Le festival du Film LGBTQ+ de Paris est de retour du 14 au 24 novembre, pour sa 26ème édition et 10 jours de pur plaisir. 

Vous n’en avez jamais entendu parler ? You have to go ! Le festival Chéries-Chéris est de retour du 14 au 24 novembre. Et pendant ces 10 jours, vous aurez le choix entre 60 longs métrages et 80 courts métrages. Cette année, ça se passe dans les cinémas MK2 Beaubourg, Quai de Seine et Bibliothèque.  

« Les artistes que nous avons retenus en cette 26ème édition nous proposent leur lecture et leurs représentations de nos identités multiples. Toute l’équipe du Festival, essentiellement composée de bénévoles, a travaillé d’arrache-pied pour présenter les plus belles productions issues des 4 coins du globe ; une programmation riche et variée comprenant près de 140 œuvres se plaçant dans la droite lignée de l’invention géniale – à la fois inclusive et fédératrice – du rainbow flag de Gilbert Baker », confie Grégory Tilhac, délégué général du Festival.

La sélection 

Comme Grégory l’explique si bien, les films ont été sélectionnés dans le monde entier. Vous pourrez y retrouver des fictions, documentaires, courts ou longs métrages, anciens ou récents. De quoi ravir tou·te·s les cinéphiles. Et pour soutenir la cause LGBTQ+, rien de mieux que d’aller au premier festival de cinéma LGBTQ+ français. Lorsque qu’on dit ça, on est très sérieux·se : c’est un festival qui ne compte que des films réalisés par des personnes issues de la communauté. Une sélection de goût, donc. 

Le programme

Que vous vouliez prendre part à la compétition ou non, tout est possible. Les séances sont libres, et vous pourrez aller voir tous les films – même si ça risque de vous prendre beaucoup de temps. Certaines séances valent particulièrement le coup d’être vues, notamment celle de Première France Petite Fille, qui se tiendra en présence du réalisateur Sébastien Lifshitz, celle du nouveau film de Bruce Labruse, Saint-Narcisse. Ou encore le before du festival, qui aura lieu les 14 et 15 novembre, et reviendra sur le mouvement Black Lives Matter à travers des films datant des années 80 et 90… Mais ce n’est pas tout. Le festival Chéries-Chéris réserve plein d’autres surprises !

Pour retrouver le programme complet, ça se passe ici 

Article de Clémence Bouquerod 

Ugg a lancé il y a quelques jours sa plateforme Feel Good, sur laquelle la marque recense et centralise tous ses différents engagements. 

Cette nouvelle plateforme Feel Good s’inscrit dans la volonté de la marque Ugg de devenir plus engagée. L’objectif de créer un site comme celui-ci ? Rester le plus transparent possible – à l’inverse de beaucoup de grands noms de l’industrie fashion.

Mais, quels engagements ? 

Ils sont divers, mais tous primordiaux. Du développement durable au mouvement Black Lives Matter, jusqu’à la lutte pour les droits de la communauté LGBTQ+. Et évidemment : le féminisme. Sur ce site, vous pourrez retrouver trois catégories d’engagements : ceux en faveur de l’environnement, de la communauté (féminisme, LGBTQ+, antiracisme…) et de l’innovation – très souvent en rapport avec l’écologie. Vous pourrez par exemple y apprendre que Ugg a contribué à l’autonomisation de 33 000 femmes avec l’association Her, donné 125 000 dollars à l’association Glaad… Ou encore que son siège est équipé de 1 170 panneaux solaires. Et plein d’autres choses ! 

La suite

Capture d'écran du site "Feel Good"
Capture d’écran du site « Feel Good » – © Site « Feel Good » de Ugg

C’est décrit sur le site Feel Good, mais il est toujours bon de le rappeler. Parce qu’encourager une marque avec des belles valeurs, c’est important. Ugg prévoit plus. Niveau réduction des émissions de carbone, déjà, la marque suit les objectifs fixés par l’accord de Paris. Ensuite, ils ont prévu davantage de « dons à des associations locales » et une « augmentation d’ici 2027 de 35 % de l’utilisation de fibres recyclées, réutilisées, régénérées, renouvelables et certifiées », assure le label. « Depuis 2016, le groupe Deckers, maison-mère de UGG, fait partie du Pacte mondial des Nations unies (UNGC), la plus grande initiative de développement durable des entreprises au monde avec plus de 9 500 entreprises participantes.« 

Mais pourquoi tous ces efforts ? Plus qu’un pink washing ou qu’une volonté de se faire bien voir – ce qui peut parfois être le cas, Ugg veut vraiment impacter positivement la société. Quick reminder : toute initiative de ce genre est bonne à prendre. Et merci Ugg pour Feel Good. Si ça, ce n’est pas un bel exemple à suivre ! 

Article de Clémence Bouquerod 

Eh bien sans surprise, c’était choquant, violent, et j’ai eu l’impression d’assister à un rassemblement d’une autre époque. 

Samedi 10 octobre, des manifestations anti-PMA ont été organisées par le collectif Marchons Enfants, qui rassemble vint-deux associations dont La Manif pour tous, principalement connue pour sa mobilisation contre le mariage gay en 2012 et 2013. Autant vous dire que je ne les porte pas vraiment dans mon cœur. Dans toute la France, une soixantaine d’événements du même type se sont tenus, accueillant chacun des centaines de personnes, voire un millier à Versailles, pour protester contre la loi bioéthique. Et c’était déjà bien trop ! 

Leur but ? 

Le but de Marchons Enfants ! était de protester contre la loi bioéthique, et plus particulièrement contre la PMA pour toutes. Ce projet a été adopté en deuxième lecture par l’Assemblée nationale, le 1er août. Ce qui, pour nous, semble une belle avancée – parce que cela permettrait aux femmes célibataires et aux couples lesbiens d’avoir un enfant, est une très mauvaise nouvelle pour La Manif pour tous : avoir un enfant sans père leur parait inconcevable. 

La manifestation 

Je me suis rendue place Vendôme pour aller voir à quoi ressemblait la mobilisation de Paris. Je ne saurais dire combien de personnes étaient présentes, mais selon 20 minutes, c’était « plusieurs centaines« . Ce qui m’a le plus marquée, c’étaient les drapeaux. « Liberté, égalité, paternité ». Quoi ? Comme si la présence d’un père était si primordiale qu’on doive le mettre dans la devise de la France. Et la mère dans tout ça ? Et on en parle de toutes les familles monoparentales ? 

Enregistrement de la manifestation anti-PMA du 10 octobre – © Clémence Bouquerod

Entre rappel des règles de distanciation sociale, cris et musique (notamment Parler à mon père de Céline Dion), les animateurs scandent leur slogan : « En France, l’humain ne s’achète pas ! En France, la femme ne se loue pas ! » J’oubliais, demander une procréation médicalement assistée, c’est vouloir acheter un enfant ou louer une femme. Rappelons tout de même que dans le cas d’une mère porteuse, celle-ci serait avant tout consentante. 

Mon opinion 

Si j’étais déjà bien énervée en voyant tout ça, j’ai été d’autant plus choquée par leurs propos. Je ne les citerai pas tous par décence, mais certains valent le coup d’être lus. « Avec cette loi bioéthique, ce qu’il restait de la protection de l’être humain est gravement mis en souffrance« , ai-je entendu. En quoi être une femme seule ou un couple de femmes et vouloir un enfant « met en souffrance » la protection de l’être humain ? Non parce que pardon, mais cela n’a pas de sens pour moi. 

A ce moment-là, je n’avais encore aucune idée de ce qui allait profondément me peiner : les jeunes de 20 ans militant contre la PMA. Ils ont été d’une telle violence ! « Fiers » d’avoir accompagné leurs parents à la manif de 2013 (contre le mariage homosexuel – on s’en rappelle). D’ailleurs, leur slogan n’est autre que « Trop jeune en 2013, à fond en 2020 ». Choquant, n’est-ce pas ? De savoir que des jeunes, avec toutes les publications, toutes les recherches disponibles et l’engagement des artistes qui veulent nous aider à déconstruire notre pensée aujourd’hui, puissent réfléchir comme ça.

Le pire ? Ils cherchent à ce que d’autres jeunes les rejoignent. « Nous sommes aujourd’hui avec fierté les jeunes du mouvement La Manif pour Tous. Nous appelons tous les jeunes qui pensent que le père, aussi humain soit-il, et que la mère, aussi humaine soit-elle, sont deux éléments essentiels pour la vie de l’enfant. Tous les jeunes écologistes, féministes, de tout bord politique, à nous rejoindre pour mener le combat. Nous gagnerons car nous avons raison. Vive les droits de la femme, vive les droits de l’homme et vive les droits de l’enfant. » Il est bien clair que nous n’avons pas la même définition, ni de féminisme, ni de droit des femmes, des hommes ou des enfants. Horrible aussi de voir tous les enfants accompagnant leurs parents. Parce que ce seront peut-être eux, les jeunes de La Manif pour tous, dans quelques années.

Père et son fils à la manifestation anti-PMA du 10 octobre
Père et son fils à la manifestation anti-PMA du 10 octobre – © Clémence Bouquerod

Ce qui me remonte un peu le moral, en revanche, c’est de voir qu’il y a eu des contre-manifestations, partout en France. À Lyon, à Rennes, à Paris, à Nantes (où ils étaient 500, selon Le Parisien)… Les LGBTQ+ et allié·e·s ont décidé d’aller manifester eux et elles aussi, contre l’intolérance et les valeurs de La Manif pour Tous. Des baisers de couples homosexuels – notamment à Paris et pris en photo par Le Parisiendes pancartes, des slogans… C’était beau de les voir combattre ainsi. Et croyez-moi, si je n’y étais pas allée en tant que journaliste, je me serais ralliée à eux. 

Article de Clémence Bouquerod 

En ce 11 octobre, Journée du coming out, Levi’s sort sa collection Unlabeled, une collection unisexe et imaginée par les membres LGBTQ+ de l’équipe.

Levi’sla marque de jeans emblématique, sort une collection unisexe ce dimanche. Le plus ? Elle a été entièrement réalisée par les membres LGBTQ+ de l’équipe Levi’s à travers le monde. Et ensemble, ils ont créé le Collectif Unlabeled

La collection

Le Collectif Unlabeled a été grandement inspiré par le côté genderless du jean, qui est porté par tout le monde. La première collection vient de l’imagination de Lorenzo, italien, Michelle Pini-Reed, originaire du Royaume-Uni, et Patrick Jeffries, belge. Son but, c’est que ces membres de l’équipe puissent célébrer leur style et leur créativité à travers leurs pièces préférées de la marque. Peu importe qui ils sont et d’où ils viennent. « D’un Jean 501 à une veste customisée, chaque pièce a été spécialement choisie pour inspirer l’individualité et l’expression de soi pour tout le monde. Cette collection vise à résister au conformisme, tout en explorant des histoires de style, de genre, et en défiant toute définition du monde d’aujourd’hui. »

Plus qu’une collection, un véritable engagement

Vous l’avez compris, il n’y aura pas qu’une seule collection Unlabeled. Parce que le collectif n’a pas fini de s’exprimer. A la base, ils formaient seulement une communauté et un groupe de collègues à fond sur l’empowerment et l’expression de soi. Aujourd’hui, ils incarnent l’opportunité de créer une collection.  

Mais ce n’est pas la première fois que Levi’s agit pour la communauté ! Elle est « depuis longtemps un défenseur loyal et actif des droits des personnes LGBTQ+ : qu’il s’agisse de soutenir la législation anti-discrimination ou de déclarer les magasins Levi’s ouverts à tous, la marque est fière de célébrer la diversité sous toutes ses formes. Unlabeled est la dernière étape de ce travail, et la marque espère inspirer de la créativité, de la diversité et de la liberté d’expression, tant chez ses collègues que chez ses consommateurs. »

Collection à retrouver sur leur site à partir d’aujourd’hui. 

Article de Clémence Bouquerod 

Phèros est une marque de vêtements et accessoires brodés aux couleurs LGBTQ+, fondée par Clémence et Juliette, un couple qui voulait juste « colorer la rue ». 


Avis à tou·te·s les membres ou allié·e·s de la communauté LGBTQ+ ! Vous pourrez trouver chez Phèros des t-shirts, sweats, bonnets et casquettes aux couleurs du drapeau. Son but : « permettre aux personnes de revendiquer leur sentiment d’appartenance à la communauté et de militer passivement tout au long de l’année », explique Clémence David, l’une des fondatrices. Mais ce n’est pas tout, Clémence et Juliette voulaient aussi créer une façon de se « reconnaitre et d’avoir ce côté solidaire. Parce que quand tu croises quelqu’un de la communauté, il y a cette sorte de bienveillance directe.« 

Juliette et Clémence, fondatrice de Phèros
Juliette et Clémence, fondatrice de Phèros – © Phèros

L’histoire

« On a eu l’idée de Phèros il y a 2 ans pendant la Pride de bordeaux. Parce que quand on est arrivés, la communauté LGBTQ+ y était très peu visible et ne comptait pas de lieux safe ou dédiés. Et on s’est dit qu’il était dommage de se rassembler seulement un jour par an – pour défendre des droits humains de bases« , raconte Clémence. « Donc on a commencé à faire des tests à la main pour voir ce que pouvaient rendre les broderies avec les couleurs. J’ai mis 4 heures à faire le premier ‘my love’, mais c’était pas mal. On a eu des retours positifs donc on a lancé notre premier t-shirt ‘fesses que tu veux’. Et j’ai quitté mon job en octobre dernier pour être à 100 % dans le projet ».

L’enga(y)gement

Phèros ce n’est pas qu’une marque de vêtement, c’est aussi un véritable « enga(y)gement ». Et c’était plus que nécessaire au vu des derniers chiffres recueillis par SOS Homophobie : une hausse de 26 % de témoignages LGBTQ+phobes en 2019 et de 130 % des agressions. Et c’est pour cela que Phèros travaille aussi avec des associations. La dernière en date étant Le Refuge, à qui la marque à pu reverser 383,18 € pour les « aider face à la baisse de dons due au confinement suite au COVID-19.« 

Mais Phèros, c’est aussi un blog qui traite de l’actualité LGBTQ+ et des réponses aux questions posées par messages privés. « Ce qui est très chouette c’est qu’on arrive à accompagner les personnes dans différentes phases de leur appartenance à la communauté », s’exprime Clémence. 

La collection 

Sur leur site, vous pourrez retrouver des t-shirts, sweats, bonnets ou casquette (ainsi qu’un tote bag) avec des broderies aux couleurs du drapeau, avec en prime un petit jeu de mot sur la communauté. Clémence et Juliette voulaient « mettre en avant la communauté LGBT+ en créant des vêtements discrets mais identifiables. Notre boutique utilise l’humour comme bouclier, pour faire du bruit et casser les tabous avec sourire.« 

« La fierté n’est plus à célébrer un jour par an lors des Pride, mais 365 jours chaque année.« 

Article de Clémence Bouquerod

Se réapproprier les insultes LGBTQI+phobes pour en faire une force ? Oui, c’est possible. Et c’est le combat de la nouvelle marque Super Nana Pride. 

Créée par Olivia Ledoux après un débat entre amis début août 2019, cette marque de vêtements à une idée bien précise : imprimer des insultes LGBTQI+phobes sur différents types de vêtements. Le but ? Se réapproprier ces mots, pour les utiliser comme réponse, et mieux, comme force. « Nous décidons de porter fièrement leurs maux et d’y trouver de la beauté alors même que l’on nous menace. »

https://www.instagram.com/p/CELwBcrC0Sw/

Le projet de Super Nana Pride

Leur volonté est de rassembler tout le monde, qu’on appartienne à la communauté, ou non. Comme ils l’expliquent : « ces t-shirts peuvent être portés par tous. […] L’idée n’est pas d’engendrer un clivage communautaire supplémentaire, mais au contraire de trouver une raison de plus de s’unir. » Plus encore : Olivia Ledoux voulait créer un « un objet de militantisme », de « soutien », un véritable « emblème, coloré et beau ».

Sur le long terme, le but de la marque ne sera pas seulement de se réapproprier des insultes. Leur projet s’étend au-delà, avec l’envie de collaborer avec des associations et collectifs LGBTQI+, ainsi qu’avec la volonté d’organiser des évènements plus régulièrement.

Leurs créations 

Au programme : t-shirts, sweats ou bombers aux diverses insultes. On y trouvera notamment des logos vintage ou minimalistes, avec inscrit « Fiotte », « Tarlouze », « Broute Minou », « Tafiole », « Gouinasse », « Tantouze » ou encore « Pédé ». Aucun besoin de rappeler ici que ces insultes sont à but émancipateur. 

Et si, comme Marie Papillon, Marion Seclin, Barbara Buch, Océan ou encore Charlie She, vous voulez afficher fièrement ces insultes pour soutenir la communauté LGBTQI+, il suffit d’aller sur leur site ou leur Instagram

Article de Clémence Bouquerod