L’orientation scolaire, les études supérieures, savoir vers lesquelles se diriger, définir son avenir professionnel…De grandes décisions qui peuvent s’avérer difficiles à entreprendre, à un âge où, très souvent, on se cherche encore.  Dans cette mesure, l’organisation Jordan Wings, a décidé d’intervenir comme une sorte de boussole pour aider la jeunesse à trouver sa voie. Par le biais de ce programme éducatif, nous découvrons qu’avec Jordan Brand, égalité, diversité et inclusion vont de paire.

Education x mentorat

“Jordan n’est pas seulement une marque ou une façon de jouer. C’est l’assurance de vous faire entendre, de trouver votre propre style et de changer la donne sur le terrain et au quotidien. Motivés par l’héritage Michael Jordan, nous encourageons le monde à atteindre l’excellence selon ses propres règles.” est-il mentionné sur le site pour définir les valeurs de ce projet. Par la suite, divers dispositifs ont donc été mis en place pour soutenir ces idées. A la clé, programme sportif avec Beyond basketball, dispositif financier grâce à un programme de bourses, développement de la créativité avec le programme design et enfin insertion professionnelle grâce au programme de stage. Tout est pensé pour former les étudiants et leur ouvrir l’esprit dans les meilleures conditions.

Jordan Wings fly dans le monde

“Avec le programme Jordan Wings nous voulons donner aux jeunes des communautés les moins privilégiées du monde entier plus d’opportunités pour créer un avenir meilleur. L’éducation reste le meilleur moyen d’ouvrir un monde de possibilités aux jeunes.” explique Craig Williams, président de Jordan Brand. Ce programme montre finalement que dépasser ses limites est aussi synonyme de dépasser les frontières. En effet, à ce jour, Jordan Wings continue de survoler le globe et compte déjà 30 partenaires en Amérique du Nord et en Chine.

Jordan Wings atterrit à Paris

Aujourd’hui, Jordan Wings s’installe également dans la capitale. Carmelo Anthony, dix fois all star NBA et ambassadeur de Jordan Wings nous fait part du choix de cette nouvelle ville : “J’ai toujours aimé l’énergie et la créativité que Paris apporte à la culture, et je suis honoré de participer à l’arrivée de Paris dans la famille Wings. En 2020, il est plus important que jamais de faire tout notre possible pour inspirer et aider nos jeunes car ils sont l’avenir.” Un nouveau challenge qui s’est concrétisé à l’aide de ces trois nouveaux partenariats : Prométhée Education valorisant l’égalité des chances de réussite dans le système scolaire, l’école de mode gratuite, sans exigence de qualification (incroyable mais vrai) Casa 93 et l’organisation culturelle LE BAL qui permet d’affiner son regard sur les images et sur le monde par le biais de sa plateforme “La Fabrique du regard”.

Désormais Jordan Wings influence la mode, le sport, mais aussi l’éducation et la chanson Wings de Macklemore confirme la responsabilité de la marque sur la jeunesse. D’ailleurs, le 21 décembre a lieu la réouverture de Parcoursup et si vous ne savez toujours pas quoi faire l’année prochaine sachez que l’éducation nationale a mis en place une classe passerelle dans laquelle il est possible d’étudier et de construire son projet professionnel tout au long de l’année. Génial non ? Maintenant, on croise les doigts pour que notre quotidien ne se résume plus uniquement à ça…

Un article signé Exaucée Nzoigba.

Laurence Vanceunebrock, députée LREM, a déposé au début du mois, une proposition de loi visant à lutter contre les discriminations LGBTQIA+. Mais un point important est passé inaperçu, celui de l’éducation. Alors bientôt des cours d’orientation et d’identité sexuelle à l’école ?

Un enseignement LGBTQIA+ bientôt obligatoire à l'école?
Crédit : Delia Giandeini on Unsplash
Un enseignement LGBTQIA+ bientôt obligatoire à l’école?
Crédit : Delia Giandeini on Unsplash

Derrière un micro ajusté à la hauteur de sa bouche, Laurence Vanceunebrock porte les lois de demain, attendues depuis bien plus longtemps qu’hier. Sa voix ne tremble pas face à l’hémicycle, où elle exécute les promesses du gouvernement Macron. En effet, face à l’homophobie et la transphobie qui alimentent davantage le harcèlement scolaire, l’Elysée à dit stop. Un premier pas en 2019 pour la tête du pays qui a lancé une campagne de sensibilisation dans les collèges et les lycées. Il était, certes, uniquement question d’affiches et de slogans, mais les efforts se poursuivent. En ce Mois des Fiertés, le magazine Têtu a pointé du doigt la députée LREM Laurence Vanceunebrock.

L’éducation comme solution

Ancienne gardienne de la paix, lesbienne séparée et maman de deux petites filles nées par PMA en Belgique, Laurence Vanceunebrock sait exactement où elle a mis les pieds. En ce mois de juin symbolique, la marcheuse a déposé une proposition de loi visant à éduquer les enfants sur les questions d’orientation sexuelle et d’identité de genre. Pourtant ce volet est passé pour le moins inaperçu. Le sujet principal de cette proposition portait, en effet, sur les thérapies de conversion. Mais la députée voyait déjà plus loin. « C’est à l’école et tout au long de leur parcours scolaire que nos enfants doivent être mis en confiance, notamment dans le cadre des enseignements portant sur la sexualité, pour s’interroger sans crainte sur leur orientation sexuelle ou sur leur identité de genre. Aussi, l’école étant le lieu qui permet d’instruire les futurs citoyens sur la non discrimination, l’article 5 prévoit une information sur le respect des différentes orientations sexuelles, identités de genre et de leurs expression, et indique que les associations de lutte contre les discriminations à caractère homophobe ou transphobe peuvent venir en soutien de ces enseignements. » (Proposition de loi nº 3030)

Thérapie de conversion

On parle de ces pratiques qui prétendent ramener dans le « droit chemin », sous-entendu l’hétérosexualité pour leurs défenseurs . Il est question de traitements dits médicaux qui visent à modifier l’orientation sexuelle d’une personne ou son identité de genre. Souvent les victimes sont assommées de médicaments, reçoivent des électrochocs ou des séances d’hypnose. Quelques fois aussi, on parle de conversion forcée sociale lorsqu’il est question de mariage forcé ou de viol. Aujourd’hui, il n’existe aucun cadre légal interdisant ces pratiques en France. C’est ce que Laurence Vanceunebrock s’applique à corriger dans ce projet de loi. L’enjeu repose également sur la définition claire du terme « thérapie de conversion ». Souvent dans les milieux religieux, pour justifier ces pratiques on observe un énorme glissement de sens de l’expression qui se voit traduite comme un accompagnement.

« Ces pratiques doivent être distinguées de celles ayant pour objectif l’accompagnement et le soutien de personnes ayant des questionnements sur leur orientation sexuelle ou sur leur identité de genre. Si l’accompagnement par la famille ou par des personnes de confiance est souvent nécessaire, il ne doit pas aboutir à la proposition d’une « thérapie de conversion ». D’ailleurs, toute allégation visant à induire intentionnellement en erreur, sur le potentiel succès de ces pratiques, doit être prohibée. »

Proposition de loi nº 3030

Article de Aurélie Rodrigo