Nouvelle friperie en ligne, Moitié moitié propose des vêtements vintage et des customs inspirés des années 80. Le tout, engagé pour une consommation plus éthique. 

Les friperies avec les rayons hommes ou femmes vous ennuient ? Nous aussi. Ça tombe bien, la friperie Moitié moitié – dont on vous parle aujourd’hui, est clairement contre tout ça. Contre, mais aussi engagée pour prouver qu’un homme, une femme ou une personne non-binaire peut porter ce qu’iel veut. On a échangé avec Elisa Grosman et Josselin Vieu, créateurs de cette marque qu’on aime déjà.

Un projet de colocs

Elisa et Josselin, les deux créateurs de Moitié Moitié
Elisa et Josselin, les deux créateurs de Moitié Moitié – © Elisa Grosman

Le projet vivait dans les pensées de Josselin depuis presque deux ans. En mars, il commence à en parler à sa nouvelle colocataire, Elisa, qui l’encourage grandement. Arrivé en juin, il décide de se lancer et d’aller voir des vêtements chez un grossiste de Rouen – qui deviendra leur lieu d’approvisionnement par la suite, et demande à Elisa de l’accompagner. Sur la route du retour, Elisa rejoint le projet. « J’étais hyper impliquée et je lui ai donné plusieurs idées… Sur le coup, il m’a proposé de le rejoindre et j’ai dit ‘ok’, sans grande réflexion. » Les deux moitiés existaient. Ne restait plus qu’à vraiment se lancer. Et pour Josselin (à la base musicien), il était important de se lancer vite dans ce projet, particulièrement en temps de Covid-19.

C’est donc ce qu’ils ont fait. Tout l’été, les deux colocs ne se sont pas arrêtés. Tous deux étant passés par des études en communication, ils savaient exactement comment faire. Après avoir récupéré leurs premiers vêtements, Josselin imagine le site, ils conçoivent les visuels, une amie leur crée le logo, et tout s’accélère très vite. L’identité de marque créée, Elisa et Josselin font leur premier shooting en Savoie, leur vidéo de lancement, et la marque sort au grand jour en septembre. 

Des engagements forts 

  • Shooting pour la friperie Moitié Moitié
  • Shooting pour la friperie Moitié Moitié
  • Shooting pour la friperie Moitié Moitié
  • Shooting pour la friperie Moitié Moitié
  • Shooting pour la friperie Moitié Moitié
  • Shooting pour la friperie Moitié Moitié
  • Shooting pour la friperie Moitié Moitié
  • Shooting pour la friperie Moitié Moitié

Moitié moitié, c’est selon les créateurs « une marque de seconde main unisexe, inspirée des années 80. » Mais pas seulement ! « On veut faire passer des images fortes à travers la customisation de vêtements. Notre première collection est autour du consentement sexuel, par exemple. » Selon Elisa, c’était évident. Photographe engagée, elle travaillait déjà autour de ces thématiques. « De base, dans mon travail de photographe je défends ces valeurs, et ça se retrouve dans Moitié Moitié. Notre but, c’est de déconstruire les codes. Qu’il n’y ait pas d’onglet homme ou femme sur notre site, qu’on puisse y voir des hommes avec des robes… » 

Globalement, les deux s’accordent pour dire qu’ils militent pour une consommation plus éthique, grâce à leur friperieJosselin ajoute : « au-delà d’une simple friperie année 80, j’ai eu envie de faire de la customisation, de l’upcycling, de customiser des vêtements de seconde main. » Moitié moitié, c’est donc une friperie engagée et non-genrée, dans laquelle vous retrouverez les photos d’Elisa, les customs de Josselin et les broderies de leur acolyte, Anouck Souleliac. Si vous n’êtes pas encore convaincu·e, sachez que tout est fait en France, à Lyon, et tous les vêtements viennent des campagnes de France – hors certains coups de cœur qui viennent de Chine. D’autant plus cool, non ? 

Alors, envie de shopper chez Moitié moitié ?

Article de Clémence Bouquerod 

ÜMAIN, c’est le nom de la nouvelle plateforme de consommation responsable, qu’on va tou·te·s vouloir connaître.

Envie de consommer plus éthique, sans avoir le budget adapté ? ÜMAIN est un projet qui va vous plaire. L’idée est de « réinventer notre façon de consommer et de démocratiser l’accès aux produits sains et éco-responsables« . Et tout ça, en mettant l’accent sur des prix ultra-abordables : jusqu’à 50 % moins chers qu’ailleurs. 

Une conviction forte 

Les fondateurs de ÜMAIN Mohamed El Idrissi et Sonia Hamdi
Les fondateurs de ÜMAIN Mohamed El Idrissi et Sonia Hamdi – © ÜMAIN

Des produits bio, sains et engagés seront à retrouver sur le e-shop ÜMAIN. Mohamed El Idrissi et Sonia Hamdi, fondateur et fondatrice, expliquent ce qui les a convaincu·e·s à se lancer : « selon un sondage IPSOS de 2019, les trois premières préoccupations des Français se portent sur l’environnement à 42 %, sur le pouvoir d’achat à 41 %, et sur le système de santé à 37 %. ÜMAIN répond en même temps à ces trois préoccupations majeures. [Nous sommes] partis du constat qu’il est aujourd’hui difficile pour certains de s’engager vers une consommation responsable et saine pour trois grandes raisons : la barrière financière, […] la difficulté à identifier les produits sains [et] le manque de visibilité sur l’impact environnemental des produits. » Trois problématiques qu’ils essaieront de régler, à travers ÜMAIN. Et s’ils n’y arrivent pas toujours, leur honnêteté nous permettra de démêler le vrai du faux. 

Pour des prix bas

Vous allez vous dire qu’il est impossible de vendre des produits bio et sains à -50 %. « Ça se saurait ! », diraient les plus sceptiques d’entre vous. Et on vous comprend. Mais l’équipe d’ÜMAIN nous prouve le contraire. Son secret ? Elle élimine les intermédiaires inutiles, et fait des marges minimes. « Pour offrir ainsi les meilleurs produits au meilleur prix sans pour autant blesser les producteurs »

Logo ÜMAIN
Logo ÜMAIN – © ÜMAIN

Pour y accéder, à ces bas prix, les consommateur·rice·s doivent adhérer au Club ÜMAIN. A l’année, l’inscription coûte 72 euros – une somme remboursée si non rentabilisée. Au mois, cela coûte 8 euros, et c’est sans engagement. Une fois inscrit·e dans ce club, il y a plusieurs fonctionnalités intéressantes. Notamment Ü CARE, qui permet « à chaque consommateur de connaitre et de suivre l’impact carbone de ses achats alimentaires – jamais vu sur un site e-commerce« , et Ü GIVE, qui donne le droit à des adhésions offertes pour des foyers dans le besoin. Et d’ailleurs, ce sont ces adhésions qui permettront à la société de se développer. 

Si cela vous intéresse, la campagne de crowdfunding a déjà débuté sur Ulule, pour une adhésion à seulement 39 euros. 

Article de Clémence Bouquerod