En ce deuxième confinement, les victimes de violences conjugales sont à nouveau enfermées avec leur agresseur. Inquiète, l’association En avant toute(s) craint une recrudescence des cas.

On le sait, le premier confinement avait contribué à l’augmentation du nombre de violences conjugales et familiales. Et pour cette deuxième vague, l’association En avant toute(s) redoute une recrudescence des cas. D’autant que cette première semaine confirme déjà une hausse des témoignages. 

De nombreux témoignages

Depuis vendredi dernier, le tchat Commentonsaime.fr connaît déjà une forte hausse des fréquentations. Louise Delavier, co-fondatrice de l’association En avant toute(s), s’alarme : « depuis l’annonce du confinement, des jeunes femmes victimes de violence nous ont déjà fait part de leurs grandes craintes ». Et en voici quelques exemples [TW Violences conjugales] :

  • « J’ai accepté que mon ex violent me recontacte car j’ai beaucoup souffert des mesures sanitaires qui m’isolent énormément. Je sais qu’il me fait du mal mais je ne supporte plus d’être seule.« 
  • « Ce sont sans cesse des insultes, des menaces, des viols… Il me fait très peur et la terreur m’épuise. J’ai très peur de comment va se dérouler le confinement.« 
  • « ​Je suis dans une relation violente. J’avais pu retourner chez ma sœur pour souffler, mais elle a un enfant et je n’ai pas pu rester. Je suis obligée de retourner avec lui et le confinement me fait extrêmement peur.« 

Des similitudes avec le premier confinement

Comme au premier confinement, le principal problème est la cohabitation forcée. Car si « le confinement est un outil précieux pour freiner la propagation du virus« , comme le rappelle l’association En avant toute(s), « la cohabitation forcée est aussi un catalyseur des tensions au sein des couples et des familles. Dans un contexte d’isolement social, la violence risque de s’amplifier dans les ménages où elle est déjà présente, voire de naître là où le terrain est fertile.« 

Pour rappel, la fréquentation du tchat Commentonsaime.fr pendant le premier confinement avait connu une nette augmentation. Ce qui avait obligé l’association à élargir ses horaires d’ouverture. Et aux vues de ces premiers témoignages, on s’inquiète de la suite. 

De vraies solutions

Si vous êtes victimes ou témoins de violences conjugales ou familiales, il existe des solutions. Gratuites et anonymes. Vous n’êtes pas seul·e·s, et on est tou·te·s derrière vous. 

S’il y a urgence, vous pouvez composer le numéro 17, celui de la police secours, le 112 si vous êtes en Europe, mais pas en France – ou le 114 si vous êtes sourd·e·s, malentendant·e·s, aphasiques ou dysphasiques. 

Si vous êtes en capacité de téléphoner, mais qu’il n’y a pas d’urgence, vous pouvez appeler le 3919, numéro mis en place par le gouvernement. 

Pour signaler une violence en ligne ou vous renseigner, vous pouvez faire un tour sur ce site. 

Et si l’écrit est votre seule solution (surtout pendant le confinement), il existe, comme vous l’avez compris, le tchat Commentonsaime.frcréé par En avant toute(s). Ouvert tous les jours de 10 heures à 21 heures, il contient même une option pour fermer rapidement la fenêtre.

Courage à tou·te·s pour ce deuxième confinement ♡

Article de Clémence Bouquerod

Salut Beauté collabore avec l’association En avant toute(s) et crée deux t-shirts pour récolter des fonds. 

La marque de prêt-à-porter, plutôt connue pour ses « uniformes et tailleurs revisités », sort le 22 octobre deux nouveaux t-shirts, en collaboration avec l’association En Avant Toute(s), qui lutte contre le sexisme et les violences faites aux femmes et personnes LGBTQI+. Les deux t-shirts seront blancs, engagés et avec l’inscription «  »Free the niples – Libérer le nichon ». Inscription qui se décline en noir ou rose. 

T-shirt Salut Beauté X En Avant Toute(s)
T-shirt Salut Beauté x En Avant Toute(s) – © Salut Beauté x En Avant Toute(s)

L’engagement

Le but de cette campagne ? Récolter des fonds pour l’association, et donc par la même occasion, combattre le sexisme. En effet, « depuis le 1er janvier 2020, via le tchat, En avant toute(s) a accompagné plus de 1300 personnes victimes de violences sexistes et sexuelles, dont l’âge moyen est de 24 ans. [Elle] a aujourd’hui pour objectif de faire connaître le tchat au plus grand nombre et d’élargir plus encore ses horaires d’ouverture – notamment grâce aux dons.« 

Si vous voulez soutenir la marque et l’asso, il n’y a plus qu’à commander un t-shirt ! Disponibles à partir du 22 octobre sur le site – et dont 5 euros seront reversés à En avant toute(s). 

Article de Clémence Bouquerod 

À l’occasion des 15 ans de la marque, Sarenza fait appel à ses anciennes partenaires de collabs afin de mettre en lumière toutes les femmes, en créant des t-shirts en coton bio. 

Sarenza

Il y a 15 ans, la marque française a eu l’idée inédite de vendre des chaussures en ligne, sans les essayer. Aujourd’hui, Sarenza est la e-destination mode et accessoires en Europe avec plus de 500 marques sur son site. Elle est notamment connue pour sa livraison en France sous 24 heures top chrono avec les retours possibles jusqu’à 100 jours après l’achat ! Depuis le confinement, Sarenza a décidé de se mobiliser davantage contre les violences conjugales aux côtés de la Fondation des Femmes. 

Sarenza, une marque engagée

La force Sarenza : Une jolie marque audacieuse, passionnée, engagée et humaine. 

La marque prône une politique salariale égalitaire, continue d’encourager les femmes au quotidien et de soutenir ces créatrices passionnées qui donnent un sens à la mode.

Pour célébrer les 15 ans de Sarenza, la marque invite six anciennes partenaires de collabs comme Elise Chalmin, Valentine Gauthier, salut beauté, Côme Editions, Elsa ainsi que l’artiste Quentin Monge. L’idée est d’imaginer une collection capsule de t-shirts qui illustrent leurs visions de la femme. 

« À travers ce dessin, nous avons souhaité célébrer l’origine du monde et la poésie de la féminité », explique Côme Editions.

La collection capsule

Cette capsule est composée de 6 modèles en coton bio au total, imaginés par les créateurs et portés par les collaborateurs Sarenza. Pour chaque t-shirt vendu, 5 euros seront directement reversés à l’association En avant Toute(s) qui lutte pour l’égalité des genres et la contre les violences faites aux femmes.

« Strong Girl : je voulais quelque chose de féminin, drôle, décalé, avec un sens assez fort », confie à son tour Elise Chalmin.

« Je voulais des silhouettes qui ne seraient pas fortement sexuées afin de n’exclure personne de ce combat. Il faut certes protéger les femmes, mais aussi éduquer les hommes », détails quant à lui Quentin Monge.

La collection sera disponible en exclusivité sur sarenza.com à des prix allant de 29 à 35 euros, à partir du 28 octobre. 

Article d’Alicia Desrivieres

Pour sa campagne automne-hiver 2019, la marque de chaussures TOMS apporte son soutien à des initiatives qui luttent contre les violences domestiques chez les jeunes. Elle s’associe donc avec le Gucci Gang et sa plateforme Safe Place pour organiser un événement le 7 septembre 2019 à Paris. Le but de ce projet étant de sensibiliser le public mais également apporter un réel soutien à des centaines de jeunes femmes à travers une subvention à l’association En Avant Toute(s).

Le fléau de la violence domestique – qu’elle soit sexuelle, physique ou psychologique – touche beaucoup de femmes dans le monde. L’association En Avant Toute(s), créée en 2013, a démontré via une étude que les jeunes étaient les plus exposés à ces terribles abus mais aussi les moins bien servis en terme d’accès à des services de soutien. Selon l’organisation, les jeunes femmes se tourneraient surtout vers leurs amis et internet pour chercher de l’aide et non vers des structures spécialisées.

STAND FOR RESPECT

La marque de chaussure américaine TOMS, quant à elle, souhaite s’engager plus que jamais à sensibiliser le public sur ce problème et à créer des espaces sûrs pour les victimes de violences domestiques en France. La campagne Stand for Respect, à l’occasion de la collection automne-hiver 2019, est donc mise en place avec le Gucci Gang et En Avant Toute(s) pour une visibilité maximale – portée par la marque engagée que représente TOMS.

https://www.instagram.com/p/BykyAAbCWnn/

Des espaces sûrs et du soutien

Si le Gucci Gang est à l’honneur du projet TOMS, les quatre jeunes filles qui le composent ne sont pas seulement le visage de Stand For Respect. Liées par leur amour de la mode, de la musique et de l’art, ces Parisiennes ont créé Safe Place en 2017 pour donner aux jeunes femmes un endroit où partager sans jugement ni tabou leurs pensées. Ainsi, le compte Instagram @wearesafeplace partage les témoignages recueillis à travers l’adresse mail safeplacegirls@gmail.com – une initiative qu’on ne peut qu’applaudir, tant elle suscite au partage et aussi à la sensibilisation de ses pairs.

Un événement auquel vous voulez participer

Avec TOMS, Safe Place organise un événement gratuit le 7 septembre 2019 à Paris où jeunes femmes et hommes sont invités. Des discussions, conférences, ateliers et un espace de dialogue ouvert et positif seront mis en place, avant de finir la journée avec cocktail et DJ. Pour s’inscrire, c’est par ici. On vous y attend, car la team Paulette ne raterait pas une occasion d’apporter son soutien à une campagne bien pensée et engagée. Vous venez ?

https://www.instagram.com/p/B1qfDqfAhXz/

Un tchat en ligne pour aider les jeunes victimes

TOMS versera aussi une subvention à En Avant Toute(s). Cette ONG, qui promet l’égalité des sexes et œuvre contre les violences, a créé un tchat pour permettre aux jeunes victimes de se tourner vers un soutien gratuit et fiable. Premier dans son genre en France, le tchat est anonyme et a permis d’aider 148 jeunes femmes en 2018. De plus, 45 000 personnes ont bénéficié des ressources mises à disposition sur le site web de l’association.

Grâce à la subvention de TOMS, En Avant Toute(s) pourra recruter deux conseiller(e)s supplémentaires et aider ainsi plus de jeunes femmes. En effet, suite aux mouvements #MeToo et #balancetonporc, les utilisateurs du tchat ont augmenté de 117% depuis octobre 2017, d’après la co-fondatrice de l’association, Ynaée Benaben.

Cette campagne Stand For Respect devrait ainsi améliorer la communication autour des problèmes de violence domestique chez les jeunes afin de pouvoir véritablement « commencer à apporter des changements positifs » d’après Lisa Hogg, Senior Director Marketing & Giving chez TOMS EMEA.

Toutes les infos sur la campagne sont à découvrir ici