A Paris, ce n’est pas nouveau, il est presque impossible de s’ennuyer. Alors pour tou.te.s ceux et celles qui n’ont pas pu profiter des Journées du patrimoine, voici notre sélection pour ce week-end. 

Exposition sur l’amour, Chanel, Banksy ou encore pièces de théâtre féministes et brunch-théatre : il y en a pour tout le monde ! 

La Beauté se cultive – Jardin des plantes – 5ème arrondissement

  • Affiche de l'exposition "La Beauté se cultive"
  • Pièce de théâtre "La folle et inconvenante histoire des femmes"
  • Affiche de l'exposition "The World of Banksy"

Vous voulez comprendre comment la prestigieuse marque Chanel crée ses cosmétiques ? A La Beauté se cultive, vous aurez votre réponse – en partie. Cette exposition vise à expliquer le lien entre la nature et la marque, et comment celle-ci a choisi les actifs de certains de ses cosmétiques iconiques. Vanille, café, camélia, solidage et anthyllis… vous retrouverez leur histoire et à quoi ils servent. Le tout dans un cadre magnifique. Mais dépêchez-vous, l’expo ne dure que jusqu’à dimanche ! 

La folle et inconvenante histoire des femmes – Théâtre le Funambule – 18ème arrondissement

Attention, gare au coup de cœur ! Cette pièce de théâtre féministe dépeint avec humour et dérision l’histoire des femmes dans le monde. De la préhistoire jusqu’à aujourd’hui. Entre faits réels et récits inventés, nous assistons au monologue d’une femme engagée, qui vous fera rire à en pleurer, voire pleurer tout court. Et ça fait un bien fou.  

The world of Banksy  Espace Lafayette-Drouot – 9ème arrondissement 

Avis à tou.te.s les fans d’art contemporain : l’expo The World of Banksy est faite pour vous. L’artiste anonyme et iconique y est parfaitement représenté. Au programme, plus de 100 œuvres exposées et une expérience immersive dans son monde. Et aux vues des conditions particulières, il est aussi possible d’y aller de nuit. Cool, non ? 

Paname Comedy Brunch – Paname – 11ème arrondissement 

  • "Paname Comedy Brunch"
  • Exposition "De l'Amour"

Allier brunch et humour, c’est possible. Et c’est tous les week-ends au Paname. Cela fonctionne comme un café-théâtre mais, à la place d’un apéro et de planches, vous boirez du café, du jus d’orange et mangerez des pancakes et des œufs bénédicte (ou ce qui vous fera plaisir sur la carte). Tout ça devant des humoristes de talent, comme – peut-être – Paul Mirabel, Laura Domenge ou Kyan Khojandi. 

De l’Amour – Palais de la découverte – 8ème arrondissement

Au lieu de se terminer le 30 aout, De l’Amour a été prolongée jusqu’au 27 septembre, de quoi en profiter encore un peu ! Exposition mi-scientifique, mi-littéraire, elle nous présente l’amour et tente de nous l’expliquer – même si c’est mission quasi impossible. Entre art et poésie, tous les grands romantiques dans l’âme l’adoreront.

Attention cependant à bien vérifier si une réservation est nécessaire. Et surtout… ne pas oublier de porter son masque, et d’emmener son fidèle gel hydroalcoolique ! 

Article de Clémence Bouquerod 

Aux manettes du projet « BAN », deux fervents défenseurs de l’art que sont Marie Benaych (commissaire d’exposition) et Henrike Stahl (photographe). Fière d’un succès retentissant lors d’une première édition à l’Orfèvrerie à Saint-Denis, l’expérience « BAN » est renouvelée pour un second round. Intrigué(e) ? Éléments de réponses dans l’article ci-dessous.

« BAN », c’est d’une part une exposition

La dénomination « BAN » n’a cessé de fluctuer à travers les âges. D’abord considérée comme un commandement, puis comme une obligation, elle s’apparente aujourd’hui à une faction, un groupe.

Le leitmotiv des artistes ? Esquisser leur propre définition et vision du « BAN » des temps modernes. Douze photographes professionnels ainsi que les joueurs du Red Star Lab se sont armés de leur créativité pour répondre à l’interrogation : « qu’est-ce qu’être au ban ? ».

Le résultat ? Des productions picturales et écrites empreintes d’une diversité socio-culturelle, qui régit et unit la société. C’est bien la preuve que la différence et l’égalité se complètent en parfaite symbiose.

Seconde édition de l’exposition « BAN »

Confinement oblige, la seconde édition qui devait prendre place à Pantin aux Magasins généraux, s’est vue suspendue.

« BAN », c’est d’autre part une vente solidaire « 12 photos 12 associations »

Le concept est simple : chaque artiste a pour mission de choisir l’une de ses œuvres, corrélée à une association bénéficiaire. Fruit d’un engagement personnel ou d’un lien avec la photographie en question, cette dernière recevra l’ensemble des bénéfices.

Par ailleurs, en plus de leur domaine d’action, l’ensemble des associations mises en lumière à travers cette vente solidaire luttent contre l’épidémie du coronavirus. Par exemple, on peut citer La Maison des Femmes de Saint-Denis, qui reçoit les victimes de violences ; Just Kids Project, favorisant l’intégration des enfants migrants par le prisme du football ou encore Tous Unis Contre le Virus, soutenant le triptyque composé des soignants, des chercheurs et des malades.

En attendant une réouverture prochaine, on se rue sur leur site, dans l’optique de dénicher un florilège d’informations croustillantes !

Merci présente sa nouvelle exposition, Baroudeurs, qui se tiendra sous le dôme du concept-store jusqu’au 15 mars prochain. 

Exposition « Baroudeurs » – MERCI

Avis aux globe-trotters ! L’exposition Baroudeurs chez Merci célèbre la liberté et l’indépendance avec un vestiaire féminin et masculin entièrement nomade : il est conçu pour être confortable et suivre les mouvements du corps.

Un vestiaire outdoor

Toutes les marques exposées comportent des pièces outdoor comme Patagonia, Salomon, les souliers Birkenstock, les bottines Blundstone ou Palladium. On y découvre aussi des pièces très mode, comme des combinaisons Overlover, des vêtements vintage d’Imparfaite ou des lunettes rétro de Curtler and Gross. 

À l’occasion de cette expo, Merci nous révèle ses propres créations totalement dans le thème : des casquettes au style camouflage, des t-shirts confortables et idéals pour les voyageurs, et des chaussettes imprimées ultra-cool ! Mais aussi des gourdes, des kits de voyage et de randonnée, des vélos et trottinettes qui viennent des marques les plus innovantes du moment.

Les produits en exclu 

Pour les 150 ans de la marque Blundstone, un modèle spécial est vendu exclusivement chez Merci le temps de l’exposition Baroudeurs. La librairie OFR prend place sous l’escalier de la coupole du magasin. Elle présente une expo photo, une sélection de livres, de vestes vintage, et des objets choisis avec soin.

L’e-shop de prêt-à-porter et d’accessoires vintage Imparfaite s’installe au centre de la coupole, un vestiaire spécialement pensé pour les baroudeuses !

Jerome Dreyfuss sort, exclusivement pour l’occasion, une version de son célèbre modèle « popoche » en seulement 20 exemplaires. Il est proposé en cuir d’agneau, façon croco et couleur kaki.

Article d’Alicia Desrivieres

L’exposition Alaïa x Balenciaga se situe au coeur du Marais et sera ouverte jusqu’au 28 juin. 

ALAÏA x BALENCIAGA – Fondation Azzedine Alaïa

Alaïa x Balenciaga

Azzedine Alaïa et Cristóbal Balenciaga sont bien plus que des couturiers, ils sont deux grands architectes de la mode. Des coupes pointues, sophistiquées à chacun leur manière.

Monsieur Alaïa a toujours été un collectionneur de culture passionné. Il se nourrissait d’art, de mode, d’architecture mais aussi de musique et de théâtre. Il a décidé de fonder l’Association Azzedine Alaïa afin de protéger son oeuvre et sa collection d’art. Son partenaire et peintre Christoph von Weyhe ainsi que Carla Sozzani l’ont aidé a créer cette fondation : La Fondation Azzedine Alaïa. 

En 1968, Cristóbal Balenciaga ferme les portes de sa maison de couture. Azzedine Alaïa rachète des robes du créateur pour des prix intéressants. Il acquiert également des robes de créateurs renommés comme celles de Madeleine Vionnet et d’Elsa Schiaparelli. Il en fait toute une incroyable collection.

A l’entrée, on observe de grands voiles blancs qui encadrent et mettent en valeur les créations des deux créateurs. Comme un labyrinthe de haute couture. 

Un face à face époustouflant

Tout au long de cette exposition, les oeuvres des deux créateurs sont l’une face à l’autre. Balenciaga créait des cols détachés, sans que le cou viennent les toucher. Les épaules sont arrondies, les volumes étonnants. Son tissu phare, le gazar, une soie spécialement créée pour lui. Alaïa aimait et admirait le corps des femmes. Il tenait toujours à mettre en valeur leur taille. Il voulait que ses robes s’adaptent au corps, du plus fin au plus généreux. Ils jouaient tous les deux sur les coupes, les formes et les différents dérivés du noir.

On est transporté par l’univers de Cristóbal Balenciaga et d’Azzedine Alaïa.

L’exposition Alaïa et Balenciaga Sculpteurs de la forme est ouverte tous les jours de 11h à 19h jusqu’au 28 juin 2020. Elle se trouve au 18 Rue de la Verrerie – Paris 75004. 

Article d’Alicia Desrivieres

NO NAME crée l’événement. A l’occasion de sa collection printemps-été, la marque de basket à plateformes lance son mouvement Express Yourself. Lors de la prochaine Fashion Week, NO NAME va exposer ses nouveaux modèles de façon grandiose.

EXPRESS YOURSELF. Le nouveau mouvement lancé par NO NAME a pour but d’être « une ode » à toutes les femmes qui portent leurs chaussures. Une revendication de la liberté de la femme qui va prendre forme de façon singulière et mémorable. En effet à l’occasion de la Fashion Week, NO NAME créera des événements autour de sa nouvelle collection.

A Paris, New-York et Tokyo, la marque organisera une exposition EXPRESS YOURSELF. Au programme, une sélection d’artistes locaux qui auront tous travaillé autour du thème « Volume« , maître mot de la nouvelle gamme M, L et XL. Lors de l’événement, une boite à chaussures de taille humaine sera exposée où une chaussure géante sera customisée par le label ORNEMENT. Les œuvres d’artistes internationaux seront aussi présentes comme les collages de Emir Shiro, les robes du collectif House of P, ou encore les créations du label new-yorkais Brawhaus.

Une exposition, une cause et une nouveauté

Avec EXPRESS YOURSELF, la marque souhaite poursuivre et accélérer son internationalisation. Une tournée qui passera donc par Paris, New-York et Tokyo. Une fois terminées, toutes les oeuvres seront vendues et les fonds versés à une association qui lutte pour l’égalité hommes-femmes. Une cause importante pour NO NAME qui lance justement cette année sa collection homme.

L’exposition sera donc présente à Paris à partir du 17 Janvier prochain au 88 boulevard Beaumarchais. Elle y restera jusqu’au jusqu’au 22 Janvier avant de s’envoler pour New-York, puis pour Tokyo.

Article de Charline Bouzon

Ce 18 octobre, l’artiste parisienne Johanna Tordjman lance l’acte 2 de son exposition et épopée artistique « Pastèques & Paraboles » dans le cadre de la FIAC, dans l’espace des Halles des Blancs Manteaux à Paris.

Déclinée en trois actes durant la saison 2019/2020, cette exposition propose un voyage numérique dans le monde de l’artiste et questionne la notion de frontières dans une société fragmentée. Dans cet acte 2 « Welcome to the Republic of Tordjmanistan », la peintre imagine un monde fictif dans lequel aucun passeport n’est requis et nous présente ses habitants.

Artiste parisienne née en 1990, Johanna Tordjman présente dans son travail sa vision singulière des communautés qui l’entourent et explore la fragmentation d’une société digitale qui cherche à se reconstruire. Exposée à Paris, Los Angeles, Miami (Art Basel), Hong Kong (Art Basel),
Suisse (Art Basel) et New York City (Armory), elle figure dans le palmarès des « 30 de moins 30 ans » de Vanity Fair France 2019.

Explorer les frontières d’un monde 2.0 fragmenté

Fin avril 2019, l’artiste présentait le premier acte de « Pastèques et Paraboles » intitulé « Internet Explorer ». Cette exposition, résultat de ses errances virtuelles sur Google Street View, présentait des captures d’écran du monde entier qu’elle avait transformé en peintures.

Lors d’une interview réalisée après ce premier acte, nous lui demandions la signification du nom de cette exposition : « J’ai écumé Google Street View pendant des mois à la recherche d’images captivantes et mes destinations préférées étaient l’Afrique de l’Ouest et l’Amérique Latine. Dans ces pays, il y avait énormément de vendeurs de pastèques sur les bords de route et énormément de paraboles aux fenêtres. Un jour, je traversais la Tunisie et je suis tombée sur une image où les deux étaient réunies, j’ai trouvé le nom marrant, je n’intellectualise pas toujours tout (rires) ».

Si l’acte 1 présentait une exploration gloable du monde 2.0, elle va plus loin dans ce deuxième acte en construisant des histoires et en donnant des identités à tous les protagonistes floutés qu’elle avait exposé précédemment. « Welcome to the Republic of Tordjmanistan » nous présente ainsi les habitants du monde fictif qu’elle a créé, un monde sans passeport ni frontière.

19 toiles seront exposées, représentant 30 personnes différentes aux origines diverses. Une exploration fascinante de l’idée d’abolition des frontières entre réel et virtuel, qu’elle poursuivra dans l’acte 3 de l’exposition, prévu pour 2020.

L’exposition « Pastèques & Paraboles – acte 2 » se déroulera du 18 au 28 octobre 2019
Halle des Blancs Manteaux, au 48 Rue Vieille du Temple, 75004 Paris

Article d’Alexandra Hostier

Pour la première fois, une exposition consacrée à la photographe chinoise Luo Yang, icône de la contre-culture de son pays, s’installe à Paris. À découvrir en novembre 2019 à Maison Dentsu.

Exposée à Pékin, Berlin ou Hong Kong, Luo Yang est l’une des grandes stars de la photographie chinoise actuelle. Elle a obtenue la consécration en 2018 lorsqu’elle a été nommée l’une des 100 femmes les plus influentes du monde par la BBC. La photographe est à l’avant-garde de la contre-culture chinoise et n’hésite pas à prendre des clichés engagés et poétiques qui se dévoileront aux yeux des Parisiens en novembre 2019 à Maison Dentsu, au 176 rue de Rivoli, lors d’une rétrospective inédite.

Photo Jian Shan par Luo Yang (2017)

Une vision brute de la femme chinoise

Cette exposition intitulée « GIRLS » présente des photographies de jeunes femmes prises sur plus de 10 ans. Les premiers clichés de la série ont été capturés en 2008, un an avant que la photographe n’obtienne le diplôme de l’Académie des Beaux-Arts de Shanghai. On y découvre la féminité à la chinoise, la place des femmes dans cette société encore très traditionnelle mais qui a beaucoup évolué en une décennie. Identité féminine, style, genre, sexualité… les Chinoises brisent les codes et se dévoilent complètement devant l’objectif de Luo Yang.

L’exposition est proposée par Maison Dentsu, en partenariat avec Moonduckling. Maison Dentsu s’engage pour l’égalité homme-femme et est cosignataire de la charte #jamaisSansElles. Ouvert cette année, cet espace est un lieu de création, d’exposition et de partage. « GIRLS » sera ouvert au public les samedis 9 et 16 novembre, entre 10 heures et 18 heures, sur rendez-vous. Il faut s’inscrire par mail à l’adresse communication@dentsuaegis.com . Un événement à ne surtout pas manquer pour découvrir les femmes de Chine sous toutes leurs coutures.

Article de Juliette Cardinale

Club Poisson est un jeune collectif artistique regroupant quatre designers : Aurore Marquis, Marvin M’toumo, Adeline Rappaz et Emma Bruschi. Les quatre ami.es se sont rencontré.es lors de leur Master à la Haute Ecole d’Art et de Design à Genève et ont décidé de créer ce collectif mêlant mode et art pour mettre en correspondance leurs univers.

Liés par l’amour de l’artisanat, l’esprit du travail collectif et une volonté de remettre en question la manière de produire et de présenter les objets de mode, ses membres ne conçoivent pas le collectif comme une marque de mode, mais plutôt comme un bureau d’étude et d’expérimentation créative.

Explorer collectivement les limites : l’esprit de Club Poisson

Le collectif souhaite créer autour de la méthode du cadavre exquis. Les membres interviendraient ainsi tour à tour sur les œuvres afin de réaliser des objets complexes. Ensemble, ces objets créatifs formeraient un univers singulier empli des figures symboliques, comme par exemple… celle du poisson ! Celui qui donne son nom au collectif se trouvera ainsi présent « à toutes les sauces, en plat ou en volume, prenant tantôt la forme d’une broche puis ensuite celle d’un chapeau ».

Un projet : créer et exposer une collection pluri-disciplinaire

Cette méthode serait utilisée pour créer une collection composée de 8 silhouettes, ne comportant pas uniquement des vêtements mais également des objets hétéroclites appartenant à d’autres domaines créatifs (pantalons, lingerie mais aussi sculpture, tapis, flacon de parfum…).

L’objectif serait de présenter ces objets lors d’expositions et de concours internationaux, des moyens pour le collectif de rencontrer un public large et de se faire connaitre du monde professionnel.
À long terme, la vocation de Club Poisson serait la création d’un événement annuel rassemblant artistes et professionnels du milieu : une volonté de s’inscrire dans le temps et de faire bouger les lignes des milieux créatifs actuels.

L’exposition : le format idéal à l’expression de leur pluri-disciplinarité

Le format de l’exposition permettrait de situer leur pratique aux frontières entre la mode et l’art contemporain. L’exposition serait une « installation performative », au sein de laquelle le spectateur pourrait tout autant observer le vêtement à la manière d’un tableau figé, que le voir s’incarner grâce à l’intervention d’une mannequin qui lui donnera mouvement et vie.

Nous pourrons normalement retrouver cette exposition du Club Poisson à Paris courant de l’année prochaine. Pour en savoir plus (et pour soutenir la jeune création pour son passage dans le grand bain !), retrouvez-les sur leur page Ulule.

Article d’Alexandra Hostier

Pour la deuxième année consécutive, M.A.D organise sa Nuit Bleue le 5 octobre  prochain en présence de Bombay Sapphire, son partenaire officiel. Le concept ? De jeunes artistes seront présents pour y exposer leurs œuvres. Tout ça, lors d’une soirée unique pendant laquelle un jury désignera l’artiste le plus prometteur. Allez, viens, ça va être bien bien bien !

Alors que la nuit blanche attire chaque année bon nombre de parisiens adeptes d’art et de fête, le collectif M.A.D (Music.Art.Design) change de ton et instaure, le même jour, sa Nuit Bleue. Pourquoi bleu ? Parce que c’est la couleur de l’iconique bouteille de son partenaire de toujours : Bombay Sapphire, fournisseur officiel de l’évènement. C’est aussi et surtout, parce que c’est le thème d’un concours exclusif qui a eu lieu avant l’été et qui se clôturera au sein de l’Espace Marais dans le 3ème arrondissement de la capitale. A l’occasion de ce vernissage, des artistes en herbe ont fait appel à leur imagination afin de créer une œuvre mettant en avant le bleu. Photos, peintures, illustrations, sculptures, designs, installations, performances… Chaque talent choisit son domaine de prédilection pour exprimer sa créativité sous l’œil d’un jury exceptionnel composé de Théo Gosselin (photographe), de Louis Dazy (photographe et cinéaste) et de Romain Costa (architecte et bloggeur). S’ils étaient plus de 300 à l’origine, aujourd’hui ils ne sont plus que 15 à dévoiler leurs travaux. À l’issue de cette soirée, il n’en restera qu’un. Le lauréat gagnera ainsi la somme de 1500 € qui l’aidera à financer ses futurs projets artistiques.

Un concours mais pas que !

Même concept, même bonne humeur. Cette année encore, M.A.D offre l’opportunité à chaque visiteur d’échanger avec les différents artistes participant au concours. Le but ? Permettre aux curieux, dont vous ferez peut-être partie, de mieux connaître le processus créatif de chaque talent, de découvrir leurs ambitions ainsi que leur parcours. Le tout, dans un espace architectural niché en plein cœur du quartier le plus arty de la ville lumière : le marais. Et parce que les organisateurs ont chouchouté le moindre détail, vous pourrez, tout au long de votre excursion, déguster des cocktails délicieux et originaux, imaginés par les équipes de l’un des spiritueux les plus réputés du monde : Bombay Sapphire, le fournisseur officiel de la soirée.

Un événement accessible à tous

Parce que la Nuit Bleue se tient le même soir que la Nuit Blanche, son accès y est totalement gratuit pour tous. L’occasion de participer à une soirée poétique, interactive, onirique… Bref de passer un bon moment.

Pour s’inscrire c’est par ici : https://nuitbleue.howmadareyou.com/

La Nuit Bleue – Le samedi 5 octobre 2019 – Espace Marais – 5 bis rue de Beauce, 75003 Paris.

L’ABUS D’ALCOOL EST DANGEREUX POUR LA SANTÉ, À CONSOMMER AVEC MODÉRATION

Septembre rime avec rentrée. Mais au lieu de regretter la plage et le Sud, si vous vous tourniez vers les événements qui n’attendent que vous à Paris ? Découvrez 5 expos de peinture qui commencent en septembre 2019 dans la capitale française.

Musée d’Orsay par Robin Garnier/Unsplash

Francis Bacon en toutes lettres

Le portraitiste Francis Bacon est mis à l’honneur au Centre Pompidou à partir du 11 septembre 2019, jusqu’au 20 janvier 2020. Pour cette rétrospective, le musée met l’accent sur le rapport entre les créations de Bacon et celles de son immense bibliothèque (un inventaire réalisé par le Trinity College de Dublin recense plus de mille ouvrages). Amoureux de la peinture et de la littérature, vous retrouverez deux décennies du travail de Bacon, de 1971 à 1992, ainsi que Nietsche, Eliot ou Conrad. C’est l’occasion de s’émerveiller devant les œuvres d’un grand peintre britannique, plus de vingt ans après la dernière grande rétrospective qui lui ait été consacrée en France (en 1996 au Centre Pompidou).

Du Douanier Rousseau à Séraphine. Les grands maîtres naïfs

Le musée Maillol s’intéresse pour sa part aux artistes qui rêvaient en couleurs. Les « maîtres naïfs », tels qu’Henri Rousseau et Séraphine Louis, étaient aussi connus sous le nom de « primitifs modernes ». Loin des académismes, ils ont renouvelé la peinture de l’entre-deux guerres. L’exposition au musée Maillol permettra aussi au public de découvrir des peintres souvent oubliés, tels qu’André Bauchant ou Camille Bombois, du 11 septembre 2019 au 19 janvier 2020.

L’âge d’or de la peinture anglaise de Reynolds à Turner

Le musée du Luxembourg est allé chercher des toiles de l’autre côté de la Manche pour cette exposition du 11 septembre 2019 au 16 février 2020. Grâce aux prêts de la Tate Britain, des œuvres réalisées par Joshua Reynolds, Thomas Gainsborough ou encore J.M.W. Turner entre 1760 et 1820, pourront être contemplées lors de l’exposition. Ces peintres britanniques, aux styles bien différents, ont bénéficié de l’intérêt du roi George III pour les arts et de la création de la Royal Academy of Arts, en 1968.

La collection Alana, chefs-d’œuvres de la peinture italienne

Du 13 septembre 2019 au 20 janvier 2020, le musée Jacquemart-André tourne son regard vers l’Italie. Il dévoilera la Collection Alana, une mine d’or de toiles de la Renaissance italienne rassemblées par Alvaro Saieh et Ana Guzmán. Admirée par les historiens de l’art mais peu connue du grand public, cette collection privée n’a encore jamais été exposée. On pourra y découvrir plus de 75 pièces signées des maîtres Fra Angelico, Lippi ou encore Véronèse, certaines n’ayant encore jamais été révélées à une telle audience.

Degas à l’Opéra

Edgar Degas a peint les danseuses de l’Opéra de Paris à tous moments, de la répétition à la représentation en passant par l’attente en coulisses. Si les ballerines sont un élément incontournable de sa peinture, elles ne sont pas les seuls aspects de l’Opéra à avoir fasciné l’artiste. Degas s’est aussi intéressé à des chanteurs, musiciens, spectateurs… Le musée d’Orsay consacre ainsi une exposition à la relation toute particulière de Degas avec l’Opéra de Paris au XIXe siècle. À découvrir du 24 septembre 2019 au 19 janvier 2020.

Article par Juliette Cardinale

L’Association Azzedine Alaïa, sous la direction d’Olivier Saillard, nous embarque dans une virée mode qui a tout l’air d’un « retour vers le futur ». Azzedine Alaïa, le couturier avant-gardiste de génie fut l’un des premiers à faire monter la rue sur les podiums de mode parisiens. L’exposition « Azzedine Alaïa, une autre pensée sur la mode. La collection Tati » invite à se pencher sur ce tournant majeur dans la démocratisation de la mode et l’émergence de passerelles collaboratives entre créateurs de grandes maisons de mode et enseignes de grande distribution. Merci Alaïa ! 

« Azzedine Alaïa, une autre pensée sur la mode. La collection Tati » à la galerie Azzédine Alaïa à Paris.

Avant d’emprunter l’autoroute du Soleil ou de filer vers Roissy-Charles de Gaulle direction le bout du monde, faites donc un tour par le quartier du Marais à Paris pour découvrir ou redécouvrir l’un des moments les plus iconiques de la mode française, la collection Printemps-Été 91 du couturier de mode Azzedine Alaïa. Tel un beau pied-de-nez aux conventions, Alaïa présenta une collection inspirée du fameux motif pied-de-coq rose et blanc des magasins Tati, enseigne populaire française (créée par un Tunisien). Il fallait oser ! En échange, Tati lui demanda de confectionner un sac, une paire d’espadrilles et un T-shirt à prix abordable pour ses clients. « Je voulais que Tati reste Tati et ne perde pas son âme », assurait Alaïa.

Impeccablement présentée au public dans sa totalité, cette collection Tati reflète l’humour malicieux du créateur avec l’utilisation de ce motif associé aux sacs en toile de bâche. Les shorts extra courts, les brassières à bretelles et autres jupes moulantes en vichy rose, bleu et noir témoignent d’une joie de vivre assumée à une époque où les mannequins, dont sa muse et fille de cœur Naomi Campbell, défilaient sourire aux lèvres et démarche pleine de personnalité. Les toiles de Julian Schnabel (à l’origine de cette collaboration), les sublimes dessins de Thierry Perez ainsi que la vidéo du fameux défilé Printemps-Été 1991 font de l’exposition « Azzedine Alaïa, une autre pensée sur la mode. La collection Tati » un must-see pour tout.e fan de mode.

« Azzedine Alaïa, une autre pensée sur la mode. La collection Tati » à la galerie Azzedine Alaïa à Paris.

« Azzedine Alaïa, une autre pensée sur la mode. La collection Tati ». Exposition du 1er juillet 2019 au 5 janvier 2020. 18, rue de Verrerie à Paris.

Article de PK Douglas