À l’occasion de la semaine de sensibilisation à l’endométriose, qui était du 8 au 14 mars, nous avons interrogé six femmes, qui témoignent pour nous aujourd’hui.

L’endométriose touche aujourd’hui en France environ 1 personne menstruée sur 10. Sauf que cette maladie chronique est encore peu connue, peu reconnue, et surtout très difficile à déceler. Sur ces 1 sur 10, on ne compte pas celleux qui ne sont pas diagnostiqué·e·s, pas encore ou jamais. Alors, comment savoir si ce chiffre est représentatif ? Une chose est sûre, l’endométriose est handicapante. S’il existe des solutions naturelles, telles que le CBD, la masturbation ou encore les infusions Circles, cela reste tout de même compliqué à vivre. Et pour mieux la comprendre, on a recueilli les témoignages de 6 femmes atteintes de la maladie. Chelsea, 21 ans, Adèle, 22 ans, Lola, 27 ans, Lucie, 24 ans, Anaïs, 21 ans et Axelle, 33 ans.

Image de sensibilisation pour l'endométriose - © @infoendometriose
Image de sensibilisation pour l'endométriose - © @infoendometriose

Les symptômes

L’endométriose connaît plusieurs types de symptômes, les plus courants étant des douleurs pelviennes, des saignements abondants ou encore des problèmes intestinaux. Et si toutes les femmes interrogées s’accordent sur des douleurs très importantes, celles-ci s’expriment différemment pour toutes. Et c’est tout à fait normal, puisque toutes les endométrioses sont différentes. « Les symptômes varient d’une fois sur l’autre », pour Adèle. D’une période où la douleur est moyenne (qu’elle concède…sont moins fréquentes), elle peut passer à une période où « la douleur est insupportable au point de ne pas pouvoir bouger, presque pas respirer, et où je m’écroule par terre. » Lucie aussi, connaît des « crampes à ne plus pouvoir marcher ».

Image de sensibilisation pour l'endométriose - © @infoendometriose
Image de sensibilisation pour l'endométriose - © @infoendometriose

Côté problèmes intestinaux, Chelsea, Adèle et Lola sont les plus touchées. « Douleurs intestinales », « mi-diarrhée, mi-constipation », « coups de poignards dans le ventre », « nausée, vomissements », … Les ressentis varient. Anaïs, quant à elle, ressent davantage de douleurs dans la vessie, comme des « infections urinaires à répétition ». « Anxiété, dépression », Chelsea connaît également des symptômes psychologiques. Toutes s’accordent sur un point : l’endométriose provoque des douleurs lors des rapports sexuels et de la fatigue chronique. Normal, lorsque tu ne peux pas dormir à cause de la douleur. Normal, lorsque ton corps se bat contre lui-même…

Le diagnostique

Meme de sensibilisation pour l'endométriose - © @chere.endometriose
Meme de sensibilisation pour l'endométriose - © @chere.endometriose

Si Axelle s’estime chanceuse, car il ne lui a fallu « qu’un seul rendez-vous chez son gynécologue et une IRM pour poser et confirmer le diag », les 5 autres ont vécu en moyenne 6 ans d’errance médicale. Un chiffre beaucoup trop important, en 2021. Ici, les témoignages se recoupent, les différences sont minimes. Plusieurs médecins, plusieurs examens, plusieurs traitements, mais aucun·e qui ne les prend réellement au sérieux. Pour toutes, c’est un service ou un·e professeur·e spécialisé·e dans l’endométriose qui les a sauvées. Adèle, qui a par exemple été diagnostiquée à 21 ans – ce qu’elle estime « relativement tôt » pour cette maladie, a vécu sept ans de douleurs avant d’être diagnostiquée. Lucie nous raconte : « j’ai vu plusieurs médecins, dont certains qui ne me croyaient pas, d’autres m’ayant fait des examens non consentis, d’autres ayant voulu m’opérer et me couper un bout d’estomac… Après avoir fait le tour des hôpitaux de ma région, après des milliards de prises de sang et après avoir développé de l’anxiété, j’ai consulté un professeur qui, en 10 minutes d’entretien, sans même m’examiner, m’a dit « ne cherchez pas plus loin, c’est de l’endométriose ».

Une maladie handicapante ?

Image de sensibilisation pour l'endométriose - © @chere.endometriose
Image de sensibilisation pour l'endométriose - © @chere.endometriose

Il en va de soi, rien qu’avec les douleurs et la fatigue chronique : cette maladie est handicapante. Pour Lola, c’est la fatigue qui l’empêche particulièrement : « j’ai souvent besoin de 11h de sommeil, ou bien de siestes, pour être en forme. J’appréhende grandement la vie active et le 35h… » Pour Adèle, sa maladie a complètement bouleversé son quotidien. « L’endométriose est constamment en arrière-plan de tout ce que je fais. Parfois, dans le métro je suis incapable de me tenir debout et je dois demander à m’asseoir. Ce n’est pas toujours évident quand le handicap n’est pas visible. Au quotidien c’est un gros poids qui joue sur la sexualité, le moral, le stress, l’alimentation… Et c’est aussi un coût important. » Chelsea aussi, a du mal à être « constante » dans ses études, au travail, ainsi qu’avec sa vie sociale. « Malheureusement, on apprend à vivre avec, comme il n’y a pas de réel traitement », s’exprime quant à elle Lucie.

Le futur de la maladie

Image de sensibilisation pour l'endométriose - © @chere.endometriose
Image de sensibilisation pour l'endométriose - © @chere.endometriose

Cependant, même si cette maladie est particulièrement présente dans leur vie, Chelsea, Adèle, Lola, Lucie, Anaïs et Axelle gardent espoir pour le futur. Axelle maintenant vit mieux sa crainte de ne pas pouvoir avoir d’enfant, par exemple. « J’ai bon espoir d’avoir une famille quand je l’aurai décidé. » Si la maladie est dure, l’avis est unanime : elles espèrent toutes qu’un traitement sera trouvé, et vite. Que l’éducation sur cette maladie soit plus importante, qu’on les croira davantage, afin d’éviter les errances médicales. Que les personnes menstruées atteintes oseront davantage en parler. « Cette maladie n’est pas à prendre à la légère. Ce ne sont pas « juste des règles douloureuses » avec lesquelles on doit vivre. Ce n’est pas normal de souffrir autant », s’indigne Chelsea. « Écoutez-nous », s’indigne Lucie. Et surtout, « n’ayez pas peur d’en parler. La maladie commence à se démocratiser de plus en plus et j’aimerais dire à toutes les personnes atteintes qu’elles ne sont pas seules et qu’elles doivent en parler », encourage Anaïs. 

Et grâce à toutes ces personnes fortes, qui en parlent, qui étudient la maladie… On est sur la bonne voie. Si vous avez des soucis de santé, peu importe lesquels, battez-vous pour avoir des réponses, aller voir plusieurs spécialistes et parlez-en autour de vous. Car c’est à force d’en parler qu’on sera pris·es au sérieux !

Image de sensibilisation pour l'endométriose - © @infoendometriose
Image de sensibilisation pour l'endométriose - © @infoendometriose

Si vous voulez en savoir plus sur la maladie, vous pouvez suivre @chere.endometriose, @balance_ton_endo ou encore @infoendometriose sur Instagram.

Vous souffrez d’endométriose ? On vous envoie tout notre soutien. Pour avoir quelques tips, on vous conseille de regarder l’interview IGTV d’Anaïs Koopman, ou de lire celle de Fleur T.

Article de Clémence Bouquerod

Dans le cadre de la semaine de l’endométriose, qui a eu lieu du 8 au 14 mars, on a interviewé Margaux Aliamus, créatrice de Circles, une marque qui propose des solutions naturelles contre le dérèglement hormonal.

Margaux Aliamus - © Circles
Margaux Aliamus - © Circles

Le but ? Rééquilibrer les hormones des personnes menstruées qui consomment ces produits. Pour l’instant, il existe trois focus : les douleurs de règles, le syndrome prémenstruel et l’acné hormonal. Mais pas que ! Margaux Aliamus tient aussi à rééduquer et réapprendre à ces personnes comment fonctionne leur corps. Interview.

Bonjour Margaux. Peux-tu te présenter ?

Bonjour ! Je m’appelle Margaux, j’ai 30 ans et je suis la fondatrice de Circles. Depuis quelques années déjà, je me passionne pour la santé des femmes, et surtout pour ses inégalités. Et la santé hormonale est aujourd’hui l’un des domaines où il y a le plus de solutions manquantes, de manque d’écoute et d’inégalités. Cela fait donc deux ans que je travaille sur ce projet Circles. En ce moment, je suis en train de lancer la marque sur la plateforme Ulule, en crowdfunding, dans l’espoir que l’entreprise voit le jour et qu’on change le monde.

Margaux Aliamus - © Circles
Margaux Aliamus - © Circles

C’est quoi, Circles ? En quoi consiste ta marque exactement ?

Il faut savoir que 9 femmes sur 10 souffrent de symptômes physiques ou psychiques avant ou pendant leurs règles. Ça peut être des symptômes émotionnels tels que la déprime, l’irritabilité… Ou des symptômes physiques comme des douleurs aux seins ou des ballonnements. C’est vraiment vaste, il existe plus de 150 symptômes. Jusqu’à maintenant, il n’y avait pas vraiment de solutions, ou quand il y en avait, une fois l’effet estompé, le problème de fond était toujours là. Nous, on change un peu de paradigme par rapport à l’approche traditionnelle… On crée des solutions naturelles pour prévenir ces symptômes, justement. On veut s’attaquer à la racine du problème : le dérèglement hormonal.

Très prometteur ! Mais si ces faits sont connus et avérés depuis longtemps, d’où t’es venu l’envie – et je dirais même la pulsion – d’agir ?

À la base, cela vient de mon arrêt de pilule, il y a trois ans. À l’époque et toujours aujourd’hui, j’avais la volonté de passer au naturel. Et à la suite de cet arrêt de pilule, j’ai connu un « effet de rebond ». Il m’a provoqué de l’acné de partout, j’ai perdu mes cheveux pendant plusieurs mois, et ma pilosité corporelle a énormément augmenté. Que des réjouissances, quoi. Je ne trouvais alors aucune solution de la part de mes gynécos et de mes médecins, mis à part quand on me disait : « bah, pourquoi vous ne reprenez pas la pilule ? ». 

Donc, je me suis réfugiée sur des groupes Facebook. Et je me suis rendu compte qu’on était des milliers à le faire, voire plus, que ce soit pour des problématiques d’arrêt de pilule ou pour tous les problèmes gynécologiques. Toutes ces femmes se donnaient des « recettes de grand-mère ». Du genre, « as-tu testé tel complément alimentaire ? », affirmant : « les plantes, c’est anodin, teste, tu ne risques rien ». Et en fait, c’est faux. Et c’est même dangereux. Parce que les plantes, ce n’est pas anodin du tout : on peut tout à fait se surdoser. Du coup, je me suis dit qu’il y avait un réel manque de sureté, et surtout une forte demande d’alternatives naturelles.

Après cette « révélation », comment s’est déroulée la création de la marque ?

À partir de là, je me suis dit : ces solutions, je vais les créer. Je n’ai rien créé d’incroyable, car toutes ces plantes, tous ces principes actifs, ce sont des choses qui existent depuis toujours. Nos ancêtres les utilisaient. C’est connu et reconnu, il y a des années de recherche médicale. En revanche, pour se soulager avec ces plantes, la seule manière de le faire, c’était d’aller chez un.e naturopathe ou de se débrouiller soi-même. Sauf qu’on se retrouvait avec des millions de boites de compléments alimentaires, en dépensant des dizaines voire des centaines d’euros, en tâtonnant, en passant des heures à s’informer. L’idée de Circles, c’est de créer des solutions clés en main pour toutes ces problématiques. Clés en main et personnalisées. 

J’ai commencé par interroger 3 000 femmes pour faire un état des lieux de leurs symptômes prémenstruels et menstruels. Je suis vraiment allée loin dans la recherche. Ensuite, je me suis entourée d’expert·e·s de santé féminine, du côté traditionnel (gynécologues, pharmacien·ne·s) et naturel (naturopathe et nutritionniste) de la médecine. J’ai essayé de créer le lien qu’il manquait entre ces disciplines. Et tout ça, ça a pris 2 ans.

Tu as l’air d’accorder beaucoup d’importance à tes valeurs. Quelles sont celles de ta marque ?

Il y en a trois principales. La transparence au niveau de ce que l’on vend. C’est-à-dire qu’on veut que tous les ingrédients de nos produits soient identifiables et qu’on sache à quoi ils servent. Mais aussi, la transparence environnementale. Ensuite, l’autonomie gynécologique. Le but, c’est de permettre aux personnes menstruées de connaître leur corps et de prendre leur santé gynécologique en main. Ça ne veut pas dire remplacer les gynécos, absolument pas. Ce qui est important, c’est de leur réapprendre ce qui se passe dans leurs corps, de faire le lien entre hormones et symptômes. Et si on permet à des fxmmes de retourner voir leurs gynécos avec des mots précis qui aiderait leur diagnostique, c’est déjà une énorme victoire. Donc, ça va vraiment au-delà du simple fait de vendre. La troisième valeur, c’est la sororité. On veut offrir des espaces de solidarité, créer des évènements, des groupes…

La Team - © Circles
La Team - © Circles

Tu parles de transparence. Peux-tu nous dire ce que contiennent les produits ? Où sont-ils créés ?

Les compléments alimentaires contiennent des plantes et des minéraux, et c’est tout. C’est extrêmement étudié. Et l’infusion ne contient que des plantes, bien sûr. Ensuite, ils sont créés en France. On a deux laboratoires qui sont dans les pays de la Loire – qui sont un peu le cœur de la phytothérapie en France. On a choisi une approche extrêmement locale, y compris du côté des plantes qu’on a sélectionnées. Parce qu’actuellement, sur tous ces sujets, il n’y a pas mal de plantes à la mode qui viennent de l’autre bout de la planète. Mais en fait, on a l’équivalent dans la médecine européenne. Cette approche-là a été assez importante, aussi d’un point de vue écologique. Ça n’a pas de sens d’aller chercher des plantes de l’autre côté de la planète alors qu’on a les mêmes ici.

Comment prendre ses produits Circles ? Faut-il arrêter la pilule ?

Seulement les produits contre l’acné hormonal et les règles douloureuses sont compatibles avec la pilule. Mais ce qui est très important à savoir, c’est que ces produits sont des cures de deux ou trois mois. Ce ne sont pas des pilules magiques qui vont faire apparaître les effets tout de suite, c’est une cure à prendre sur le long terme. Et surtout, la moitié du travail se fait dans l’assiette et sur la gestion du stress et de l’hygiène de vie. Pour aider chaque personne qui achète la cure, un e-book lui est offert. Cet e-book, c’est un guide de rééquilibrage hormonal, qui tend également à mieux nous expliquer ce qui se passe dans notre corps.

Comment vois-tu la suite ? Penses-tu déjà à de nouveaux produits ?

L’idée, c’est vraiment de devenir le compagnon des femmes durant toute leur vie hormonale. De leurs premières règles jusqu’à la ménopause. Du coup, forcément, on voudrait créer d’autres gammes de produits. Je pense à pas mal de problèmes qui peuvent subvenir tout au long de la vie à cause d’un déséquilibre hormonal. Comme le post-partum, des problématiques d’infection urinaire, de mycoses vaginales, les fluctuations de libido, …

Et sinon, en parallèle de la campagne de lancement de Circles sur Ulule et dans le cadre de la semaine de l’endométriose, nous avons lancé une grande campagne de sensibilisation au fait que les souffrances menstruelles ne sont pas normales, et évitables pour peu qu’on soit mieux informées. Cette vidéo qui inclut des témoignages de nombreuses influenceuses souffrant de maux menstruels a été énormément partagée sur Instagram et nous avons décidé de reverser une partie de notre chiffre d’affaires à l’asso La Culotte Rouge qui agit pour l’éducation autour du cycle menstruel dans les établissements scolaires.

Cool, non ? Pour retrouver Circles et tenter de rééquilibrer ses hormones, ça se passe par ici. Il est temps de les soutenir, il ne reste que trois jours à leur campagne Ulule !

Article de Clémence Bouquerod

Maman, quadra, modèle, graphiste et grande optimiste, Fleur T. nous parle de son chemin entre maladie et féminité. Elle est la fondatrice de l’association La Belle et l’endo.

Fleur T. créatrice de La Belle et l'endo
Fleur T. - © Pauline Darley

À l’occasion de la semaine de prévention et sensibilisation à l’endométriose qui se tenait du 8 au 14 mars dernier, nous avons échangé avec Fleur T., (La Belle et l’endo) à propos de son chemin entre maladie et féminité.

Bonjour Fleur T. Quel a été le déclic face à cette maladie pour devenir une combattante, prête à soutenir les autres femmes ?

Premièrement, je ne me vois pas vraiment comme une « combattante ». Ce mot représente pour moi une forme de lutte, alors que je vis en intégrant cette composante dans mon quotidien. À l’époque, j’étais en convalescence. Je venais de subir ma neuvième intervention médicale (dont six opérations). Je suis atteinte d’une endométriose sévère depuis 16 ans, donc j’ai vu la maladie évoluer au fur et à mesure des années. D’abord, d’un point de vue médical. Puis, au niveau de mes proches. J’ai malheureusement accumulé une vaste expérience à propos de mon endométriose. 

Enfin, c’est le fait que je sois devenue maman qui m’a poussée à partager et fonder mon association. Beaucoup de femmes atteintes d’endométriose se battent pour être mères et je pense leur projeter une forme d’espoir.

Avant d’être diagnostiquée, quelle femme étiez-vous ? Quelle femme êtes-vous aujourd’hui ?

Avant le diagnostic ? J’étais jeune, passionnée par la photographie et certainement assez insouciante. Et je ne réalisais pas du tout ce qui m’attendait, dû au manque d’information à propos de la maladie à l’époque. J’étais stressée, mais je gardais une forme de candeur. J’étais très en accord avec ma féminité. Et pour cause, j’avais l’habitude de jouer avec mon image en tant que modèle photo, j’étais très à l’aise avec mon corps. Aujourd’hui, j’ai perdu mon insouciance. Mis à part cela, j’ai gagné en force et en sagesse. Il a fallu que je m’adapte à la maladie. J’ai appris et j’apprends encore à l’accepter. Et j’ai décidé qu’elle ne me définirait pas.

Combien de temps a-t-il fallu pour vous diagnostiquer ?

À l’époque, la maladie était quasi inconnue. Et après plus de dix médecins, c’est un professeur qui a suspecté une endométriose. J’ai subi une ménopause artificielle pendant six mois, qui s’est conclue sur ma première opération. C’est seulement après, et ça se passe encore ainsi aujourd’hui, qu’ils ont diagnostiqué mon endométriose. Ainsi, j’ai appris que je n’avais qu’un an pour tomber enceinte. Cette nouvelle m’a effondrée. Pour conclure, c’est 10 ans d’errance médical puis 1 an pour poser un vrai diagnostic. 

Sur votre site, vous vous qualifiez de "beauty-addict". L'association La belle et l’endo, c’est votre manière de prôner la beauté au-delà de la maladie ?

Beaucoup ne le savent peut-être pas. Mais, les traitements hormonaux proposés pour amoindrir les symptômes de cette maladie ont beaucoup d’effets secondaires. Les cheveux peuvent tomber. Le poids change très souvent, on est enflée même si l’on ne mange pas. D’ailleurs, certaines souffrent « d’endo belly », c’est un gonflement du ventre semblable à près de 6 mois de grossesse qui apparaît lors d’une crise.

Alors, psychologiquement, ces symptômes abiment l’estime de soi. L’endo-belly par exemple, c’est subir des remarques de grossesse alors qu’on ne peut plus ou pas avoir d’enfant. L’endométriose touche aussi à l’intimité, au couple, au désir. Le corps est terni par les traitements, il nous fait souffrir.

Personnellement je ne pouvais pas faire de concessions à propos de l’apparence et de la beauté. Malgré la maladie, ce n’était pas acceptable de me laisser aller. J’ai choisi de m’aimer et de me sentir belle avec une endométriose et de le partager avec bonne humeur et espoir.

Comment créez-vous un lien avec les abonné·e·s à La Belle et l'endo ?

Je reçois beaucoup, beaucoup de messages en privé. Ce sont des femmes en détresse, souvent de très jeunes filles. J’essaye de répondre à tout le monde, sans donner aucun conseil médical. Je partage uniquement mon expérience personnelle. Dans mes articles, je précise également toujours que ce qui est bon pour moi ne l’est peut-être pas pour elles. En effet, il y a autant d’endométrioses que de femmes, il n’y a pas de règles. Du coup, je me dois d’être vraiment précautionneuse sur mes conseils. J’essaye d’être sincère et de m’adapter à chacune en les orientant vers des centres spécialisés. Je leur conseille également de toujours consulter plusieurs médecins avant d’agir. 

Maintenant, j’ai conscience que ce flux de messages atteint sa limite. Afin de pouvoir partager mes messages plus massivement, j’ai lancé l’association. Et mon objectif, c’est également de sensibiliser les proches des malades. 

Vous dîtes répondre quotidiennement à de nombreux messages. Pensez-vous que ces dernières années, la maladie est devenue mieux considérée au sein de la société ?

Oui. Mieux considérée aujourd’hui qu’il y a 16 ans. Le problème est ailleurs. Beaucoup disent encore que l’endométriose est un mal lié à l’endomètre. Pourtant, des recherches récentes prouvent que cela serait lié à des tissus semblables à la muqueuse utérine. Si le corps médical semble ne pas être en accord avec l’origine de cette maladie auto-immune, comment trouver une solution, un remède ? 

Mais il y a tout de même du positif,  pour en citer : l’étude compare. C’est un questionnaire élaboré par une équipe scientifique qui recueille des donnés chaque année. Également, et ce créé très récemment, la fondation sur la recherche pour l’endométriose. Il semblerait que nous soyons encore aux prémisses ! Par exemple, vendredi dernier Olivier Véran a annoncé une mission visant une stratégie nationale contre l’endométriose. Ça va enfin devenir un sujet de santé publique, et c’est énorme.

Comment voyez-vous La Belle et l’endo évoluer d’ici quelques années ?

Évidemment, dans un monde idéal, j’aimerais que l’asso ne soit plus d’aucune utilité. Et je pense à ma fille de six ans, j’aimerais qu’elle n’ait pas à endurer ce que j’ai vécu, physiquement et mentalement.

Je m’adapterai au fil de l’eau, face à l’évolution des mentalités. J’ai créé des miroirs et des bracelets « La belle x l’endo » que je vends sur mon site. Ils ont fait fureur, mes abonnées ont adoré, je n’ai plus eu de stock en une semaine. À mon échelle, je souhaite sensibiliser grâce à  des petits objets tendance, que j’aurais aimé trouver à l’époque de mon diagnostic. D’ailleurs, je proposerai d’ici quelques jours des bracelets de couple, à porter en duo, en guise de soutien. Et mon prochain post abordera pour la première fois le fait d’être mère avec une endométriose. Pour toutes ces raisons, je souhaite beaucoup de courage à toutes, il ne faut pas oublier de s’aimer et de se sentir belle !

Article de Margot Hinry

Cette semaine, c’est la 17ème semaine de l’endométriose. Et pour l’occasion, on revient sur l’étude « Menstrubation » des marques Womanizer et Lunacopine. Verdict ? La masturbation réduit les douleurs… Non, non, vous ne rêvez pas !

Image d'illustration de la masturbation - © Womanizer
Image d'illustration de la masturbation - © Womanizer

En cette 17ème semaine de l’endométriose, quelle meilleure nouvelle pouvions-nous vous apporter ? Ça a été prouvé : la masturbation aide à réduire les douleurs durant les règles. À l’origine de cette étude, Womanizer et Lunacopine. Le but ? « Déstigmatiser la masturbation », explique Johanna Rief, responsable du « sexual empowerment » chez Womanizer.

Les résultats de l’étude

Pour cette étude, 486 personnes menstruées ont participé, venues de 19 pays différents (dont la France, l’Australie, les États-Unis, Hong Kong, ou encore la Finlande). En moyenne, iels ont 27 ans. 43% ont répondu que les médicaments étaient ce qui fonctionnait le mieux pour réduire leurs douleurs menstruelles, contre 42% dans le camp de la masturbation. Sacré chiffre, n’est-ce pas ? Les 15% restants préconisent plutôt la chaleur, le CBD, le sport et/ou le repos.

Là où ça devient intéressant, c’est lorsque 90% des participant·e·s recommandent de se masturber pour combattre les douleurs menstruelles. Et à noter que 85% réitéreront l’expérience. Mais attention ! Si la masturbation pendant les règles aurait un impact direct et immédiat sur les douleurs, la masturbation régulière vaut aussi son pesant d’or. Selon 70% des participant·e·s, une masturbation tout le long du mois aurait réduit l’intensité des crampes. Sur une échelle de 1 à 10 [ndlr, 1 étant peu intense et 10 extrêmement intense] les douleurs se situaient à 6,7 de moyenne en juin 2020. Après 3 mois de masturbation régulière, elle a été réduite à 5,4. Des chiffres très encourageants. Et l’orgasme n’est pas obligatoire ! Seulement 57% déclarent en avoir eu à chaque fois.  

Graphique des moyennes d'intensité des douleurs menstruelles - © Womanizer X Lunacopine

Briser le tabou du sexe pendant les règles

Il était très important de faire ces recherches. Car plus de la moitié de la population est menstruée, et il manque encore cruellement d’études sur le sujet. Et le côté très positif, c’est que cela permettrait de casser les tabous autour du sexe pendant et autour des règles. Heli Kurjanen, fondatrice de Lunacopine, précise : « nous avons voulu encourager la société à en parler ouvertement et à normaliser le sujet des règles. Nous sommes plus qu‘enthousiastes à l‘idée de voir l‘étude confirmer officiellement ce que nos client.e.s nous disent depuis des années : la masturbation et l‘utilisation de la cup les aident à soulager leurs crampes menstruelles, ainsi que d’autres symptômes liés aux règles. » Et nous, on trouve que c’est une super nouvelle. Car il n’y a jamais de mauvais moment pour se faire plaisir.

Image d'illustration de la masturbation - © Womanizer
Image d'illustration de la masturbation - © Womanizer

Vous ne savez pas comment vous y prendre ? Il suffit de mettre une serviette de bain sous votre bassin pendant votre plaisir solitaire (ou pas). Bien sûr, il ne faut pas oublier que tout le monde est différent. Nous ne pouvons pas vous garantir que cette technique fonctionnera pour vous. Mais vous n’avez qu’à tester, et vous vous ferez votre propre avis !

Et en bonus, ils ont créé de supers GIFs pour nous décomplexer… À utiliser sans modération !

GIF pour nous décomplexer - © Womanizer
GIF pour nous décomplexer - © Womanizer

Article de Clémence Bouquerod

Aujourd’hui, en France, une femme sur 10 est touchée par l’endométriose. Pourtant, cette maladie inflammatoire chronique reste peu entendue, peu diagnostiquée. De la douleur à la fatigue en passant par les crampes et maux en tout genre, les symptômes sont divers et variés. Les quotidien des personnes qui en sont atteintes peuvent parfois être un véritable enfer.

Illustration @newyorkendometriosis

Pour mieux le comprendre, on vous propose, grâce aux mots précieux d’Alexandra, aka @hstalex, de plonger dans une journée type, en compagnie de l’endométriose.

08h15 : Réveil. Première pensée : la douleur. Côté gauche aujourd’hui : bas ventre, dos, hanche. Tu as dormi 5h, c’est mieux qu’hier ! Tu enfiles ton leggings informe, pas franchement flatteur, mais tant pis, c’est le seul vêtement qui n’accentue pas les douleurs.

11h56 : En train de t’étirer dans des positions absurdes dans les toilettes du bureau. Des postures apprises avec ta kiné pour te soulager. C’est un échec. Tu prends 2 anti-douleurs et retourne travailler.

15h33 : Message Facebook. « J’ai parlé avec l’amie de ma cousine hier, elle avait de l’endométriose, comme toi. Depuis sa grossesse elle est guérie, tu sais ! » Pas la force d’expliquer que chaque cas est complètement différent, qu’on ne « guérit » pas d’une maladie chronique comme l’endométriose (mais que les symptômes peuvent par contre diminuer d’intensité et être gérable). Tu ne parleras pas non plus de ta fausse couche et des médecins qui te disent que la maladie progresse vite. À 25 ans, on te demande de considérer le fait de ne pas pouvoir avoir d’enfants.

20h10 : Tu devais prendre un verre avec une amie, mais la douleur est intenable, tu as dû rentrer. « Tu ne fais pas d’efforts ». Faute de cocktail, tu décides de te faire une tisane. Tu te retrouves avec une tasse d’eau froide à la main et pas de portable. Crevée, c’est lui que tu as posé dans le micro-ondes. Bon. Au moins, tu ne l’as pas allumé !

01h50 : La douleur parle toute seule, compagne d’insomnie. « Mal, mal, mal… » Allez, ça va, c’est le week-end, tu vas pouvoir récupérer. Tu commences enfin à sombrer. Dernière pensée : « Euh, mais c’est pas demain tes règles ? »

Tout mon amour et mon soutien aux personnes touchées par cette maladie qui, bien au-delà de règles douloureuses, peut impacter tellement d’aspects de nos vies. Vous êtes des guerrier.es !

Quel triste constat à l’heure où j’écris cet article : une femme sur 10 est touchée par de l’endométriose, cette maladie inflammatoire chronique. Douleurs intenses, crampes, fatigue et saignements abondants, les symptômes sont multiformes et diffèrent selon les femmes. Alors que l’on s’imaginait, nous femmes atteintes dont je fais partie, que le confinement serait source de repos, il n’en est rien ! Alors, comment vivre cette maladie en toute sérénité à la maison ? Pour y répondre, la Team Paulette vous a listé ses solutions naturelles.  

L’endométriose est une maladie gynécologique encore mal connue. Il s’agit d’une prolifération de tissus endométrial à l’extérieur de la cavité utérine. Crédits : ©Codex Anatomicus.
L’endométriose une maladie inflammatoire due à une prolifération d’endomètre hors de l’utérus. Dessin réalisé par Codex Anatomicus. Crédits : ©Codex Anatomicus.

L’endométriose est une maladie gynécologique encore mal connue. Mais peu à peu, la parole des femmes se libère et les témoignages se multiplient. Et pour neutraliser les douleurs, il est important de comprendre ses origines. 

Il s’agit d’une prolifération de tissus endométrial à l’extérieur de la cavité utérine. L’endomètre peut alors se propager sur différents organes et provoquer des symptômes bien différents selon les femmes. Un phénomène inflammatoire se produit alors puisque le système immunitaire réagit à la présence anormale de tissu endométrial hors de l’utérus.

Moi la première, je pensais que le confinement serait synonyme de soulagement. Plus besoin de craindre d’avoir une crampe à me rouler par terre alors que je suis dans les transports en commun et plus besoin d’afficher un sourire faussé devant les collègues pour camoufler les douleurs… Mon lit me tendait les bras et le jogging était enfin de rigueur durant cette période difficile. 

Mais non, finalement non. Le coronavirus a lui aussi raison de cette maladie. Les anti-inflammatoires non stéroïdiens, qui sont les seuls à soulager les douleurs, sont interdits. Ils sont susceptibles d’aggraver les infections provoquées par le Covid-19. Alors voici un petit guide de survie en confinement : des solutions naturelles qui font du bien au corps et au moral.

https://www.instagram.com/p/B7pFaoNF6yl

Endométriose : ce qu’il faut éviter de toute urgence

S’il est encore difficile de connaître les causes précises de la maladie, certains facteurs aggravants sont eux bien connus. Et sans surprise, les perturbateurs endocriniens seraient la cause de l’endométriose. Plastiques, détergents, cosmétiques, pesticides et aliments, ils sont présents partout et participent au dérèglement hormonal. 

Alors pour réduire ces facteurs, favorisez des cosmétiques bio ou faits-maison. Réduisez au maximum la présence de plastiques dans votre quotidien. Dites stop au stress, mais aussi à l’alcool qui génèrent les inflammations et donc les douleurs. 

Question alimentation, il est recommandé de ne pas consommer de viande rouge, de produits industriels, de gluten et d’éviter les produits au lait de vache au profit du lait de brebis. À bannir immédiatement, le soja qui lui active le processus de saignement. 

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Et bien sûr, on ne vous le dira jamais assez, mais évitez la cigarette. Ses composants chimiques sont mauvais pour la santé et sources de différentes maladies.

Lutter contre l’endométriose avec des solutions naturelles

Eh oui, notre corps a besoin qu’on lui donne de l’amour et qu’on s’occupe de lui. Alors rien de mieux que de favoriser de bons produits et des méthodes douces pour se faire du bien. 

Pour remplacer les anti-inflammatoires non stéroïdiens, optez pour le curcuma et la cannelle, deux anti-inflammatoires naturels. En plus de faire du bien, ils rehausseront les saveurs de vos plats. 

Le yoga permet lui de réduire efficacement les douleurs. Les positions sont agréables, auto-massantes et étirent le corps en douceur. 

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À cela s’ajoute la méditation. Elle agit directement sur vos émotions et détourne votre attention durant une crise. Laissez-vous porter par de bonnes ondes positives.

Aussi simple que cela puisse paraître, la respiration est un moyen très efficace pour atténuer les douleurs liées à l’endométriose. L’inspiration et l’expiration permettent au corps de se détendre, d’évacuer le stress et de vaincre la souffrance. Alors, privilégiez fortement les exercices de sophrologie ! 

Et pour finir, l’eau est un élément de la nature qui a de multiples vertus. Dans un bain ou une piscine, laissez votre corps en flottement. Profitez du bruit apaisant de l’eau qui coule pour relaxer votre corps. 

Article de Nina Hossein.

Dans cette vidéo d’une dizaine de minutes, Vice France met en lumière une maladie chronique complexe encore mal comprise : l’endométriose.

Questionnant la prise en charge de cette maladie sous-diagnostiquée par la médecine classique, ce reportage (visible ici) est un témoignage de quotidiens impactés, mais également de la solidarité dans la quête du mieux vivre avec la maladie.

C’est quoi un « Apéro Testo » ?

Le point de départ ? Un article écrit par Juliet Drouar dans Cheek Magazine en novembre 2018 : « À quand une pilule de testostérone micro-dosée pour les femmes ? » L’activiste remarque en effet dès la première prise de testostérone que ses intenses douleurs de règles s’arrêtent. Après avoir lu l’article, deux femmes cisgenres atteintes d’endométriose, Fanny Godebarge, (présidente de Cyclique et fondatrice du festival sur la santé gynécologique Sang Rancune) et Célia, entrent en contact avec Juliet et décident d’essayer.

Elles se rendent ainsi tous les mois chez Juliet pour prendre de très petites quantités de testostérone : 1/4 ou 1/3 d’ampoule d’Androtardyl. Avec des doses aussi faibles, il n’y a pas de transformation physique notoire, mais elles observent un impact sur leurs douleurs et sur leur état mental.

Au delà de la question des bienfaits de la testostérone, ce reportage pose un éclairage cru et réaliste sur l’endométriose. Une maladie encore minimisée par une communauté médicale qui normalise les douleurs de règles. Sous pilule depuis ses 12 ans, diagnostiquée seulement à 30 ans, Fanny raconte ainsi son errance médicale.

Un rendez-vous perçu comme une forme de lutte féministe

L’impact psychologique de la maladie est également abordé. L’endométriose entraîne ainsi très souvent des états dépressifs, à cause de fortes douleurs chroniques (parfois constantes et non uniquement pendant les règles : il est important de rappeler qu’il existe autant de types d’endométrioses que de personnes touchées par la maladie) mais également à cause d’une lourde charge mentale. Fanny l’explique ainsi : toute sa vie devait être organisée autour de la maladie. RTT posés à tout prix sur ses jours de règles, une vie sociale en dents de scie, un quotidien imprévisible.
La force de ce reportage est de rappeler que l’endométriose affecte bien plus que les organes génitaux. La vison de son propre corps, la difficulté à maintenir les relations familiales, amicales, mais également amoureuses et sexuelles.

Une maladie qui affecte fortement l’intimité et la vie sexuelle

L’endométriose est en effet l’une des causes des dyspareunies (douleurs pendant les rapports sexuels). Un sujet difficile et encore tabou dans une société où l’on lie encore beaucoup trop le rapport sexuel à une obligatoire pénétration.
Le sujet de la libido est ainsi également évoqué. Si les traitements hormonaux progestatifs et oestroprogestatifs ont très souvent pour effet secondaire une baisse de la libido, Fanny remarque que ces micro-injections de testostérone ont cependant permis à la sienne de remonter en flèche. Célia, elle, observe une véritable diminution des douleurs qui l’empêchaient auparavant d’avoir des rapports avec pénétration. Des dyspareunies qui impactaient son état mental, sa confiance en elle et ses relations.

Finalement, ce court reportage permet de mieux comprendre l’impact complexe de l’endométriose sur la vie des personnes touchées (des personnes qui, comme le rappelle cette vidéo, ne sont pas exclusivement des femmes cisgenres). La maladie peut ainsi impacter la sphère professionnelle, relationnelle, sexuelle et le bien-être mental. Ce 20 décembre 2019, Juliet Drouar publiait dans Mediapart un nouvel article intitulé : « La testostérone, un traitement pour l’endométriose et un antidouleur ? »

Une piste à creuser. L’objectif étant de réussir à offrir un meilleur quotidien aux personnes touchées, les écouter et ne plus minimiser leurs douleurs. Pour mieux les prendre en charge et les accompagner.

Article d’Alexandra Hostier