La saison 2 de la série documentaire « Dans la jungle, avec un petit couteau à beurre » vient de sortir. Et à cette occasion, on a rencontré Anaïs Volpé et Alexandre Desane, créateur·rice·s de la série et du site « Les Autodidactes ».

Tous·tes deux autodidactes, il paraissait primordial à Anaïs et Alexandre de montrer au plus grand nombre qu’un autre parcours professionnel était possible, et que tous se valaient. C’est ce qu’iels ont fait. D’abord à travers leur site« Les Autodidactes » – où ils ont recueilli des témoignages, puis grâce à leur série « Dans la jungle, avec un petit couteau à beurre »Avec elleux, on a parlé parcours atypique et syndrome de l’imposteur. Vidéo. 

Dans la saison 1, on découvrait plusieurs témoignages. Et dans cette deuxième saison, le focus est mis sur les structures qui aident et soutiennent les autodidactes, comme par exemple « La Résidence » ou encore « Les Déterminés ».

Pour les retrouver, ça se passe sur Instagram ou sur leur site Internet.

À l’occasion de la sortie de son clip « Mon Idole », qui vous fera pleurer à chaude larme et décrit avec justesse la perte d’un être cher, on a eu la chance d’interviewer Janie, toujours aussi pétillante malgré l’émotion.

Pour l’interview, Janie nous reçoit dans son intérieur acidulé et coloré – très Paulette. La déco lui ressemble, elle est douce et pastel. On peut notamment y retrouver un grand miroir et beaucoup de bibelots, et surtout son chat Edgard, qui nous a très bien accueilli. On a pu discuter avec elle longuement, sur son canapé, autour d’un thé (et en respectant bien sûr les distanciations sociales). Elle fait partie de nos 50 modèles du numéro Rêver, mais on la redécouvre aujourd’hui. Interview.

Bonjour Janie ! Comment vas-tu ? Peux-tu te présenter pour les Paulette qui ne te connaissent pas ?

Bonjour les Paulette ! Ça va très bien, merci. Alors, je m’appelle Janie, j’ai 26 ans, je vis à Paris depuis 7 ans maintenant. J’ai grandi à la campagne : je suis née au Mans et j’ai vécu à Tours, aussi. Je fais de la musique, de la chanson française, de la variété pure et dure, sans contours. Je chante, je joue du piano, j’écris et je compose quasiment toutes mes chansons.  

© Janie
© Janie

© Janie

Quelle est ton histoire avec la musique ?

J’ai un peu toujours fait de la musique. Je suis née dans une famille de musicien·ne·s : tout le monde chantait, il n’y a personne qui ne savait pas jouer d’un instrument. Donc, j’ai été baignée là-dedans. J’ai eu un parcours scolaire assez classique : j’ai passé mon bac, je suis allée en fac de psycho, puis j’ai arrêté les études pour des raisons personnelles. Je suis arrivée à Paris quand j’avais 19 ans pour un projet musical, mais pas toute seule. Et puis, il y a deux ans et demi, je me suis dit : « Tiens, je crois que je suis prête à commencer seule ». Enfin, ça me trottait déjà un peu dans la tête, mais j’étais dans d’autres trucs et ça a commencé à mûrir un peu en moi. J’avais assez grandi, je m’étais trouvée. Niveau musique, on teste plein de trucs, on ne sait pas toujours ce qu’on veut faire, avec toutes nos influences… Moi, j’ai pris beaucoup de temps à revenir à ce que j’étais profondément, à ce que je voulais faire, c’est-à-dire de la chanson française.

Tu as aujourd’hui 26 ans. La musique, ça a toujours été ta vocation ?

En fait, je n’ai jamais pris ça vraiment comme une vocation tellement c’était naturel. Je ne me suis jamais posée la question de si j’allais en faire mon métier, ça n’était pas une fin en soi. Tu sais, il y a des artistes qui ont soif de réussir, de faire ça de leur vie et tout. Mais pour moi, c’est venu très naturellement, c’était complètement évident. Et aujourd’hui, je ne fais que ça.

© Janie
© Janie

Donc, la musique, ce n’était pas ton rêve ?

Non justement, pas un rêve comme on l’entend. Je n’ai pas rêvé d’être chanteuse. C’est juste très naturellement que j’aime faire des chansons, que j’aime les composer, que j’aime partager ça avec les gens·tes. Et j’aime que ça parle aux gens·tes, et j’aime que ça me parle aussi. Après, au plus ça rencontre une plus grande popularité, au plus je peux en écrire, au plus je peux en vivre. Et bien sûr que j’ai des aspirations et que j’ai plein de rêves maintenant. Mais le rêve, ce serait de pouvoir faire ça le plus longtemps possible. Et en fait, d’être en constante création. Que ce soit la musique, la création de la DA de mes clips, tout ce que j’adore faire… Donc, au plus longtemps je peux le faire, au mieux c’est.

Quels conseils donnerais-tu à celleux qui veulent réaliser leurs rêves ?

De se dire que s’iels ont envie de faire ça de leur vie, que si c’est vraiment ce qui les anime et les passionne au plus profond d’eux-mêmes, qu’iels le fassent… En fait, c’est simple : on a qu’une vie et il faut dédier chaque journée à quelque chose qui nous fait du bien, vivre en faisant des choses qu’on aime. Donc, il faut suivre son rêve et il faut travailler aussi, énormément.

© Janie

Tes inspirations sont Françoise Hardy, France Gall, Sylvie Vartan, Juliette Armanet... En as-tu d’autres ? Qu’est-ce qui t’inspire quotidiennement ?

C’est toute cette tranche d’artistes des années 70-80 : Léo Ferré, Gainsbourg, Berger, Balavoine, Christophe… Enfin, tous, quoi. Au quotidien, moi je suis vraiment à 100%, je vois un angle très large sur mon projet. Donc, pour ce qui est de la DA, des clips, tout ça, je m’inspire de plein de choses, plein de couleurs, plein de styles… Et ça me nourrit vachement. Tout m’inspire.

Dans Petite Blonde, tu parles des injonctions faites aux femmes, des attentes qu’on avait envers toi. Dans Gremai, tu parles de TCA. Dans Mon Idole, tu parles de ton père. Est-ce que tu écris toujours à partir de tes expériences personnelles ? Quel message veux-tu faire passer ?

Je ne sais faire que ça. Pour écrire, j’ai besoin de ressentir. Et pour l’instant, en tout cas, je n’arrive à écrire que sur ce que je ressens et sur des sujets qui sont bien précis. Je pense que le plus largement possible, j’aimerais inviter celleux qui m’écoutent à vivre leurs émotions. C’est ce que j’essaye de faire à travers mes chansons. C’est ça, la musique. Elle doit permettre aux gens·tes de vivre leurs émotions, que ce soient des émotions positives ou plus tristes, plus introspectives. Et puis, les encourager aussi à transformer ces émotions en créations, que ce soit de l’art, de la chanson, des engagements, des actions qu’on mène… Peu importe.

Extrait du clip "Mon Idole" - © Janie
Extrait du clip "Mon Idole" - © Janie

Extrait du clip « Mon Idole » – © Janie

Que peux-tu nous dévoiler de ton album ?

Olala, j’ai trop hâte ! Ça va être tout ce qui est sorti, mais fois 10. C’est sur la continuité, mais je suis trop trop contente des chansons. Là, je pars en résidence pendant deux semaines pour enregistrer dans un grand studio. Ça va être très organique, très intime, très pur. Il reste beaucoup de travail. Je ne sais pas comment il va s’appeler, par exemple. Mais chaque chanson sera sur un thème précis.

Qu’espères-tu pour la suite de ta carrière ?

J’espère déjà faire une carrière qui dure longtemps, comme tous·tes ces idoles que j’adore. J’espère toujours vivre assez de choses pour pouvoir les raconter, j’espère pouvoir enfin faire des concerts et rencontrer les gens·tes parce que c’est ce que j’aime le plus au monde, je crois. Faire plusieurs albums, être surprise par des collaborations, des duos, des projets… Plein de choses, quoi ! Et puis grandir encore, grandir, grandir, grandir.

Extrait du clip « Mon Idole » – © Janie

Un mot d’espoir pour la fin ?

J’ai noté une phrase, un jour, je ne sais plus d’où elle vient, mais je la trouve très représentative de l’espoir :« Tu ne passeras ici qu’une seule fois, devant tel endroit ou telle personne. Donc, le maximum que tu puisses apporter, il faut que tu le donnes maintenant. » Ça en revient peut-être à être attentif, ouvert et surtout bienveillant. La bienveillance, ça c’est important.

En attendant la sortie de son premier album fin 2021, vous pouvez la découvrir ou la réécouter sur toutes les plateformes de streaming. Elle est également à retrouver sur Instagram.

Article de Clémence Bouquerod

Après la sortie de l’émission grossophobe Opération Renaissance, le hashtag #PasMaRenaissance a vite suivi. @Maya.Curvy, influenceuse self-love, nous explique. Interview. 

Vous avez probablement déjà entendu parler du hashtag #PasMaRenaissance et de l’émission signée M6, Opération Renaissance. Si ce n’est pas le cas, on vous conseille de lire cet article. Grossophobe et très violente, cette émission mériterait d’être annulée. On en a discuté avec @Maya.Curvy, influenceuse self-love et motivation. 

Pour signer la pétition, et arrêter cette indécence, c’est par ici. Pour lire (ou relire) la tribune de @GrasPolitique sur Mediapart, c’est par là.

Envie de soutenir ou d’en savoir plus sur la lutte grossophobe ? On vous recommande de suivre (entre autres) les comptes de @graspolitique@gaelleprudencio@dariamarx et @gabrielle-deydier. On vous conseille également les livres On ne naît pas grosse de Gabrielle Deydier et Fière d’être moi-même de Gaëlle Prudencio, ou encore le podcast Grossophobie, s’excuser d’exister de Miroir Miroir.

Vidéo réalisée par Clémence Bouquerod 

A l’occasion de la sortie de Toujours Plus, Léna Situations nous parle des étapes de création de son livre et de son parcoursInterview. 

Léna Mahfouf, aka Léna Situations, a 22 ans. Influenceuse, elle est sur les réseaux sociaux depuis deux-trois ans seulement. Et pourtant, elle vient de sortir son livre : Toujours Plus -créé entièrement par des « nanas ». « Que ce soit à l’écriture, l’éditrice, les photos, le maquillage, … On est sur une team de nana, et ça, ça me remplit de joie. » Livre de développement personnel, on peut le reconnaitre grâce à son iconique couverture jaune. Et à cette occasion, on en a profité pour lui poser quelques questions. 

https://www.instagram.com/p/CEr3dlGCc6C/

Quand et comment avez-vous eu l’idée d’écrire un livre ? 

Ça date d’il y a un petit bout de temps. Moi, à la base, j’étais arrivée dans les bureaux de Robert Laffont avec l’idée d’un agenda. Je voulais en faire un avec tout plein de conseils. En fait, c’était juste que je ne me sentais pas légitime de sortir un livre de développement personnel – parce que j’ai un très gros syndrome de l’imposteur. Et Robert Laffont en face de moi m’a dit : « mais là tu vas faire un agenda de 500 pages ma grande, on ne peut pas tout mélanger, pourquoi tu ne veux pas juste en faire un livre ? » Et ils ont eu une telle simplicité à me dire que je pouvais le faire que je leur ai dit « ok, je vous fais confiance. On tente le livre, et si ça ne marche pas, ce sera de votre faute (rires). » 

Comment décririez-vous votre livre ? 

C’est un condensé de ce que moi j’ai pu lire en termes de développement personnel – mais avec les conseils d’une personne qui a vraiment essayé de les appliquer. Je ne me voyais pas faire autre chose. Parce que c’est le tournant que j’apprécie le plus sur ma chaîne YouTube. Et des fois je n’ai même pas l’impression que ça va être du développement personnel, c’est plus de l’ordre de l’évidence. C’est de la bienveillance, un peu comme une grande sœur qui te donne des conseils. Au départ, je n’étais pas à l’aise de parler de mes expériences, je ne voulais pas qu’on pense que je sortais une biographie à 22 ans. Le but, c’était d’aller très loin de ça. Mais l’éditrice m’a dit « c’est intéressant quand tu parles de toi ». Je disais « non, je ne peux pas. Je ne suis pas assez crédible, ce n’est pas ma place de faire ça. » Mais quand j’ai commencé à écrire de manière chronologique, ça a fait sens. 

Léna Mahfouf pour le shooting de la couverture de son livre « Toujours Plus » – © DR

Quelle est la cible de votre livre ? 

De 7 à 77 ans (rires) ! Je pense qu’à travers les chapitres on voit que je grandis et que les problématiques ne sont plus les mêmes. On passe du collège au lycée, du lycée à la vie adulte et de la vie adulte à vouloir affirmer ses ambitions. Donc je pense qu’une petite nana ou un petit mec en train de souffrir au collège, qui ne sait pas où aller et n’a pas trouvé sa voie, ça peut vraiment lui plaire. Et même quand t’arrives dans la vie active et que tu te rends compte que personne ne t’attend et au contraire que personne ne vient t’aider. Le but, c’est d’avoir ce livre, qui va être une petite tape sur l’épaule, pour te dire « t’inquiète ça va aller, voici mes conseils ». 

Quel regard aviez-vous sur le graphisme ? Comment cela s’est passé ?

Le graphisme, il fallait absolument que ce soit quelque chose qui me ressemble. Parce que j’adore les images, et que mon métier c’est de mettre en image ma vie, mes leçons et ce que j’ai pu apprendre. Et en termes de couleurs, je voulais un truc hyper – je n’aime pas dire ce mot parce que c’est dingue de genrer des couleurs – « unisexe ». La couverture jaune c’était une évidence, parce que c’est ma couleur préférée et que c’était la couleur que j’utilisais quand je suis arrivée sur YouTube. 

  • Toujours Plus, livre de Léna Situations
  • Léna Situations, Mayadorable, Bilal Hassani et Style Tonic devant des affiches du livre de Léna

Combien de temps pensez-vous que les lecteurs doivent passer dessus ? 

Moi j’adore les livres ou tu gribouilles, tu dessines, tu fais ta tambouille dessus. Et c’est la raison pour laquelle je suis très mal à l’aise à l’idée de prêter mes bouquins à des potes (rires). J’adore gribouiller sur mes bouquins, parce que j’adore y revenir en fait. Je ne suis pas du genre à lire un livre de développement personnel d’une traite. J’aime bien prendre mon temps sur un chapitre, le relire, sauter des pages quand ça ne m’intéresse pas… Et c’est pour ça qu’on a fait en sorte d’avoir un papier où tu peux écrire dessus – peu importe ton stylo. Parce que je veux que le lecteur -enfin libre à lui…, mais j’aime l’idée de me dire que c’est un bouquin que tu peux relire quand t’es sous l’eau, que tu peux retourner sur un chapitre quand t’en as besoin.

Est-ce que vous avez assez pu parler de vos valeurs à votre goût ? Féminisme, tolérance, antiracisme, etc… ? 

Je grandis de plus en plus en me rendant compte que les gens qui me suivent sont des vrais gens et que quand je parle, il y a peut-être une réelle influence. Et c’est difficile d’être responsable à 22 ans d’autant de personnes. Je m’en suis rendue compte quand le livre avait déjà bien avancé, pendant Black Lives Matter – où j’ai pris une grosse claque. Quand j’ai partagé les liens des pétitions, la plupart des messages que je recevais c’était des jeunes qui me demandaient comment ça fonctionnait. Et c’est là où je me suis dit qu’il fallait utiliser cette influence dans la pédagogie. Et peut-être qu’un jour j’en ferai quelque chose de plus gros, mais dans le livre, j’en parle avec une telle évidence ! Le racisme et l’homophobie c’est un peu démodé si je peux me permettre. Ça me parait évident que l’égalité c’est la base de l’humanité. Et c’est la honte de ne pas être féministe. J’ai l’impression qu’on a mis un gros mot autour de ça, genre c’est de l’extrémisme. Mais c’est pas du tout ça ! Et je crois que tout le monde devrait être féministe. Parfois j’en parle avec mon papa, et lui des fois il ne se rend pas compte que c’est féministe ce qu’il est en train de dire. Parce qu’encore une fois, ça sort de l’évidence. Et le but c’est que ça devienne une évidence pour tout le monde. Que le féminisme n’existe même plus. 

Livre à retrouver chez tous les libraires et sur internet. 

Article de Clémence Bouquerod 

Influenceuse, passionnée de mode mais aussi porteuse d’un message universel et positif, Lalaa Misaki est une figure engagée sur Instagram. La jeune femme ne manque ni de style, ni de caractère et partage son quotidien de modèle curvy, de designer et de maman entrepreneuse à sa communauté. La bonne nouvelle et l’objet de notre rencontre avec Lalaa ? Elle signe une nouvelle collaboration avec GÉMO, une ligne ode à l’amour de l’été mais aussi au rapport au corps – avec des coupes et des couleurs idéalement pensées pour l’épouser.

« I’m a Barbie girl in a curvy world »

Le refrain de Lalaa nous donne déjà le sourire quand l’on s’intéresse à son profil Instagram avant de la rencontrer. On la connaît forcément, elle fait partie de ces portes-paroles françaises qui prônent la célébration de tous les corps au travers des réseaux sociaux et de publications lifestyle léchées comme décomplexées. Atterrissage sur son blog, on y découvre des sélections shopping, des photos ultra-réussies mais aussi des messages qui rassurent et des témoignages sincères. Non, la vie n’a pas toujours été facile pour le modèle plus size. Non, elle n’a pas toujours aimé ses formes mais un travail sur elle-même, une prise en main positive et le désir de croquer la vie à pleines dents lui ont fait changer de direction. Aujourd’hui, Lalaa est une business woman, elle s’assure de ne vexer personne et propose des coups de cœur mode disponibles dans toutes les tailles. Chaque corps, chaque morphologie, chaque femme mérite qu’on lui dédie la même attention.

Une nouvelle collab’ GEMO

Et puisque l’été arrive, c’est toute pétillante que Lalaa nous a présenté sa dernière actu : une collaboration avec GÉMO. L’emblématique enseigne française – qui habille les grandes tailles façon lady Misaki – lui confie une nouvelle fois les rênes du design d’une collection grande taille. L’objectif ? Proposer des créations dans l’air du temps mais aussi secouer la sphère mode française qui se voit parfois trop exclusive avec un panel limité voire « vieillo » à destinations des morphologies rondes. On retrouve notamment une robe nuisette, un tailleur moderne pour aller bosser, un crop top et un total look pour aller en ville ou à la plage, sans oublier des chaussures wide fit pour compléter chaque tenue. Cette collection met également l’accent sur la lingerie, ainsi que les pièces de nuit ou de bain que Lalaa a imaginées en pensant à celles, qui comme elle, veulent une mode trendy et adaptée aux formes. En bref, tout est pensé pour mettre la femme ronde en valeur et et lui apporter un maximum de confort. Par exemple, la jeune maman et la marque ont pensé aux épaulettes pour restructurer la silhouette, au short sous la jupe pour éviter le frottement des cuisses ou encore à l’élastique qui s’ajuste à toutes les cambrures. Des détails pour certaines marques, qui font pourtant la différence auprès des consommatrices.

[Best_Wordpress_Gallery id= »25″ gal_title= »LALAA MISAKI X GÉMO : LÉTÉ 2020″]

Une interview Paulette x LALAA

Au cours d’une interview IGTV, Lalaa est revenue sur le pourquoi de cette cinquième collaboration – qui nous est dévoilée en plein déconfinement soit à un moment où l’on a besoin de couleurs et de fraîcheur. On savait que la jeune maman soutenait une mode accessible et décomplexée mais nous avons pu en apprendre davantage sur sa jolie personnalité. Alors en parallèle de vous proposer de découvrir les pièces signées Lalaa pour GÉMO, on vous dévoile nos meilleures *quotes à ses côtés.

 « Pour moi, la femme française est libre d’être qui elle veut, ou elle veut et de faire ce qu’elle veut. Quand on parle d’étiquette, on ne devrait même pas penser à ces chiffres au revers des pantalons. Ce sont uniquement des vêtements, on ne devrait pas parler de taille avant » Lalaa

« Les standards sont ceux que vous souhaitez vous imposer. Moi, j’espère casser ces codes et donner une autre priorité aux femmes françaises : se sentir vraiment bien dans ses vêtements »

« La mode c’est cyclique : je reste instinctive et je porte ce qui m’inspire. L’art, les couleurs qui m’entourent et surtout la musique. Je puise un peu partout mais avec l’influence des années 90. Missy Elliott, Aaliyah… vous voyez ? »

« Pour cette collection, il n’est pas question de partir d’un vêtement classique et de rajouter trois centimètres à droite puis à gauche. On parle de technicité psychologique car c’est mon vécu : les cuisses qui se touchent, je connais. Les bras qui frottent, pareil. Les fesses plus grosses que la taille, le « ventre pas de ventre », les « seins pas de seins »… C’est mon quotidien et j’ai donc beaucoup travaillé là-dessus avec GÉMO. Ce n’est à toi de t’adapter au vêtement, c’est le vêtement qui s’adapte à toi car ça devrait toujours être comme ça. L’idée, c’était de proposer de vraies solutions aux femmes qui peuvent se sentir délaissées par la mode française »

Les vêtements de la collection sont disponibles dès le 10 juin sur le site GÉMO.

Les tailles varient entre 44 et 54, les prix varient entre 9.99 et 59.99 euros.

Du haut de ses 23 ans, Louise, étudiante et future avocate, s’active à répandre ces paroles venues d’outre-murs. Naturellement réservée, la créatrice du compte Instagram @dis_leur_pour_nous revient sur certains témoignages portés par ses réseaux. Cette âme militante nous évoque des rencontres, des mots entendus, et des conditions observées au détour de visites associatives. Des faits « marquants » qui l’ont poussée à prendre la parole pour celles et ceux qui n’en avaient pas.

Portrait de Louise, par @sans__rancune

Comment est né @dis_leur_pour_nous ? Qu’est-ce que tu cherches à transmettre par le biais de ce compte ? 

Mon compte, je l’estime un peu comme un porte-parole, comme un mégaphone pour les personnes détenues et leurs proches. J’essaie vraiment de m’effacer derrière. Même si on peut parfois ressentir mes convictions, je tente de mettre mon militantisme de côté. Ce n’est pas pour moi que je le fais, mais vraiment pour ces détenu.e.s et leurs proches. Cette prise de parole s’est faite assez naturellement. Quand je sortais de prison, à chaque fois, c’était difficile psychologiquement. Physiquement aussi, parce qu’il y avait des bruits de partout. Ça criait, ça résonnait. Je suis une vraie éponge et j’absorbe absolument tout. Ce que j’entendais devenait compliqué à garder pour moi. En parlant avec ma meilleure amie, je me suis rendu compte qu’on ne pouvait pas le comprendre sans entendre. Les détenu.e.s nous disaient souvent : « Tu le dis à l’extérieur, dis-leur pour nous ». Alors, c’est ce que j’ai fait.

Ton engagement est généralement bien accueilli par la communauté ? 

Au début, j’avais des messages difficiles en DM et commentaires. Ça me touchait parce ça visait des témoignages de personnes que je connaissais. Certain.e.s disaient qu’ils.elles ne comprenaient pas ma démarche. Aujourd’hui, c’est plutôt positif ! Je reçois beaucoup de soutiens en messages privés, des proches de personnes incarcérées, etc. Cette semaine, par exemple, j’ai reçu un message d’un ancien détenu me disant qu’il avait pleuré en voyant les témoignages sur mon compte et qu’il aurait apprécié, à une certaine époque, de savoir qu’il y avait des personnes qui s’intéressaient un minimum aux détenu.e.s. Ce qui est drôle avec mon compte, c’est tout le côté DM, qu’on ne voit pas. C’est un peu comme la prison : tu vois la surface, mais pas tout ce qu’il y a derrière.

Concernant cette partie non visible des centres de détention, il y a des histoires qui doivent particulièrement marquer. Tu as dû être confrontée à des témoignages assez forts pour décider de te lancer dans ce projet, non ?

Ce sont plus des faits que des témoignages. Je pense notamment à une détenue. Chaque semaine, je lui rendais visite et chaque semaine je la voyais dépérir, littéralement. Elle était bourrée de médicaments, parce qu’elle était ultra nerveuse. Elle ne supportait pas du tout l’enfermement. Je la voyais s’éteindre devant mes yeux, c’était horrible. Je me disais : « Il faut que les gens soient au courant. » Et je ne parle même pas de la fouille à nue… La prison atteint vraiment les corps et les esprits. J’ai atterri là-dedans, je n’y connaissais rien, et je me suis mangé la prison en pleine face. On ne peut pas s’imaginer cette réalité tant qu’on ne sait pas.

Comment, toi, justement, t’en es arrivée à mettre les pieds dans une prison ? 

Honnêtement ? Par pure découverte. J’avais la pensée du citoyen moyen sur la prison : j’en avais peur, j’imaginais ce que je voyais dans les séries, etc. En troisième année de droit, le Genepi (association qui milite pour le décloisonnement des prisons, ndlr) a publié quelque chose. L’association cherchait des bénévoles. J’ai toujours été passionnée par le droit pénal, donc je me suis dit : « Feu ! ». Et j’y suis allée. À partir du moment où tu mets le pied dedans, c’est difficile à expliquer, mais tu ne peux pas en sortir indemne. Du moins, tu ne peux plus fermer les yeux sur ce que tu vois, ni oublier ce que tu entends. 

Maintenant, tu es bénévole au sein de l’OIP (Observatoire International des Prisons). Quel est ton rôle ?

J’aide surtout à la communication, en reprenant les témoignages qu’on reçoit. Avant, je les entendais directement quand j’allais en prison avec le Genepi, mais ça ne m’est plus permis. D’habitude l’OIP organise des « groupes action-parloirs », où les bénévoles vont à la sortie des parloirs des différentes taules parisiennes. On parle aux familles, on prend leurs témoignages, on est à leur écoute si elles veulent dénoncer quelque chose, ou pas. Pour l’instant, je n’ai pas pu y participer, ça tombait sur mes heures de cours, mais j’espère pouvoir m’y joindre à la fin du confinement. C’est important, parce qu’en dehors des appels et des courriers de détenu.e.s, c’est comme ça qu’on sait ce qu’il se passe à l’intérieur des taules. Les informations récoltées sont transmises au pôle enquête de l’OIP, puis au pôle contentieux si c’est pertinent. C’est grâce à lui, qu’à certains moments, on a réussi à faire condamner la France par la Cour européenne des droits de l’homme, pour l’état de ses prisons.

Durant tes visites en prison, tu as dû en relever, des choses… 

Déjà, les rats ! Alors que la prison avait déjà été condamnée pour ça il y a deux ans. Une dératisation devait avoir lieu, et rien n’a jamais été fait. C’est fatiguant, rien ne change. L’été dernier, une proche de détenue m’a appris qu’il y avait un problème d’isolation aux fenêtres aux Baumettes à Marseille, dans la prison des femmes. C’était invivable à l’intérieur des cellules. On avait dénoncé ça, je l’avais orientée vers l’OIP et ils avaient fait des recours. Au final, rien ne s’est produit : aucune condamnation et aucun changement. On doit parler, oui, mais il faut aussi être en mesure d’écouter. 

Les conditions en prison ont-elles profondément changé depuis le début du Covid 19 ? 

Premièrement, il n’y a plus de parloirs… Et c’est hyper méga important pour les détenu.e.s. Leur lien avec la famille, c’est tout ce qu’ils.elles attendent. Il n’y a plus, non plus, de rentrées de stup’, ce qui crée des tensions pas possible. Ces dernières semaines, il y a eu des mutineries dans certaines prisons. Et même si les promenades sont maintenues et que le gouvernement apporte des solutions – comme l’attribution d’un crédit de 40 euros pour les téléphones cabines ou la sortie d’environ 5 000 détenu.e.s -, c’est largement insuffisant. Les surveillant.e.s commencent tout juste à recevoir des masques. Pour ce qui est des solutions hydroalcooliques, elles sont interdites parce que l’alcool est prohibé en prison… À l’intérieur, rien n’est fait pour réduire les risques d’exposition des personnes détenues. La surpopulation carcérale empêche le respect des gestes barrières. Au fond, comment les respecter alors qu’ils.elles se retrouvent à 3 dans une cellule de 9 mètres carré ?

Nous ne sommes pas suffisamment averti.e.s à l’extérieur sur les conditions carcérales. C’est un sujet tabou. Comment faire pour bouger les lignes ?

Je ne sais pas comment répondre de manière mesurée à cette question (Rires). Pour moi, c’est un système dans son ensemble qui n’est pas ok. À partir du moment où tu dis qu’une chose ne va pas, il faut la changer. Tu ne peux pas assumer que ça ne va pas sans te bouger derrière. Pour les personnes incarcérées, je pense sincèrement qu’il faut passer la barrière de : « la société ne veut pas d’elles » et les réflexions du genre « si elles sont enfermées, elles ne nous embêteront plus ». Au final, c’est beaucoup plus complexe que ça. C’est marqué dans les textes, on peut recourir à d’autres moyens que l’incarcération ! Mais les juges n’y recourent pas, et il n’y a pas vraiment de moyens mis en place. Pour moi, c’est tout un système qui doit être remanié. On ne peut pas juste se focus sur la prison. Je n’ai que 23 ans et je manque peut-être de recul… Mais je pense que l’administration pénitentiaire s’imagine que ce qui est caché permet d’éviter la colère et les mutineries. Ça arrange. Alors, quoi faire ? En parler, donner de la voix aux détenu.e.s, ne pas remettre en cause les témoignages. Ce qui est passé est passé, ils.elles purgent une peine pour ça. Leurs conditions de détention n’ont rien à voir avec leurs actes. Les détenu.e.s ont des droits et il faut les faire respecter.

En espérant que les conditions n’empirent pas, donc…

J’essaye d’être positive en me disant qu’on peut faire changer les choses. Mais ce système est ancré depuis tant d’années… On peut juste espérer des petits changements à notre niveau. Mais attention, ce n’est pas pour ça qu’il ne faut pas se battre (Rires) ! Il faut continuer de dénoncer, c’est important de montrer à ces personnes incarcérées, qu’il y a des gens qui se préoccupent de leur situation. J’ai un petit peu espoir quand même ! 

As-tu des plans pour la suite ? Des initiatives que tu souhaiterais développer ? 

J’aimerais bien développer des IGTV, avoir de nouveaux témoignages et créer des vidéos en fonction. Je voudrais rendre mon contenu plus intéressant et ludique. Ce ne sont que des idées, mais pourquoi pas, par exemple, développer des podcasts sur les femmes en détention. Pour l’instant, même si c’est un peu secret, j’ai plein de projets ! Et côté perso, j’ai deux objectifs : passer mon concours et devenir avocate !

Article de Marie Le Seac’h 

Paulette et LEVI’S®, c’est une collaboration qui rassure. Notre objectif, ensemble : vous convaincre qu’il est temps de vous aimer encore plus et d’embrasser vos qualités et différences au quotidien. Il y a peu, nous organisions un shooting participatif avec LEVI’S® et notre communauté. L’occasion de faire plus ample connaissance entre Paulette et de créer des liens d’amitié. En situation de confinement, nous retrouvons nos modèles d’un jour et c’est avec bienveillance qu’elles répondent à nos questions. Soyez prêt.e.s pour une bonne dose de self-love !

LEVI’S® X PAULETTE

C’est dans le cadre de notre partenariat avec LEVI’S® que nous avons pu organiser ce rendez-vous inspirant. Réunir notre communauté, rire, papoter, enfiler des jeans issus de la gamme SCULPT pour un confort et une liberté de mouvement optimisés et prendre la pose face à l’objectif d’Emma Picq. Se célébrer et affirmer l’amour que l’on se porte en tant que personne, en femme libre et fière. Un après-midi joyeux qui donnait ainsi naissance à un shooting photos signé Paulette pour LEVI’S® ; une ode à la confiance en soi et à la sororité.

Depuis, on a débuté cette étrange phase de confinement et si l’on traîne à la maison en jeans et que l’arrivée de Disney + nous offre un retour en enfance, les journées sont parfois longues et la déprime peut se faire ressentir. Oui, la nature humaine pousse parfois au complexe et pourtant : on a le droit de craquer, de pleurer et de crier. La liberté des émotions, une notion que nos modèles d’un jour n’ont cessé de souligner pendant leur session photos. Raison pour laquelle nous avons retrouvé Bajougou, Manon, Naomi et Romerlyne pour une interview croisée.

Comment intégrer cette situation unique de confinement ?

« On me donne enfin la possibilité de me reposer, et je ne vais pas m’en priver. Le tout, sans culpabilité et sans jugement – même si la « You have to produce 24/7 » Police pourrait venir me contredire. Finalement, profiter comme perdre son temps sont des luxes que nous n’avons plus ! Alors je pense qu’il faut vraiment les apprécier et en faire ce qu’on en veut ! » – Bajoubou, 21 ans.

« De mon côté, je vis assez bien le confinement. Je suis avec ma famille, mon copain et ma fille, et nous avons de longues journées juste pour nous. On avance sur des projets, on fait vraiment les choses, c’est comme une pause dans le temps. » Romerlyne – 28 ans.

« Positive vibes only : pour le moment ça va, je suis contente d’être auprès de ma famille et de passer du temps avec elle. » Naomi – 19 ans.

« J’ai fait des trucs que je devais faire depuis des mois voire des années : ranger les placards de la cuisine, mon armoire, recoudre le bouton d’un pantalon que j’adore et que je mettais plus par flemme… Ce genre de choses me remplit de satisfaction et de fierté. Et ça me fait du bien. » – Manon, 26 ans.

Il est important de penser à soi, et de s’octroyer des petits kiffs comme on dit. C’est quoi ton truc pour « te faire du bien » ?

« J’ai commencé la méditation. Cela m’aide vraiment à rester positive, à me sentir bien mentalement et à réduire l’anxiété. » – Naomi.

« Je me tatoue, je vais finir en cahier de brouillon si ça continue, et je fais des masques pour les cheveux que je peux laisser poser UNE journée entière… UNE JOURNÉE, QUOI ! Je n’ai pas le souvenir d’avoir eu ce temps pour moi à la maison ou alors je ne le prenais pas suffisamment avant. Une bonne leçon pour la suite ? » – Manon.

« Personnellement, je prends le confinement comme une phase d’expérimentations. Je me réveille vraiment avec une envie de créer et de changer mon apparence pour braver tous les interdits que l’on m’impose normalement. En 3 semaines, j’en suis déjà à ma cinquième coloration de cheveux, que je prépare à base de soins capillaires (conditionner) et du colorant alimentaire. Pas agressif pour mes cheveux et surtout pas de commande internet ou sortie inutile » – Bajougou.

Ce que tu ne faisais pas avant, que tu fais maintenant et que tu te jures de continuer après POUR TOI ?

« Ecouter mon corps davantage. A l’inverse de la tendance qui voudrait que l’on ressorte musclée et pro du yoga du confinement, j’ai personnellement arrêté de m’entraîner tous les jours et de suivre un régime strict. Justement, j’ai réalisé l’importance que je donnais aux regards des autres dans mon quotidien. Avant, je culpabilisais au point de sortir de mon lit à 23 heures pour faire du sport. Aujourd’hui, c’est fini. Je mange ce qui me fait plaisir et je m’entraîne quand j’en ai envie. Je m’écoute enfin et je veux retenir cet énorme pas en avant de cette expérience et continuer sur cette lancée. » – Bajougou

« Moi, je crois que je vais continuer mes recettes de cuisine, mes petits séances de sport et mes soins maison. De toute façon, on ne doit rien promettre ? (rires) » – Manon.

Un livre, un son à nous conseiller ?

« Ne suis-je pas une femme de Bell Hooks. Un livre pour mieux comprendre les diverses oppressions subies par les femmes noires : oppressions de classe, de race, de sexe » – Romelyne.

https://www.instagram.com/p/BPHXfbElmYw/

« J’ai découvert le livre Desert Flower, écrit par Waris Dirie. Son autobiographie est inspirante mais aussi touchante, je recommande vivement. » – Naomi

« J’écoute beaucoup Léonie Barbot ou encore Shana Manga. Ce sont de jeunes artistes soul que je passe en replay depuis le début du confinement. En plus, elles sont françaises, tout ce qu’on aime soutenir ! » – Bajougou.

Un mantra pour se booster au quotidien ?

« Je dirais que la gratitude est mon mantra pour me réveiller et me motiver au quotidien. » – Naomi. 

« Vaut mieux en rire qu’en pleurer. La situation est ce qu’elle est, on ne peut rien y changer pour le moment. Inutile de s’apitoyer sur son sort ! Faîtes ce que vous voulez : rigolez, dansez, chantez, mangez ET RESTEZ CHEZ VOUS ! » – Manon.

« J’ai de la chance. Je suis là, et en bonne santé avec les miens » – Romelyne.

Merci les girls pour ces pensées positives, ces échanges et ce shooting Paulette x LEVI’S®

https://www.instagram.com/p/B-kI31eIumS/

Armée de son appareil photo, Chiara Russo capture l’essence des plats qu’elle déguste. Elle les fait rayonner et nous fait saliver par ses centaines de clichés. 

Autrice du livre Cuisine italienne et sans gluten !, en collaboration avec Frédérique Barral, Chiara Russo livre ses secrets pour une alimentation gluten-free. Paulette est partie à sa rencontre !

Comment vous est venue l’idée de photographier des plats et, entre autres, celle de montrer comment consommer local et à prix raisonnable ?

Il y a 5 ans, quand je suis arrivée à Paris, avec une valise et une chambre louée sur AirBnb, je l’ai fait pour me remettre en question et trouver ma voie… Ma vie était une page blanche, légère et peu encombrée, qu’il fallait écrire à nouveau. Je n’avais jamais pris un appareil photo dans mes mains avant mais comme j’avais déjà créé un blog culinaire, Baci di Dama Living gluten free, la photo est devenue petit à petit l’une de mes plus grandes passions !

Au quotidien, je me demande souvent comment acheter de manière plus consciente, comment contribuer à créer un monde meilleur pour les générations à venir… Je ne suis pas une économiste mais je pense que consommer et soutenir tout projet local, c’est précieux, et ça permet d’acheter des produits qui n’ont pas trop voyagé pour arriver jusqu’à chez nous.

En même temps, le prix reste important pour moi. Se nourrir bien doit être un droit de tout citoyen, pas un luxe. C’est pourquoi j’essaie de privilégier des projets avec des prix que je considère comme étant raisonnables, tout en habitant à Paris et tout en sachant que Paris est une ville où le coût de la vie est cher. Je prône donc le motto, consommer moins mais mieux !

Quand est-ce que vous avez commencé la photographie ? Est-ce que vous vivez uniquement de cela ? Si oui, que faisiez-vous avant ?

Comme je suis une photographe autodidacte, j’ai mis du temps à assumer le fait d’être une photographe à part entière et que je pouvais proposer mes services à des clients. Aujourd’hui, c’est mon métier principal et j’adore ça ! Avant, j’ai travaillé dans une agence de publicité et ensuite j’ai enchaîné des magnifiques projets dans l’art contemporain, entre la France et l’Italie… J’aime dire que j’ai vécu différentes vies et chacune a nourri celle que je suis aujourd’hui, aussi bien professionnellement que personnellement.

Pourquoi prônez-vous une nourriture sans gluten plutôt qu’une autre ? Quel est votre rôle au sein de l’Atelier des Lilas ? Est-ce que vous cuisinez ?

Je suis née avec la maladie cœliaque (appelée plus couramment intolérance au gluten). Un jour, j’ai décidé qu’au lieu de me plaindre de ce qui n’allait pas dans la société par rapport à cette intolérance, j’aimerais davantage contribuer à changer l’image qu’on a sur la nourriture sans gluten et ainsi montrer que ça peut être bon, et que ça peut être partagé. 

A l’annonce de cette maladie, on se sent vite exclue de tout plaisir qui concerne l’alimentation. Sortir pour aller manger dans un restaurant devient rapidement compliqué… C’est pourquoi j’ai décidé de créer un blog culinaire pour partager des recettes gluten-free ainsi que toutes les belles adresses que je pouvais trouver et qui proposaient ce genre de plats. Ensuite, j’ai commencé à distribuer des produits sans gluten en France pour faire en sorte que les personnes comme moi puissent en bénéficier partout, plus facilement. 

Du bon pain sans gluten s’avère être dur à trouver. Donc, j’ai décidé de développer une recette de pain au levain naturel. L’Atelier des Lilas est devenu mon partenaire ; je leur ai donné la recette et eux fabriquent le pain artisanalement au sein d’un atelier à Montreuil. Ensemble, on travaille pour trouver des clients. Ce sont en général des épiceries fines, des cafés, des restaurants qui ont envie d’ajouter une option 100 % sans gluten dans le menu et qui n’ont pas le temps d’en faire eux-mêmes.

En tant qu’Italienne, j’aime beaucoup cuisiner, j’adore développer des recettes. A la maison, la cuisine est ma pièce à vivre préférée. J’y passe toute ma journée. Cuisiner des plats me permet de me relaxer, et les partager avec des ami.e.s, c’est une vraie source bonheur pour moi. Cela dit, en ce moment je souffre de vivre dans un petit appartement avec une petite cuisine. L’un de mes objectifs est de pouvoir m’offrir un jour un appartement avec une belle cuisine et une grande table pour inviter plein d’ami.e.s à manger ! Voilà, je pense que là, je viens d’envoyer un message à l’univers !

Avez-vous des projets que vous souhaitez mener à bien durant l’année ? 

Cette année, je développe une nouvelle recette de pain sans gluten et vegan. Je continue de m’améliorer en tant que photographe. J’aimerais beaucoup travailler pour un magazine, rejoindre une belle équipe et travailler sur des missions et des projets passionnants. J’aimerais aussi m’améliorer en tant que personne. Amour et bienveillance sont le socle sur laquelle ma vie est construite. 

Vous pouvez retrouver les recettes exceptionnelles de Chiara Russo sur son site internet et ses photos sur son Instagram.

Article de Sofia Rogozarski


A 26 ans, elle compte 600 000 followers sur Instagram et s’illustre activement sur la scène artistique de la danse. Et pourtant, Jeny ne s’attendait pas à pouvoir bénéficier de la convivialité des réseaux sociaux pour mener ses projets et voir ses rêves les plus fous se réaliser en si peu de temps. Entre une récente collaboration avec NIKE, un passage chez Ellen DeGeneres et sa nouvelle entreprise, la jeune femme a pris le temps de nous confier ses motivations au quotidien et les raisons de cette passion.

Pendant le match de la NBA à Paris, les danseuses ont endiablé le terrain de basket en bougeant en sneakers Nike Blazer – disponibles sur le site.
Crédit : Nicolas Gouhier

Parce que la danse a rendu sa vie plus simple, nous dit-elle, Jeny a choisi d’en faire profiter le monde entier. Petite, elle a commencé à bouger au moindre son qu’elle entendait. Parce que la danse a toujours fait partie de sa « maison » et qu’elle n’a jamais pu s’empêcher de traduire ses émotions au travers de ses mouvements, Jeny est passée d’amatrice à professionnelle très rapidement. Qu’importe les barrières financières ou les premiers conseils de ses parents, Jeny a choisi de pousser son rêve toujours plus loin et d’intégrer des formations adaptées à ses danses préférées. « Ma culture m’a orientée vers la danse Afro puis vers le hip hop, et c’est entre nous ce que je préfère mais j’ai aussi pratiqué le contemporain ou encore le moderne jazz » nous explique-t-elle dans le canapé avec quelques sucreries, tandis que la compétition du Paris Ring retentit dans le gymnase parisien.

Crédit : KCoulliau

Récemment recrutée par Nike comme nouvelle ambassadrice, Jeny peut se vanter de son parcours de danseuse et influenceuse. Alors qu’elle enseigne la danse de façon peu institutionnelle à Bruxelles, elle est repérée sur Instagram où elle partage ses chorégraphies avec son élève Anna – une blondinette âgée de 10 ans qui n’a pas peur de bouger à ses côtés. Leurs vidéos plaisent sur les réseaux et deviennent virales au point d’attirer l’attention de l’animatrice Ellen DeGeneres en Californie. Quelques semaines après, le sympathique duo rejoint les studios de Los Angeles pour présenter leur collaboration et leur amour pour la danse. Les scores et vues explosent, la notoriété de Jeny aussi : sa carrière d’experte et de professeure est lancée.

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Et tandis que Jeny lance son entreprise à Bruxelles, une école nommée @afrohousebelgium, les inscriptions se multiplient et les projets parallèles affluent. Repérée pour ses talent de danseuse par Nike notamment, la demoiselle fait aussi du bruit de par son engagement. Oui, car Jeny veut danser mais pas seulement : elle espère venir en aide et utiliser son influence pour faire passer un message important auprès des enfants. Pour commencer, ils doivent pouvoir accéder à l’éducation et profiter d’une bonne alimentation. Jeny voyage au Congo et constate que les enfants qui dansent à ses côtés dans les rues portent des haillons. Elle décide donc de créer son association @dance_4kids et de donner des cours à ses élèves en Belgique contre l’achat de vêtements pour les plus jeunes qu’elle tente d’aider à l’étranger. Elle fait expédier des valises et autres donations, en les encourageant à danser à ses côtés et partager ce qu’ils ressentent vraiment.

https://www.instagram.com/p/B73-7XNHtRe/?utm_source=ig_web_copy_link

Puis contactée par NIKE, elle nous rencontre à l’occasion du PARIS RING – une compétition populaire et locale de basketball dans le 19ème arrondissement car « danse et ballon rouge brique font bon ménage ». Puis Jeny, et elle insiste là-dessus, partagent la même passion pour les Air Jordan que les joueurs de basket. Elle s’apprête à danser au beau milieu du terrain, avec son équipe d’amateurs, contre trois autres crews comme elle. Et si la team gagnante se voit le droit de performer pendant l’incontournable match de la NBA en sneakers Nike Blazer (disponibles sur le site Nike) à L’AccorHotels Arena, Jeny y voit avant tout la possibilité de s’amuser et d’y faire de nouvelles rencontres. « Je veux continuer à enseigner, à œuvrer pour les plus jeunes et surtout… à danser ! » : ça en fait des raisons de suivre ce prodige, et de près.

Pendant le match de la NBA à Paris, les danseuses ont endiablé le terrain de basket en bougeant en sneakers Nike Blazer – disponibles sur le site.
Crédit : Nicolas Gouhier
Pendant le match de la NBA à Paris, les danseuses ont endiablé le terrain de basket en bougeant en sneakers Nike Blazer – disponibles sur le site.
Crédit : Philippe Montigny

Article de Margaux Rouche