Lenovo met à l’honneur 10 jeunes femmes qui changent le monde dans sa nouvelle campagne New Realities, réalisée en partenariat avec Girl Up. 

10 films, 10 jeunes femmes, 1 monde. Voici l’idée de la campagne New Realities de Lenovo, réalisée avec le soutien de Girl Up, initiative de la Fondation des Nations Unies, et Ava DuVernay, cinéaste américaine. Le but ? Utiliser la technologie pour donner la parole à 10 jeunes femmes de différents pays du monde – pour voir justement en quoi elles peuvent le changer. La particularité ? Ces 10 femmes prennent la parole dans un film immersif à 360°. Ce qui donne clairement l’impression de voyager ! 

L’organisation

Les 10 vidéos ont été filmées au cours des quatre derniers mois, « dans un contexte de bouleversements mondiaux liés à la pandémie COVID-19 et à l’approche de la Journée internationale de la fille le dimanche 11 octobre. Le projet fait suite à une nouvelle étude menée par Lenovo révélant que la technologie peut être un vecteur d’empathie en retranscrivant le point de vue de personnes confrontées à diverses réalités. » Vous l’aurez compris, la technologie est donc au cœur du sujet. D’ailleurs, les 10 femmes l’utilisent pour mener à bien leur projet, que ce soit écologique, féministe, etc.

Les 10 jeunes femmes

  • Poster de Bia Franco pour "New Realities"
  • Poster de Xintong Zhou pour "New Realities"
  • Poster de Khady Dieng pour "New Realities"
  • Poster de Jamilah Bagdach pour "New Realities"
  • Poster de Asinine Doddalingappanavar pour "New Realities"
  • Poster de Aisha Coulibaly pour "New Realities"
  • Poster de Noi Tatsuzaki pour "New Realities"
  • Poster de Mariann Avila pour "New Realities"
  • Poster de Daze Aghaji pour "New Realities"
  • Poster de Demi Dauda pour "New Realities"

Vous pourrez retrouver les histoires de Bia – brésilienne, Ashwini – indienne, Noi – japonaise, Khady – française, Mariann – mexicaine, Kemi – américaine, Jamilah – allemande, Aisha – italienne, Xintong – chinoise et Daze – anglaise. Elles ont toutes des vécus très différents, et veulent toutes amener un changement positif dans la société. En France par exemple, Khady dédie sa vie au Garage Numérique, afin d’aider les plus démunis à avoir accès à la technologie. « Elle utilise la technologie pour éduquer, créer du lien social et créer des opportunités pour les populations les plus défavorisées. »

Vous pouvez retrouver sa vidéo en français juste en dessous. Et pour les plus courageux·se·s qui parlent anglais, les 10 vidéos sont à retrouver sur ce lien. 

L’engagement

Mais Lenovo ne s’arrête pas là. En partenariat avec Girl Up, la marque leur offre 100 000 dollars de subventions « pour que ces jeunes femmes puissent poursuivre des études dans des domaines qui correspondent à leurs objectifs ». Elles ont aussi bénéficié d’un mentorat, « dans le cadre d’un programme d’ambassadrices mondiales nouvellement créé, où les mentors sont sélectionnés par l’équipe d’Ava DuVernay et ont accès aux ressources de Lenovo, ARRAY et Girl Up. Chacune de ces femmes a également bénéficié d’un soutien matériel via la dotation de produits Lenovo et Motorola utiles pour mener à bien leurs missions », explique la marque. 

« J’applaudis chacune de ces jeunes femmes d’avoir partagé leur histoire avec le monde entier grâce à New Realities. À un moment aussi crucial de l’histoire de notre monde, il est impératif que nous nous tendions la main et que nous marchions vers une société plus inclusive où tous sont valorisés et acceptés« , précise Ava DuVernay. 

Pourquoi ? 

New Realities s’ancre dans la réflexion de Lenovo sur le bienfait des nouvelles technologies. Et cette expérience affirme leurs opinions. « Sur les plus de 15 000 personnes interrogées dans 10 pays, deux tiers déclarent que la technologie a rendu les gens plus à même de comprendre le point de vue et le vécu de personnes d’horizons différents du leur », raconte la marque. Comme quoi, peut-être que la technologie permet effectivement d’être un moteur de l’empathie, surtout en cette période ! 

Article de Clémence Bouquerod 

Si nos bleues ont popularisé le football féminin l’année dernière lors de la Coupe du Monde, le chemin est encore long pour que tout le monde puisse pratiquer ce sport équitablement. Pour avoir leur place sur le terrain, les femmes voilées montent ensemble le collectif Les Hijabeuses. 

Le collectif des hijabeuses s'est regroupé pour clamer leur droit à participer aux matchs de football. Crédits : ©Irsath.
Le collectif des hijabeuses s’est regroupé pour clamer leur droit à participer aux matchs de football. Crédits : ©Irsath.

En 2014, la Fédération internationale de Football approuvait le port du voile sur le terrain et durant les matchs. Surprenant. Oui c’est le mot puisqu’il ne nous ait jamais arrivé de voir une femme voilée durant un match en France. C’est la conséquence d’une politique sportive répressive qui interdit aux femmes portant le hijab de participer aux compétitions. Un système qu’aujourd’hui le collectif Les Hijabeuses souhaite dénoncer. 

Clamer les droits et les libertés des femmes musulmanes dans une tribune

Le constat est donc le suivant : la Fédération française de Football (FFF) empêche les femmes voilées de participer aux matchs de football. Selon elle, c’est contraire au principe de laïcité, puisque les règles du jeu « ne permettent pas le port, par les joueurs/joueuses de signes ou tenues manifestant ostensiblement une appartenance politique, philosophique, religieuse ou syndicale ». 

Pourtant, c’est bien une politique discriminante que choisit ostensiblement la FFF. Pour répondre de cela, Hayat, Founé et toutes les autres ont écrit une tribune intitulée «  Notre sport favori, Mon hijab, Notre liberté à toutes ». Cette tribune c’est un moyen pour elle de dénoncer ces exclusions qu’elles subissent en tant que musulmanes. « À chaque fois que je suis convoquée aux matchs, j’ai la boule au ventre et j’appréhende la réaction des arbitres. Est-ce je vais pouvoir jouer ? Est-ce qu’on va encore me renvoyer au vestiaire parce que j’ai un turban sur la tête ? » témoigne Fadwa, une des joueuses. Toutes s’organisent alors autour du collectif Les Hijabeuses pour clamer leurs droits et libertés !

Rendez-vous sur le terrain pour dénoncer ces pratiques

Après ces quelques mois confiné.es à réfléchir, Les Hijabeuses se sont organisées au sein du syndicat des femmes musulmanes de l’Alliance Citoyenne. Avec le retour à l’à peu près normal, les entraînements et les matchs se planifient. Le collectif nous a alors donné rendez-vous sur le terrain Bir-Hakem ce vendredi 19 juin. 

https://www.instagram.com/p/CBWPyEgoUr6/

La journée a débuté avec une démonstration de freestyle par Hayat BMK, suivie d’un match avec 11 de nos hijabeuses. Pour finir, le collectif s’est regroupé pour la lecture en public de la tribune. L’objectif : interpeller la FFF pour qu’elle change ses pratiques et organiser une série de matchs publics afin de rendre compte de leur situation. 

Rendez-vous sur leur compte Instagram pour leur apporter votre soutien et venir les soutenir en match. 

Article de Nina Hossein.

On parle globalement du féminisme, mais ce mouvement international est mutli-forme. Féminismes dans le monde – 23 récits d’une révolution planétaire dresse les portraits de ces féminismes autour d’entretiens passionnants. 

Féminismes dans le monde - 23 récits d’une révolution planétaire dressent les portraits de ces féminismes autour d’entretiens.   Crédits : ©Lindsay Lamont
L’ouvrage Féminismes dans le monde dresse les portraits d’un mouvement hétérogène. Crédits : ©Lindsay Lamont

Cet ouvrage met en lumière le concept pluriel de la révolution féministe à travers le monde. Un mouvement qui gronde de part et d’autre du globe sous diverses formes et sur divers combats. Pauline Delage, sociologue et Fanny Gallot, historienne ont œuvré ensemble pour nous livrer cette petite pépite qu’est Féminismes dans le monde. Respectivement spécialisées dans le domaine des violences faites aux femmes et des inégalités de genre dans les conditions de travail – et de fait la participation des femmes dans les conflits ouvriers, elles nous offrent un tour d’horizon très complet de ces différentes facettes du féminisme. 

Faire entendre les voix de ces femmes en mouvement 

Féminismes dans le monde, c’est un recueil de témoignages pour rendre compte d’un mouvement hétérogène dans ses formes et ses revendications. Chercheuses, journalistes, sociologues ou encore militantes, toutes racontent leur engagement dans cette cause internationale. Une lutte qui puise sa source de manière générale dans un événement commun : un acte de violence sexuelle. Poignant quand on prend également conscience des raisons de l’ampleur de #MeToo.

Les mobilisations féministes sont aussi la conséquence d’un contexte politico-juridique local. Cet ouvrage donne donc la parole à ces femmes engagées dans une lutte parfois compliquée. Parce que oui, cette mobilisation s’avère plus difficile selon le pays dans lequel elles vivent. Pour s’en rendre compte, les récits ont été récoltés en Chine, en Argentine, en Équateur, en Russie ou encore en Thaïlande. 

https://www.instagram.com/p/CAatI0ZAC7f/

Comment ce mouvement prend-il de l’ampleur ?

Les manifestations se multiplient et se connectent également à d’autres mouvements sociaux, à l’exemple du féminisme écologique ou de féminisme décolonial pour ne citer qu’eux. Et s’il y a bien un moyen de faire raisonner encore plus fort les prises de position et les mobilisations, c’est en utilisant les réseaux sociaux. Oui, Facebook, Instagram, Twitter, Snapchat sont des outils dont profitent ces causes. Un moyen pour chacune d’entre nous de relayer les combats, de mieux se solidariser et de ne plus jamais rester effacées dans ce système patriarcal. Tous ces mécanismes, Pauline Delage et Fanny Gallot les mettent en lumière dans cet ouvrage qui décortique habilement les panoramas du féminisme.

Article de Nina Hossein

Le clitoris, ce grand oublié des manuels scolaires et des cours d’éducation sexuelle connaît enfin son heure de gloire. Oui, cet unique organe du plaisir n’est bientôt plus laissé pour compte grâce à Mon nom est clitoris. Ce documentaire-dialogue sort le 17 juin et compte bien briser les tabous et libérer la sexualité féminine !

Le clitoris l'unique organe du plaisir va enfin connaître son heure de gloire grâce au documentaire "Mon nom est clitoris". Crédits : ©La Renarde Bouclée.
Le clitoris l’unique organe du plaisir va enfin connaître son heure de gloire grâce au documentaire « Mon nom est clitoris ». Crédits : ©La Renarde Bouclée.

On l’attendait, deux femmes l’ont fait. Lisa Billuart-Monet et Daphné Leblond ont réalisé un documentaire éclairant et éclairé sur notre cher organe du plaisir. Mon nom est clitoris dresse le portrait d’une époque un peu bancale, qui s’alimente de traditions oppressives tout en imposant l’injonction à jouir. Oui, on l’a toute entendue cette fameuse phrase « et toi, t’as joui ? » qui nous a mis mal à l’aise plus d’une fois. Alors il est temps, même grand temps, de briser les tabous et de libérer enfin la sexualité féminine ! 

https://www.instagram.com/p/CA0dE6qnjet/

Un documentaire-dialogue autour de douze femmes et leur rapport à la sexualité 

Ce documentaire est un hommage, ou plutôt un « femmage » comme on peut le lire depuis peu. Un moyen pour nos deux réalisatrices de montrer au grand jour le combat de femmes qui oeuvrent afin de changer les mentalités sur la sexualité féminine. 

Mon nom est clitoris, c’est la rencontre de douze femmes âgées de 20 à 25 ans. Dans chacun des portraits, toutes racontent librement des anecdotes. Elles s’expriment sans crainte sur ce tabou qu’est le plaisir féminin. Peu à peu, la vérité se dresse comme une évidence : nous, femmes, avons manqué d’informations et d’éclaircissements sur notre organe sexuel absent de tous manuels scolaires. Et ces « omissions » ne sont rien d’autre que le résultat d’une société basée sur le patriarcat, qui impacte encore aujourd’hui les femmes dans leurs relations au corps et à la sexualité. Fort heureusement, ce documentaire entend bien bousculer les codes et changer les mentalités !

Où et quand retrouver ce documentaire au cinéma ? 

Oui, la période post-confinement nous laisse encore dans le flou sur les possibles sorties cinéma. Mais pas de panique, une salle virtuelle, la 25ème heure, a su profiter de l’épidémie pour faire son apparition. Du e-cinéma comme si on y était : une séance programmée, un billet d’entrée et vous voilà installée confortablement dans votre lit, avec du pop-corn fait maison à volonté. 

Pour découvrir au plus vite le documentaire, rendez-vous le 17 juin. Mon nom est clitoris est là pour informer au mieux et rendre compte de la sexualité féminine. Les deux réalisatrices nous poussent à la réflexion et à ré-envisager notre rapport au corps et à celui de l’autre !

Article de Nina Hossein

« Mental de Femmes » est une journée d’initiation autour du sport et du bien-être qui a lieu à Paris ce dimanche 15 mars.

Vous ne savez pas quoi faire et souhaitez éviter le blues du dimanche ? Paulette vous invite à participer à cet événement en présence de femmes exceptionnelles.

Événement « Mental de Femmes », organisé par Yaralé et Mental de Titans

Bien-être et sororité sont au rendez-vous ! 

Cette expérience unique est l’occasion de se reconnecter à soi-même et de partager. Dans la continuité du 8 mars, « Mental de Femmes » met à l’honneur les femmes. Trois, en particulier, sont très attendues : Fatou Guinea, Hapsatou Sy et notre chère Irène Olczak, fondatrice de Paulette.

Organisée par Mental de Titans et Yaraké sport, la journée du dimanche 15 mars est scindée en deux temps. Le matin est consacré à une initiation au cardio boxe et à la sophrologie, de quoi se détendre et se vider l’esprit. Le sport est suivi d’un bon repas convivial, idéal pour papoter et s’échanger des tips. L’après-midi est davantage orienté vers le parcours et les expériences des femmes mises à l’honneur pour l’occasion. 

De 9h à 17h, venez vivre une expérience unique ! Le nombre de places est limitée. Première arrivée, première servie ! De 20 à 39€, vous avez le choix d’assister ou non à la séance d’initiation au cardio boxe. Les enfants sont les bienvenus. Pour les 3 à 10 ans, une garderie est mise à votre disposition. 

Tout est mis en œuvre pour passer un agréable dimanche. Il ne manque plus que vous ! Vous pouvez vous inscrire jusqu’au jour J sur eventbrite.

Article de Sofia Rogozarski

Leurs combats sont divers, mais toutes s’engagent à créer et inspirer un meilleur futur, un futur où toutes les voix méritent d’être entendues et tous les corps se doivent d’êtres représentés. Ces huit jeunes femmes n’ont pas peur de se démarquer et de faire valoir ce en quoi elles croient.

Ce 8 mars, Journée internationale de lutte pour les droits des femmes, elles nous inspirent à faire de même. Et si on affirmait, ensemble, haut et fort, nos droits et nos identités ? Suivez-nous sur les traces de ces huit jeunes femmes badass et engagées.

1/ Adèle Haenel – @adelehaenel

Fin 2019, son puissant témoignage sur les abus sexuels qu’elle a subis adolescente de la part du réalisateur Christophe Ruggia, secoue le monde du cinéma français et aboutit à la radiation du réalisateur par la Société des réalisateurs de films. Malheureusement, on a récemment pu observer à quel point cet apparent soutien pouvait être volatile.

En effet, alors qu’elle quitte la cérémonie des Césars en criant sa (juste) colère face une Académie qui choisit de récompenser le réalisateur Roman Polanski, (pédophile condamné aux États-Unis, fuyant son jugement depuis les années 70 et depuis accusé par une dizaine d’autres femmes, la plupart mineures au moment des faits), l’actrice va connaitre dans les jours suivants un lynchage brutal de la part d’acteurs et de réalisateurs connus. Le plus marquant étant peut être celui du directeur de casting Olivier Carbone qui l’insulte sur Twitter et lui promet une « carrière morte bien méritée ». Mais (sorry not sorry) Olivier, il semblerait qu’il n’en soit rien.

Ainsi, suite au succès international de son dernier film réalisé par Céline Sciamma, «Portrait de la jeune fille en feu», l’actrice française de 31 ans vient de signer avec CAA (Creative Artists Agency), la plus grosse agence d’artistes à Hollywood.

Adèle is on fire et ne semble pas avoir avoir fini d’allumer le cinéma de son immense talent, de son courage et de son combat pour la libération de la parole des victimes d’abus sexuels.

2/ Yseult – @yseult___

Nous vous parlions récemment dans un article du clip « Corps », ôde self-love puissant de la chanteuse Yseult, tiré de son EP « Noir ».

Ancienne finaliste de la Nouvelle Star, elle partage à travers ce clip son cheminement personnel longtemps douloureux avec son corps et exprime un mal-être qu’elle a désormais transformé en force. Revendiquant son adhésion au mouvement body-positive, la chanteuse proclame l’amour et l’acceptation de soi comme des valeurs nécessaires. Elle souhaite briser les tabous en se dévoilant et en montrant que c’est dans cette vulnérabilité que réside sa force et sa beauté.

Un message puissant qu’Yseult transmet à ses fans : embrassons nos peurs et avançons, quelle que soit la dureté du chemin, avançons et aimons-nous exactement comme nous sommes : nous sommes déjà parfait.e.s.

3/ Rubi Pigeon – @rubipigeon

En mars 2019, les jumelles franco-brésiliennes de 21 ans Yasmin et Rubi Pigeon lançaient ensemble Rusmin (nous vous en parlions d’ailleurs ici). Une jeune marque/média d’upcycling qui présente à travers ses collections et ses contenus vidéos la possibilité d’une mode consciente, fun et éco-responsable. Un projet plutôt génial quand on sait que l’industrie du textile est la deuxième industrie la plus polluante au monde.

Si aujourd’hui Rubi est seule aux commandes, elle est toujours aussi active. Elle a réalisée en fin d’année 2019 une collection capsule avec la boutique de mode vegan et responsable Manifeste011, et poste depuis régulièrement des contenus vidéos drôles, éducatifs et inspirants sur sa chaine youtube (comme celle-ci dans laquelle elle nous donne ses tips de pro pour mieux shopper seconde main sur Vinted).

Rubi, c’est la jeune auto-entrepreneuse qui redéfinit le cool en militant pour une mode différente, et nous enseigne avec beaucoup d’humour et de légèreté l’importance de l’éco-responsabilité !

4/ Amandine – @violencedefemme

Originaire de Montpellier, cette jeune femme de 23 ans qui se définit comme féministe, bodypositive et « curvy girl » milite sur ses comptes Twitter et Instagram contre la grossophobie quotidienne et la censure contre la nudité des corps gros.

Alors qu’Instagram supprime plusieurs de ses posts pour « pornographie » elle s’interroge ainsi dans un post récent : « @instagram / @lnstagram_france, faut qu’on parle toi et moi. Pourquoi ? Pourquoi parfois je vois des grandes marques poser leurs mannequins à moitié nus sur ta plateforme, pourquoi je vois de la violence, des hommes torses nus, du sang et des larmes alors que mes posts sont supprimés ? Explique moi le problème ? Je te fais pas assez d’argent ? Je suis trop grosse ? À croire que c’est surtout ça ton problème, mon poids que tu censures par tout les moyens. »

Amandine milite pour le droit d’exister sans se faire censurer, pour notre droit de briller, de se sentir belles et libres et de gérer notre corps comme nous le souhaitons. Un droit que nous devrions toutes posséder.

5/ Charlotte Abramow – @charlotteabramow

À seulement 26 ans, la photographe et réalisatrice féministe belge Charlotte Abramow a réalisé un nombre impressionnant de projets tous plus engagés et nécessaires les uns que les autres. Petit tour d’horizon ?

En 2018, pour la Journée internationale des droits des femmes, elle créé un clip vidéo inédit, mettant en avant la représentation métaphorique de vulves et des menstruations, en utilisant la chanson « Les Passantes » de Georges Brassens. Le résultat (une vidéo importante qui célèbre la diversité et la beauté du corps des femmes) est de prime abord interdit aux moins de 18 ans sur la plateforme YouTube qui l’héberge.
En 2019, elle réalise pour Angèle un clip vidéo condamnant les préjugés sexistes et la culture du viol. Un clip pop et impertinent qui éduque (littéralement) au consentement : l’iconique « Balance ton quoi ».

Enfin, en ce début d’année 2020, elle réalise en collaboration avec Netflix France, un Petit Manuel d’Éducation Sexuelle. 64 pages pour parler de sexe sans tabous et briser les clichés, un manuel qui connait un succès bien mérité !

On a qu’une seule hâte : la suivre dans ses aventures, apprendre avec elle et en prendre plein le cerveau et les mirettes avec les nouveaux projets artistiques et engagés qu’elle va nous concocter.

6/ Romy Alizée – @romixalizee

Née en 1989, Romy Alizée, est une artiste qui s’emploie à exposer sa vision du féminisme en déconstruisant nos normes de beauté standardisées, tant devant que derrière la caméra.

Pour son premier livre, « Furie », sortie en 2018, celle qui se décrit comme une « femme chienne et photographe » présente une série d’autoportraits peuplés de créatures soumises à ses désirs. On observe dans une ambiance surréaliste les plaisirs assumés d’une jeunesse queer, brûlante de liberté. L’objectif ultime ? Nous émanciper du « mâle gaze » et du cliché porno pour homme hétéro.

Son dernier projet, co-réalisé avec Laure Giappiconi est un conte cinématographique pour adultes « Romy et Laure… et le secret de l’homme meuble », qui questionne la manière de reprendre le pouvoir sur l’agresseur lors d’une intrusion. Un sujet délicat qu’elle parvient à traiter avec finesse et légèreté.

Féministe engagée, Romy Alizée se bat également contre la censure d’Instagram et challenge inlassablement notre vision de l’érotisme en déconstruisant les normes avec irrévérence et talent. Et c’est bien pour cela qu’on la suit !

7/ Victoire Tuaillon – @vtuaillon

Journaliste parisienne de 30 ans, Victoire crée et anime en 2017 sur le média Binge Audio le podcast « Les couilles sur la table » qui s’intéresse aux masculinités d’un point de vue féministe. L’objectif est de comprendre la « construction » des hommes et en questionner les mythes et virilités toxiques.

Son héroïne ? Viriginie Despentes, qu’elle a d’ailleurs eu l’opportunité d’accueillir sur plusieurs épisodes du podcast. Elle parle de cette expérience forte dans l’un de ses posts Instagram : « King Kong Théorie a changé ma vie ; je l’ai lu à 16 ans, et plus rien n’a été comme avant. Virginie Despentes, c’est mon héroïne absolue (…) elle m’a donné l’autorisation d’être parfois folle de rage, en colère, brutale et radicale. Autant vous dire que je n’en menais pas large quand elle est apparue dans les studios de Binge Audio.»

Sorti en octobre 2019, le livre « Les Couilles sur la table » synthétise les 50 épisodes du podcast et est acclamé par la critique. Un ouvrage fouillé et nécessaire à mettre entre toutes les mains.

Parce qu’il nous rappelle que l’écrasante machine du patriarcat place les hommes comme les femmes dans des moules qu’il nous faut à tout prix déconstruire et détruire, ensemble. Et Victoire Tuaillon éclaire le chemin !

8/ Pomme – @pommeofficial

Claire Pommet (dite « Pomme ») est une auteure-compositrice-interprète originaire de Lyon. À seulement 23 ans, son album « Les Failles » remporte le titre de « Meilleur album révélation » de l’année 2020, lors de la 35e cérémonie des Victoires de la musique.

Elle produit des chansons depuis 2015, n’ayant pas peur d’aborder dans celles-ci des thèmes encore tabous dans le milieu de la chanson française comme l’homosexualité (abordée par exemple dans la très belle chanson « On brûlera »).

Son dernier album, « Les Failles », explore cette partie très vulnérable et anxieuse de son être, loin du spectacle et des paillettes. L’artiste parle de son incapacité à danser et de son anxiété qui la suit partout, mais dont elle parvient finalement, en la nommant peut-être, à en faire une force et non plus une ennemie. Une voix enchanteresse et des textes envoutants qui parle des fragilités qu’on connait tous, mais dont on parle encore trop peu.

Pomme nous transporte et nous dit que c’est ok, si nous aussi, finalement, on est un peu cabossés, parfois. Pas besoin de savoir danser pour être une badass, Pomme nous le prouve et nous, on approuve !


Article d’Alexandra Hostier