Inspiration déco, pièces vintage rares, mobilier retapé : voici 5 brocanteuses à suivre illico sur Instagram.

Le temps est long quand on est chez soi dès 18 heures. On traîne de la chambre au salon et du salon à la chambre sans grande motivation, si ce n’est celle de complètement repenser notre intérieur. A force d’y passer nos journées et soirées, on a des envies de changement.

De parfaire nos coins cosy, de se procurer des pièces de qualité qui ne nous coûtent pas notre PEL laborieusement alimenté, de collectionner des beautés vintage sur notre bien triste (mais ô combien pratique) commode Malmö. Et ce, sans franchir le pas de la porte.

Instagram est là pour nous, et avec lui, une ribambelle de comptes de chine qui nous réjouissent aussi bien visuellement que – parfois – financièrement. On vous en liste 5 à parcourir sans attendre. 

@retourdechine

@retourdechine

Derrière le blog Retour de chine se cache Valérie Fache, férue de mobilier vintage des années 50 qui « chasse » depuis son enfance. Ses trésors septuagénaires, elle ne se contente pas de leur trouver de nouveaux propriétaires. D’abord, ils passent entre ses mains expertes pour un relooking coloré et créatif. 

« Dès que je vois un meuble, je sais exactement ce que je vais en faire », raconte-t-elle au Parisien. « Je consacre beaucoup de temps à les retaper. J’achète des matériaux de qualité, je ne supporterais pas qu’une cliente me rappelle parce que la peinture a écaillé. Ces meubles, je les aime comme mes bébés : je fais tout pour eux, mais je sais qu’ils partiront ailleurs. » Aujourd’hui, plus de 34 000 personnes attendent avec impatience chacun de ses posts . Et on ne fait pas exception.

@lanabrocante

@lanabrocante

Le compte Lana Brocante tenu par l’ex-journaliste devenue antiquaire pop culture Anaïs Delcroix regorge de surprises kitsch en tout genre. Une myriade de pièces qui nous mettent du baume au cœur rien qu’à les voir défiler sur l’écran de notre téléphone. 

K-Way rose fluo, broche ancienne, jouets dénichés jadis dans des Happy Meal, livres Mickey qui datent des années 80, boîte à gâteaux Charles et Lady Di, ou encore puzzle Mon Petit Poney de 1989 ne sont qu’un aperçu de son catalogue riche en trouvailles précieuses et réconfortantes. On pourrait continuer pendant des lignes tant cette caverne d’Ali Baba digitale nous passionne, et nous ramène à un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître : notre enfance loin des masques, du Covid et des tests PCR. 

@alicealabrocante

@alicealabrocante

Naturel et épuré sont deux termes qui définissent parfaitement l’esthétique d’@alicealabrocante, la page créée par Silvana Mastronicola, ancienne architecte reconvertie en brocanteuse à plein temps en octobre 2018. Depuis cette année-là, elle chine, restaure, vend et livre les commodes, tables, étagères, cadres, carafes d’eau transformées en vase pour le plus grand plaisir de ses abonné·e·s – et de nos yeux avides de belles choses qu’on calerait bien sous la cheminée. 

Comblée par ce changement de vie, l’Italienne confie d’ailleurs à Marie Claire être « heureuse d’avoir trouvé un métier en accord avec [ses] convictions et de pouvoir aussi lutter contre la surconsommation ». Elle précise ne jamais utiliser de plastique pour les emballages : « nous les transportons avec des couvertures et des vieux draps ». Une démarche volontairement écolo qui finit de nous convaincre, si ce n’était pas déjà le cas.

@thisisvintage

@mobilierthisisvintage

La spécialité de Natascha, l’âme lyonnaise derrière This is Vintage ? Les bibelots et tableaux des XIXe et XXe siècles qu’elle met en scène et sublime à coup de bouquets de fleurs fraîches, de corbeilles de fruits, ou de pain… sous une peinture de pain. Une sélection éclectique qui invite à en découvrir davantage sur l’histoire (et l’Histoire) de chaque œuvre et de son époque. Voire donne envie d’y plonger rien qu’un instant pour s’échapper un peu de notre quotidien pas franchement palpitant. 

Sur son site, elle propose aussi des jouets pour enfant à la pièce (en ce moment, il ne reste qu’un adorable salon pour poupées en rotin) et du mobilier ancien à prix très abordable. Notre coup de cœur ? Une couronne de vierge en laiton doré et pierres blanches tout droit venue d’un couvent de nonnes des Vosges, for obvious reasons (ou pas).

@orangevertevintage

@orangevertevintage

Le repaire des adeptes de vaisselle et de petite déco. Des lampes, des services à thé, des présentoirs à gâteaux en cristal, des miroirs à fleurs dorées incrustées… Le tout (souvent) accompagné d’une branche de mimosa tendance pour le style : Orange Verte Vintage nous prend clairement par les sentiments. Et ça marche, on vient de glisser, ravie, un saladier en grès dans notre panier. 

La preuve que la retail therapy a du bon, surtout quand elle soutient des boutiques qui préfèrent offrir de nouvelles vies aux objets plutôt que de nous encourager à les abandonner dans un coin de placard après deux sorties maxi. Alors, conquis·e ?

Une chronique de Pauline Machado

Little Magazine X Instagram ont sorti un magazine ensemble. Le concept ? C’est LE guide ultime des 100 mamans à suivre sur le réseau social en 2021. Et on trouve ça super inspirant.

Avis à toutes les mamans ! Little Magazine X Instagram nous proposent le guide ultime des « instamums » à suivre absolument en 2021. Ou plus exactement, les « 100 mamans qui vont faire Instagram en 2021 ». Et le nom de ce magazine n’est autre que « MILF, Mothers I’d Like To Follow ». Pas mal le jeu de mot, n’est-ce pas ?

Des profils tous différents

Mother I'd Love To Follow - © Little Magazine X Instagram
Mother I'd Love To Follow - © Little Magazine X Instagram

Dans ce magazine de 160 pages, vous pourrez donc retrouver plus de 100 profils de « mamans rayonnantes ». Elles ont été choisies par la rédaction de Little Magazine et son jury d’expert·e·s, et ont toutes des univers très différents. Pourtant, plusieurs points les rassemblent : elles sont toutes authentiques, influenceuses – et bien évidemment mamans. 

Pourquoi 100 profils, nous direz-vous ? Tout simplement afin de « [Découvrir] les profils Instagram de 100 mamans incroyables, comme vous. Qui ont donné la vie, comme vous. Et qui nous inspirent… comme vous ! 100 visions de la maternité, de la famille, de l’éducation et autant de bonnes raisons de déculpabiliser, d’oser être vous-même et de devenir la mère que vous souhaitez être. » Vous pourrez retrouver par exemple Amelie Queen, Haut_Les_Nains, Kanuza, … Le tout, dans un magazine hyper instagrammable, pour le coup. « Parce qu’on a toutes besoin, et peut-être même plus encore aujourd’hui, de ne pas se sentir seule, de se rassurer, se challenger… Ce magazine est une ode aux mamans, aux mères, aux mammas… aux MILF ».

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Et en bonus ? Retrouvez également un dossier Instagram exclusif, qui donne des astuces pour percer, tout en étant soi-même.

Magazine disponible en édition limitée, à shopper ici.

Article de Clémence Bouquerod

« Mulan », « pak pak », « fleur de lotus », « l’hindoue », « bol de riz », « mangeuse de curry », « la bridée »… Si vous avez déjà entendu une femme asiatique se faire surnommer de la sorte, ou que vous l’avez vous-même fait, demandez-vous pourquoi cela ne vous a pas tant choqué. Le racisme anti-asiatique est très ancré dans la société française, il est de fait invisibilisé et tabou. Ce racisme ordinaire peut aller de surnoms moqueurs jusqu’à des agressions physiques, en passant par le mépris envers les personnes « asiatiquetées » et sud-asiatiques. Et c’est ce racisme que dénonce @sororasie.

IMAGE : @artboe

L’« Asiatiquetage »

Asiatiqueté.e.s – définition par @sororasie : « Perception franco-centrée de l’asiatique/chinois.e qui serait bridé.e, jaune, petit.e, nem, chinois.e, soumis.e, gentil.le, souriant.e, au petit sexe ou étroite… » Ce qui est dénoncé par ce terme, c’est l’essentialisation des personnes asiatiques et les clichés physiques qui en découlent.

Heureusement, des initiatives mettant en avant la diversité au sein des femmes asiatiques (cisgenre et transgenre) prennent de l’ampleur. Sororasie en fait partie.

Contre les clichés racistes

Le but est de lutter contre les clichés racistes en publiant des témoignages de remarques racistes, en partageant des contenus éducatifs visant à déconstruire les clichés racistes ou encore en soutenant des artistes et créateur.trice.s asiatiques. En créant une communauté de femmes asiatiques, @sororasie cherche à leur créer un safe place tout en dénonçant les actes racistes qu’elles subissent.

Par ailleurs, les femmes asiatiquetées étant souvent l’objet de fétichisations racistes sexualisantes et infantilisantes, se réapproprier leur beauté et leur apparence physique n’est pas toujours chose aisée. C’est dans une optique d’empowerment panasiaféministe (féminisme intersectionnel asiatique ayant pour but d’être inclusif) que @sororasie a récemment mis en place des ateliers shooting photo, afin de montrer la diversité, la beauté et la puissance émanant des femmes asiatiques.

PHOTO : @sororasie

Une diversité asiatique souvent invisibilisée

L’objectif de Sororasie étant de montrer la diversité parmi les femmes asiatiques, le compte aborde aussi le sujet des discriminations subies par les femmes non-asiatiquetées et pourtant bel et bien asiatiques. Les femmes indiennes, pakistanaises, sri-lankaises, et plus généralement provenant de l’Asie du Sud sont souvent invisibilisées parmi la communauté asiatique, car elles ne sont pas perçues comme étant asiatiques. Cette perception renvoie une nouvelle fois à la vision simplifiée de l’Asie qu’ont souvent les occidentaux.ales, et témoigne d’une méconnaissance et d’un certain désintérêt pour la diversité asiatique.

Bravo donc à cette belle initiative qui permet d’aborder ces sujets trop souvent tabous et ignorés !

Article par Inès Paiva

On ne cessera jamais de le dire, Instagram demeure le réseau social par excellence pour découvrir les tendances food venant enflammer la toile. Parfois plus qu’atypiques, à l’image du #MermaidToast ou de la #BlackIceCream, les créations culinaires ont le mérite de faire réagir les internautes qui en redemandent. La nouvelle lubie en date ? Le cloud bread. Pas encore à la page ? On fait le topo.

Le cloud bread : Késako ?

Derrière cette dénomination anglo-saxonne se cache le « pain nuage« , autrement dit un pain moelleux mis en lumière sur TikTok par le compte @abimhn. Avec plus de 35000 posts sous le hashtags #cloudbread, cette préparation a la spécificité de dévoiler un coeur fondant et aérien à la découpe et de se décliner à l’infini au gré des envies. De fait, rose bonbon, arc-en-ciel, sucré ou salé : tout devient cloud bread !

La recette

A vos fourneaux pour réaliser cette préparation avec trois fois rien, un peu d’huile de coude et beaucoup d’imagination :

Ingrédients :

  • 3 oeufs
  • 2 cuillères et demi de fécule de maïs
  • 2 cuillères à café de sucre blanc

Préparation :

On commence par séparer les blancs des jaunes d’oeufs. Puis, dans un second temps, on fouette les blancs jusqu’à l’obtention d’une texture mousseuse.

On ajoute à cela la fécule de maïs ainsi que le sucre, et l’on continue de mélanger vigoureusement jusqu’à ce que la préparation soit plus ferme.

On place une feuille de papier sulfurisé sur une plaque et l’on dépose le mélange en façonnant une boule de pain. On enfourne à 150 °C et l’on patiente 25 minutes !

En option : glisser du colorant, qui donnera un esprit girly au nuage !

Et pour retrouver les dernières tendances Instafood, on clique par ici.

La babka, c’est quoi ? Originaire des contrées de l’Est, cette briochette tressée ne cesse de rafler de nouveaux adeptes dans la capitale. La boulangerie levantine Babka Zana en a d’ailleurs fait sa marque de fabrique, en mettant en avant le produit sous différentes formes et avec des garnitures toutes aussi alléchantes les unes que les autres. Voilà que depuis quelques semaines, une nouvelle tendance rafraîchissante et estivale a vu le jour… On fait le point.

La Maison Babka Zana

Chez Babka Zana, on travaille la pâtisserie de l’Est à toutes les sauces. En effet, trois créations sucrées sont dégainées : la babka roll en roulé, la babka cake et la babka pie sous forme de tarte. A la rédaction, on a un gros crush pour la babka roll individuelle chocolat-noisette à la pâte à tartiner de La mère de famille et aux noisettes du Piémont. On partagera gaiement avec sa tribu une babka pie pistache-fleur d’oranger.

Des sandwichs et feuilletés salés sont même de la partie, pour un repas 100 % babka.

La nouvelle idée à vous givrer la tête

Le concept ? Reprendre l’idée de l’ice-cream sandwich, avec pour base principale la babka roll émoustillant le plus nos papilles : chocolat-noisette, pistache-fleur d’oranger, halva-citron, cannelle-muscovado ou ricotta-cranberry. A cela, il faut ajouter un insert (ultra)onctueux, qui n’est autre qu’une crème glacée artisanale à la halva et aux éclats de pistache de la maison Le Bac à Glaces.  

Last but not least : la nouvelle douceur boulangère prénommée « Freddy » est coupée et dressée minute devant les yeux ébahis des estomacs sur pattes que nous sommes !

On arrête les glaces à l’italienne, les cornets et autres petits pots trop old-fashioned et on se met en route direction Babka Zana !

Durant le confinement, alors que certains s’acharnaient à tenter mille et une recettes aux fourneaux, que d’autres usaient du télé-travail ou bullaient devant leur programmation Netflix, un binôme taïwanais de choc n’avait pas le temps de s’ennuyer avec son Odyssée fashion. En route pour découvrir un projet so swaggy.

Il était une fois…

Il était une fois, monsieur Chang et madame Hsu, mariés depuis 1959 et heureux parents de deux garçons ainsi que de deux filles. Travailleurs dans l’âme, ils ont fait de leur laverie – blanchisserie « Wansho Laundry » dans le centre de Taïwan, un véritable lieu de vie, se constituant une clientèle fidèle. Jusqu’ici, rien de bien original…. mais le coronavirus passe par là et une idée détonante vient frapper leur esprit.

Un projet fou

Les deux octogénaires à la démarche élancée donnèrent une seconde vie aux vêtements laissés pour compte durant cette période difficile. Chemisiers, jupes ou pantalons vinrent se greffer sur les modèles d’un jour, dans un élan original et fun, et un décor novateur avec la laverie pour seule et unique toile de fond. On devient de suite admiratif des compositions effectuées par les deux fashionistas et on en redemande !

Fort de son succès, le duo compte dorénavant plus de 136 000 adeptes dans le monde ! Au-delà des simples clichés Instagram postés, c’est bel et bien la morale mise en avant qui toucha et touche encore le public.  

Quel que soit le problème soulevé : sanitaire, social ou même géopolitique, on a tous, par moult biais différents, la possibilité d’apporter une pierre à l’édifice et ainsi rendre le monde plus agréable à vivre au quotidien.  

En manque d’inspiration pour votre prochaine recette ? Quoi de mieux que de la puiser sur le réseau social créatif par excellence : Instagram. Entre idées de créations estivales, clichés (ultra) attirants et spots nichés aux quatre coins du globe, on ne sait plus où donner de la tête. A la rédaction, on a dressé la crème de la crème des comptes food à checker d’urgence. En route pour une ode à la gourmandise.

En mode épicurien – @enrangdoignons

L’auteure ? Auteure, blogueuse et même journaliste, Raphaële Marchal demeure une véritable autodidacte, avec toujours comme point d’ancrage la sphère culinaire.

On apprécie La simplicité, la spontanéité et l’amour des produits du terroir français. Ce feed Instagram partage le quotidien de la jeune femme, du petit-déjeuner jusqu’au dîner, et on adore !

En mode graphisme – @desserted_in_paris

L’auteur ? Ancien directeur artistique devenu chef pâtissier, Tal Spiegel s’est fait connaître sur la bulle Instagram en associant les tonalités de ses gâteaux à celles de ses chaussures.

On apprécieLe sens du détail et de l’esthétisme, faisant des mets sucrés de véritables œuvres artistiques et fashion.

En mode parisienne chic – @latteandmood

L’auteure ? Designer, créatrice de contenu et photographe, Sabrina appartient aux touche-à-tout du multimédia et des réseaux sociaux.

On apprécieLa myriade d’adresses pour déguster un latte crémeux à souhait ou partager un petit-déjeuner Instagram friendly avec sa best. En plus, on s’inspire des photographies au look sobre et élégant.

En mode « vert » et raffiné – @tookies.gambetta

L’auteure ? Naturopathe, pâtissière et auteure, Jennifer Hart-Smith ramène, à travers ses créations, un petit bout d’Australie en France.

On apprécie… L’idée de sortir des sentiers battus et de se tourner progressivement vers une cuisine plus responsable et végétale, mais tout aussi appétissante et charmante. La preuve en est avec ce feed Instagram.

En mode brunch – @lesparisdelaura

L’auteure ? Bien connue des aficionados du brunch, Laura Hannoun n’a cessé de mettre en appétit les estomacs sur pattes, d’abord avec son blog et son feed, tous deux dédiés à ce mix entre breakfast & lunch. Depuis quelques mois maintenant, on la retrouve au sein du spot qu’elle a elle-même co-créé : Immersion Paris.

On apprécie… Se lécher les babines devant des photographies alléchantes et colorées, découvrir les nouvelles pépites coffee shops de la capitale et assister aux shootings food à travers l’écran.

En mode stylisme culinaire – @stephatable

L’auteure ? Fondatrice de l’agence de création culinaire Food Factory à Lyon, Stéphanie maîtrise l’ensemble des rouages faisant des recettes du quotidien des plats d’exception !

On apprécie … Le jeu de lumière et la mise en avant des éléments et des plats shootés sur un fond à la tonalité sombre, brute et végétale.

En mode veggie – @stephanieguillemette

L’auteure ? Stéphanie Guillemette, cheffe à domicile et consultante, prônant un état d’esprit 100 % veggie et healthy.

On apprécie… La diversité des assiettes à la fois simples, audacieuses et toujours pimpées d’un grain de folie, à réaliser en un rien de temps à la maison. Et pour être encore mieux guidé.e : certaines recettes sont réalisées étape par étape et sont disponibles en story permanente !

Plus aucune excuse dorénavant pour être en manque d’inspiration ! Ni une ni deux, on se hisse devant les fourneaux.

Elles ont un coup de crayon singulièrement remarquable. Mais c’est leur regard engagé qui séduit Instagram. Ecologie, violences conjugales, racisme, sexisme et discriminations, self-love, éducation … Tour d’horizon de ces illustratrices qui ont beaucoup à dire.

C’est un véritable panier à talents. Alors que l’image y est reine, les illustrateur.ices se sont emparé.e.s d’Instagram. Qu’ils soient professionnels ou non, ils ont fait du réseau social leur atelier d’artiste et de l’imaginaire. Certains.es ont d’ailleurs beaucoup à dire. A l’heure où différentes crises sociales se confondent dans le monde, elles ont le crayon engagé. Voici trois illustratrices qu’il ne faut surtout pas manquer…

Mademoiselle Audrina, « nature mother »

Les mots clés de sa description insta’ veulent presque tout dire. « Sororité », « Bienveillance », « Positive vibes », « Nature Mother ». C’est une dose de bonne humeur : des illustrations de saison, qui listent les plaisirs de la vie, témoignent du quotidien, ou tout simplement quelques portraits. Sur son compte plane une ambiance amusante, presque attendrissante, mais s’affichent aussi d’importants messages. Des idées fortes d’un soupçon de vécu, derrière ses œuvres, Mademoiselle Audrina donne la sensation de se confier, sans détour.

Dernièrement c’était un post de remerciement destiné aux soignants, plus régulièrement ce sont des illustrations engagées contre les violences conjugales que présente l’artiste. Des dessins poignants, parfois des témoignages personnels. Pour la dose de bonne humeur, elle poste aussi souvent sur le self-love, des dessins inspirants et bienveillants sur l’acceptation de soi. Enfin, n’oublions pas ses engagements écologistes. Mademoiselle Audrina alimente aussi sa page de tips imagés pour devenir un peu plus responsable : recettes de produits maison, cadeaux de Noël zéro déchet, et même la to do de ses courses en vrac.

Gomargu, illustratrice et philosophe

Des brides de conversations volées au coin d’une rue, dans le métro, ou à la terrasse d’un café : Gomargu s’inspire de la vie. Elle relate simplement des situations banales, des petites discussions marquantes dans ses BD. Son pouvoir à elle, c’est l’humour. L’humour sarcastique, un brin ironique, celui qui bouscule les codes, fait bouger les cadres. Elle aussi défend le self-love, lutte contre les normes et les discriminations. Illus spéciale confinement, poils, mixité et peau d’orange ou petites fesses rebondies, tout y passe ! Plus sérieusement, elle s’engage aussi contre le fléau des violences conjugales.

Fanny Vella, les incohérences de l’éducation

Mettre une fessée à son enfant parce qu’il a frappé son copain de jeu ? C’est ce genre d’incohérences qu’illustre Fanny Vella. Ces petites habitudes ou ces réflexes que l’on fait spontanément, sans se poser de questions, alors que c’est en total désaccord avec nos valeurs et nos principes. Généralement c’est sur l’exemple de l’éducation des enfants qu’elle s’appuie. Son dada, c’est de changer d’angle : elle illustre des scènes parentales banales, sauf qu’à la place des enfants, elle dessine des adultes. Amusant, oui ! Mais surtout très parlant.

L’artiste lutte contre les violences éducatives ordinaires, on parle aussi d’adultisme. Elle explique sa démarche dans quelques lignes destinées à sa fille sur Instagram. « Ellie mon amour j’espère que tu [chériras] chaque jour de ton enfance qu’ils t’apprendront à façonner la personne que tu es et que tu nous verra[s] comme tes béquilles et pas comme tes guides. J’espère que jamais tu n’auras à te cacher sous la couette pour lire un livre ni à faire semblant d’avoir avalé une bouchée imposée avant de la cracher dans la poubelle. »
Mais Fanny Vella, c’est aussi dénoncer, illustrer l’actualité marquante : écologie, féminisme et violences conjugales.

Article de Aurélie Rodrigo.

« Je ne peux plus respirer. » Une nouvelle bavure policière outre-Atlantique ébranle le monde. Les réseaux sociaux aussi pleurent George Floyd, cet homme noir mort asphyxié lundi soir à Minneapolis lors d’un contrôle de police. La vidéo extrêmement choquante de cette arrestation a fait le tour de la toile, faisant de la victime un symbole des violences policières commises à l’encontre des noirs américains. Paulette vous partage les plus beaux hommages du web.

Il est devenu tristement célèbre en début de semaine. George Floyd est le nouveau visage des violences policières américaines. Cette année, il y a eu Breonna et Ahmaud avant lui. Son décès n’en est que plus préoccupant, George est le troisième Afro-américain à perdre la vie aux mains de policiers américains en 2020. Les réseaux sociaux lui ont rendu hommage, mais ils ont aussi servi une cause plus grande, « Black lives matter ».

Beaucoup d’illustrateurs ont réalisé le portrait de George Floyd, presque tous publiés sous le hashtag #JusticeforGeorge. Certains ont aussi repris ses derniers mots, très distinctement reconnaissables sur la vidéo de son arrestation devenue virale. « Please, I can’t breathe. »

Article de Aurélie Rodrigo

On l’a bien remarqué, depuis quelques semaines l’univers de la gastronomie connaît quelques zones de turbulence. Pour remonter la pente, de nombreuses initiatives fleurissent, dont celle de la plateforme Instagram. Intrigué(e) ? On vous en dit plus…

Instagram : le réseau social visuel par excellence

Instagram, en quelques années, s’est esquissé comme the pilier de la communication visuelle et esthétique des entreprises. En effet, Vidéos Live, Stories ou encore fil d’actualité, rien n’est trop beau pour tisser un lien avec la communauté. Encore plus aujourd’hui, les restaurateurs n’hésitent pas à partager avec leur public des astuces et recettes emblématiques.

Le sticker Stay Home lancé par la plateforme

Le sticker « Commandez votre repas » : késako ?

Pour donner un coup de main à sa trattoria préférée, au petit resto péruvien du coin ou à son bar à pokés chouchou, le sticker « Commandez votre repas » est lancé. Avec lui, on a l’opportunité de se procurer son repas depuis les Stories de l’enseigne qui partage l’autocollant. On clique alors sur le sticker et on est directement redirigé sur les sites de livraison Deliveroo ou dUber Eats. Un jeu d’enfants n’est-ce pas ?

Le nouveau sticker de la palette Instagram

Soutenir ses enseignes favorites de façon simplifiée : que demander de mieux ?

Le personnage de Tahani, dans The Good Place, a été rapidement très apprécié des fans. Tahani est jouée par l’actrice britannique Jameela Jamil, qui profite de sa visibilité pour célébrer l’inclusivité et le body-positive, le fait d’aimer son corps tel qu’il est. 

Si Kirsten Bell, Ted Danson et le cast entier de The Good Place sont des acteurs brillants, Jameela Jamil a capturé le cœur de beaucoup de téléspectateurs en jouant l’anglaise mondaine qui ne manque pas une occasion de parler d’un de ses amis célèbres. Dans la vrai vie, l’actrice de 33 ans inspire ses fans à s’accepter soi-même et à accepter les autres, à travers ses réseaux sociaux et le mouvement I Weigh. Elle essaie aussi de se battre contre les représentations toxiques des femmes (et du corps de celles-ci) dans la société actuelle.

https://www.instagram.com/p/Bx2mhdHnVB2/

Une adolescence compliquée

Jameela Jamil est née au Royaume-Uni, d’un père indien et d’une mère pakistanaise. Dès sa naissance, elle souffre d’une perte d’audition et doit subir plusieurs opérations. Aujourd’hui, elle entend 50 % dans une oreille et 70 % dans l’autre. Puis, entre 14 et 17 ans, la future actrice est atteinte d’anorexie, ce qu’elle estime être dû aux médias et à la représentation squelettique des femmes (souvenez-vous de la mode héroïne chic du milieu des années 90). Un accident de voiture à 17 ans l’empêche de marcher pendant plusieurs mois, l’oblige à faire de la physiothérapie et à prendre un traitement aux stéroïdes. Cette expérience traumatique lui fait changer son regard sur son corps, la pousse à l’accepter et lui « remet [les] idées en place », confie-t-elle.

Elle enseigne alors l’anglais, tout en travaillant comme journaliste, photographe et mannequin. En 2012, elle anime l’émission de radio de la BBC Radio 1 The Official Chart. Mais sa vie change une nouvelle fois en 2016, lorsqu’une tumeur bénigne lui fait craindre le développement d’un cancer. Elle décide alors d’aller à la poursuite de ses rêves à Los Angeles. Elle espère devenir DJ ou scénariste mais se rend quand même à l’audition de The Good Place et obtient le rôle de Tahani, sans expérience préalable.

https://www.instagram.com/p/BgY7nmeld40/

Le mouvement I Weigh

Sa nouvelle visibilité lui permet de s’exprimer sur des questions qui lui tiennent à cœur et d’atteindre un plus grand public. Jamil est très active sur les réseaux sociaux et partage beaucoup sa lutte avec l’image et le poids. En 2018, elle a vu sur Instagram une photo de la famille Kardashian-Jenner avec le poids de chaque femme inscrit (la photo n’a pas été postée par les Kardashians eux-mêmes). Lasse de voir les femmes réduites à leur poids, Jameela Jamil a décidé de répondre avec sa propre photo, en changeant le nombre de kilos par la somme des bonnes choses qu’elle « pèse » comme « une belle relation, de grands amis… ». Le soutien qu’elle a reçu de ses disciples l’a amenée à créer un compte Instagram dédié (@i_weigh), et à fonder le mouvement I Weigh (« Je Pèse »).

Mais le compte Instagram n’est pas limité au poids, il devient plutôt un lieu d’inclusion, célébrant la différence et l’acceptation de soi. Jameela Jamil se sert de sa notoriété pour défendre, entre autres causes, des droits LGBT+ et de l’avortement. Elle lutte aussi contre les dangers de l’idéalisation des femmes quand les images sont, en réalité, retouchées. L’actrice a révélé qu’elle souffre d’EDS 3, une maladie génétique qui affecte son corps et, par exemple, laisse des cicatrices après chaque petite coupure, comme elle l’a expliqué récemment dans un post Instagram. Ne jamais voir de défauts dans les publicités ou sur les réseaux sociaux peut amener les femmes (surtout les jeunes) à penser qu’elles sont laides. C’est pourquoi Jamil affiche des photos avec des vergetures ou des « imperfections » apparentes et tente de refuser la publication d’images retouchées.

https://www.instagram.com/p/B0_MEhqlAig/

Elle a dénoncé les « thés détox » promus par des célébrités qui ont tendance à avoir de mauvais effets secondaires. Elle utilise souvent sa propre expérience, celle d’avoir suivi les régimes des célébrités quand elle était adolescente, et les dommages irréversibles que ceux-ci ont causés à son corps pour faire valoir ses arguments. Elle a fait supprimer à Khloe Kardashian un poste Instagram qui promouvait un produit de perte de poids en commentant qu’elle devrait avertir ses abonnés des effets secondaires toxiques du produit et du fait qu’elle a « un entraîneur personnel, un nutritionniste, probablement un chef, et un chirurgien pour arriver à [cette] apparence ». Elle a également créé une pétition pour mettre fin aux publicités de produits diététiques par des célébrités.

Article par Juliette Cardinale