Moitié Moitié, c’est une marque de seconde main et d’upcycling en ligne. Et à l’occasion de la sortie de leur nouvelle collection, on les a interviewé·e·s.

Josselin et Elisa sont les créateur·rice·s de Moitié Moitié, friperie en ligne éthique, non-genrée et engagée. Iels nous avaient déjà raconté leur folle histoire de colocataires, mais nous avons eu l’occasion d’échanger à nouveau. Cette fois-ci, iels nous donnent leurs conseils pour une meilleure consommation, éviter le fast-fashion, ainsi que pour se lancer dans l’entreprenariat. Vidéo.

Si vous voulez découvrir leur nouvelle collection, ça se passe sur le site internet. Sinon, vous pouvez les retrouver sur Instagram.

Vidéo réalisée par Clémence Bouquerod

Nouvelle friperie en ligne, Moitié moitié propose des vêtements vintage et des customs inspirés des années 80. Le tout, engagé pour une consommation plus éthique. 

Les friperies avec les rayons hommes ou femmes vous ennuient ? Nous aussi. Ça tombe bien, la friperie Moitié moitié – dont on vous parle aujourd’hui, est clairement contre tout ça. Contre, mais aussi engagée pour prouver qu’un homme, une femme ou une personne non-binaire peut porter ce qu’iel veut. On a échangé avec Elisa Grosman et Josselin Vieu, créateurs de cette marque qu’on aime déjà.

Un projet de colocs

Elisa et Josselin, les deux créateurs de Moitié Moitié
Elisa et Josselin, les deux créateurs de Moitié Moitié – © Elisa Grosman

Le projet vivait dans les pensées de Josselin depuis presque deux ans. En mars, il commence à en parler à sa nouvelle colocataire, Elisa, qui l’encourage grandement. Arrivé en juin, il décide de se lancer et d’aller voir des vêtements chez un grossiste de Rouen – qui deviendra leur lieu d’approvisionnement par la suite, et demande à Elisa de l’accompagner. Sur la route du retour, Elisa rejoint le projet. « J’étais hyper impliquée et je lui ai donné plusieurs idées… Sur le coup, il m’a proposé de le rejoindre et j’ai dit ‘ok’, sans grande réflexion. » Les deux moitiés existaient. Ne restait plus qu’à vraiment se lancer. Et pour Josselin (à la base musicien), il était important de se lancer vite dans ce projet, particulièrement en temps de Covid-19.

C’est donc ce qu’ils ont fait. Tout l’été, les deux colocs ne se sont pas arrêtés. Tous deux étant passés par des études en communication, ils savaient exactement comment faire. Après avoir récupéré leurs premiers vêtements, Josselin imagine le site, ils conçoivent les visuels, une amie leur crée le logo, et tout s’accélère très vite. L’identité de marque créée, Elisa et Josselin font leur premier shooting en Savoie, leur vidéo de lancement, et la marque sort au grand jour en septembre. 

Des engagements forts 

  • Shooting pour la friperie Moitié Moitié
  • Shooting pour la friperie Moitié Moitié
  • Shooting pour la friperie Moitié Moitié
  • Shooting pour la friperie Moitié Moitié
  • Shooting pour la friperie Moitié Moitié
  • Shooting pour la friperie Moitié Moitié
  • Shooting pour la friperie Moitié Moitié
  • Shooting pour la friperie Moitié Moitié

Moitié moitié, c’est selon les créateurs « une marque de seconde main unisexe, inspirée des années 80. » Mais pas seulement ! « On veut faire passer des images fortes à travers la customisation de vêtements. Notre première collection est autour du consentement sexuel, par exemple. » Selon Elisa, c’était évident. Photographe engagée, elle travaillait déjà autour de ces thématiques. « De base, dans mon travail de photographe je défends ces valeurs, et ça se retrouve dans Moitié Moitié. Notre but, c’est de déconstruire les codes. Qu’il n’y ait pas d’onglet homme ou femme sur notre site, qu’on puisse y voir des hommes avec des robes… » 

Globalement, les deux s’accordent pour dire qu’ils militent pour une consommation plus éthique, grâce à leur friperieJosselin ajoute : « au-delà d’une simple friperie année 80, j’ai eu envie de faire de la customisation, de l’upcycling, de customiser des vêtements de seconde main. » Moitié moitié, c’est donc une friperie engagée et non-genrée, dans laquelle vous retrouverez les photos d’Elisa, les customs de Josselin et les broderies de leur acolyte, Anouck Souleliac. Si vous n’êtes pas encore convaincu·e, sachez que tout est fait en France, à Lyon, et tous les vêtements viennent des campagnes de France – hors certains coups de cœur qui viennent de Chine. D’autant plus cool, non ? 

Alors, envie de shopper chez Moitié moitié ?

Article de Clémence Bouquerod