Non, ce n’est pas le nouveau surnom des trolls sur internet. Le Syndrome de l’Homme Irritable est une théorie scientifique en plein développement et il peut concerner un de vos proches.

Photo de Nsey Benajah - visage flou d'un homme qui hurle de colère.

On s’accorde tou.te.s sur l’impact des hormones et du cycle menstruel sur le moral des femmes et des personnes avec un utérus. Mais saviez-vous qu’il existe une théorie en plein développement sur l’influence hormonale dans les comportements colériques masculin ? 

Une théorie novatrice

De l'étude de l'andropause ...

Le syndrome de l’homme irritable a été théorisé par le docteur américain Jed Diamond. Cumulant près de 40 années d’expérience en tant que thérapeute de couple et sexologue, il est un expert des questions masculines.

Au début des années 2000, il publie deux ouvrages sur l’andropause, l’équivalent masculin de la ménopause (qui n’entraîne cependant pas de stérilité complète). Par la suite, il remarque que les hommes de tous âges montrent des signes qui s’accorderaient avec ceux de ladite andropause.

« Alors que l’andropause devenait un sujet plus souvent fréquent dans la communauté médicale, j’ai remarqué que les hommes plus jeunes montraient les mêmes symptômes. Des symptômes qui incluent l’irritabilité, une forme de colère, une perte d’énergie, parfois des problèmes de types sexuels. Et ce n’étaient pas des hommes d’âge moyens, certains étaient encore adolescents, donc ça ne pouvait pas être lié à un changement hormonal tardif. »

Dr Jed Diamond

... au Syndrome de l'Homme Irritable

Il prend alors contact avec Dr Gerald Lincoln. Cet écossais travaillait à l’époque sur un projet de  pilule contraceptive pour homme. S’il n’a pas réussi à trouver une formule satisfaisante pour lancer une commercialisation de cette pilule, il a cependant découvert que les sujets tests devenaient particulièrement agressifs.

A l’époque, on savait qu’une surdose de testostérone rendait colérique (notamment par les diverses affaires de dopage). Mais lors de cette étude, les moutons subissaient une réduction de cette hormone. Il est donc devenu clair pour Dr Diamond qu’une variation hormonale, quelle qu’elle soit, a un impact direct sur les hommes. Il développe alors un test, toujours disponible, pour accumuler des informations. 

« Souvent c’est le ou la conjoint.e qui fait le test parce qu’iel se pose des questions. Parfois les hommes font le test pour prouver qu’ils ne sont pas « vraiment en colère », mais quand ils ont les résultats, ils se rendent compte que les remarques de leurs proches étaient peut-être justifiées. »

Dr Jed Diamond

Irritabilité, colère et dépression

Un des symptômes fréquent serait donc une forme d’irritabilité, de colère explosive. Mais Dr Diamond parle également d’anxiété généralisée et d’incertitude. Un autre symptôme récurrent serait une sorte de  questionnement sur l’avenir. En résumé, des comportements équivalent à ceux de la vie au temps du COVID.

Enfin, les comportements dépressifs pourraient également en être un signe. Pourtant pour le M. Sébastien Landrypsycho-sexologue, l’IMS se distingue de la dépression. En effet : « La dépression s’exprime par deux symptômes : perte d’élan vital et humeur dépressive, c’est à dire voir la vie en noir. Ici on a des gens qui peuvent avoir une vie sociale épanouissante. Ils font des projets, ils avancent. ». Pour Jed Diamond, les deux pathologies sont différentes, mais pas exclusives : « Je pense que la dépression et l’IMS sont deux sphères qui se superposent, parfois une personne peut subir les deux. »

Les symptômes

L'impact sur l'entourage

Ces symptôme sont donc nombreux, et peuvent correspondre à un quantité de diagnostics. Ce qui ressort le plus, c’est cette colère surprenante. « Avec ce syndrome, les hommes sont en colère, c’est une certitude. Il y a une violence qui ressort » confirme M. Landry. 

Une violence qui se présente en particulier dans le couple et avec les proches. En effet, elle s’efface, se maintient dans les situations sociales. En revanche « On ne peut pas se contenir tout le temps. Avec nos proches, la pression retombe. » selon le M. Landry. Ce sont d’ailleurs souvent les proches qui poussent les « hommes irritables » à suivre un traitement.

Plus encore, cette fragilité émotionnelle s’exprime aussi par des comportements de compensations. Ces comportements servent à « éteindre » la colère : consommation d’alcool, de nourriture, la pratique d’activités sportives ou sexuelles inhabituelles, par exemple.

Pour le M. Landry, le symptôme le plus parlant est la « non-reconnaissance ». Lorsqu’une personne change radicalement de comportement, qu’elle ne correspond plus à celle avec qui on avait l’habitude de vivre, c’est peut-être à cause de ce syndrome. Et c’est souvent pour apprendre à « se retrouver » que les thérapies débutent, sans même se douter que cela puisse être chronique. 

Les causes hormonales

L'essentielle sérotonine

Deux hormones peuvent influer sur l’IMS : la sérotonine et la testostérone. La première est sécrétée par le cerveau, la seconde est l’hormone sexuelle masculine.

La sérotonine influerait sur a régulation des comportements, l’humeur, l’anxiété ou encore l’apprentissage. Elle serait également impliquée dans la motivation et la prise de décision. Il n’est donc pas étonnant d’imaginer qu’une variation violente de cette hormone ait des conséquences négatives sur le comportement. 

La testostérone et le "cycle" masculin

La variation de la testostérone est d’autant plus intéressante. Elle exerce un rôle essentiel dans le cycle reproductif masculin. L’IMS serait alors une sorte d’équivalent du syndrome pré-menstruel (SPM) féminin. Il se traduit en effet par une fragilité émotionnelle provoquée par le cycle reproductif. Cependant le cycle masculin est beaucoup moins réglé (c’est le cas de la dire). 

Comme le cycle menstruel féminin, il évolue avec les périodes de la vie. Néanmoins il n’est pas mensuel mais journalier. Les hormones sont sécrétées pendant le sommeil. La production de spermatozoïdes en est d’ailleurs un des produit.

En fin de nuit, les hommes font leur taux d’hormones journalier. Il suffit que le sommeil soit perturbé, par exemple par un changement saisonnier, pour que ça impacte directement les hormones. Cela peut alors faire flamber ce syndrome s’il est latent.

M. Sébastien Landry

C’est donc un moment clé pour l’équilibre hormonal. Néanmoins, cet équilibre est très fragile. Une profondeur de sommeil particulière doit pouvoir être atteinte. Peu importe le nombre d’heures, une nuit n’est complète que si elle permet ce moment de renouvellement.

Plusieurs facteurs peuvent influer sur la qualité du sommeil. Plus communes, les situation de stress intense et prolongé par exemple dans la vie professionnelle sont bien connues. Les dynamiques de couples toxiques, ou bien une alimentation déséquilibrée peuvent également entrer en jeu. En règle générale, une vie non-équilibrée impacte négativement la qualité du sommeil

Les causes sociétales

Une perte de repères

Une des cause les plus surprenante est la perte de repères sociaux. En effet, selon M. Landry : « Les hommes d’une cinquantaine d’année sont dans une société qui a beaucoup évoluée. Ils sont dans un entre-deux. Petits, ils ont observés le comportements de leurs parents qui étaient très genrés. Mais maintenant, ils sont témoin d’une société plus jeune et qui n’est plus aussi genrée. » 

Une perte de repères qui s’applique aussi aux générations plus jeunes. Dès l’adolescence, la question du rôle social se pose. Ce que remarque le Dr Diamond.

« Dans le passé, les rôles sociaux étaient plus stricts. La bonne nouvelle, c’est que les rôles sont désormais plus fluides. Mais d’un autre côté, ça peut créer la confusion. Un certain nombre d’hommes s'interrogent désormais sur des sujets qui n’étaient des questions avant. Il y a tout un monde entre les jeunes gens d’aujourd’hui et ceux d’hier, pour qui c’était plus simple bien qu’avec moins de choix. Et cela peut être une cause de stress notable. »

Dr Jed Diamond

La masculinité toxique

Il y aurait alors un désarroi réel lié à une perte de l’image de l’ « Homme ». D’ailleurs on peut penser que cette fragilité s’exprime par des mouvements de colère à cause de l’éducation genrée. En effet, les variations hormonales affecteraient tout le monde. Cependant, elle s’exerce particulièrement chez les hommes par des poussées de violences.

Il y aurait donc un rapport entre ce syndrome et la « masculinité toxique » ou « hyper-masculinité ». Robert Salem la définit comme’ « Une forme de masculinité sous stéroïdes. Elle est souvent caractérisée par un haut degré de tolérance pour la violence et l’agressivité. Elle est aussi caractérisé par un mépris total pour la dignité des femmes. Enfin elle est caractérisée comme une sorte de stoïcisme : les hommes qui ont un comportement hyper-masculin ont tendance à dissimuler leurs émotions ». Tout ce qu’on retrouve dans l’IMS donc.

Les traitements

On précise toujours aux hommes irritables que ces résultats ne veulent pas dire qu'ils sont malades, mais simplement qu’il y a des raisons pour lesquelles ils sont en colère. Et cela permet de trouver des moyens de prévenir ces symptômes avant qu’ils fassent trop de dégâts. Cela permet aussi d’ouvrir le dialogue.

Dr Diamond

Puisque la cause hormonale est avérée, on peut imaginer que des traitements hormonaux seraient banalisés. Cependant, pour le M. Landry comme pour le Dr Diamond, on lui préfère un accompagnent pluri-disciplinaire. L’idée est de mener vers un équilibre de vie, en collaboration avec des médecins spécialisés. Ce traitement peut intégrer des séances de psycho-thérapie ou un suivi diététique  par exemple.

Par ailleurs, puisque ce syndrome s’exprime souvent par des comportements qui peuvent correspondre à divers mal-être, tout traitement doit être effectué avec précaution. Il n’existe pour l’instant pas assez de documentation pour en faire une pratique médicale propre. Ce qui est important, c’est de savoir demander de l’aide. « Un changement d’attitude soudain doit alerter. Une irritabilité et une colère soudaines doivent ouvrir sur des consultations » selon M. Landry.

« Il est important d’expliquer ces changements de comportements. Expliquer qu’il y a une origine qui peut être à la fois hormonale et comportementale au fait qu’un homme, ou son entourage, ne se reconnaisse plus, c’est ouvrir la voie à la guérison. C’est un signal d’alerte qui doit pousser à la consultation »

M. Sébastien Landry

L'homme Irritable : une explication des violences domestiques ?

On ne peut pas sauver un homme violent si on est en danger

Comme les hommes atteints par ce syndrome ont tendance à être plus agressifs, en particulier avec leurs proches, il est tout à fait possible que cela participe aux violences conjugales. Cependant les experts sont unanimes : ce n’est pas une excuse valable. 

Jed Diamond pose comme priorité le bien-être du partenaire dans le couple. On ne peut pas « sauver » un homme violent de lui même . On ne doit jamais sacrifier sa santé et sa sécurité. Pour Sébastien Landry également : « Il n’y a pas de maltraitance, physique ou psychologique qui ne soit acceptable. »

« La responsabilité de la conjointe ou du conjoint est d’abord envers elle ou lui même. S’il y a de la violence, il faut parfois partir, chercher de l’aide avant de se concentrer sur l’autre. Rester dans une situation dangereuse n’aide personne. »

Dr Jed Diamond

Une bien mauvaise excuse

Ce diagnostic ne doit jamais être manipulé pour justifier des comportements dangereux donc. Mais il n’est surtout pas recevable en Justice. M. Landry confirme « Il y a des hommes qui consultent pour se protéger. Mais là dessus, aucune inquiétude : des psychiatres sont dépêchés lors des jugements. On sait très bien évaluer s’il y a une pathologie ou si on se moque de nous. »

L’IMS est donc un objet de recherches passionnant en plein développement. Il n’est en aucun cas une excuse recevable pour justifier des violences. Si vous êtes victime de maltraitance au sein de votre couple, appelez le 39 19. Si vous êtes témoin d’une situation dangereuse pour un enfant, composez le 119.

Un article par Shad De Bary

La première règle pour lutter contre la masculinité…toxique est de parler de la masculinité toxique – sans tout mélanger et oublier que l’une des principales victimes de cette masculinité toxique sont – plot twist – les mecs eux-mêmes. 

@vogueturfu, le compte parodique qui dit tout drôle ce qu’on pense tout bas

« Men Are Trash » ou le pavé dans la mare aux egos

Pour faire simple, le concept de masculinité toxique n’est pas une critique de l’homme en soi, qui aurait par essence une nature toxique, non. N’en déplaise aux auteurs d’articles et autres billets d’humeur aux titres bien racoleurs comme « La masculinité est-elle vraiment toxique ? », suite à la diffusion de la fameuse pub Gillette qui a « cassé » Twitter en début d’année. Soyons clair.e.s. La marque de rasoir (sincère ou opportuniste) visait clairement un certain type de masculinité, dite toxique car extrêmement problématique. Il s’agit d’un idéal masculin – explicite, implicite et transmis de génération en génération – qui dicte qu’un homme, un vrai, se doit de dominer, de contrôler et de soumettre dans tous les aspects de sa vie sociale, professionnelle, sentimentale et émotionnelle. Ces carcans archaïques liés au genre oppressent les femmes, qui sont au bas de l’échelle hiérarchique, mais aussi les hommes qui ne correspondent pas ou ne se reconnaissent pas dans cet idéal de masculinité.

Jussie Smollett dans Empire (FOX)

« Parler de masculinité toxique, c’est teeellement bobo ! »

Comme tout concept nouveau, la masculinité toxique traine son lot de détracteurs tous azimuts. Pour ne rien arranger, le discours médiatique le cuisine à toutes les sauces. Le discours politique en a fait son épouvantail. C’est vrai que la masculinité toxique est facilement identifiable, par le harcèlement de rue, ou le mec qui prend 2 sièges dans le métro, l’un pour sa couille gauche, l’autre pour sa couille droite – « Toi, tu sais pas ; mais faut aérer ça ! ». Blague à part, se focaliser uniquement sur la masculinité toxique, c’est omettre que la conséquence n’est pas la cause. Quelle est cette cause, me direz-vous ? La masculinité hégémonique, pardi ! – comme l’explique la sociologue australienne Raewynn Connell, auteure de Masculinités, enjeux sociaux de l’hégémonie : « la masculinité hégémonique est un agencement de représentations associées au masculin, mêlant des capacités et des compétences en terme de classe, de race, de sexe, d’âge, représentations qui sont toujours valorisées ». Pour résumer, le masculin est supérieur au féminin dans TOUS les aspects de la société…même dans les règles de grammaire. Ça vous parle ? On a tou.te.s appris que le masculin l’emportait sur le féminin. Mais, ça vient d’où, Jamy ? D’une décision arbitraire de grammairiens (et pas de grammairiennes, ça c’est sûr). Ce n’est qu’un petit exemple qui illustre un rapport de genre inégal : le masculin est omniprésent (hégémonique) et prend (encore) beaucoup de décisions qui affectent tout le monde (hommes, femmes et enfants) entre-soi (entre hommes). Autre point important selon Raewynn Connell : « la forme de masculinité idéale correspond à une forme précise de masculinité : il s’agit le plus souvent d’une virilité bourgeoise, hétérosexuelle et blanche. » Le modèle de la masculinité hégémonique en France ne déroge pas à la règle. 

@moosekleenex

Allô, Intersectionnalité ? C’est moi, la masculinité hégémonique.

Du coup, les mécanismes de domination masculine, nourris par la masculinité hégémonique, opèrent de manière transversale sur les rapports de genre, de classe et de race. Certains hommes, dont la masculinité est perçue comme idéale, ont une position qui leur confère un pouvoir de genre, économique, social et politique sur les femmes, blanches et non blanches, mais aussi sur les hommes dits racisés, les hommes des classes ouvrières et prolétaires, etc. Les mécanismes de domination intersectionnels entre sexisme, racisme, classe et privilège blanc existent et doivent aussi être pris en compte par les militant.e.s et par l’État; car l’hégémonie d’une masculinité unique et idéalisée est dommageable à tous, aux femmes, mais aussi aux hommes à la marge et en dehors de ce carcan archaïque. 

Des papas et leurs petites filles à un cours de danse classique (@echappedancearts via GMA)

Vers de nouvelles masculinités inclusives ?

Le rejeton de la masculinité hégémonique n’est autre que cette culture de la masculinité toxique – une hydre multicéphale en fait, qu’il nous faut (symboliquement) décapiter pour construire une nouvelle masculinité, plus inclusive. Car, rappelons-le, détricoter les carcans genrés qui abreuvent la masculinité toxique, c’est d’abord bénéfique aux hommes, à tous les hommes ! Si les mecs étaient encouragés à exprimer leurs émotions dès le plus jeune âge et à les partager avec leurs potes au lieu de les réprimer, ne deviendraient-ils pas des adultes plus à même de comprendre et d’exprimer ce qu’ils ressentent. Les hommes (comme les femmes) sont des êtres émotionnels ; mais à l’inverse des femmes, ils apprennent rarement à s’emparer de, à identifier et à gérer leurs émotions.  D’où le recours à la violence, autre expression de la masculinité toxique. À l’heure où les associations féministes déplorent le 134ème féminicide de l’année 2019 (plus qu’en 2018 et 2017), les violences (physiques, sexuelles et psychologiques) faites aux femmes parce qu’elles sont perçues comme subordonnées à l’homme ne peuvent plus durer.

Paul Rudd dans I Love You, Man (DreamWorks Pictures)

Par ailleurs, la masculinité toxique déploie des trésors de violence psychologique sur les hommes eux-mêmes : le manque de vrai intimité émotionnelle entre mecs, la peur de demander de l’aide, la solitude, le manque de vulnérabilité sont dommageables à bien des égards. Ne préfèrerions-nous pas un monde où garçons et filles seraient éduqué.e.s de la même façon sans que la société leur impose des comportements genrés et stéréotypés. En Finlande, par exemple, petits garçons et petites filles jouent au foot et apprennent à repasser à l’école, sans distinction de genre. Si chacun était libre de faire ce qu’il.elle veut, les fameuses cases dans lesquelles on aime bien mettre les autres n’existeraient plus; les individus hors cases, comme les personnes LGBTQIA+ (pour Lesbienne, Gay, Bisexuel.le, Trans, Queer, Intersexuel.le, Assexué.e et plus) ne seraient, enfin, plus stigmatisées. À bas les carcans et les rôles genrés, lesquels gangrènent même des milieux qu’on aurait pu penser épargnés, comme le milieu gay/queer. Pourtant, dans le grand bal de la séduction, un homme gay qui fait « vrai » mec sera très souvent préféré à un homme gay efféminé. #NoFem. Eh oui, nos différentes communautés n’évoluent pas en vase clos; d’où la nécessité d’un éveil collectif pour mettre à mal la masculinité toxique, la masculinité hégémonique…et toute forme de masculinité idéalisée et de hiérarchie de genre. 

Allons Z’enfant.e.s de la Patri-iye !

Pour conclure cette réflexion toute personnelle et n’ayant pas vocation à l’exhaustivité, j’aimerais juste rappeler que l’État, ce n’est plus Louis XIV – sans blague –, mais ce sont nos représentants politiques, de plus en plus de femmes (oui, pas assez !), de plus en plus de non hétéros (trop peu visibles), de plus en plus d’hommes et de femmes non blancs (hum, ça je crois que je vais l’effacer… Christiane Taubira, on pense à toi). Ces représentants sont le miroir de la société que NOUS tissons au quotidien. Pas de mystère, ce sont nos convictions et nos comportements individuels qui feront avancer le schmilblick.

Article de PK Douglas