Malheureusement peu connue en Europe, Ruth Bader Ginsburg est une juge américaine adulée dans son pays. Et pour cause, cette Américaine de 87 ans est une féministe, progressiste qui a œuvré toute sa vie contre les discriminations sexistes et raciales. Et parce que c’est le genre de parcours qui le mérite, un film et un documentaire retracent la vie de cette icône progressiste. 

Ruth Bader Ginsburg, juge Américaine, militante pour l'égalité des sexes devant la loi. Crédits : ©Ron Sachs / Getty Images
Ruth Bader Ginsburg, juge Américaine, militante pour l’égalité des sexes devant la loi. Crédits : ©Ron Sachs / Getty Images

Ruth Bader Ginsburg grandit à une époque où être une femme et faire des études ne se conjuguent pas encore. Mais être au foyer et s’occuper des enfants ce n’est pas ce à quoi aspire la jeune femme. Poussée par sa mère, elle poursuit sa carrière brillante dans le supérieur.

L’icône du women’s empowerment

Lors de sa licence en government, Ruth Bader Ginsbrug rencontre l’amour de sa vie et son plus fidèle soutien : Martin Ginsburg. Tous deux parviennent à intégrer l’École de droit de Harvard. Brillante, elle fait partie des neuf femmes ayant été admises dans une promotion de 500 hommes. Elle étudiera également à Columbia où elle obtient son doctorat en étant première de sa classe. Si on s’arrêtait là, on serait déjà convaincu : Ruth Bader Ginsburg est un symbole du women’s empowerment !

Une femme d’exception, des études jusqu’à la Cour Suprême

Réalisée par Mimi Leder, Une femme d’exception (On the Basis of Sex), revient sur les débuts rocambolesques de la carrière d’avocate de la nouvelle diplômée. Alors qu’elle et son mari ont deux enfants, la jeune femme ne parvient pas à trouver un cabinet prêt à engager une femme.

À cette époque, plaider le droit des femmes ne mène à rien, alors l’avocate s’engage sur une affaire fiscale inédite qui fera évoluer sa carrière. L’occasion rêvée d’opérer un changement de la justice quant à la discrimination fondée sur le sexe.

RBG, un documentaire récompensé

Récompensé de l’oscar du Meilleur film documentaire en 2019, RBG a été réalisé par deux journalistes : Betsy West et Julie Cohen. Le documentaire retrace son ascension jusqu’à la Cour suprême où elle fut nommée juge en 1993.

Interviews de Ruth Bader Ginsburg en personne et de ses proches, images d’archives, mais aussi extraits d’apparitions publiques… Ce documentaire authentique nous rapproche un peu plus de la militante américaine.

Article de Nina Hossein.

En ce temps de confinement, les salles de cinéma sont fermées. Ce qui n’empêche pas de se projeter… Et si nous avions un film à vous conseiller de voir dès que vous le pourrez, ce serait certainement celui-ci.

Sorti tout récemment le 4 mars dernier, « Woman », documentaire co-réalisé par Anastasia Mikova et Yann Arthus-Bertrand, s’attache à donner à la parole à 2000 femmes dans plus de 50 pays. Des voix trop souvent étouffées mises en avant, pour un projet mondial et engagé, soutenu par des ONGs du monde entier. Son (vaste) sujet : qu’est ce qu’être une femme dans le monde d’aujourd’hui ?

Regarder le monde avec les yeux d’une femme

Après plus de deux ans de travail, le film se veut, par sa multitude de témoignages, un reflet du monde actuel. Un reflet parfois sombre, face à toutes les injustices encore subies par les femmes. Le documentaire aborde les grandes étapes de leurs vies, de la petite fille à l’octogénaire, et se découpe en plusieurs grands thèmes.

Le film aborde ainsi la question de l’amour, ce grand point commun de l’humanité, mais également le rapport au corps et ses tabous, la sexualité, la maternité, le couple et le mariage, les violences, l’émancipation ainsi que les femmes au pouvoir.

Un vibrant hommage à toutes ces femmes qui s’affirment et résistent, en dépit de toutes les difficultés auxquelles elles peuvent être confrontées.

Deux co-réalisateurs pour un projet fort et engagé

Anastasia Mikova est une réalisatrice, scénariste et journaliste franco-ukrainienne dont le travail s’est attaché à mettre en lumière des questions sociales et humanistes, avec des sujets comme les mères porteuses ou l’immigration illégale. Elle commence à travailler avec le photographe, réalisateur et écologiste français Yann Arthus-Bertrand sur l’émission télévisée « Vu du ciel » en 2009 et sera ensuite assistante de réalisation sur son film documentaire « Human » (sorti en 2015) avant de co-réaliser avec lui « Woman ».

Yann Arthus-Bertrand connait lui le succès mondial en 1999 avec la sortie de son livre « La Terre vue du ciel », vendu à plus de 3 millions d’exemplaires. En 2009 sort son premier long métrage « Home », sur l’état alarmant de notre planète, suivi en 2015 par le film « Human ». Composé de témoignages d’hommes et femmes issus de tous horizons, « Human » cherche à montrer la place qu’occupent les êtres humains sur la Terre, leur impact sur la nature, et nous rappeler le lien qui nous unit. « Woman » s’inscrit dans la continuité de « Human », en mettant les femmes au cœur du projet.

Grâce aux recettes du film et au soutien des partenaires, le duo a fondé l’association WOMAN(S) : « Women On Media And News ». Son objectif ? Former les femmes du monde entier aux métiers de l’image pour qu’elles puissent elles aussi porter la parole de celles qui sont trop peu entendues.

Connexion et voyages au cœur de l’humanité

En attendant la réouverture des salles, on peut toujours commencer à voyager et se reconnecter les uns aux autres en ce temps de confinement, en regardant le film « Human », disponible gratuitement ici.

Film important, bouleversant : « Woman », de Yann Arthus-Bertrand et Anastasia Mikova (1h48), sorti le 4 mars 2020 (et on l’espère, de retour bientôt sur nos écrans).

Article d’Alexandra Hostier

Le cout-métrage En vrai, réalisé par Eya Ayari, aborde le sujet sensible des jeunes qui grandissent en foyer et doivent y évoluer. Paulette vous livre tous les détails.

« Je vais réaliser mes rêves (…) Je veux être acteur de ma vie. » C’est par ces mots que débute En Vrai. Le documentaire aborde deux mondes qui s’opposent : les enfants issu.e.s de foyers et les influenceur.se.s. L’histoire est celle d’un jeune garçon, baladé de famille en famille, qui se retrouve dans la rue et assiste à l’agression de Mia, une influenceuse reconnue dans le domaine de la mode. 

Ce court-métrage d’une vingtaine de minutes a été réalisé par Eya Ayari. Âgée de seulement 18 ans, cette passionnée de cinéma a débuté dans le milieu quand elle en avait 15, avec Les Studios de Paris, à la découpe numérique. Elle a également participé à plusieurs clips et courts-métrages, en tant qu’assistante réalisatrice, et à la production du long-métrage franco-américain Stillwater, réalisé par Tom McCarthy.

Avec le soutien et la collaboration de l’Association 1000 Visages et de la Cité du Cinéma, Eya Ayari a choisi d’aborder le thème des jeunes issu.e.s des foyers qui doivent évoluer dans un environnement souvent néfaste. Vers le passage à l’adolescence, beaucoup d’entre eux et elles se trouvent confronté.e.s à la violence. Les filles sont davantage touchées car elles tombent rapidement soit enceinte, soit dans la prostitution. Grandir en foyer n’est pas facile, s’épanouir encore moins. 

Le court-métrage est toujours en préparation mais la bande-annonce est déjà disponible sur Vimeo. Vous pouvez encore participer à sa réalisation sur Ulule, il vous reste sept jours !

Article de Sofia Rogozarski