Depuis le 24 juin, TikTok se mobilise fortement à l’occasion du Mois des Fiertés. Cet espace de création souhaite laisser libre court à l’expression de soi et encourage à être fier de qui l’on est, peu importe son identité ou orientation sexuelle. 

Pour le mois des fiertés, TikTok s'associe à la fondation Le Refuge afin de lutter contre l'homophobie et les discriminations. Crédits : ©Teddy Osterblom.
Pour le Mois des Fiertés, TikTok s’associe à la fondation Le Refuge afin de lutter contre l’homophobie et les discriminations. Crédit : ©Teddy Osterblom.

TikTok est une plateforme d’expression créative ouverte à tous. Quelles que soient les opinions, les identités ou encore l’orientation sexuelle, tout le monde est le bienvenu sur TikTok. Il est donc important pour l’application de montrer son soutien envers ceux qui, de par leur singularité, ont besoin d’aide. Pour le Mois des Fiertés, TikTok s’associe à La Fondation Le Refuge pour sensibiliser sa communauté à la lutte contre l’homophobie et les discriminations. Mais aussi et surtout pour exprimer toute la bienveillance nécessaire à la communauté LGBTQ+. 

TikTok x Le Refuge, une campagne de sensibilisation 

Ensemble, la plateforme et la fondation s’unissent et s’engagent dans une lutte visible à l’échelle mondiale. En effet, TikTok est une application très utilisée à travers le globe, et plus particulièrement par les jeunes. Cette campagne permet de sensibiliser la communauté dans ce combat juste pour l’égalité. 

Pour ce faire, un hashtag #FierDeToi a été lancé pour dire en toute sincérité dans sa petite vidéo à quel point on est fier de qui l’on est. Un moyen pour la créatrice Tiktok CamilleTeSigne de célébrer toutes les différences via ce hashtag. La jeune femme a donc publié une vidéo en langue des signes français. En soutien dans cette campagne, Bilal Hassani, qui lui rappelle que tant que l’on croit en soi, tout est possible !

Pour réaliser sa petite vidéo avec son #FierDeToi, une playlist a spécialement été pensée pour l’occasion. Dua Lipa, Hoshi, Lady Gaga ou encore Abba, voilà de quoi encourager la communauté à faire passer son message en agrémentant le tout d’un filtre « Rainbow ». 

Le témoignage en Live d’Alex Goude

Les témoignages se multiplient de plus en plus pour exprimer d’une part son identité, mais aussi le quotidien qui s’en suit. Alex Goude a donc réalisé un Live sur le compte TikTok Le Refuge pour rencontrer la communauté et répondre à leurs questions. 

https://www.instagram.com/p/CB26CcRCX1k/

Durant le Live qui s’est déroulé le 25 juin, un « sticker » donation avait été mis en place. Un moyen de soutenir la fondation pour récolter des fonds. Parce que Le Refuge en a littéralement besoin : elle héberge et accompagne socialement et psychologiquement les jeunes de 18-15 ans LGBTQ+ rejetés par leurs parents, chassés du domicile familial pour leur identité ou orientation sexuelle. L’agent récolté servira à soutenir du mieux possible ces personnes en situation de vulnérabilité. 

Article de Nina Hossein

Cette semaine, c’est la Lesbian Visibility Week – une semaine entière dédiée à la mise en lumière des lesbiennes, des bisexuelles, des femmes trans, des femmes queer. Bref, des femmes issues de la communauté LGBTQI, principalement des milieux les plus marginalisés. C’est pourquoi, j’ai décidé de parler, de raconter mon histoire, pour montrer qu’une femme avec une femme, ça existe et que c’est normal. Il n’y a aucune honte ni aucune culpabilité à aimer qui on a envie d’aimer.

Une semaine entière dédiée à celles qu’on n’entend pas, ou peu, qu’on ne voit pas, ou peu. Que ce soit dans les médias, sur scène, dans la vie de tous les jours, au travail, au sein même des familles. À celles qu’on hypersexualise dès qu’elles sont mises en avant, à celles qu’on classe immédiatement dans
une catégorie particulièrement stéréotypée. Une femme qui aime d’autres femmes devrait être
« masculine », non ? Avoir les cheveux courts, des muscles, être très énervée contre les hommes. Hell no!

À quoi ressemble une lesbienne ?

Je suis rédac cheffe chez Paulette (des Paulette Talks et du magazine papier) et je suis une petite blonde qu’on pourrait qualifier de « féminine ». Pourtant, je suis en couple depuis plusieurs mois avec une femme. Je crois que j’ai fait un semblant de « coming out » lors de notre émission sur les orientations sexuelles et amoureuses non hétéro, mais je suis attirée par les femmes depuis bien longtemps déjà, depuis le début du lycée. Mais à cette époque, mes copines lesbiennes m’avaient dit : « Non, Juliette, tu n’es pas lesbienne. Nous, on a un radar et ça se voit que tu ne l’es pas. Regarde-toi ! » Néophyte des relations que j’étais, qu’elles soient hétérosexuelles ou autres, qu’avais-je à répondre à ça ?

Aujourd’hui, j’aurais moult réponses à leur donner. Tout d’abord, il n’y a pas d’apparence-type de la lesbienne. Et les orientations sexuelles et amoureuses sont multiples et complexes, elles sont personnelles, intimes. Je peux désirer les femmes, sans en tomber amoureuse. Tout comme je peux désirer les femmes et en tomber amoureuse. Je peux aussi aimer UNE femme, sans désirer LES femmes. Je peux aimer et/ou désirer les femmes, mais aussi aimer et/ou désirer les hommes et/ou les personnes non genrées. En amour et en désir, toutes les combinaisons sont possibles ! Et personne, absolument personne, n’a son mot à dire.

« Un long process… »

Pour ma part, ça a a été un long process pour me comprendre. Pour appréhender mes désirs, mes envies, et y répondre correctement. Pendant plusieurs années, j’ai mis de côté mon attirance pour celles et ceux qui n’étaient pas des hommes cisgenres et hétéro. Puis petit à petit, je me suis révélée à moi-même. J’ai commencé à saisir les indices que la vie saupoudrait sur mon chemin et alors, j’ai compris. J’ai surtout compris que je ne pouvais plus rester dans la relation hétérosexuelle de 11 ans dans laquelle je me sentais coincée. J’étouffais ! Littéralement, j’étouffais.

Mine de rien, j’ai eu la chance que tout se fasse sans pression aucune, tout était fluide – je suis bien consciente d’évoluer dans un milieu tolérant, ce qui a largement facilité ce processus. Tout n’est pas rose, bien sûr. Je n’ai pas été acceptée par 100% de mes proches, ma confiance en moi a été mise à mal, mon degré de self-love n’a pas toujours au top (et ne l’est toujours pas). Mais il y a au moins un conseil que j’arrive aujourd’hui à m’appliquer, c’est d’aimer qui j’ai envie d’aimer, peu importe le regard et l’avis des autres !

Aimer, sans se soucier des autres : ça donne ça

« Aimez-vous, peu importe vos choix »

En fait, je suis tour à tour hétéra, lesbienne, bisexuelle, peut-être pansexuelle ou androphile, je ne sais pas trop quelle étiquette me coller sur le front. Mais une chose est sûre, c’est que je suis fluide : mes préférences amoureuses et sexuelles fluctuent avec le temps, et j’en suis particulièrement fière. Je l’assume pleinement depuis quelques années, et c’est en cela que je m’aime.

Et je m’aime assez pour affronter le regard des autres : ces autres dans la rue, qui nous hypersexualisent, ma copine et moi, ou qui ne négligent pas de nous faire savoir qu’on les dégoûte. Par des regards, des gestes, des crachats. Ces autres aussi qui me sont proches : mon entourage qui, sans forcément s’en rendre compte, a tenté de me faire flancher – non, je ne suis pas un « monstre » – , de me faire changer d’avis pour que je rentre dans le moule fabriqué de toutes pièces par une société hétéronormée. Apparemment, certain.e.s avaient des attentes pour moi, et être en couple avec une femme n’en faisait pas partie !

Mais aujourd’hui, je m’aime assez pour savoir ce qui me rend heureuse. Je m’aime assez pour m’écouter, m’apaiser et être épanouie, en phase avec moi-même. Enfin !

En cette Lesbian Visibility Week, je n’ai qu’un conseil à dispenser : aimez-vous assez, peu importe vos choix, pour ne pas être frustré.e et passer à côté d’un sacré pan de votre vie ! 

Article de Juliette Minel, rédactrice en cheffe des Paulette Talks