Le 7 Novembre dernier a eu lieu, au Musée du Quai Branly, la deuxième édition des Trophées Elles de France. Une cérémonie pas comme les autres, qui récompense l’engagement, le combat, la carrière et la force de cinq Franciliennes ultra inspirantes. Focus. 

Elles sont entrepreneures, militantes, scientifiques, journalistes ou responsables d’associations caritatives… Elles, ce sont les 45 femmes d’exception en lice pour recevoir 5 prix récompensant leurs belles actions en faveur d’une société plus juste, plus moderne, plus égalitaire et plus innovante. Une façon pour la Région Île-de-France, à l’initiative de cet événement, de mettre en lumière les différentes démarches de chacune des participantes à travers la remise de récompenses significatives comme le prix de l’innovation, le prix de la création, le prix du courage et le prix de la solidarité. 

Si un jury composé de 18 personnalités (journalistes, médecins, écrivains, scientifiques, entrepreneurs, musiciens…) a été chargé de départager toutes les concourantes, le prix Simone Veil, a quant à lui, été attribué grâce aux votes du public. Il distingue sa gagnante par sa détermination, son dévouement à une grande cause, mais aussi sa bravoure face aux obstacles rencontrés tout au long de son chemin. Des récompenses, qui ont été remises par la Présidente de cérémonie et de la région Île-de-France, Valérie Pécresse. 

Remise des trophées Elles de France au Musée du Quai Branly

Et les gagnantes sont… 

Après quelques roulements de tambour et de longues minutes de suspens, le nom des gagnantes a été annoncé. Le premier des cinq prix, est celui de la solidarité. Il permet de valoriser les initiatives des femmes en faveur de la cohésion sociale, de la réussite et du respect d’autrui. Celui-ci a ainsi été décerné à Bernadette Rwegera pour avoir fondé en 1997, une association baptisée Ikambere (la maison accueillante) afin de venir en aide aux femmes atteintes du VIH en situation d’isolement ou de grande précarité. En tout, sa structure accueille entre 30 et 40 personnes par jour et les aide à améliorer leur conditions de vie. Une belle initiative. 

Le trophée du courage et du dépassement a été attribué à Nora Fraisse dont le parcours est particulièrement émouvant. Mère d’une adolescente souffrant d’harcèlement scolaire, elle déploie une énergie incroyable pour tenter de briser le tabou autour de ce problème épineux dont sa fille a été victime. A 13 ans seulement, Marion à en effet mis fin à ses jours en 2013, après des mois de silence autour de sa situation. Depuis ce drame, Nora a créé avec son mari, l’association « Marion la main tendue ». Ils ont également obtenu la mise en service d’un numéro court d’aide aux victimes (30 20) et la création d’une journée nationale contre le harcèlement. Des gestes solidaires qui permettent aujourd’hui à de nombreux jeunes adolescents de renouer le dialogue avec des personnes adultes et de pouvoir trouver des solutions adaptées à leur situation. 

Le troisième prix est celui en faveur de l’innovation. Il vise à promouvoir l’esprit entrepreneur des femmes franciliennes qui prennent le risque de se lancer à leur compte tout en faisant avancer la recherche. Celui-ci a été attribué à Alice de Maximy, à qui l’on doit l’application « hkind ». Elle permet de mettre en lumière des initiatives solidaires menées par des acteurs majeurs de la santé. Loin de vouloir s’arrêter en si bon chemin, elle crée quelques années plus tard, la plateforme « Femmes De Santé » qui met en lumière des femmes qui font bouger le domaine de la santé de manière positive. Rien que ça ! 

Dans la catégorie création, c’est Naoëlle d’Hainaut, gagnante de l’émission Top Chef, qui a obtenu le trophée visant à encourager les artistes féminines faisant de la Région Île-de-France une terre de culture. Une reconnaissance méritée puisque cet enfant de Saint-Ouen a maintenant ouvert, accompagnée de son mari sommelier, son propre restaurant baptisé L’Or Q’idée à Pontoise. En janvier 2019, elle a même obtenu sa toute première étoile au guide Michelin… Une battante dont le parcours sans faute inspire à rêver. 

Le dernier, le prix Simone Veil, est un peu particulier puisqu’il est décerné par le public et plus spécifiquement par les internautes qui ont du choisir entre 9 nominées venant d’horizons très différents. Il a été remporté par la journaliste, activiste de la laïcité et ancienne collaboratrice de Charlie Hebdo, Zineb El Rhazoui. Si son combat est vaste, elle lutte, entre autres, pour la sécularisation du Code pénal marocain et l’abrogation des articles de loi inspirés de la charia. Des batailles qui l’on menée à se distinguer parmi 9 autres candidates de prestige dont Isabelle Adjani, l’ingénieure centralienne Lucie Basch, l’enseignante engagée pour la paix Samia Essaba, la chercheuse au Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement Valérie Masson-Delmotte, la directrice générale d’Air France Anne Rigail, l’auteure engagée dans la lutte contre la précarité Henrienne Steinberg et l’auteure de BD et réalisatrice franco-iranienne, Marjane Satrapi. 

Bien au-delà de n’être qu’un simple concours, le Trophée Elles de France permet de mettre en avant les différentes initiatives solidaires qui sont menées par des femmes bienveillantes qui croient en leur projet et qui agissent sous un seul et même drapeau, celui de l’entraide. On aime. 


Pour la #pinkweekpaulette un shooting participatif a été organisé. Body positive et amour propre était au rendez-vous.

Dix 10 femmes sont venues poser en sous-vêtements devant l’objectif de la talentueuse @lunaarharst, pour clamer haut et fort le body positive. Le tout dans un superbe lieu prêté pour l’occasion par @ameliemaisondart.

L’importance de l’amour propre 

Toutes ces femmes se sont inscrites pour une seule et même raison : afficher fièrement les différences de leur corps et rejoindre le mouvement du body positive. Car il est important de représenter nos silhouettes autrement qu’à travers les standards de beauté imposés. Ils nous permettent de respirer, courir, chanter, danser et surtout vivre. Quelque soit son apparence, sa différence, son genre, son origine, son passé et ses cicatrices, le corps humain est beau et se doit de l’être à nos yeux !

De l’émotion et du partage

Ce shooting intimiste a permis d’éradiquer nos complexes fondés sur des normes sociétales et des critères de beauté injustes. Ensemble et en sous-vêtements, toutes ont pu découvrir que leur corps était unique et que ces différences les rendaient belles et surtout vivantes. L’émotion était au rendez-vous : d’abord gênées, le naturel a vite pris le dessus sur l’inconfort.

Toutes les photos sont à retrouvées sur notre Instagram !

Avec la participation de @mllelilou @aline.rrr @mel.ba @camillbrz@andreaboutin @alienor_ina @diane_dps  @mrssofly @inestqy et @alex_martnau. Encore merci à toutes ces sublimes et courageuses femmes de s’être inscrites pour partager cet incroyable moment. 

Article par Juliette Boulegon

Pour la première fois, une exposition consacrée à la photographe chinoise Luo Yang, icône de la contre-culture de son pays, s’installe à Paris. À découvrir en novembre 2019 à Maison Dentsu.

Exposée à Pékin, Berlin ou Hong Kong, Luo Yang est l’une des grandes stars de la photographie chinoise actuelle. Elle a obtenue la consécration en 2018 lorsqu’elle a été nommée l’une des 100 femmes les plus influentes du monde par la BBC. La photographe est à l’avant-garde de la contre-culture chinoise et n’hésite pas à prendre des clichés engagés et poétiques qui se dévoileront aux yeux des Parisiens en novembre 2019 à Maison Dentsu, au 176 rue de Rivoli, lors d’une rétrospective inédite.

Photo Jian Shan par Luo Yang (2017)

Une vision brute de la femme chinoise

Cette exposition intitulée « GIRLS » présente des photographies de jeunes femmes prises sur plus de 10 ans. Les premiers clichés de la série ont été capturés en 2008, un an avant que la photographe n’obtienne le diplôme de l’Académie des Beaux-Arts de Shanghai. On y découvre la féminité à la chinoise, la place des femmes dans cette société encore très traditionnelle mais qui a beaucoup évolué en une décennie. Identité féminine, style, genre, sexualité… les Chinoises brisent les codes et se dévoilent complètement devant l’objectif de Luo Yang.

L’exposition est proposée par Maison Dentsu, en partenariat avec Moonduckling. Maison Dentsu s’engage pour l’égalité homme-femme et est cosignataire de la charte #jamaisSansElles. Ouvert cette année, cet espace est un lieu de création, d’exposition et de partage. « GIRLS » sera ouvert au public les samedis 9 et 16 novembre, entre 10 heures et 18 heures, sur rendez-vous. Il faut s’inscrire par mail à l’adresse communication@dentsuaegis.com . Un événement à ne surtout pas manquer pour découvrir les femmes de Chine sous toutes leurs coutures.

Article de Juliette Cardinale