colorées. Cet engagement, on le retrouve avec Jalebi.

Crédits : ©Laurence Ellis.

En effet, l’ensemble des bénéfices de Jalebi, ainsi que les ventes de tirages photographiques, sera reversé au Stephen Lawrence Charitable Trust et aux Southall Black Sisters

Article de Nina Hossein

Alors que le mois de décembre touche à sa fin et que l’on se demande, l’air hagard, comment l’année 2019 a pu filer si vite, Paulette vous propose une petite sélection – toute personnelle – d’artistes, illustrateur.trice.s, photographes et autres comptes Instagram inspirés et inspirants, pour conclure cette décennie en beauté et commencer 2020 sous les auspices de l’inspiration.

Les artistes qui questionnent le status quo

@laetitiaky sculpte ses longues tresses à l’envie et en fait son moyen d’expression artistique. Il fallait y penser ! Le résultat est sublime.

@artposer peint des corps alanguis, lascifs, en tension ou en contemplation, entre le figuratif et le surréalisme. De quoi donner envie de commencer à investir dans l’art.

@malik.roberts.art est un digne héritier du peintre cubiste Picasso, parle de santé mentale à travers ses toiles et a rencontré le Pape François. What else?

@enfant_precoce installe son chevalet, son tabouret et ses grandes toiles néo-expressionnistes devant les grandes institutions culturelles françaises, flanquées d’un écriteau sur lequel on peut lire « Exposez-moi ». Simple.

Les photographes qui capturent l’intime

@garconjon pose un regard plein de bienveillance et de poésie sur les hommes les plus stylés du globe. Son recueil de photographies Garçon Style est une ode au Carpe Tempus, ou comment saisir la fugacité de l’instant en un clic.

@emmaburlet avait été sélectionnée pour shooter avec le PowerShot G7 X Mark III suite à notre appel à candidature en partenariat avec Canon France. Ses clichés venus d’un autre monde sont à retrouver dans l’édito AURA de notre dernier numéro Paulette Dimensions.

@daviduzochukwu nous fascine avec ses photographies oniriques, macabres et surréalistes, entre attraction et répulsion. Une belle exploration de la diversité des états d’âme de l’être humain.

@goldiewilliams_ sublime les sorties de défilés de mode en posant son regard sur l’entre-deux, au delà du premier plan, où se cache un moment à capturer et à révéler.

Les illustrateur.trice.s qui mettent de la couleur et de l’humour dans nos vies

@marie.margo illustre son quotidien – et le nôtre, par extension – en deux coups de crayons de couleur, et avec une bonne dose d’humour et de dérision. On adore !

Le duo créatif @sacree_frangine peint en mille couleurs vives et chaudes les êtres et les objets. Tout est délicat, subtil et sublime. Merci les frangines !

@holybily aime réinterpréter les séries mode du magazine, avec son trait de crayon si singulier. Et à Paulette, c’est validé !

@helsinkimonamour est une Québécoise, artiste par accident, introvertie et basée à Vienne, dont la tarte au citron est à tomber. C’est elle-même qui le dit sur son Insta. Je propose qu’on se fasse inviter ! Sinon, ses créations-collages sont également d’une beauté renversante.

Les comptes Insta qui nourrissent nos envies d’un intérieur de rêve

@maison_de_sable nous invite à la plus belle des rêveries… un monde où l’on aurait mille maisons, à meubler et à décorer de mille façons. Faute de pouvoir recréer tous ces univers oniriques à l’identique, il y a toujours quelques idées déco à piquer ici et là.

Si l’esthétique de @pernillebaastrup vous semble plus réaliste et abordable, c’est normal. Son propre appartement lui sert de terrain de jeu et d’expérimentation. De quoi bien visualiser et se laisser tenter les yeux fermés. À peu près tout est référencé sur ses photos.

@mrbuckleyinteriors ravira les amoureux de couleurs, de textures, de matières et de formes, qui rêvent d’un intérieur sur-mesure, avec un brin de fantaisie.

@octaevo crée des objets au design épuré, et aux couleurs qui rappellent la Méditerranée et son histoire antique. Tout est fabriqué avec attention, délicatesse et précision, dans le respect de la nature et de l’art. C’est simple, on veut tout acheter !

En espérant que cette petite sélection inspirante égayera votre quotidien, Paulette vous souhaite, avec quelques heures d’avance, une excellente année 2020 !

Article de PK Douglas

Nick Onken est un artiste et photographe polyvalent basé à Brooklyn, dont la dernière “folie” créative est de se lancer dans la confection de chapeaux sur-mesure, fabriqués à la main et inspirés de ses nombreux voyages à travers le monde.

La “positive attitude” de Nick est contagieuse. Pas étonnant que, lors d’un voyage de presse Nike, notre rédactrice-en-chef web soit tombée en admiration devant tant d’énergie, de génie créatif et, surtout, de style. Les chapeaux du photographe, aux couleurs vives et savamment customisés, ont particulièrement fait sensation. Du coup, elle a voulu en savoir plus sur ce joyeux personnage, dont les talents sont multiples et les projets passionnants. Il a photographié et interviewé d’innombrables personnalités et célébrités inspirantes, dont Justin Bieber, Usher, Jessica Alba et Bono, pour sa propre émission de podcast NIONradio, mais aussi pour de nombreux magazines internationaux. Il ne compte plus le nombre de tampons sur son passeport : Europe, Amérique du Sud, Polynésie, Asie, Pôle Nord, il a tout exploré. Cependant, il a un petit faible pour l’Afrique, continent où il voyage souvent pour soutenir et travailler avec Pencils of Promise, une association caritative qui aide à la scolarisation des enfants. Paulette a réussi à attraper au vol ce souriant tout-à-tout, pour en savoir plus sur ce qui l’a poussé à ajouter « chapelier sur-mesure » à son CV déjà si fourni.

Paulette: Salut Nick ! Parle-nous un peu de toi…

Nick: Hello, Paulette ! Alors, je suis un créateur. L’un de mes moyens d’expression préférés est la confection de chapeaux. Je suis originaire de la ville de Seattle aux États-Unis, et je vis, en ce moment, à Brooklyn, New York. J’aime tisser une histoire et donner du sens aux choses que je crée.

Comment est née ta passion pour les chapeaux ?

Il y a quelques années, mon amie Satya m’a invité à confectionner des chapeaux avec elle dans sa fabrique de chapeaux. Je me suis pris au jeu et ai eu envie de créer mes propres modèles. Mon projet a évolué au gré de mes expérimentations.

Pourrais-tu nous expliquer le processus de fabrication d’un chapeau? Quelles sont les étapes à suivre et combien de temps cela prend-il ?

La première étape pour fabriquer un chapeau est la mise en forme. Les cloches à chapeaux se présentent sous différentes formes; et c’est ce qui détermine la forme de la partie haute du chapeau. Vous devez chauffer à la vapeur et étirer le feutre sur la cloche pour le façonner. Il faut, ensuite, aplatir les bords avec un fer à repasser. Une fois cette étape terminée, je vaporise une solution qui fait durcir le feutre afin qu’il garde la forme souhaitée. Puis, je cous à la main le bandeau anti-transpiration, qui se trouve à l’intérieur. J’aime les bandeaux en cuir, car cela donne au chapeau une certaine structure. À partir de là, je passe à l’étape « customisation », en choisissant un tissu pour le bandeau extérieur, en brûlant le chapeau ou en le peignant. Le design est assez libre, à ce stade. J’ajoute quelques détails qui sont devenus ma signature, comme le bâton de sélénite, qui est une pierre à haute vibration.

Passionnant ! Et, d’où te vient ton inspiration ?

Mes chapeaux sont inspirés par mes photo. J’ai toujours aimé photographier les gens qui portent des chapeaux. Je me suis beaucoup inspiré de mes voyages, car je suis allé dans plus de 60 pays, sur 7 continents. J’aime les chapeaux qui ont une certaine patine et un aspect un peu vieilli. Mon inspiration vient des différentes cultures que je découvre lors de mes voyages, par plein de motifs et de textures différents. J’aime aussi fouiller et trouver des épingles d’époque et d’autres petits objets sur les marchés aux puces. J’adore aussi peindre de manière générale. Donc, j’ai naturellement intégré la peinture dans certaines de mes créations. Parfois, j’ai différents thèmes en tête, et si je trouve une pièce de customisation qui m’aide à créer le look parfait, banco !

À qui s’adressent tes chapeaux ? Qui sont tes clients ?

Mes chapeaux s’adressent aux personnes qui apprécient les chapeaux sur-mesure, que personne d’autres n’aura; les gens qui veulent quelque chose d’unique avec une customisation personnalisée; les gens qui sont férus de voyages et d’exploration.

En parlant de voyages, quelle a été l’expérience ou le voyage le.la plus marquant.e pour toi cette année ?

J’ai fait plusieurs voyages incroyables cette année. Aller au Maroc a été très inspirant, en ce qui concerne les nuances culturelles. Je reviens tout juste de Madagascar, où je n’avais jamais mis les pieds auparavant. Nous avons du quitter l’île plus tôt que prévu à cause d’un ouragan de catégorie 4. Je suis aussi allé en Laponie finlandaise en début d’année; ce fut un séjour incroyable. J’ai vu des rennes et des champignons amanita muscaria. J’ai aussi trouvé une épingle représentant un champignon amanita muscaria. Je pense bientôt l’utiliser pour customiser un chapeau.

Fabriquer des chapeaux sur-mesure n’est que l’un de tes nombreux métiers. Est-ce excitant de faire tant de choses différentes ?

Personnellement, je ne qualifierais pas ce que je fais de « métiers ». Ce sont plutôt des passions ! Quand vous aimez ce que vous faites, je ne pense pas que ce soit nécessairement un «travail». Cela dit, je suis photographe et je photographie beaucoup de gens, des célébrités, mais aussi des enfants, pour une association caritative appelée Pencils of Promise, basée en Afrique. J’anime également un podcast où j’interviewe des créatifs et des gens inspirants qui font de grandes choses dans le monde. J’adore avoir des conversations avec ces gens. De temps en temps, je peins sur des murs ou sur toile. J’adore avoir la liberté de créer sur différents supports.

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Dernière question essentielle, où pouvons-nous acheter tes chapeaux sur-mesure ?

Vous pouvez vous rendre sur mon compte Instagram Onkenhat et voir mes chapeaux du moment. N’hésitez pas à me contacter via la messagerie privée, si vous souhaitez choisir votre propre chapeau personnalisé.

Merci Nick !

Propos recueillis par PK Douglas

Pour en savoir plus sur Nick Onken, c’est ici.