Le festival du Film LGBTQ+ de Paris est de retour du 29 juin au 6 juillet, pour sa 26ème édition et 8 jours de pur plaisir. 

Affiche du festival Chéries-Chéris
Affiche du festival Chéries-Chéris – © Festival Chéries-Chéris

Vous n’en avez jamais entendu parler ? You have to go ! Le festival Chéries-Chéris est de retour du 29 juin au 6 juillet. Et pendant ces 8 jours, vous aurez le choix entre 60 longs métrages et 80 courts métrages. Cette année, ça se passe dans les cinémas MK2 Beaubourg, Quai de Seine et Bibliothèque.  

« Les artistes que nous avons retenus en cette 26ème édition nous proposent leur lecture et leurs représentations de nos identités multiples. Toute l’équipe du Festival, essentiellement composée de bénévoles, a travaillé d’arrache-pied pour présenter les plus belles productions issues des 4 coins du globe ; une programmation riche et variée comprenant près de 140 œuvres se plaçant dans la droite lignée de l’invention géniale – à la fois inclusive et fédératrice – du rainbow flag de Gilbert Baker », confie Grégory Tilhac, délégué général du Festival.

La sélection 

Comme Grégory l’explique si bien, les films ont été sélectionnés dans le monde entier. Vous pourrez y retrouver des fictions, documentaires, courts ou longs métrages, anciens ou récents. De quoi ravir tou·te·s les cinéphiles. Et pour soutenir la cause LGBTQ+, rien de mieux que d’aller au premier festival de cinéma LGBTQ+ français. Lorsqu’on dit ça, on est très sérieux·se : c’est un festival qui ne compte que des films réalisés par des personnes issues de la communauté. Une sélection de goût, donc. 

Le programme

Que vous vouliez prendre part à la compétition ou non, tout est possible. Les séances sont libres, et vous pourrez aller voir tous les films – même si ça risque de vous prendre beaucoup de temps. Certaines séances valent particulièrement le coup d’être vues, et notamment la cérémonie de clôture, qui présentera le film Tomber pour Ali de Romas Zabarauskas. Mais ce n’est pas tout. Le festival Chéries-Chéris réserve plein d’autres surprises !

Pour retrouver le programme complet, ça se passe ici 

On peut le dire, c’est officiel, les cinémas rouvrent leurs salles dans une semaine ! Mercredi prochain, le 19 mai 2021, sera une date qui restera gravée dans nos mémoires. C’est avec une petite émotion que nous vous annonçons les films qui seront à l’affiche.

© Slalom
© Slalom

Entre ceux que l’on a pu aller voir qu’une semaine, ceux qui ont été récompensés mais ne sont jamais sortis, et puis les tous nouveaux, repoussés, encore et encore : il y a de quoi faire ! L’odeur du pop-corn, le grand écran, le « chhhhhhut » des voisins de siège, les bandes annonces qui nous laissent un délai de retard de cinq minutes à la séance, les dates au ciné, tout ça nous avait bien manqué. Eh oui, c’est reparti, voici les films à l’affiche du mercredi 19 mai. 

Les nouveaux films

Mandibules, de Quentin Dupieux

Quentin Dupieux revient avec un film complètement déjanté, wtf, avec un humour décalé qui nous fait mourir de rire… À l’affiche, le duo adoré d’Internet, Grégoire Ludig et David Marsais (alias, le Palmashow). Mais aussi Adèle Exarchopoulos (dans un rôle complètement loufoque et terriblement bien joué) et une mouche, à taille humaine. Finalement, un film improbable mais très drôle. En fait, c’est l’histoire de deux amis, plutôt simplets, qui décident de dresser une mouche géante pour se faire de l’argent. On ne vous en dit pas plus, vous verrez par vous-même. 

Tom & Jerry, de Tim Story

Mais c’est aussi avec des films d’animation que le cinéma fait son grand retour. Un long métrage qui met en scène les nouvelles aventures des meilleurs ennemis que l’on adore tous et toutes depuis l’enfance… Les plus célèbres des chats et souris : Tom et Jerry. Après s’être chamaillés toute leur vie, les deux animaux prennent un nouveau départ dans la grande ville de New-York. Jerry la souris, fidèle à ses habitudes, pose ses valises à l’intérieur d’un mur, au sein du plus bel hôtel de la ville. Alors, face à cette situation d’urgence, une solution s’impose : embaucher le prédateur ancestral de la souris : Jerry, le chat. Un feel good movie léger, qui fait du bien.

Falling, de Viggo Mortensen

Sélectionné à Cannes en 2020, Falling est un drame touchant entre un fils et son père, marqué par la démence. Ce film laisse place à une prestation déchirante, d’un duo familial meurtri par les incompréhensions et le temps qui passe. Le grand Viggo Mortensen resplendit à l’écran et derrière la caméra puisqu’il dirige le film et a également écrit le script. C’est l’histoire d’un père obstiné, peu enclin au changement, qui se retrouve confronté au quotidien de sa famille. Le vieil homme s’acharne sur eux alors pourtant prêts à lui venir en aide. Un film humain sur la vie, tout simplement.

Envole-moi, de Christophe Barratier

Après Les Choristes et La nouvelle guerre des boutons, Christophe Barratier revient avec une comédie dramatique remettant les choses importantes, au centre de la vie. C’est l’histoire d’un jeune garçon privilégié et d’un enfant qui s’accroche à la vie. L’un a 25 ans et passe son temps en boites de nuit, sans but précis. L’autre a 12 ans et lutte contre une maladie qui rythme ses journées et limite ses possibilités. Ensemble, ils trouvent un équilibre et s’aident mutuellement. Une belle histoire humaine, mettant en scène Victor Belmondo (le petit fils du célèbre Jean-Paul), Gérard Lanvin et Yoann Eloundou. 

Slalom, de Charlène Favier

La réalisatrice française Charlène Favier met en scène le destin bouleversant d’une jeune recrue de ski. Âgée de 15 ans, Lyz (jouée par la jeune Noée Abita) intègre une section de ski études. Elle se retrouve soutenue avec entrain par son entraineur, ex-champion. Alors, le succès prend, la jeune fille dévale les pistes et enchaîne les victoires. Mais que se passe-t-il quand le soutien sportif dépasse les limites de l’acceptable ? Lorsque le coach (joué par Jérémy Renier) développe une emprise absolue sur le physique et l’émotionnel de Lyz ? Un drame déchirant sélectionné au Festival de Cannes en 2020.

Le dernier voyage, de Romain Quirot

Un film de science-fiction réalisé par un Français, ce n’est pas courant ! Et c’est le défi que relève Romain Quirot, en mettant en scène Jean Reno, Hugo Becker et Paul Hamy dans un scénario catastrophe : à l’aube d’un impact avec une mystérieuse lune rouge, la Terre court à sa perte. Un film dystopique dans lequel le héros refuse d’accomplir sa mission et disparaît. Pour les amoureux·se·s de science-fiction, ce film est une bonne raison de reprendre le chemin des salles obscures ! 

Demon Slayer : Le train de l’infini, de Haruo Sotozaki

Après un succès fou en manga, notamment au Japon en 2020, l’adaptation animée en long métrage était très attendue par les fans. C’est l’histoire d’une nouvelle mission pour le groupe de Tanjirô à bord d’un train infini, dans lequel 40 personnes ont déjà disparu. Alors, Haruo Sotozaki conte un combat et une quête contre le démon qui aurait engagé ce périple de l’enfer.

Découvrez également Emmanuelle Béart qui reconstruit sa vie après le décès de son mari dans L’étreinte aux côtés de Vincent Dedienne. Mais aussi un chien superhéros dans StarDog et TurboCat, et la liste n’est pas finie.

Les re-sorties

Adieu les cons, d’Albert Dupontel

Pour ceux et celles qui l’auraient loupé et meurent d’envie de découvrir le film césarisé, c’est enfin le moment ! Albert Dupontel dévoile à nouveau un récit épatant et original, plein de bonté et d’amour. La géniale Virginie Efira se retrouve coincée dans une quête administrative aux côtés d’un quinqua en plein burn-out et d’un archiviste aveugle très (trop?) enthousiaste. Un film spectaculaire et différent. 

ADN, de Maïwenn

La perte d’un être cher peut rompre l’équilibre d’une famille. Dans ce drame, Maïwenn l’illustre merveilleusement accompagnée d’acteurs brillants (Louis Garrel, Fanny Ardant…). L’histoire d’une famille déchirée et pourtant soudée, qui tente de trouver un sens à la vie, à la mort. Un film magnifique et plein d’espoir, qui fait monter les larmes.

Drunk, de Thomas Vinterberg

Ivres d’expérience, c’est ce que traversent les personnages de ce film simple et renversant. Quatre hommes se mettent en tête de tester une théorie scientifique. Selon cette dernière, on vivrait bien mieux, avec 0,5 g d’alcool dans le sang, en permanence. Alors, les règles sont données, pas d’alcool le week-end, ni après 20 heures. Une expérience simplement folle, dans laquelle les ravages de l’alcool sont abordés avec intelligence. 

Bien-sûr, re-découvrez aussi Lupin III, de Takashi Yamazaki, Poly, de Nicolas Vanier ou encore Garçon Chiffon, de Nicolas Maury. La liste est longue, après une demi-année sans cinéma. Enfin, il faudra attendre le mois d’août pour OSS 117 3, le mois d’octobre pour le nouveau James Bond. Et, finalement, la mi-juin pour Cruella, le nouveau Disney.

Bonne séance à tou·te·s ! 

Article de Margot Hinry

On vous promet qu’avec ces recommandations, vous aurez votre dose d’esprit de Noël sans passer par la case frissons gêne. Suivez la guide.

« Noël ne sera pas une fête normale cette année », annonçait fin octobre le ministre de la Santé Olivier Véran, à notre grand désespoir, alors qu’on entrait la mort dans l’âme dans un deuxième confinement. Pas de retrouvailles familiales en masse, pas de câlins au coin du feu, pas de beuverie la veille du réveillon dans la boîte de nuit (glauque et pourtant si réconfortante) locale. Pas – encore – de lumière au bout du tunnel. Pour de bonnes raisons, sans aucun doute, mais on commence à trouver le temps long. Et ces efforts supplémentaires pèsent un peu sur notre moral.

Qu’à cela ne tienne, on profitera quand même des vacances pour binge-watcher tout un tas de monuments télévisuels et cinématographiques, qui nous donnent envie d’écouter des chants de fête pour toujours et d’engloutir notre poids en papillotes de supermarché. Le rêve. 

Enfin, pas n’importe lesquels, de monuments. Après un mois et demi de téléfilms de Noël visionnés religieusement sur M6, TF1 et chaînes consoeurs, on sature. On s’est farci toutes les déclinaisons enneigées possibles de la carriériste qui rentre au bercail et tombe amoureuse de son ex du lycée devenu paysagiste, ou du trader ultra-privilégié qui plaque sa vie de golden boy pour les beaux yeux d’une fermière : on veut autre chose. Plus de sarcasme, plus de modernité, plus de diversité, le tout avec des dialogues qu’on peut passer en VO.

Justement, on a préparé une petite liste d’options moins mielleuses qui se regardent sans mal en cette période festive et troublée. Des longs-métrages plus ou moins récents avec des personnages de femmes qui nous inspirent souvent, et des costumes qui nous font imaginer une vie que l’on ne passerait pas en jogging h24 (quoique, on savoure le confort). Voyez plutôt.

Noël chez les Cooper, de Jessie Nelson

Crédit : DR

Ce conte de Noël névrosé raconte l’histoire d’une famille au bord de l’explosion, qui doit se retrouver pour les fêtes : les Cooper. Les parents, Charlotte (Diane Keaton) et Sam (John Goodman), sont à deux doigts de se séparer. Le fils aîné (Ed Helms) peine à trouver un boulot. La fille (Olivia Wilde) préfère boire des coups avec un militaire inconnu au bar de l’aéroport plutôt que de rejoindre les siens. Et le grand-père (Alan Arkin) traîne dans un dinner avec une serveuse trentenaire (Amanda Seyfried) qui lui donne l’impression d’avoir le même âge. Et des ailes.

Un film choral qu’on regarde avec tendresse, qui nous fait rire, chamboule les traditions, et nous laisse un sentiment d’apaisement réjouissant quand le générique défile. Mention spéciale pour la performance d’un très jeune Timothée Chalamet qui apprend tant bien que mal à rouler des pelles, et pour celle de Diane Keaton, toujours parfaite.

Esprit de famille, de Thomas Bezucha

Crédit : 2005 Twentieth Century Fox

On prend les mêmes et on recommence ? Là aussi, on débarque chez Diane Keaton dans une grande maison de l’Est américain, sous la neige la totalité de l’intrigue. Le sapin est décoré, le salon est cosy, ça sent d’ici la cannelle et les cookies. Chaleureux et paisible, pense-t-on. Sauf que non. Et Meredith (Sarah Jessica Parker) va vite le comprendre. La jeune new-yorkaise est la petite amie du fils prodige, qui vient pour la première fois accompagné à Noël. Manque de bol, l’heureuse élue ne semble pas correspondre aux attentes de sa mère ni de sa sœur, interprétée par Rachel McAdams. 

S’en suivent des querelles, messes-basses et piques pas si méchantes, mais surtout des romances qu’on n’avait pas vu venir et un dénouement plutôt osé. Parfait pour anticiper la rencontre de ses propres beaux-parents, ou pour décider de la repousser carrément à fin 2021. 

Happiest Season, de Clea DuVall

Crédit : Sony Pictures France

En parlant de rencontre avec les beaux-parents… Le Christmas movie de Clea DuVall sorti sur Hulu le 25 novembre propose d’aborder les fêtes sans quitter la recette illuminations et romance qu’on adore, mais en s’affranchissant de l’hétéronormativité des films de Noël traditionnels. Ici, le couple sur lequel se base l’histoire est joué par Kirsten Stewart dans le rôle d’Abby et Mackenzie Davis dans celui de Harper. 

Quand Harper invite Abby à passer le réveillon dans sa famille, la jeune femme est ravie et se dit que c’est l’occasion idéale pour la demander en mariage, et même sa main à son père au préalable. C’était sans compter sur le fait que Harper cache depuis toujours être lesbienne à son entourage. Un film inspiré du vécu de la réalisatrice qui fait passer des messages puissants, aborde des questions essentielles, étrille quelques fléaux au passage (notamment l’homophobie ordinaire et intériorisée) et qui, s’il n’est pas parfait, dépoussière tout de même le genre.

Les filles du docteur March, de Greta Gerwig

Crédit : Sony Pictures Releasing France

Pas vraiment un film de Noël à proprement parler, Les filles du docteur March de Greta Gerwig se prête pourtant bien à la saison. A nos envies de serrer nos proches très fort, de se raconter nos vies rêvées jusqu’à pas d’heure et de se jurer ne jamais cesser de se battre pour faire entendre nos voix. On y rencontre Jo (Saoirse Ronan), Meg (Emma Watson), Amy (Florence Pugh) et Beth (Eliza Scanlen), au sortir de l’adolescence, alors qu’elles prennent des chemins de vie différents et attendent que leur père rentre de la guerre. Par ailleurs, le personnage de Jo, qui veut être écrivaine, est un alter ego de l’auteure, Louisa May Alcott.

L’adaptation sortie en 2019 offre une lecture personnelle de l’oeuvre, légèrement différente de l’originale. Pari réussi : le résultat est poignant, drôle, féministe, esthétique. Il est aussi atemporel et sororal. Exactement ce qu’il nous faut en cette fin d’année plutôt chargée en émotions, et surtout, en espoir.

Depuis le 1er novembre, on dégaine marathon d’histoires à l’eau de rose sous la neige, bande-son en repeat sur All I Want for Christmas Is You et cookies pour accompagner notre lait (vin ?) chaud. Les ingrédients parfaits pour concocter une atmosphère réconfortante – essentielle en temps de crise.

Il est 16 heures, un après-midi de reconfinement. La deuxième vague nous frappe de plein fouet et la routine des appels en visio et autres séances de sport à distance nous semble clairement moins divertissante qu’au printemps. La saison peut-être, ou une répétition qui fout, qu’on se l’avoue, un sacré coup au moral. C’est ça, le « nouveau normal » ? Une alternance de liberté et de restriction un peu déstabilisante même si nécessaire ? A vrai dire, on n’en sait rien, et on n’a pas l’air d’être les seul·e·s. Sauf que ce n’est pas tout.

Les autres événements qui tournent en boucle dès qu’on allume les infos, dès qu’on va sur Instagram, dès qu’on fait défiler Twitter, pèsent aussi dans la balance pas franchement réjouissante du moment. Dernier en date : le suspense éreintant d’une élection américaine interminable. Joe Biden et Kamala Harris viennent d’être élu·e·s à la présidence des Etats-Unis après quatre jours de dépouillage qui ont retenu nos souffles comme jamais, mais Donald Trump a décidé de refuser toute défaite. Au golf, comme à la Maison Blanche. On craint un bon mois de bataille judiciaire. Et autant de stress qui s’ajoute à un climat déjà nauséabond de ce côté de l’Atlantique.

Heureusement pour notre santé mentale, il y a aussi les téléfilms de Noël. 90 minutes de kitsch quotidien gracieusement mis à notre disposition par M6 et TF1. Comme tous les ans dès le mois de novembre, chaque après-midi et tous les jours de la semaine, les deux chaînes diffusent un ou deux longs-métrages tournant exclusivement autour des fêtes et de l’amour. Un repère infaillible qui, il faut bien l’admettre, rend nos journées plus douce. 

Car voilà, dans ces contrées fictionnelles nichées au fin fond du Connecticut pour la plupart, tout le monde s’embrasse, tout le monde se promène et tout le monde s’étreint comme si le Covid n’existait pas. Le seul vrai problème auquel sont confronté·e·s les protagonistes semble être le manque de pain d’épice pour leur fournée de biscuits, ou une incohérence de couleurs parmi les guirlandes du sapin. Pas vraiment vital, mais assez majeur dans leur vie pour en faire un rebondissement clé. C’est dire.

Romance, évidence et accident de bonhomme de neige

Le bal de Noël, Hallmark Entertainment

Généralement, le scénario ressemble plus ou moins à ça : Stacy ou Jessica ou peut-être Rebecca a un boulot qui prend tout son temps dans une grande ville type New York. Seulement à quelques semaines du 25 décembre, sa chevelure impeccablement wavy et elle-même doivent retourner dans leur bourgade natale, Pleasant Valley, pour régler une affaire de famille. Ses parents ont besoin d’aide pour gérer la pâtisserie locale depuis que le père s’est cassé la main en tentant d’accrocher un bonhomme de neige animé sur le porche du pavillon. Elle ne sait pas vraiment comment elle va pouvoir justifier à son boss autoritaire qu’elle a besoin de prendre des congés, elle qui a toujours privilégié sa carrière depuis qu’elle a commencé il y a à peine deux ans comme stagiaire surexploitée, mais elle promet d’être joignable h24. Ça passe, elle fonce. 

Sur place, elle tombe par hasard sur son amour de jeunesse. Eric ou John ou peut-être Darrell, qui lui n’a jamais quitté la région et l’adore encore en secret ; elle est The One That Got Away. Il n’est pas très loquace mais il aime son chien et rendre service. Il travaille avec ses mains, genre menuisier ou paysagiste spécialisé dans les sapins Nordmann. « Les meilleurs », lui dit-il de sa voix rauque car trop peu utilisée quand, après des semaines à se tourner autour, ils finissent par aller boire un chocolat chaud au troquet du coin. Leurs mains se frôlent pendant qu’en fond on entend une version folk de Jingle Bells. « Oh ! C’est notre chanson… », rougit Rebecca. Il n’en faut pas plus aux tourtereaux pour se retrouver (sans se choper, on garde le meilleur pour la fin), et que leur destin change à jamais.

Alors que la jeune femme était sur le point de décrocher la promotion du siècle, celle pour laquelle elle a trimé toutes ces dures années, un nouvel avenir lui sourit : celui d’une vie simple auprès de ceux qu’elle aime. Sauf qu’elle hésite et finit par s’en aller – ultime plot twist savoureusement prévisible – pour finalement revenir deux jours plus tard avec ses valises et un gros bisou sans la langue sur la bouche de Darrell. Larmichette dans notre thé à la cannelle. 

Ringard et pourtant si réconfortant

A Christmas Prince: The Royal Baby, Netflix

Bon d’accord, c’est nul. C’est très nul. Même les versions un peu plus élaborées qui mettent en scène des soucis de fric ou évoquent le deuil finissent souvent par correspondre au schéma dégoulinant de « l’amour triomphe sur les ambitions professionnelles ». Et parce qu’on ne nous la fera pas à nous, au mécanisme sexiste selon lequel, qu’il soit pauvre ou riche, le mec « sauve » fréquemment la fille. Il la sort d’un pétrin quelconque, puis lui fait réaliser que son quotidien sans lui ne rime à rien, et que tout ce dont elle a toujours rêvé n’était pas vraiment de devenir patronne d’une grosse agence de pub, mais bien de fonder une famille avant ses 30 ans dans un patelin où la neige est aussi fausse que les dents des acteurs. Vous l’avez, je n’en doute pas.

Seulement quand on a une bonne dose de recul sur la question, et juste envie de s’échapper un peu de sa réalité pour retrouver celle de Rebecca, de Darrell et de leur monde enchanté, le plaisir coupable n’en est que plus agréable. 

Devant Noël au palace, Un Noël à croquer, Le bal de Noël, la trilogie A Christmas Prince ou Holidate, la dernière production Netflix avec Emma Roberts, on ne pense à rien sauf à nos proches qui nous manquent, au fait qu’on aimerait, nous aussi, que tout soit si « simple », et à comment ruser pour que nos cheveux mousseux deviennent aussi soyeux que ceux de l’héroïne. Les téléfilms de Noël, c’est facile et ça ne demande pas de réfléchir (sinon, on implose). Ça rappelle ces moments qu’on attend tous les ans avec hâte. Et après douze mois aussi tendus, se concentrer sur une ambiance féérique et qui plus est un univers où rien de problématique n’existe fait du bien. En tout cas personnellement, ça et un litron de Nesquik siroté au coin de (l’appli) feu de cheminée, c’est ma recette du bonheur.

On peut même voir au-delà du genre télévisuel et associer ce sentiment réconfortant à toute la période concernée. Bien qu’on flippe que les fêtes nous passent sous le nez en 2020 – sorte de cerise moisie sur un gâteau à la liqueur de supermarché, on se raccroche aux rituels de fin d’année comme à une petite bouée qui nous empêcherait de broyer du noir. On ressort les décorations qu’on étale dans notre salon, on écoute Mariah Carey en boucle en préparant des cookies. On s’enfile de grands verres de vin chaud passé dix-sept heures en se rappelant le bon temps du marché de Noël et des rassemblements à plus de six. Voire des rassemblements tout court. 

On se rassure surtout en se disant que prochainement, on y croit, c’est même pour ça qu’on fait aussi gaffe, on appréciera de nouveau toutes ces petites joies. On retournera rouler des pelles sous le gui d’un bar glauque sans peur de choper autre chose qu’une sale gueule de bois. On fera la bise à notre grand-mère sur les deux joues au déjeuner du réveillon. On recommencera à faire des projets, à se frotter aux autres, à se terrer chez soi juste parce qu’on en a envie. On ne vivra peut-être pas tout à fait comme avant, mais en tout cas, plus comme maintenant. Et penser à ces jours meilleurs qui ne devraient pas tarder, même si ça veut dire baigner dans une tonne de clichés, ça apaise considérablement nos esprits au bord du craquage.

Alors, dès qu’on peut, pour respirer un peu, on se laisse bercer. Sans culpabiliser.

Article de Pauline Machado

Bien emmitouflé(e) dans son plaid, on aspire en ce moment à la douceur et la fantaisie. Pourquoi ne pas opter pour le bien-aimé dessin animé Disney de notre enfance ? Comme disait l’ami Balou : « il en faut peu pour être heureux » ! Tour d’horizon des projections Disney à mater sur son canapé. 

Princesse dhier – Blanche-Neige et les Sept Nains

A la fin du visionnage, on n’échappera pas au cultissime « Heigh-ho, heigh-ho on rentre du boulot », qui s’invitera dans les esprits pour nous booster jusqu’à la fin de la journée !

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… et daujourdhui – Raiponce 

Ne pas s’inquiéter si certaines Paulette se voient prises d’une soudaine envie de se faire pousser une chevelure de 20 mètres de long. 

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@disneyfr

Comme chiens – La Belle et le Clochard 

Un classique diablement romantique à regarder en amoureux, devant une bonne assiette de spaghettis de « chez Tony ».

https://www.instagram.com/p/B8i1jn5CpCf/
@goupil_pets

… et chats – Les Aristochats 

Marie, Toulouse et Berlioz, un trio de choc aux plans les plus farfelus, qui n’arrêtera pas de nous faire esquisser un petit sourire. 

https://www.instagram.com/p/B9dxwkBBdcX/
@tomojo.co

Des animaux sauvages – Le Roi Lion 

On prend l’avion direction la « Terre des lions », une contrée africaine, pour y suivre les aventures déjantées des protagonistes Simba, Pumbaa et Nala. 

https://www.instagram.com/p/B8rc8JJFXqS/
@disneyfr

… aux créatures marines – Le Monde de Nemo 

On s’émerveille et on entre dans le monde magique des fonds marins, dans lequel un père, Marin, se démène pour retrouver son fils Nemo. Attention : frissons et émotions au programme ! 

https://www.instagram.com/p/B5nwiqonhOd/
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De Paris – Ratatouille

Le temps d’un film, on plonge dans l’univers d’une brigade pas comme les autres… En tête d’affiche : Rémy, sans doute le rat le plus attendrissant et le seul que l’on ait envie d’adopter.

https://www.instagram.com/p/B0kslcaC3ZN/
@parisenfamille

Un petit panel de créations Disney pour faire de ce confinement un « rêve bleu »

Article de Marion Tabard 

Il fait froid, il pleut, il fait nuit tôt. Parmi les solutions pour ne pas perdre le moral en décembre, hiberner ou aller au cinéma. Et ça tombe bien. Pour ce dernier mois de 2019, Paulette vous fait une sélection variée des films à aller voir au cinéma. 

Star Wars, Épisode IX, L’Ascension de Skywalker de J.J Abrams 

Neuvième et dernier opus de la saga Skywalker. Cette épopée au cœur d’une galaxie lointaine, très lointaine, revient et conclue la saga fondatrice. Un final qui apportera les réponses aux intrigues autour de la Résistance, du Premier Ordre et même du retour des Jedi. Une conclusion aussi pour les personnages de Rey, Finn et Poe. L’ultime bataille se prépare et promet des surprises. La bande-annonce laisse pressentir le retour de personnages emblématiques de la Saga.

Sortie le 18 décembre.

Chanson Douce de Lucie Borleteau

Paul et Myriam font appel à Louise, une nounou expérimentée, pour les aider à gérer leur vie de famille et professionnelle. Si aux premiers contacts, Louise semble être la nounou parfaite petit à petit son comportement commence à inquiéter les jeunes parents. Le film est l’adaptation du roman à succès de Leïla Slimani, récompensé par le prix Goncourt 2016. Le trio du film est joué par Leïla Bekhti, Karine Viard  et Antoine Reinartz. 

Sortie le 27 Novembre.

Last Christmas de Paul Feig

Kate travaille comme lutin dans une boutique de noël. Enchainant les désillusions dans sa vie personnelle et professionnelle, elle n’a pas le coeur à la fête. Mais l’arrivée de Tom dans sa vie pourrait bien lui redonner espoir pour les fêtes de fin d’année. Un casting 4 étoiles, Emilia Clarke (Game Of Thrones), Henry Golding (Crazy Rich Asian) ou encore Emma Thompson (Love Actually). Le tout sur une B.O composée par George Micheal. Ce film de Noël est le petit plaisir coupable de Paulette. 

Sortie le 27 Novembre.

Made In Bangladesh de Rubaiyat Hossain

Shimu est travailleuse dans une usine de textile au Bangladesh. Un quotidien marqué par des incendies dus aux mauvaises conditions de travail. Après un nouvel incendie, dans lequel elle perd une amie, Shimu prend la décision de changer les choses. Elle monte alors un syndicat avec ses autres collègues. Un film poignant et nécessaire dans une société où la fast fashion impacte de façon nocive l’environnement et les conditions de travail. 

Sortie le 4 décembre.

La Vérité de Hirokazu Kore-eda

Fabienne est une actrice reconnue. Le jour où elle sort une livre autobiographique, sa fille Lumir décide de rentrer en France avec son mari et sa fille. Une réunion mouvementée qui fait ressortir les rancoeurs, les blessures et les non-dits du passé. Un film porté brillamment par le duo Catherine Deneuve et Juliette Binoche, qui incarnent avec beaucoup de justesse la complexité des relations humaines.

Sortie le 25 décembre.

Une Vie Cachée de Terrence Malick

Un couple d’autrichiens voit sa vie bouleversée par la Seconde Guerre Mondiale. Le film montre les épreuves que traversent Franz et Fani face à cette période sombre de l’histoire. Mais surtout, il met en avant ces héros méconnus. Une femme qui se bat, dans la campagne autrichienne pour supporter l’absence de son mari parti au front. Un homme qui préfère trahir sa patrie et le régime hitlérien que de renoncer à ses convictions. Pour son retour, Terrence Malick signe un film bouleversant, encensé par la critique lors du Festival de Cannes 2019.

Sortie le 11 décembre.

Jeune Juliette d’Anne Emond

Juliette est effrontée, malicieuse, un peu grosse et menteuse. Elle n’est pas vraiment populaire au collège, mais c’est pas grave : c’est tous des cons ! Juliette a 14 ans et elle croit en ses rêves. Pourtant, les dernières semaines de cours se montreront très agitées et vont bousculer ses certitudes sur l’amour, l’amitié et la famille… Un teen movie pour adolescents ou adultes nostalgiques.

Sortie le 11 Décembre.

Charlie Angels de Elizabeth Banks

Charlie et ses anges inspirent le respect depuis des années. L’agence Townsend est maintenant présente à l’international, rassemblant les femmes les plus performantes du monde entier. Chaque équipe, guidée par son propre Bosley, continue de faire face aux missions les plus périlleuses. Nouveaux anges et nouveau Bosley pour ce troisième volet de et avec Elizabeth Banks.

Sortie le 25 décembre.

Comédie romantique, film d’action, de science fiction, engagé, ou de société. À vous de choisir le film qui vous fera passer un moment d’évasion et à l’abri des intempéries.

Article de Charline Bouzon.