C’est la question que se sont posées ManoMano et Ada Tech School, qui signent un partenariat d’un tout nouveau genre. Au rendez-vous ? Un programme d’apprentissage d’un an au sein de l’entreprise.

© Ada Tech School
© Ada Tech School

En 2019, 88 000 postes ont été créés dans le numérique. Et pourtant, les femmes « ne représentent que 11% des diplômé·e·s en informatique et seulement 17% des développeur·s·es », selon Femmes Numériques. Stéréotypes, conditionnement, biais genrés… Les raisons sont nombreuses. Ce partenariat entre ManoMano et Ada Tech School vise justement à réduire ces inégalités.

Des valeurs communes

ManoMano, c’est une entreprise de e-commerce sur le bricolage, la maison et le jardinage. Et c’est surtout un trafic très important, un site internet de compet’, 50% des effectifs dédiés à la technologie et au numérique… Bref, une fourmilière, toujours à la recherche de nouveaux talents. Et iels sont convaincu·e·s « que la diversité et l’inclusion sont essentielles au développement de l’entreprise. » C’est pourquoi iels ont décidé de s’associer à Ada Tech School, école d’informatique d’un nouveau genre, féministe et inclusive, qui favorise la pratique au théorique… Pour les deux entités, la féminisation des métiers de la tech n’est pas seulement importante, mais obligatoire.

© Ada Tech School

« Conscients du manque de représentation de la diversité dans les métiers de la tech, nous œuvrons, à notre échelle, pour inclure et former plus de femmes et de profils variés au sein de nos équipes. Ce partenariat avec Ada Tech School est une première brique pour concrétiser cette ambition. »

- Sophie Muto, pilote de l’initiative chez ManoMano

Plus qu’un partenariat, une promesse

Dans le cadre de ce partenariat, ManoMano accueillera quatre apprenant·e·s – dont trois femmes – en apprentissage, à partir de juin et pendant un an. Le but de ce Graduate Program ? Faire découvrir plusieurs équipes et projets aux quatre jeunes, les intégrer réellement à l’entreprise… Bref, iels auront l’occasion d’approfondir et de compléter leur formation chez Ada Tech School dans une entreprise déjà installée. « Cette démarche vise à faciliter l’insertion des jeunes sur le marché du travail, en rendant accessible à tous·tes une carrière dans le numérique, grâce à un environnement de travail bienveillant et stimulant », explique ManoMano.

« Nous sommes convaincus que le lien entre entreprise et école doit se faire de manière très étroite pour résoudre les problématiques d'emploi, de diversité et d'inclusion que rencontre le secteur aujourd'hui. Collaborer avec ManoMano a beaucoup de sens car c'est une entreprise qui partage sincèrement nos valeurs mais aussi notre vision. »

- Chloé Hermary, fondatrice et CEO d’Ada Tech School

Et vous, qu’aimeriez-vous voir pour améliorer la diversité dans le numérique ?

Article de Clémence Bouquerod

Cacharel Parfums s’engage sur le long terme avec l’ONG Inspiringirls. Son but ? Encourager l’ambition professionnelle et la confiance en soi des jeunes filles. Et pour ça, iels ont notamment créé un podcast : #SISTASCLUB.

Décidement, 2021 regorge de marque qui collaborent avec des associations. Et si on ne doutait pas de l’engagement de Cacharel envers les jeunes femmes, on est ravi·e·s de voir cet engagement s’afficher au grand public. Parce qu’il suffit d’un·e seul·e pour encourager les autres… Cette fois, Cacharel s’associe sur le long terme à Inspiringirls. Et on trouve ça très inspirant – sans mauvais jeu de mot.

Inspiringirls : par des femmes, pour des femmes

Inspiringirls, c’est une ONG « qui contribue à élargir les perspectives professionnelles des jeunes filles à travers les témoignages de femmes inspirantes ». Et on trouve ça génial ! Parce qu’à notre sens – et comme le prouvent les chiffres, donner des role modelsc’est la meilleure façon de motiver. Dans les faits, Inspiringirls, ce sont des évènements, des conférences, des cours à l’école, une bibliothèque de portraits vidéo sur le site… Bref, une vraie mine de sororité.  Bonus : les vidéos (comme l’association) sont disponibles en six langues – anglais, espagnol, italien, portugais, serbe et français. Impressionnant, n’est-ce pas ?

Cacharel X Inspiringirls donne naissance à #SISTASCLUB

#SISTASCLUB - © Cacharel X Inspiringirls

Cette collaboration a un objectif commun : celui de « permettre aux jeunes filles âgées de 6 à 16 ans d’être ambitieuses dans leurs orientations professionnelles et de se donner les moyens de réussir. De leur donner envie d’explorer des voies en toute liberté, sans s’auto-censurer ». Et c’est déjà énorme. Pourtant, ce n’est pas tout. Si Cacharel tenait tout particulièrement à s’engager avec cette association, c’était aussi – et surtout – pour lui permettre de s’agrandir et de gagner en visibilité. Et pour ça, iels ont sorti un As de leur manche : l’influenceuse Raïssa Gloria, qui animera une série de quatre podcasts intitulés #SISTASCLUB. La recette ? Une cuillère à café d’ambition, d’amitié, de famille et d’école… Sans oublier une montagne de témoignages, d’inspiration et de motivation !

Podcasts à retrouver sur l’Instagram d’Inspiringirls France ou de Cacharel Parfums.

Article de Clémence Bouquerod

Lili Sohn est autrice de bande dessinée. Après l’annonce de son cancer du sein, elle a réalisé qu’elle voulait réaliser son rêve. Aujourd’hui #CancerSurvivor et maman, elle nous explique l’impact que la maladie a eu sur sa vie. Vidéo.

Lili Sohn a toujours été passionnée de dessin et de bande dessinée. Mais elle n’osait pas se lancer, de peur de ne pas être assez « douée ». Après l’annonce de son cancer du sein, il y a sept ans, elle ose. À l’origine, le but est de tenir au courant sa famille et ses ami·e·s. Repérée par un éditeur, elle vit aujourd’hui de ce métier, et a été soignée. Elle a notamment publié « La Guerre des Tétons », « Vagin Tonic » ou encore « Mamas ». Devant notre caméra, elle nous parle de reconstruction de soi et nous donne ses conseils self-love.

Vous pouvez également la retrouver sur Instagram, où elle est assez active. Pour vous procurer ses BD, c’est par ici.

Vidéo réalisée par Clémence Bouquerod

En l'honneur de la la Journée internationale pour les droits des femmes on vous présente nos cinq livres coups de coeur et féministes.

5 livres - Alexandra Fuller

Aujourd’hui, on rend hommage à la lutte pour l’égalité. On en profite pour découvrir des autrices engagées et des récits engageants.

"Broderies", Marjane Satrapi

Publié après la série à succès Persepolis, Broderies s’insère parfaitement dans l’univers chaleureux et humoristique de Marjane Satrapi. On retrouve les même personnages, qui traversent les deux oeuvres, inspirés de sa vie. 

Cette bande dessinée met en scène les femmes iraniennes, qui se retrouvent après les repas. Alors que les hommes se reposent, elles se regroupent et discutent de tout, des hommes, des mauvais maris et des bons amants surtout. Avec beaucoup de finesse et d’esprit, Satrapi nous attire dans ces moments intimes. En filigrane, les protagonistes donnent une image de la culture iranienne et de la place de la femme dans la société en général. 

"Certaines n'avaient jamais vu la mer", Julie Otsuka

Julie Otsuka est une artiste et romancière américaine, d’origine japonaise. Elle retrace dans cette oeuvre le vécu de la première génération de femmes japonaises à émigrer en Californie. 

Vendues à des maris qui ne seront jamais ceux qu’elles retrouveront de l’autre côté de l’océan, les jeunes filles quittent leur patrie pour les Etats-Unis. Sur place, la désillusion est rapide, et la vie n’est pas celle qu’on leur avait promis. L’autrice donne une voix à ces femmes oubliées de l’histoire. C’est aussi l’occasion d’en apprendre plus sur l’influence de la Seconde guerre mondiale sur cette population, plus vraiment japonaise mais pas assez américaine pour certains.

"Kim Jiyoung, Née en 1982", Cho Nam-Joo

Dans ce roman, Cho Nam-Joo s’inspire de son expérience de femme ayant quitté son emploi pour s’occuper de sa fille. Elle dresse alors le portrait de la société coréenne, et de son sexisme rampant.

Kim Jiyoung, son personnage principal et également mère au foyer, se met un jour à parler avec la voix d’autres personnes. Afin de comprendre cette dissociation, le roman remonte jusqu’à sa naissance, et fait la chronologie de son vécu. Elle raconte alors son éducation sexiste et ses luttes pour être considérée comme égale à ses frères, à ses camarades, collègues et amis masculins. Une réflexion profondément féministe qui en a fait un des best-seller en Corée et a inspiré le film éponyme.

"Bad Feminist", Roxane Gay

Roxane Gay n’est pas un exemple. Elle ne veut surtout pas en être un. Dans Bad Feminist, elle confie des anecdotes personnelles et des réflexions sur le féminisme moderne. 

Cet essai suit le fil d’une réflexion sur son expérience du féminisme, du racisme, de la sexualité. De ses parents à ses ami·e·s, de « son rival » aux personnages de séries télévisées, des réseaux sociaux à la représentation des Noir·e·s dans la culture, elle retrace toute la construction d’une lutte pour l’égalité. Sans oublier de rire d’elle, de prendre du recul, elle offre le récit passionnant de la réalisation d’un féminisme intersectionnel et sans (trop de) prise de tête. 

"De la marge au centre; Théorie féministe", bell hooks

Bell hooks est le nom de plume de Gloria Watkins. Dans les années 1970, celle qui se destinait à l’enseignement étudie à Stanford et côtoie les militantes féministes. 

Elle remarque alors que ce milieu est profondément marqué par le racisme et une forme de jugement de classe. Les grandes avancées féministes semblaient alors destinées aux femmes blanches et bourgeoises. De la marge au centre est un essai en réponse à cette lacune du mouvement. Elle y pose les bases d’une sororité nouvelle et du féminisme intersectionnel. Un essentiel à découvrir pour une lutte réellement inclusive.

Retrouvez ces livres chez votre libraire et sur placedeslibraires.fr .

Un article de Shad De Bary

Ugg a lancé il y a quelques jours sa plateforme Feel Good, sur laquelle la marque recense et centralise tous ses différents engagements. 

Cette nouvelle plateforme Feel Good s’inscrit dans la volonté de la marque Ugg de devenir plus engagée. L’objectif de créer un site comme celui-ci ? Rester le plus transparent possible – à l’inverse de beaucoup de grands noms de l’industrie fashion.

Mais, quels engagements ? 

Ils sont divers, mais tous primordiaux. Du développement durable au mouvement Black Lives Matter, jusqu’à la lutte pour les droits de la communauté LGBTQ+. Et évidemment : le féminisme. Sur ce site, vous pourrez retrouver trois catégories d’engagements : ceux en faveur de l’environnement, de la communauté (féminisme, LGBTQ+, antiracisme…) et de l’innovation – très souvent en rapport avec l’écologie. Vous pourrez par exemple y apprendre que Ugg a contribué à l’autonomisation de 33 000 femmes avec l’association Her, donné 125 000 dollars à l’association Glaad… Ou encore que son siège est équipé de 1 170 panneaux solaires. Et plein d’autres choses ! 

La suite

Capture d'écran du site "Feel Good"
Capture d’écran du site « Feel Good » – © Site « Feel Good » de Ugg

C’est décrit sur le site Feel Good, mais il est toujours bon de le rappeler. Parce qu’encourager une marque avec des belles valeurs, c’est important. Ugg prévoit plus. Niveau réduction des émissions de carbone, déjà, la marque suit les objectifs fixés par l’accord de Paris. Ensuite, ils ont prévu davantage de « dons à des associations locales » et une « augmentation d’ici 2027 de 35 % de l’utilisation de fibres recyclées, réutilisées, régénérées, renouvelables et certifiées », assure le label. « Depuis 2016, le groupe Deckers, maison-mère de UGG, fait partie du Pacte mondial des Nations unies (UNGC), la plus grande initiative de développement durable des entreprises au monde avec plus de 9 500 entreprises participantes.« 

Mais pourquoi tous ces efforts ? Plus qu’un pink washing ou qu’une volonté de se faire bien voir – ce qui peut parfois être le cas, Ugg veut vraiment impacter positivement la société. Quick reminder : toute initiative de ce genre est bonne à prendre. Et merci Ugg pour Feel Good. Si ça, ce n’est pas un bel exemple à suivre ! 

Article de Clémence Bouquerod 

La situation en Biélorussie commence à être inquiétante. Depuis le 9 août, les citoyens sortent dans les rues pour protester. Parmi les manifestations, des marches pacifistes, exclusivement composées de femmes. 

Re-contextualisons : depuis un mois, les Biélorusses manifestent tous les dimanches dans Minsk pour contester la réélection du président Alexandre Loukachenko, au pouvoir depuis 26 ans. Ce président avait déjà été réélu quatre fois, et aurait cette fois-ci fraudé pour rester au pouvoir. Ce qu’on lui reproche ? Un manque total de liberté politique. Sans compter son manque d’empathie pendant la situation inédite du coronavirus. 

Ce dimanche, les Biélorusses étaient plus de 100 000 à manifester dans les rues de Minsk. Et parmi eux, 630 ont été arrêtés par la police.

Les « femmes en blanc »

Ces manifestations étant sous forte répression des forces de l’ordre locales, beaucoup de femmes ont décidé, depuis le 12 août, de manifester pacifiquement, vêtues de blanc et avec un bouquet de fleurs à la main. Ces manifestations des « femmes en blanc » ont lieu pour dénoncer, non seulement la réélection du président, mais surtout les violences. Les violences policières, domestiques, envers les femmes… Elles dénoncent les forces de l’ordre, trop présentes depuis le 9 août, trop violentes. Des forces de l’ordre qui agressent et arrêtent des citoyens. 

Plus que des manifestations, ce sont des chaines humaines de femmes, d’abord présentes par centaines, maintenant par milliers. On pourrait presque parler de révolution féministe. Mais ça, seul le temps nous le dira. 

La disparition de Maria Kolesnikova

Lundi matin, l’une des seules opposantes au pouvoir encore présente en Biélorussie, Maria Kolesnikova, aurait été enlevée. En plein Minsk, par des individus masqués et en civil. Interpellation, exil ou kidnapping ? Impossible encore de le déterminer. Deux autres membres de l’opposition auraient eux aussi disparu. 

Après des informations contradictoires relayées par les médias mardi matin, Maria Kolesnikova aurait en fait été arrêtée à la frontière ukrainienne, n’ayant pas voulu être exfiltrée de force. Affaire à suivre…

Article de Clémence Bouquerod