Cette année, on ne signera que pour une chose : s’investir davantage, à notre rythme et à notre niveau, dans ces causes sociales urgentes.

2021 vient de démarrer, sonnant le glas d’une année riche en expériences et en événements inédits. C’est le cas de le dire et le compte le prouve. Une pandémie mondiale, deux confinements, deux couvre-feux, six personnes à Noël, idem au Nouvel an, cent soixante-dix masques de portés, puis de perdus, et autant de moments de désespoir devant les infos (notre cluster à nous, non pas de Covid, mais de pics d’anxiété clairement contagieux). 

En ce début de mois symbolique, notre humeur oscille entre « bout du rouleau » et « bout du tunnel ». Un doux mélange de fatigue et de sentiment d’espoir d’une ère (enfin) nouvelle ? On se demande s’il ne serait pas sage de prendre quelques bonnes résolutions, pour marquer le coup ou à l’inverse, pour faire comme d’habitude, et retrouver quelques repères nécessaires. Et puis non, on se rappelle justement que « d’habitude », la liste des objectifs auxquels on croit toujours si fort pendant quelques semaines finit abandonnée dans un coin, aussi délaissée que notre dignité lorsque les bars rouvriront. Pas de promesses qu’on ne tiendra pas, donc. 

Pourtant, on sent bien que dans notre tête, quelque chose a changé. Ces 365 jours d’incertitude n’ont pas seulement été synonymes de négativité. Au contraire. A plusieurs reprises et de plus en plus fort, des mouvements essentiels ont resurgi quand ils n’ont pas éclos. Des voix se sont fait entendre, guidant une libération de parole émancipatrice. Pavant la voie de bouleversements majeurs et révélateurs, indispensables et inévitables. 

En 2020, au milieu d’un chaos sanitaire effrayant, beaucoup se sont levé·e·s. D’autres ont suivi. Apprenant, écoutant, protestant. Dans le silence, dans le bruit, en marchant, en s’informant. Chacun·e à son rythme, chacun·e selon ses moyens. Chacun·e en prenant conscience de l’importance d’agir. Et désormais, en ressentant une volonté puissante d’être plus engagé·e. 

Un cheminement urgent

Mobilisation en soutien au mouvement #BlackLivesMatter, à Paris. Crédit : Bastian Greshake Tzovaras

Être engagé·e, ça signifie se battre pour des causes qui nous tiennent à coeur, mais qui ne sont pas uniquement liées à notre propre vécu. Ça signifie faire la place dans son quotidien afin de lutter pour que les droits et les libertés soient acquises sans aucune forme de discrimination. Ça veut dire adresser ces mêmes discriminations. Ne pas les taire, ne pas les ignorer. Ne pas les diminuer. Ça veut dire accepter qu’on ne sera pas irréprochable, aussi. Car l’engagement est un apprentissage, un cheminement pavé de maladresses, d’erreurs qu’on apprend aussi à reconnaître. Mais un cheminement urgent. Qui, à l’heure du fameux « monde d’après », ne peut plus attendre. Ne doit pas, lui non plus, être tu, être ignoré, être diminué. 

Seulement, concrètement, on fait comment pour être plus engagé·e ? Déjà, on évite de se mettre la pression, de sombrer dans une compétition contre-productive, qui a tendance à détourner du but premier : avancer ensemble. On opère par étape, avec sincérité. La formuler, cette volonté d’être engagé·e, c’est bien. C’est un bon début. Ça prouve qu’on n’a pas peur de l’assumer peu importe le cercle dans lequel on évolue. Qu’on s’affranchit du regard extérieur normatif et oppressant. Ensuite, on accompagne cette parole d’actes. De réflexes qu’on applique dans nos sphères privées comme publiques. Et à ce titre, les plus petits servent les plus grands combats. 

Oeuvrer à son niveau

Marche #NousToutes, devant l’affiche de « J’accuse », de Polanski. Paris 2019. Crédit : Jeanne Menjoulet

Par exemple, on s’engage en ne laissant plus passer les remarques sexistes, racistes, LGBTphobes, islamophobes, de ses proches. A table en famille, avec ses potes à l’apéro, avec le mec de sa cousine qui excuse ses réflexions réacs par son comportement « latin ». On fait une différence en partageant un post sur les réseaux qui dénonce les violences policières, les inégalités de genre, le harcèlement scolaire, décortique la façon dont l’histoire est enseignée et épingle ses biais coloniaux, alerte sur les ravages de l’humanité sur la planète. En relayant les appels aux dons pour les personnes les plus précaires, en y contribuant soi et en interpellant son entourage. On lutte solo en parcourant les écrits de militant·e·s, des voix nouvelles ou iconiques. Puis en les republiant, car ces analyses atteindront forcément d’autres lecteur·rice·s qui, comme nous, continueront ainsi de déconstruire leur pensée.

On se bat en sortant dans la rue, en la réclamant nôtre, en rassemblant nos forces.

On s’engage aussi en prenant soin de soi. En étant à l’écoute de ses émotions, légitimes et nombreuses quand on entreprend ou poursuit un tel boulot. On s’engage en s’aimant, en agissant avec bienveillance, en sachant quand se reposer, quand recharger ses batteries. Pour revenir plus fort·e et déterminé·e. Plus à même de prendre le relai quand on sent que nos pairs flanchent.

Finalement, l’engagement ça demande d’y croire et de ne pas lâcher, pour soi et surtout pour les autres. Alors, en 2021, on se fait cette fois une promesse qu’on tiendra : désormais, nous aussi, on se lèvera. Et on ne s’arrêtera pas là.

Chronique de Pauline Machado

Ugg a lancé il y a quelques jours sa plateforme Feel Good, sur laquelle la marque recense et centralise tous ses différents engagements. 

Cette nouvelle plateforme Feel Good s’inscrit dans la volonté de la marque Ugg de devenir plus engagée. L’objectif de créer un site comme celui-ci ? Rester le plus transparent possible – à l’inverse de beaucoup de grands noms de l’industrie fashion.

Mais, quels engagements ? 

Ils sont divers, mais tous primordiaux. Du développement durable au mouvement Black Lives Matter, jusqu’à la lutte pour les droits de la communauté LGBTQ+. Et évidemment : le féminisme. Sur ce site, vous pourrez retrouver trois catégories d’engagements : ceux en faveur de l’environnement, de la communauté (féminisme, LGBTQ+, antiracisme…) et de l’innovation – très souvent en rapport avec l’écologie. Vous pourrez par exemple y apprendre que Ugg a contribué à l’autonomisation de 33 000 femmes avec l’association Her, donné 125 000 dollars à l’association Glaad… Ou encore que son siège est équipé de 1 170 panneaux solaires. Et plein d’autres choses ! 

La suite

Capture d'écran du site "Feel Good"
Capture d’écran du site « Feel Good » – © Site « Feel Good » de Ugg

C’est décrit sur le site Feel Good, mais il est toujours bon de le rappeler. Parce qu’encourager une marque avec des belles valeurs, c’est important. Ugg prévoit plus. Niveau réduction des émissions de carbone, déjà, la marque suit les objectifs fixés par l’accord de Paris. Ensuite, ils ont prévu davantage de « dons à des associations locales » et une « augmentation d’ici 2027 de 35 % de l’utilisation de fibres recyclées, réutilisées, régénérées, renouvelables et certifiées », assure le label. « Depuis 2016, le groupe Deckers, maison-mère de UGG, fait partie du Pacte mondial des Nations unies (UNGC), la plus grande initiative de développement durable des entreprises au monde avec plus de 9 500 entreprises participantes.« 

Mais pourquoi tous ces efforts ? Plus qu’un pink washing ou qu’une volonté de se faire bien voir – ce qui peut parfois être le cas, Ugg veut vraiment impacter positivement la société. Quick reminder : toute initiative de ce genre est bonne à prendre. Et merci Ugg pour Feel Good. Si ça, ce n’est pas un bel exemple à suivre ! 

Article de Clémence Bouquerod 

On parle globalement du féminisme, mais ce mouvement international est mutli-forme. Féminismes dans le monde – 23 récits d’une révolution planétaire dresse les portraits de ces féminismes autour d’entretiens passionnants. 

Féminismes dans le monde - 23 récits d’une révolution planétaire dressent les portraits de ces féminismes autour d’entretiens.   Crédits : ©Lindsay Lamont
L’ouvrage Féminismes dans le monde dresse les portraits d’un mouvement hétérogène. Crédits : ©Lindsay Lamont

Cet ouvrage met en lumière le concept pluriel de la révolution féministe à travers le monde. Un mouvement qui gronde de part et d’autre du globe sous diverses formes et sur divers combats. Pauline Delage, sociologue et Fanny Gallot, historienne ont œuvré ensemble pour nous livrer cette petite pépite qu’est Féminismes dans le monde. Respectivement spécialisées dans le domaine des violences faites aux femmes et des inégalités de genre dans les conditions de travail – et de fait la participation des femmes dans les conflits ouvriers, elles nous offrent un tour d’horizon très complet de ces différentes facettes du féminisme. 

Faire entendre les voix de ces femmes en mouvement 

Féminismes dans le monde, c’est un recueil de témoignages pour rendre compte d’un mouvement hétérogène dans ses formes et ses revendications. Chercheuses, journalistes, sociologues ou encore militantes, toutes racontent leur engagement dans cette cause internationale. Une lutte qui puise sa source de manière générale dans un événement commun : un acte de violence sexuelle. Poignant quand on prend également conscience des raisons de l’ampleur de #MeToo.

Les mobilisations féministes sont aussi la conséquence d’un contexte politico-juridique local. Cet ouvrage donne donc la parole à ces femmes engagées dans une lutte parfois compliquée. Parce que oui, cette mobilisation s’avère plus difficile selon le pays dans lequel elles vivent. Pour s’en rendre compte, les récits ont été récoltés en Chine, en Argentine, en Équateur, en Russie ou encore en Thaïlande. 

https://www.instagram.com/p/CAatI0ZAC7f/

Comment ce mouvement prend-il de l’ampleur ?

Les manifestations se multiplient et se connectent également à d’autres mouvements sociaux, à l’exemple du féminisme écologique ou de féminisme décolonial pour ne citer qu’eux. Et s’il y a bien un moyen de faire raisonner encore plus fort les prises de position et les mobilisations, c’est en utilisant les réseaux sociaux. Oui, Facebook, Instagram, Twitter, Snapchat sont des outils dont profitent ces causes. Un moyen pour chacune d’entre nous de relayer les combats, de mieux se solidariser et de ne plus jamais rester effacées dans ce système patriarcal. Tous ces mécanismes, Pauline Delage et Fanny Gallot les mettent en lumière dans cet ouvrage qui décortique habilement les panoramas du féminisme.

Article de Nina Hossein

Elles ont un coup de crayon singulièrement remarquable. Mais c’est leur regard engagé qui séduit Instagram. Ecologie, violences conjugales, racisme, sexisme et discriminations, self-love, éducation … Tour d’horizon de ces illustratrices qui ont beaucoup à dire.

C’est un véritable panier à talents. Alors que l’image y est reine, les illustrateur.ices se sont emparé.e.s d’Instagram. Qu’ils soient professionnels ou non, ils ont fait du réseau social leur atelier d’artiste et de l’imaginaire. Certains.es ont d’ailleurs beaucoup à dire. A l’heure où différentes crises sociales se confondent dans le monde, elles ont le crayon engagé. Voici trois illustratrices qu’il ne faut surtout pas manquer…

Mademoiselle Audrina, « nature mother »

Les mots clés de sa description insta’ veulent presque tout dire. « Sororité », « Bienveillance », « Positive vibes », « Nature Mother ». C’est une dose de bonne humeur : des illustrations de saison, qui listent les plaisirs de la vie, témoignent du quotidien, ou tout simplement quelques portraits. Sur son compte plane une ambiance amusante, presque attendrissante, mais s’affichent aussi d’importants messages. Des idées fortes d’un soupçon de vécu, derrière ses œuvres, Mademoiselle Audrina donne la sensation de se confier, sans détour.

Dernièrement c’était un post de remerciement destiné aux soignants, plus régulièrement ce sont des illustrations engagées contre les violences conjugales que présente l’artiste. Des dessins poignants, parfois des témoignages personnels. Pour la dose de bonne humeur, elle poste aussi souvent sur le self-love, des dessins inspirants et bienveillants sur l’acceptation de soi. Enfin, n’oublions pas ses engagements écologistes. Mademoiselle Audrina alimente aussi sa page de tips imagés pour devenir un peu plus responsable : recettes de produits maison, cadeaux de Noël zéro déchet, et même la to do de ses courses en vrac.

Gomargu, illustratrice et philosophe

Des brides de conversations volées au coin d’une rue, dans le métro, ou à la terrasse d’un café : Gomargu s’inspire de la vie. Elle relate simplement des situations banales, des petites discussions marquantes dans ses BD. Son pouvoir à elle, c’est l’humour. L’humour sarcastique, un brin ironique, celui qui bouscule les codes, fait bouger les cadres. Elle aussi défend le self-love, lutte contre les normes et les discriminations. Illus spéciale confinement, poils, mixité et peau d’orange ou petites fesses rebondies, tout y passe ! Plus sérieusement, elle s’engage aussi contre le fléau des violences conjugales.

Fanny Vella, les incohérences de l’éducation

Mettre une fessée à son enfant parce qu’il a frappé son copain de jeu ? C’est ce genre d’incohérences qu’illustre Fanny Vella. Ces petites habitudes ou ces réflexes que l’on fait spontanément, sans se poser de questions, alors que c’est en total désaccord avec nos valeurs et nos principes. Généralement c’est sur l’exemple de l’éducation des enfants qu’elle s’appuie. Son dada, c’est de changer d’angle : elle illustre des scènes parentales banales, sauf qu’à la place des enfants, elle dessine des adultes. Amusant, oui ! Mais surtout très parlant.

L’artiste lutte contre les violences éducatives ordinaires, on parle aussi d’adultisme. Elle explique sa démarche dans quelques lignes destinées à sa fille sur Instagram. « Ellie mon amour j’espère que tu [chériras] chaque jour de ton enfance qu’ils t’apprendront à façonner la personne que tu es et que tu nous verra[s] comme tes béquilles et pas comme tes guides. J’espère que jamais tu n’auras à te cacher sous la couette pour lire un livre ni à faire semblant d’avoir avalé une bouchée imposée avant de la cracher dans la poubelle. »
Mais Fanny Vella, c’est aussi dénoncer, illustrer l’actualité marquante : écologie, féminisme et violences conjugales.

Article de Aurélie Rodrigo.

The Batata, c’est une collection de vêtements solidaire imaginée par la journaliste Elsa Wolinski. Comme un cri du coeur, cette marque est le moyen de faire taire les injonctions, mais surtout un soutien aux victimes de violences conjugales. 

The Batata c'est une collection solidaire pour l'amour et sans clivage. Crédits : ©Victor Malecot.
The Batata c’est une collection solidaire pour l’amour et sans clivage. Crédits : ©Victor Malecot.

The Batata, c’est un mot original au sens très réfléchi. S’il signifie « pomme de terre », en arabe tunisien, ce terme renvoie à une expression populaire : une femme avec des rondeurs. Alors oui, Elsa Wolinski souhaite clairement exprimer sa position. Sa marque de vêtements solidaire aux trois syllabes est une révolte humaine. 

Cette collection lancée récemment se veut inclusive et contre les injonctions. Pétillante et colorée, The Batata mise sur les codes vestimentaires de rue. De quoi être confortable tout en arborant un look sans clivage. 

Une marque engagée aux côtés de l’association Putain de guerrières

Elsa Wolinski a fait le choix de faire de The Batata une marque solidaire. En ce sens, elle s’est engagée à reverser 10 % de chaque vente à Putain de guerrières. Créée par d’anciennes victimes de violences conjugales, l’association apporte son écoute et son soutien afin d’accompagner les femmes violentées du début à la fin. 

https://www.instagram.com/p/B6UIhhBKz4D/

L’argent récolté va permettre de payer des nuits d’hôtel afin de mettre ces femmes en sécurité. Il servira à proposer aux victimes les premiers soins, mais aussi de fournir des biens de première nécessité à leurs enfants. Le but étant d’apporter un remède à la détresse immédiate et surtout de donner l’espoir d’un avenir meilleur. « Nous avons tous la capacité d’agir, de combattre pour la liberté. D’être acteur de ce monde et d’en faire jaillir la lumière, la plus puissante, la plus crue, celle de la solidarité », exprime Elsa Wolinski. Comme un cri du coeur, c’est un appel à l’amour que cherche à propager The Batata. 

https://www.instagram.com/p/B9e7pT4gnUs/

Des masques de guerrier.ères 

Parce qu’il est fortement recommandé d’en porter un depuis le début de la crise sanitaire, The Batata a lancé sa ligne de masques. C’est d’ailleurs devenu l’accessoire indispensable en ce moment. Fabriqués mains, avec de beaux tissus ou des broderies, ils deviennent peu à peu tendance. Alors plus d’excuses, il est maintenant possible de sortir masquée tout en restant stylée. 

The batata lance sa ligne de masque dont 10% seront reversés à l'association Putain de guerrières. Crédits : ©The Batata.
The Batata lance sa ligne de masque dont 10 % seront reversés à l’association Putain de guerrières. Crédits : ©The Batata.

Pour découvrir les pièces à shopper, rendez-vous sur l’e-shop.

Article de Nina Hossein

Pour améliorer son impact sur l’environnement, DELSEY PLANET a décidé de s’associer à Panafrica pour une mode plus éthique.

Collection DELSEY X PANAFRICA

Pour s’inscrire dans le respect de l’environnement et de la durabilité, DELSEY PARIS a élaboré le programme DELSEY PLANET. La marque se focalise sur deux axes : « less plastic & more fair travel« . C’est comme ça qu’est né #TheGreenMove. En repensant complètement son concept, DELSEY Paris s’inscrit à son tour dans un tourisme durable.

ARUSHA, la première basket responsable et recyclable

DELSEY Planet a choisi de s’associer avec Panafrica, en lançant la première basket « consignée et recyclable », ARUSHA. La running a été conçue en fonction des modalités de production de Panafrica. Au programme, donc : « des toiles imprimées de Côté d’Ivoire, le batik artisanal du Ghana, les toiles unies en polyester et le PET recyclé, l’assemblage au Maroc » comme le stipule le communiqué officiel.

En repensant complètement son concept, DELSEY Paris s’inscrit à son tour dans la durabilité. Vous pouvez retrouver la basket Arusha sur Ulule depuis le 11 mars 2020 au prix de 110€. Petit bonus lors de l’achat : une consigne inclut la récupération des baskets en fin de vie. Celles-ci seront ensuite recyclées et intégrées dans la fabrication de nouvelles paires. De quoi se donner bonne conscience à l’acquisition de ces jolies sneakers.

Avec cette collaboration, DELSEY PLANET a reversé 10% de son chiffre d’affaire qu’elle a réalisé pendant le week-end des droits des Femmes, à l’association Afrika’Tiss. En leur apportant son soutien, la marque propose aux femmes tisserandes, une formation complémentaire qui leur permet d’avoir plus d’autonomie sur « les réglages des grands métiers qu’elles utilisent« .

Article de Sofia Rogozarski

Lancôme est à l’initiative de Write her future, un programme qui permet de lutter contre l’illettrisme chez les femmes.

Lancôme

Selon ONG Care, « 76 millions de jeunes femmes, âgées entre 15 et 24 ans n’ont pas les compétences requises de la lecture et de l’écriture. » En raison de ces méconnaissances, les femmes manquent d’estime de soi. Lancôme souhaite leur donner l’image d’une femme volontaire, émancipée et accomplie. Mais ces piliers passent d’abord par l’apprentissage avec le programme Write her future.

Un engagement citoyen

En France, l’illettrisme est un tabou qui touche 2,5 millions de personnes. En utilisant sa marque et son pouvoir, Lancôme met en lumière ce mal méconnu. En parallèle de sa campagne de sensibilisation, Write her future a développé un programme de formation, mené par l’Agence nationale de lutte contre l’illettrisme, en partenariat avec la Fédération Générale des PEP (Pupilles de l’Enseignement Public). Le module de formation « Usage de base du numérique » permet aux femmes d’acquérir des compétences de base en lecture, écriture et en calcul, indispensables à la vie de tous les jours.

A l’échelle internationale, le programme « Write her future » s’est développé dans plusieurs pays comme le Maroc, le Guatemala ou la Thaïlande, en partenariat avec l’ONG Care. Philippe Lévêque, directeur général de Care France, affirme que le but du programme est de défendre « le respect de leurs droits, leur liberté individuelle et leur droit au bonheur ».

Article de Sofia Rogozarski

La fondatrice de feu @payetashnek ouvre sa boutique de broderies et linographies aux messages engagés, au profit d’associations.

« Dictature clitoridienne », « Smicarde et divorcée », « Islamo gauchiste »

C’est le genre de messages à retrouver sur les T-shirts, pin’s, tote bags, stickers et linographies d’Anaïs Bourdet. À la tête du compte @Payetashnek, qu’elle a clos il y a quelques mois, cette féministe et graphiste déterminée n’a pas fini de faire parler de son engagement sur les réseaux. Désormais créatrice de la marque Mauvaise compagnie, elle fait passer un message clair, et tout est fait main, à Marseille ! Toute la collection est à retrouver sur son site. Les t-shirts sont en coton bio, et les tote bags en coton et polyester recyclés ! Tout est également certifié Vegan. Vraiment, cette collection est bien pensée de A à Z.

Des ventes au profit d’associations

La gamme ne pouvait pas être complète à 100% sans reverser une partie à des associations. Anaïs a choisi de reverser une somme de la vente à plusieurs associations telles que Kâli, Polyvalence ou encore SOS Méditerranée. Kâli, par exemple, propose un accompagnement aux femmes étrangères subissant, ou ayant subi, une situation de violence et/ou de vulnérabilité en raison de leur sexe. Tandis que Polyvalence est un projet militant de diffusion de témoignages illustrés sur le corps, la sexualité et contre les violences. En bref, des associations qui se mobilisent et qui ont besoin de fonds pour continuer leur combat pleinement. Pour l’achat d’une linographie par exemple, 6 euros sur 15 euros payés, sont reversés à une des associations.

https://www.instagram.com/p/B54y2Gciely/

Si vous souhaitez offrir ou vous offrir un cadeau engagé et plein de sens pour Noël – les insultes féministes n’ont jamais été autant utiles -, c’est l’occasion parfaite ! Rendez-vous sur le site de Mauvaise Compagnie !

Article de Juliette Boulegon

Le 7 Novembre dernier a eu lieu, au Musée du Quai Branly, la deuxième édition des Trophées Elles de France. Une cérémonie pas comme les autres, qui récompense l’engagement, le combat, la carrière et la force de cinq Franciliennes ultra inspirantes. Focus. 

Elles sont entrepreneures, militantes, scientifiques, journalistes ou responsables d’associations caritatives… Elles, ce sont les 45 femmes d’exception en lice pour recevoir 5 prix récompensant leurs belles actions en faveur d’une société plus juste, plus moderne, plus égalitaire et plus innovante. Une façon pour la Région Île-de-France, à l’initiative de cet événement, de mettre en lumière les différentes démarches de chacune des participantes à travers la remise de récompenses significatives comme le prix de l’innovation, le prix de la création, le prix du courage et le prix de la solidarité. 

Si un jury composé de 18 personnalités (journalistes, médecins, écrivains, scientifiques, entrepreneurs, musiciens…) a été chargé de départager toutes les concourantes, le prix Simone Veil, a quant à lui, été attribué grâce aux votes du public. Il distingue sa gagnante par sa détermination, son dévouement à une grande cause, mais aussi sa bravoure face aux obstacles rencontrés tout au long de son chemin. Des récompenses, qui ont été remises par la Présidente de cérémonie et de la région Île-de-France, Valérie Pécresse. 

Remise des trophées Elles de France au Musée du Quai Branly

Et les gagnantes sont… 

Après quelques roulements de tambour et de longues minutes de suspens, le nom des gagnantes a été annoncé. Le premier des cinq prix, est celui de la solidarité. Il permet de valoriser les initiatives des femmes en faveur de la cohésion sociale, de la réussite et du respect d’autrui. Celui-ci a ainsi été décerné à Bernadette Rwegera pour avoir fondé en 1997, une association baptisée Ikambere (la maison accueillante) afin de venir en aide aux femmes atteintes du VIH en situation d’isolement ou de grande précarité. En tout, sa structure accueille entre 30 et 40 personnes par jour et les aide à améliorer leur conditions de vie. Une belle initiative. 

Le trophée du courage et du dépassement a été attribué à Nora Fraisse dont le parcours est particulièrement émouvant. Mère d’une adolescente souffrant d’harcèlement scolaire, elle déploie une énergie incroyable pour tenter de briser le tabou autour de ce problème épineux dont sa fille a été victime. A 13 ans seulement, Marion à en effet mis fin à ses jours en 2013, après des mois de silence autour de sa situation. Depuis ce drame, Nora a créé avec son mari, l’association « Marion la main tendue ». Ils ont également obtenu la mise en service d’un numéro court d’aide aux victimes (30 20) et la création d’une journée nationale contre le harcèlement. Des gestes solidaires qui permettent aujourd’hui à de nombreux jeunes adolescents de renouer le dialogue avec des personnes adultes et de pouvoir trouver des solutions adaptées à leur situation. 

Le troisième prix est celui en faveur de l’innovation. Il vise à promouvoir l’esprit entrepreneur des femmes franciliennes qui prennent le risque de se lancer à leur compte tout en faisant avancer la recherche. Celui-ci a été attribué à Alice de Maximy, à qui l’on doit l’application « hkind ». Elle permet de mettre en lumière des initiatives solidaires menées par des acteurs majeurs de la santé. Loin de vouloir s’arrêter en si bon chemin, elle crée quelques années plus tard, la plateforme « Femmes De Santé » qui met en lumière des femmes qui font bouger le domaine de la santé de manière positive. Rien que ça ! 

Dans la catégorie création, c’est Naoëlle d’Hainaut, gagnante de l’émission Top Chef, qui a obtenu le trophée visant à encourager les artistes féminines faisant de la Région Île-de-France une terre de culture. Une reconnaissance méritée puisque cet enfant de Saint-Ouen a maintenant ouvert, accompagnée de son mari sommelier, son propre restaurant baptisé L’Or Q’idée à Pontoise. En janvier 2019, elle a même obtenu sa toute première étoile au guide Michelin… Une battante dont le parcours sans faute inspire à rêver. 

Le dernier, le prix Simone Veil, est un peu particulier puisqu’il est décerné par le public et plus spécifiquement par les internautes qui ont du choisir entre 9 nominées venant d’horizons très différents. Il a été remporté par la journaliste, activiste de la laïcité et ancienne collaboratrice de Charlie Hebdo, Zineb El Rhazoui. Si son combat est vaste, elle lutte, entre autres, pour la sécularisation du Code pénal marocain et l’abrogation des articles de loi inspirés de la charia. Des batailles qui l’on menée à se distinguer parmi 9 autres candidates de prestige dont Isabelle Adjani, l’ingénieure centralienne Lucie Basch, l’enseignante engagée pour la paix Samia Essaba, la chercheuse au Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement Valérie Masson-Delmotte, la directrice générale d’Air France Anne Rigail, l’auteure engagée dans la lutte contre la précarité Henrienne Steinberg et l’auteure de BD et réalisatrice franco-iranienne, Marjane Satrapi. 

Bien au-delà de n’être qu’un simple concours, le Trophée Elles de France permet de mettre en avant les différentes initiatives solidaires qui sont menées par des femmes bienveillantes qui croient en leur projet et qui agissent sous un seul et même drapeau, celui de l’entraide. On aime.