Durant le confinement, alors que certains s’acharnaient à tenter mille et une recettes aux fourneaux, que d’autres usaient du télé-travail ou bullaient devant leur programmation Netflix, un binôme taïwanais de choc n’avait pas le temps de s’ennuyer avec son Odyssée fashion. En route pour découvrir un projet so swaggy.

Il était une fois…

Il était une fois, monsieur Chang et madame Hsu, mariés depuis 1959 et heureux parents de deux garçons ainsi que de deux filles. Travailleurs dans l’âme, ils ont fait de leur laverie – blanchisserie « Wansho Laundry » dans le centre de Taïwan, un véritable lieu de vie, se constituant une clientèle fidèle. Jusqu’ici, rien de bien original…. mais le coronavirus passe par là et une idée détonante vient frapper leur esprit.

Un projet fou

Les deux octogénaires à la démarche élancée donnèrent une seconde vie aux vêtements laissés pour compte durant cette période difficile. Chemisiers, jupes ou pantalons vinrent se greffer sur les modèles d’un jour, dans un élan original et fun, et un décor novateur avec la laverie pour seule et unique toile de fond. On devient de suite admiratif des compositions effectuées par les deux fashionistas et on en redemande !

Fort de son succès, le duo compte dorénavant plus de 136 000 adeptes dans le monde ! Au-delà des simples clichés Instagram postés, c’est bel et bien la morale mise en avant qui toucha et touche encore le public.  

Quel que soit le problème soulevé : sanitaire, social ou même géopolitique, on a tous, par moult biais différents, la possibilité d’apporter une pierre à l’édifice et ainsi rendre le monde plus agréable à vivre au quotidien.  

C’est le début des vacances pour les aoûtiens et l’occasion d’effectuer quelques emplettes estivales de dernière minute. A la rédaction, on a concocté une sélection qui fleure bon les vacances. Pas de panique, il y en a pour tous les goûts et toutes les occasions : des basiques intemporels, en passant par les combishorts, les accessoires ou encore les robes colorées. Prêtes ? Go pour un shopping online de folie.

Le chic de Parisienne et alors

Sous la houlette de Laury Thilleman, ancienne miss France, Parisienne et alors prône une vision slow fashion « éco et tendance », avec la création d’une nouvelle collection tous les deux mois. Tous les moyens sont mis en oeuvre dans l’optique de respecter ces valeurs : une production made in cocorico, des matières en fibres naturelles et des collections capsules, afin d’éviter tout gaspillage !

On a jeté notre dévolu sur un top sans manche à la teinte vert d’eau. A la fois simple et élégant, il conviendra parfaitement pour une sortie nocturne en bord de mer. On a également flanché pour une robe longue de soirée aux détails multiples : décolleté en V drapé, poignets boutonnés et fente sur le côté. Bref, le raffinement et la sensualité sont de sortie !

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L’esprit sud et Méditerranée de Stella and Suzie

Allier sa passion et son métier : voilà le crédo de Margaux, la jeune fondatrice de Stella & Suzie. Tous les mois, ses collections capsules mêlent à la perfection look citadin et bohème, en usant de tissus nobles.

Idéal au retour de plage : une robe ample au motif vichy rose et blanc, non sans un rappel à notre amie Brigitte Bardot. On se laisse aussi tenter par une combishort cintrée, parée de broderie anglaise. On adore le col en V noué, les manches volantes au niveau du torse ainsi que les deux poches italiennes.

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L’enivrance bohème de Sahoma

Sahoma est né d’un duo : celui de Charlotte et Maxime. Poussés à l’idée d’entreprendre, ils se sont lancés dans cette folle aventure, en proposant à la clientèle de nouvelles pépites vestimentaires tous les dimanches à 18h sur leur e-shop. Les prix y sont tout doux, représentant à merveille le modèle de Charlotte : « la femme moderne et audacieuse« .

On tombe de suite in love de l’accessoire indispensable pour se mettre en mode Dolce Vita : le chapeau large assorti d’un noeud, aux coloris paille et bleu canard. Et parce que l’on n’en a jamais assez, on ajoute dans sa valise une petite robe d’été fluide et bicolore, avec un décolleté en V et un détail de boutonnage sur le devant.

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La simplicité raffinée des Impertinentes

Les Impertinentes fait des casuals des pièces fortes et même indispensables du dressing. Derrière ces créations se cache Olivia, une dénicheuse de « perles rares », mettant en avant des créateurs et des marques au petit supplément d’âme.

On opte d’abord pour un T-shirt Epaulettes coupe droite au coloris rose pâle. Puis, ni une ni deux, on se rue sur un chemisier léger à manches longues et à rayures. L’idée étant de le nouer en laissant entrevoir le bas du ventre.

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Ne soyez pas étonné si vous êtes sous les spotlights avec ces pièces à la fois tendances, simples et solaires !

« Moins acheter. Bien choisir. Faire durer. » est une des devises de Vivienne Westwood. Les Galeries Lafayette parisiennes ont lancé leur campagne « Changeons de mode » pour une industrie de la mode plus durable avec une conférence de la reine de la mode punk. Elle y a décrit son économie mondiale idéale et prouvé qu’elle était toujours aussi punk que dans les années 70.

Le changement climatique est bien là et beaucoup de consommateurs font plus attentions à ce qu’ils achètent. Du coup, de plus en plus de marques changent pour une production durable. Mais Dame Vivienne Westwood s’intéresse à l’environnement et l’avenir de la mode depuis des années. Il est donc logique qu’elle soit l’invitée des Galeries Lafayette pour lancer la campagne « Changeons de mode ». L’événement, qui s’est tenu le 4 septembre 2019 en compagnie de l’activiste américaine Kimberly Drew, fait suite à l’initiative Go for Good des Galeries entamée à l’été 2018.

Vivienne Westwood est une créatrice de mode célèbre depuis des dizaines d’années. De sa petite boutique à King’s Road à Londres, où elle a habillé les membres des New York Dolls et des Sex Pistols, elle a façonné la scène punk des années 70. Au cœur du mouvement, Westwood voit « la jeunesse et la colère contre l’âge ». Les jeunes en voulaient à la génération responsable de la guerre du Vietnam mais qui était toujours au pouvoir. Avec son compagnon de l’époque et manager des Sex Pistols, Malcolm McLaren, elle a utilisé les vêtements pour transmettre ses idées politiques.

Au cours de sa carrière de créatrice de mode, son style a évolué mais est toujours resté fidèle au punk. Elle n’a cessé d’utiliser sa plate-forme pour partager ses idées politiques et elle s’est notamment intéressée à la préservation de la planète. Vivienne Westwood a lancé un site web militant climaterevolution.co.uk pour partager ses réflexions, analyser et trouver une solutions aux problèmes environnementaux. Elle estime que tout le monde doit se soucier du changement climatique, car il impactera riche ou pauvre sans discrimination. Et si rien n’est fait, il sera bientôt trop tard. Elle conseille donc, entre autres, de réduire sa consommation ou de faire des achats responsables et de ne pas utiliser de voiture.

S’engager pour le climat

Westwood voit un problème principal dans le monde actuel, et c’est le « dollar pourri ». Les gouvernements ne cherchent qu’à faire du profit et le système crée de la pauvreté et de la criminalité. Et s’ils sont à l’origine du crime, les politiciens sont donc eux-mêmes des criminels. Elle n’a pas peur d’interpeller les dirigeants, que ce soient les suspects habituels comme Donald Trump et Boris Johnson ou des politiciens plus appréciés comme Barack Obama.

Vivienne Westwood a créé une bannière qui résume sa vision du monde pour son talk aux Galeries Lafayette. Au cœur de sa philosophie se trouve ce qu’elle appelle “1 World Rent. » Elle estime que les humains ne sont que des locataires sur Terre le temps de leur vie. Dans son monde idéal, la terre ne devrait ni appartenir aux individus (capitalisme) ni à tout le monde (communisme) mais à personne. On ne ferait que louer des terres à un gouvernement responsable qui détiendrait l’autorité et la confiance d’une démocratie et s’assurerait que la planète est protégée. Elle s’est penchée sur la manière de rendre heureux les agriculteurs et ceux qui vivent de la terre : ils ne se verraient pas retirer leur terrain et pourraient l’utiliser à perpétuité tant qu’ils le traitent avec respect.

Se battre pour le futur

Malgré les difficultés, Vivienne Westwood reste positive et continue de se battre. Elle se sent “terriblement fatiguée parfois,” elle est de nature optimiste et quand elle se sent possédée par une idée, elle se doit d’agir en conséquence. Elle a « beaucoup de raisons de vivre » et se soucie des autres. En fin de compte, elle « croit en la vie ». Les jeunes militants comme Greta Thunberg l’impressionnent. La jeune suédoise « est merveilleuse » et « sert la cause de la démocratie » en donnant un but aux gens.

Tout en appréciant la devise « réduire, réutiliser, recyler », elle veut se concentrer sur « réduire », en particulier dans la production de la mode. La saison prochaine, Vivienne Westwood réduira sa collection de moitié et la fera produire en Italie (l’essai au Royaume-Uni n’a pas été concluant) pour que moins de personnes doivent se déplacer. Si elle continue à travailler dans le milieu de la mode, c’est qu’elle veut créer une entreprise de mode modèle pour l’avenir. Elle voudrait qu’une fois développée à un certain point, on ne puisse plus agrandir une marque et que l’on doive reverser ses profits à des œuvres de bienfaisance. Westwood est également convaincue que les matériaux très coûteux en ressources ne sont pas nécessaires (jean, cotton…). Elle a donc aussi arrêté de fabriquer des jeans et conseille aux clients d’aller dans des magasins de seconde main.

Article par Juliette Cardinale