Si Dubaï est souvent comparée à Las Vegas – sans les casinos – pour son gigantisme luxueux et scintillant, la team Paulette a découvert une destination pleine de nuances, à la croisée des mondes, où les tours à vent persanes côtoient les gratte-ciels futuristes, la gastronomie internationale s’offre à la dégustation sur quelques kilomètres carré, l’art contemporain trouve un terrain d’expression inédit et les eaux cristallines du Golfe Arabique ne sont jamais bien loin. Une échappée de tous les possibles en somme, idéale pour un long week-end d’évasion, ou pour une petite escale, chemin faisant vers l’Asie.

© Dubaï Tourism

Après un beau séjour effectué en mars dernier, Paulette complète son petit guide pratique des bons plans et bonnes adresses à ne pas rater, afin de découvrir une Dubaï loin des idées reçues, en seulement deux ou trois jours, au rythme de moments de bien-être, de culture, de shopping, de farniente et surtout de bonne bouffe ! 

JUMEIRAH 1

Atterrir à Los Angeles (après seulement 6 heures de vol), c’est le sentiment que donne le quartier de Jumeirah 1 à Dubaï, avec sa ribambelle de coffee shops, galeries d’art, restaurants et concepts stores mignons comme tout. Sans oublier La Mer à deux pas, beaucoup plus chaude que les grosses vagues de l’océan Pacifique. 

Seva Experience (Jumeirah 1)

Lieu hybride imaginé par Eda Gungor qui allie centre de bien-être et de relaxation, retraite méditative et holistique, studio de yoga, espace de workshop, café végétarien et boutiqueSeva Experience est un véritable coup-de-cœur d’où l’on ressort complètement rechargé·e·s en « good vibes only ». Incontournable !

Musée Etihad (Jumeirah 1)

Ce surprenant musée à l’architecture symbolique est l’endroit parfait pour découvrir l’histoire contemporaine des Émirats Arabes Unis, à travers diverses expériences interactives qui retracent une histoire extraordinaire, dont  la signature de la déclaration d’indépendance de la première fédération du Golfe et l’essor économique fulgurant de la région débuté dans les années 70. 

Stomping Grounds (Jumeirah 1)

C’est tout simplement l’un des meilleurs spots pour prendre un petit-déjeuner – soit la bruschetta et œufs Bénédicte, le toast à l’avocat et burrata, la shakshuka, les gaufres au caramel beurre salé ou un acai bowl personnalisé – servi avec un café de spécialité (ou café gourmet) torréfié sur place. Le barrista, grand spécialiste du latte art, saura égailler votre boisson chaude d’un cœur, un hippocampe ou même une licorne ailée. Il sait tout « dessiner » ! 

Society DXB (Jumeirah 1)

Ce café lounge au design raffiné propose des viennoiseries qui intriguent autant qu’elles mettent l’eau à la bouche. Il n’y a que l’embarras du choix entre le cruffin Zaatar (pâtisserie qui allie, vous l’aurez deviné, croissant et muffin), le croissant aux noisettes et charbon actif (à chacun ses goûts) et le croissant à la pistache, sans oublier de très rafraichissants jus de pastèque, citron menthe, coco chia ou gingembre. 

Comptoir 102 (Jumeirah 1)

Petit bijou de design et de déco d’intérieur, le concept store Comptoir 102 (mode, art de la table, maroquinerie, accessoires, librairie, art) abrite aussi un café-restaurant-bar à jus à l’esprit bohème, tout en bois et en bambou, où l’on déguste une excellente cuisine organique et végétarienne

Kulture House (Jumeirah 1)

À deux pas de Comptoir 102, les arcades colorées de Kulture House invitent à découvrir des trésors d’artisanat locaux : vaisselle, bijoux, mode, tapis, déco d’intérieur, tableaux d’artistes de la région et même des plantes vertes. L’espace coffee shop lounge permet de faire une petite pause avant de se diriger vers la mer. 

La Mer (Jumeirah 1)

Pour nous Français·e·s, pas de mystère : il s’agit bien de la plage. Mais pas que ! Cette longue promenade aménagée qui longe le littoral à Jumeirah 1 offre de multiples activités de loisirs nautiques et aquatiques en journée, ainsi que le meilleur de la cuisine indienne (Masti), turque (Kaftan), libanaise (Babel) et japonaise (Miyabi) en soirée

Masti (La Mer)

Coup de cœur pour ce restaurant bar lounge à la déco Instagramable à l’envie, du toit terrasse au bar à cocktails, en passant par les toilettes ! On mitraille aussi les assiettes tant les plats sont aussi beaux que bons. 

LE VIEUX DUBAÏ

Escale historique et authentique essentielle pour toute bonne visite de Dubaï, Bur Dubaï, Deira et la Dubaï Creek (la rivière de Dubaï) grouillent d’une effervescence communicative. On se laisse volontiers porter entre souks, marchés et musées, en remontant le fil de l’histoire de cette petite communauté de bédouins tranquille devenue en 50 ans à peine une mégalopole qui concurrence New-York et Londres.  

Musée archéologique de Saruq Al Hadid, musée Al Shindagha et Perfume House (Al Shindagha)

À quelques enjambées les uns des autres, les musées Saruq Al Hadid, Al Shindagha et Parfume House offrent chacun une perspective sur le passé et le présent de la ville-émirat. Une belle expérience visuelle, olfactive, sensorielle et immersive que l’on recommande chaudement.

@ Dubaï Tourism

Les souks de l’or, aux épices, des parfums et des tissus (Deira et Bur Dubaï)

Véritable passage obligé, les souks du Vieux Dubaï réveillent des senteurs méconnues ou oubliées avec leurs enfilades d’étals regorgeant d’épices et de parfums orientaux : oud, safran, ambre, cannelle, cardamone, noix de muscade, vanille, henné, boutons de roses, pétales d’hibiscus, fleur de Jéricho et bien d’autres encore. 2 bonnes adresses shopping dans le quartier : Zafaran Isfahan Herbs Trading (Souk aux épices) pour le thé et les épices et Pashmina House (Bur Dubaï) pour les foulards, les tuniques et de la déco.

Kojranwala (Al Ras)

On a adoré tomber par hasard sur ce resto de rue pakistanais, dont la devanture d’un vert pétant ne passe pourtant pas inaperçue. C’est l’une de ces adresses qui circulent entre locaux et amateur·trice·s d’une cuisine qui a du goût et sur le pouce.

Al Bait Al Qadeem (Al Ras)

Al Bait Al Qadeem Emirati Heritage, qui se situe à deux pas de Kojranwala, sert une cuisine du Moyen-Orient généreuse et abordable (entre 50 et 60 AED ou 12 et 15 euros) ainsi qu’une boisson de bienvenue au concombre et à la fleur d’oranger des plus rafraîchissantes, tout ça dans un cadre intérieur et extérieur agréable et cosy. 

Chukpalu Rugs (Al Souq Al Kabeer)

Très bonne adresse shopping dans le Vieux DubaïChukpalu Rugs est spécialisée dans le tapis vintage, la déco d’intérieur artisanale et les accessoires. Son fondateur, le designer afghan Rahim Walizada, participe à un programme de réinsertion des femmes en Afghanistan, dans des pays en guerre et en voie de développement, ainsi qu’au programme des Nations Unies UNHCR Art Stands pour aider les réfugiés et collabore enfin avec la Agency Coordinating Body For Afghan Relief (ACBAR). De belles initiatives qui donnent envie de tout acheter. 

L’hôtel XVA (Al Fahidi)

Lové dans le quartier historique Al Fahidi (anciennement appelé Al Bastakiya), le boutique hôtel, café lounge et galerie d’art XVA plaira aux amoureux•ses d’un cadre oriental et bohème où art contemporain et cuisine largement végétarienne se côtoient au son des appels à la prière de la Grand Mosque non loin. 

DIFC ET DOWNTOWN DUBAÏ

Bienvenue dans le quartier vertical de Dubaï où les grattes-ciels futuristes rivalisent d’excentricité. Les fans d’architecture sauront apprécier ce grand terrain de jeu pour designers et architectes internationaux·les; quant aux fins gourmets, ils et elles suivront à la lettre l’itinéraire gourmand qui suit. Orgasmes culinaires garantis !

Vibe (DIFC)

Ce coffee shop aux couleurs acidulées donne envie de tout photographier et de tout commander : les pancakes extra moelleux au beurre de cacahuète, les açaï bowls personnalisés, les œufs Bénédicte à la crème hollandaise de betterave, avec champignons et épinards, ou encore les tartines d’avocat au houmous de betterave. Autant fermer les yeux et poser un doigt sur le menu, comme ça, au pif. Le choix sera plus simple !

The Sum of Us

 The Sum of Us est une autre jolie adresse pour petit-déjeuner ou bruncher où le café est torréfié sur place. En matière de food, on a particulièrement apprécié le croissant à la rose fourré à la crème et à la fraise, ainsi que les pancakes à la ricotta, crème de myrtille et chapelure de pistache. 

Cé La Vie (DIFC)

Certifiée meilleure vue de Dubaï sur l’impressionnante Burj Khalifa, le panorama depuis la terrasse du bar-restaurant Cé La Vie est à couper le souffle, particulièrement au coucher du soleil. L’ascension jusqu’au 54ème étage du Sky View Hotel (en ascenseur, rassurez-vous) en vaut donc largement la peine.

Ninive (DIFC)

Alerte coup-de-cœur ! Lové aux pieds des Emirates Towers, le restaurant Ninive est une oasis verdoyante, cosy et chaleureuse aux allures de campement bédouin offrant une ambiance musicale contemporaine et une cuisine orientale gourmande aux influences iraniennes, iraquiennes, saoudiennes, égyptiennes et turques. Un pur régal ! Foncez. 

La Cantine du Faubourg (DIFC)

À deux pas de Ninivela Cantine du Faubourg et sa grande terrasse extérieure offre un cadre idéal pour un cocktail digestif, ou deux, ou trois, en dansant sur de la très bonne musique comme on aime. Bonne ambiance assurée. 

Amazonico (DIFC)

Comme un coup-de-cœur en appelle un autre, on ne tarira point d’éloges sur le restaurant brésilien Amazonico, tant l’expérience visuelle, olfactive, gustative et musicale est exceptionnelle, jusqu’à la terrasse rooftop où officie un DJ à la playlist très pointue. On se croirait presque sur la plage d’Ipanema. Un petit plaisir à se faire. Vous l’avez bien mérité. 

Indochine Dubaï (DIFC)

Petite sœur de l’iconique adresse New-Yorkaise, on apprécie l’ambiance chaleureuse, feutrée et joyeusement exubérante d’Indochine Dubaï, alliant cuisine fusion et bar à cocktails, ambiance Saturday Night Fever! Un bon spot pour faire la fête.

L’hôtel Rove

Les hôtels ROVE, situés un peu partout dans la ville (Marina, City Center, Healthcare City) sont modernes et offrent des nuitées à prix abordables. Celui de Downtown est idéalement placé entre le Vieux Dubaï, la côte balnéaire et le sud de la ville.

DUBAÏ DESIGN DISTRICT

Dubaï Design District ou d3 se découvre à pied, en flânant dans ce damier organique entièrement dédié au design, à l’innovation, à la créativité, à la mode et à l’entrepreneuriat. On peut y faire une partie de badminton au soleil sur un terrain extérieur accessible à tous.tes, avec une vue plutôt sympa sur la Burj Khalifa, ou faire un peu de shopping dans les nombreux concepts stores aux influences internationales qu’abrite le lieu. Faire les emplettes, c’est aussi du sport !

One Life Kitchen & Café

Adorable café, restaurant, torréfacteur et espace de co-working, One Life Kitchen & Café offre à déguster des produits toujours frais, des plats toujours très appétissants et nourrissants, dans un cadre toujours rempli de good vibes. Que demander de plus ? 

Select Shop Frame

Select Shop Frame, c’est l’audace du style japonais et le cool californien réunis en un même concept store, où on shoppe les dernières baskets tendance pour rider sur sa toute nouvelle planche de skate customisée sur place, où on boit du bon café torréfié venu du Danemark et où on feuillette des bouquins sur la photographie et l’art. Vous avez de grandes chances d’y passer des heures.

Montroi

Magnifique concept store dédié au nomadisme et à l’esprit de voyage et d’aventure, Montroi propose un grand choix de produits et d’accessoires, que l’on peut customiser sur place. Un vrai temple du slow-fashion, de l’artisanat et du fait-main.

YUi

Pour casser la croûte à d3 (à ne pas confondre avec Détroit. Get it?), on choisit la cuisine efficace et à petits prix du restaurant japonais YUi. Cette cantine discrète à laquelle on peut accéder par Select Shop Frame propose notamment du maze zoba, un délicieux ramen fait avec des pâtes de farine de sarrasin et sans bouillon, ainsi que des gyoza au poulet et végétariens. Juste, miam !

Home Bakery Kitchen 

Pour terminer la visite de d3 sur une note sucrée, on s’arrête à Home Bakery Kitchen, boulangerie pâtisserie très design que vous aurez forcément déjà repérée lors de vos pérégrinations, les cronuts sont à croquer !

UMM SUQEIM 

Et si vous passiez une journée (voire 2 jours) sans quitter la mer des yeux, ou presque ? Pour faire le plein d’air iodé, direction Umm Suqeim, quartier qui longent doucement la côte, jusqu’à Dubaï Marina. The Palm Jumeirah, non loin, regorge aussi de bonnes adresses gastronomiques pour passer une soirée d’exception.

Kite Beach (Umm Suqeim 1)

Plage d’initié·e·s où les kite surfeur·se·s s’adonnent à des pirouettes acrobatiques au gré du vent, Kite Beach est le spot parfait pour s’installer sur la plage de sable fin et bronzer, avant de flâner le long de la promenade en bois aménagée de food trucks et de petites échoppes en tout genre. Vous ne manquerez pas de déguster les délicieux hamburgers et les glaces rafraîchissantes du food truck SALT Kite Beach. 

Ripe Market Academy Park (Al Sufouh 2)

Une petite halte au Ripe Market, à Police Academy Park, s’impose pour découvrir des producteur·rice·s locau·ale·s vendant fruits et légumes bio, confitures, miels, bijoux, vêtements et artisanat de qualité dans uns ambiance familiale et festive. Les douceurs cuisinées sur place s’avèrent de toute bon-té !

Talise Spa (Madinat Jumeirah)

L’autre parenthèse relaxation et bien-être de votre séjour se fera au très reposant et idyllique Talise Spa, auquel on accède aisément en taxi. Une expérience sur-mesure et hors du temps qui réalignera tous vos chakras. 

Flamingo Room (Madinat Jumeirah)

Alerte coup-de-cœur ! Autre bonne adresse food, ce petit bijou de design qu’est le restaurant Flamingo Room dont la carte fait voyager aux quatre coins du globe avec l’étonnant calamar Mozambique, l’excellent carpaccio de poulpe, la délicieuse puttanesca au thon confit ainsi que les appétissants poulet peri peri et côte d’agneau au gingembre et à la menthe. On en salive rien que d’y penser.

Drift Beach Dubaï (Dubaï Marina)

Couronner une après-midi farniente en admirant le coucher de soleil, un grand cocktail à la main, c’est possible. Le Drift Beach Dubaï vous accueille dans un cadre méditerranéen chic, entre les gratte-ciels futuristes de la Dubaï Marina et le sable doré du Golfe Arabique. Endroit au combien Instagramable. Alors pourquoi se priver ?

Little Miss India (The Palm Jumeirah)

Alerte coup-de-cour ! Encore un sublime resto qui allie déco de « rêve d’ailleurs » – ici, on part en Inde – et plats hyper raffinés et surprenants, comme les smoky lamb chops (côtelettes d’agneau aromatisées à la feuille de menthe) servis dans un bocal qui fume quand on l’ouvre – Wow ! – ou le bouillon de crevettes à la noix de coco, citron et coriandre. Sans oublier les cocktails savamment dosés et servis dans ce cadre digne des plus beaux palais du Rajasthan. Plaisir gustatif que l’on recommande à 1000% ! 

Jumeirah Al Naseem (Madinat Jumeirah)

Jumeirah Al Naseem, magnifique hôtel resort à deux pas de la plage, est une jolie option premium pour un séjour haut de gamme et sur-mesure. Vous méritez bien ce petit plaisir !

À NE SURTOUT PAS MANQUER 

L’Expo Universelle 2020

L’Exposition Universelle sur le thème « Connecter les esprits, construire le futur », qui aura finalement lieu à l’automne 2021, est absolument immanquable ! Autour de trois piliers de réflexion, « opportunité, mobilité et durabilité », les pays du monde entier présenteront chacun leur vision innovante du monde de demain dans un lieu immense, situé à l’extérieur de la ville en direction d’Abu Dhabi et accessible en métro. Une occasion rêvée de faire un grand bon dans l’avenir !

Une échappée belle dans le désert 

Vous souhaitez une expérience dépaysante et inoubliable ? Laissez-vous tenter par un safari éco-responsable dans la Réserve Naturelle du Désert de Dubaï organisé par Platinum Heritage. À la clé, des paysages à couper le souffle, des rencontres chaleureuses et des souvenirs plein la tête. Plusieurs formules sont possibles, incluant au choix, un safari en Jeep vintage, une exhibition de faucon, une balade à dos de dromadaire, un dîner au feu de bois, une nuit de « glamping » dans un campement bédouin traditionnel, un tour en montgolfière au lever du soleil (!) et un petit-dèj bien copieux avant de quitter le désert. Tout simplement magique.

© Dubaï Tourism

INFOS PRATIQUES

Quand y aller ?

On vous conseille la saison haute, entre octobre et mai. La température extérieure est agréable, contrairement au reste de l’année où elle peut monter jusqu’à 40ºc. Entre juin et septembre, les offres hôtelières de luxe à petits prix sont cependant plus fréquentes. 

Comment s’y rendre ?

Des vols directs vers la ville-émirat sont proposés par Emirates depuis Paris, Lyon et Nice, et par Air France, depuis Paris. Cependant, au regard de la situation sanitaire actuelle, on vous conseille vivement de vous informer des éventuelles restrictions de voyage et des règles sanitaires mises en place avant de booker votre vol.

Un décalage horaire ?

En été, Dubaï a 2 heures d’avance sur Paris : à midi à Paris, il est 14h à Dubaï. En hiver, le décalage horaire est de 3 heures. 

Comment se déplacer ? 

Le métro de Dubaï (que l’on peut prendre à l’aéroport DXB) traverse toute la ville et permet de rejoindre les quartiers les plus fréquentés. Sinon, Uber est très fiable et fonctionne dans toute la ville. Des taxis officiels sont également disponibles.

Où dormir ? 

À Dubaï, l’hébergement ne manque pas. Vous trouverez forcément chambre à votre goût et dans votre budget. Les hôtels ROVE, situés un peu partout dans la ville, sont modernes et offrent des nuitées à prix abordables. Si vous êtes plutôt Bed & Breakfast au design nomade et chic dans le Vieux Dubaï, Mazmi Coffee & More fera assurément votre bonheur.

Quelle monnaie ?

La carte bancaire ! Elle est acceptée quasiment partout, du souk au centre commercial en passant par la plage. Si vous souhaitez tout de même utiliser des pièces sonantes et trébuchantes, la monnaie locale est le dirham émirien (AED) : 1 euro = 4 AED. 

Point Internet 

Qui dit ville ultramoderne dit forcément couverture WiFi, omniprésente et gratuite. Il suffit de se connecter au réseau disponible, que vous soyez à l’hôtel, au resto, dans un bar ou à la plage. Pour le désert, pas de panique. La carte SIM prépayée offerte à l’aéroport de Dubaï DXB est rechargeable à volonté, à vos frais bien sûr. 

Merci à l’Office du Tourisme de Dubaï et à My Tour Studio Dubaï.

Article de PK Douglas

À Dubaï, le cinéma d’art et d’essai indépendant a trouvé une ambassadrice passionnée et passionnante en Butheina Kazim, jeune trentenaire et fille du pays, pour qui la plus belle des rencontres se fait entre un film et son public. C’est précisément pour accompagner cette rencontre qu’est né Cinema Akil, il y a bientôt 6 ans, tel un ovni au charme rétro parmi les cinémas multiplex projetant des blockbusters. Fascinée, depuis toujours, par les « images qui bougent » et le storytelling, Butheina nous raconte la genèse et les étapes successives de son projet atypique, avec l’enthousiasme et l’intelligence qui la caractérisent. Entretien.

Butheina Kazim © Cinema Akil

PK Douglas pour Paulette : Tu as co-fondé le tout premier cinéma d’art et d’essai des Émirats Arabes Unis, d’abord itinérant, désormais permanent à Warehouse 68 Alserkal Avenue, Dubaï. Comment cette aventure a-t-elle commencé ?

Butheina Kazim : Je souhaitais à tout prix créer une expérience alliant cinéma, débat d’idées et lieu de rencontre, destinée à une communauté de personnes très diverse et amoureuse de cinéma. D’où la création en 2014 de Cinema Akil, en format pop-up cinéma à la Third Line Gallery, afin de tester l’appétit du public émirien pour notre programmation cinématographique d’art et d’essai. Ce furent des débuts assez modestes : nous avions une capacité de 45 personnes, assises sur des poufs en guise de sièges, une sélection d’une douzaine de films représentatifs de ce que nous souhaitions faire découvrir au public, en opposition avec la programmation traditionnelle des gros cinémas multiplex. Nous avons pu projeter des films de Satyajit Ray ou encore d’Alfred Hitcock dans des espaces communautaires, des parcs, des terrains de basket ou des entrepôts. L’idée était vraiment d’amener ce type de cinéma au public de la région, d’aller à sa rencontre, de le galvaniser et de constituer notre communauté petit à petit. Après 4 ans de test, courant 2018, nous avons investi un espace permanent à Alserkal Avenue, où nous avons installé un grand écran unique dans une grande salle de projection, habillée d’un mobilier cosy et rétro chiné un peu partout. Cinema Akil est ainsi devenu le seul cinema d’art et d’essai du pays, proposant un point de vue cinématographique singulier.

P.K. : D’ailleurs, pourquoi Cinema « Akil »

B.K. : Akil est un nom propre arabe assez commun et répandu dans la region du Moyen-Orient, en Afrique et en Asie du Sud-Est qui signifie intelligent, sage et sensé. Nous voulions donner un nom à notre cinéma qui soit familier et personnel.

P.K. : Tout comme Paulette ! (Rires). Et alors, d’où te vient cette passion pour le 7ème art ? As-tu suivi des études de cinéma ?

B.K. : En effet, j’ai toujours été fascinée par la juxtaposition entre art, médias et storytelling que permet le cinema. J’adore les histoires quel que soit le support d’expression. Les films, en particulier, permettent le partage d’expériences singulières, de moments de grâce et de petits bouts de vie extraordinaire. C’est ce qui me plait. Par conséquent, j’ai décidé de m’impliquer dans la façon dont les films qui parlent de communautés marginalisées, peu visibles ou mal représentées sont apportés au devant de la scène et face au public. Je trouvais dommage qu’il soit plus facile pour un public parisien ou berlinois de découvrir un film indépendant venu d’Iran, de Tunisie ou du Liban que pour un public émirien ou du Moyen-Orient. Notre public devrait aussi avoir un accès facile aux films qui racontent notre réalité et partagent notre culture. Je voulais que les choses changent.

P.K. : Comment se fait le choix des films que projette Cinema Akil ?

B.K. : C’est une question difficile à laquelle je ne sais jamais quoi répondre, car il n’y a pas de méthodologie ! (Rires). Parfois, nous choisissons de projeter des films qui nous ont touché·e·s, des films qui ont marqué les esprits et que le public souhaite voir ou qu’il se doit de voir; parfois, il s’agit de films encensés par la critique ou de films qui correspondent à une actualité particulière, à un moment. Ça varie. Parallèlement à notre programmation à Warehouse 68, nous continuons à projeter des films de façon itinérante dans tout le pays afin de diversifier notre proposition et notre public. Nous projetons beaucoup de films qui parlent de sujets engagés, sociaux ou sociétaux forts, des films qui mettent les personnes de couleur, les communautés marginalisées, les femmes et le féminisme au devant de la scène. Nous sommes attiré·e·s par ces histoires là.

P.K. : Est-ce important pour Cinema Akil de projeter des films realisés par des femmes ? 

B.K. : Notre programmation est de plus en plus large, grâce notamment à nos partenariats avec l’Institut Français, l’Ambassade de Belgique et du Luxembourg. Nous avons, par exemple, débuté la semaine dédiée au cinéma français avec une projection de Les Misérables, le film événement de Ladj Ly, qui a fait couler beaucoup d’encre en France et à l’étranger. C’était important pour nous de montrer un film qui pose des questions sur la société française actuelle. Cette semaine thématique a aussi mis en avant des films venus d’Afrique francophone indépendants et produits ou co-produits en France et en Belgique. Nous organisons aussi une programmation thématique autour de films italiens en partenariat avec le Festival du Film de Venise, ainsi que Alternativo Latino, une programmation qui met à l’honneur des films d’Amérique Latine sélectionnés par l’un de nos collaborateurs qui est lui-même Colombien et Palestinien. C’est donc une large programmation qui inclut, bien sûr, le travail de réalisatrices. Montrer les femmes qui travaillent dans l’industrie du cinéma, pas seulement devant ou derrière la caméra, mais aussi à la production, la distribution, la critique de films, reste un objectif que nous ne perdons pas de vue. D’ailleurs, notre rétrospective sur le travail d’Agnès Varda a rencontré un franc succès. Nous sommes aussi fièr·e·s de Herstory, une programmation lancée à Abu Dhabi qui met en avant les réalisatrices.

P.K. : Y-a-t-il des femmes émiriennes entrepreneures qui t’inspirent ? Quelles sont tes mentors ? 

B.K. : Je trouve qu’il y a quelque chose de très symbiotique dans la manière qu’ont les femmes d’être actives, d’entreprendre et de faire du business ici. C’est très lié à l’esprit même de Dubaï, selon moi. Dubaï a toujours été un espace de commerce, qui pousse à l’innovation, à la création, à l’échange commercial et au dépassement de soi. Les Dubaïotes ont appris à définir par elles-mêmes ce à quoi ressemble une femme entrepreneure ou une business woman. C’est d’ailleurs très interessant d’analyser cette perspective féministe à Dubaï et d’observer ce à quoi ressemble la participation des femmes dans la vie publique et dans le business. Nous avons du chemin à faire, notamment dans le monde du cinema et l’industrie du film. C’est une réflexion assez globale, qui a connu des avancées positives ces deux dernières années : on discute davantage des difficultés que peuvent rencontrer les femmes dans le cinéma, de la façon dont elles sont traitées et même rémunérées. Notre perspective depuis le monde arabe est interessante et singulière. On peut noter que, parmi les films sélectionnés lors de festivals du film en Europe ces 5 dernières années, environ 70% des films arabes furent portés par des femmes, que ce soit dans la réalisation, le casting, le financement, la production, la distribution. Je trouve ces chiffres très encourageants, particulièrement pour les Émirats Arabes Unis. La réalisatrice et poétesse émirienne Nujoom al-Ghanem, par exemple, a une renommée internationale. À Dubaï, beaucoup de femmes viennent aussi du Moyen Orient, d’Asie du Sud-Est ou d’Afrique et créent de nouveaux standards ainsi qu’une nouvelle visibilité des femmes dans le milieu de l’entrepreneuriat. Les mentors sont partout !

P.K. : Dans un contexte où les cinémas multiplex se taillent la part du lion en terme de spectateur·trice·s, quel est le public de Cinema Akil ? 

B.K. : Chacune de nos programmations attire un public différent. Nous projetons parfois un film qui réveille un sentiment de fierté auprès d’une certaine communauté. Par conséquent, 90% du public à ces séances viennent de cette communauté. Parfois, le sujet du film en lui-même attise l’intérêt du public, comme, par exemple, le film documentaire Leaving Neverland pour lequel l’appétit du public fut énorme étant donné le sujet, la controverse et la possibilité de pouvoir débattre après la projection. Par conséquent, notre public est vraiment très large et varie selon la programmation.

P.K. : Cinema Akil n’est pas seulement un cinema d’art et d’essai mais aussi un espace de rencontre et de débat, comme tu viens de le mentionner; il abrite d’ailleurs un coffee shop géré par ton frère, Project Chaiwala. Comment as-tu réussi à créer une synergie entre Cinema Akil et sa communauté ?

B.K. : Le monde du cinéma et l’industrie du film en général traversent ce qu’on pourrait appeler une crise identitaire. L’expérience cinématographique et la façon même dont on consomme des films sont remises en question depuis plusieurs années avec l’arrivée de nouvelles plateformes et de nouvelles pratiques. C’est la raison pour laquelle nous avons fait le choix de créer un cinema d’art et d’essai qui sert aussi d’espace d’échange, de discussion, de partage et de convivialité entre les membres de notre communauté. Pour moi, l’avenir du cinema, c’est de pouvoir poursuivre l’expérience cinématographique après une séance en ayant l’opportunité de discuter et de débattre avec de parfaits inconnus. L’ADN de Cinema Akil est là : une programmation choisie avec attention et qui sert son public dans un lieu communautaire où on se sent a l’aise. C’est ici que se trouve la valeur ajoutée du cinéma dans un contexte où on peut si facilement visionner une multitude de films en excellente qualité sans avoir à bouger de chez soi. Pour moi, l’environnement qui accompagne la découverte d’un film influence la manière dont il est reçu. Cinema Akil est donc l’aboutissement d’une longue réflexion sur le design de la salle, les sièges, la nourriture et les boissons proposées, nos partenaires traiteurs, l’emplacement du cinéma dans un quartier piéton. En journée, par exemple, nous ne fermons pas la grande salle de projection. Avec ses grandes fenêtres vitrées et la lumière qui l’inonde, nous souhaitions que cette salle puisse être un lieu accueillant pour ceux et celles qui veulent s’y installer, y faire une petite sieste, lire ou discuter. En soirée, elle redevient, comme par magie, une salle obscure. 

P.K. : L’éclectisme de la programmation de Cinema Akil tend à montrer que vous projetez volontiers des films controversés qui portent à débat. Est-ce difficile de tout montrer dans un cinema d’art et d’essai indépendant Dubai ? 

B.K. : Nous avons évidemment des restrictions en ce qui concerne notre programmation. Nous choisissons nos batailles et sommes en dialogue constant avec les autorités compétentes. L’idée n’étant pas de faire de la controverse pour la controverse, et de refroidir le public ou les autorités. Étant Dubaïote et ici chez moi, j’ai envie de continuer encore longtemps à faire découvrir au public des films qui me touchent et des histoires qui méritent d’être vues. Je peux dire que j’ai été agréablement surprise par l’ouverture d’esprit du public et la réception qu’ont reçue certains films polémiques. Projeter Leaving Neverland fut une belle victoire, par exemple. Toute la pédagogie en amont et le dialogue en aval de la projection furent essentiels. À la suite de Leaving Neverland, nous avons projeté le film libanais An Aid For Each qui traite de l’emploi domestique. Notre souhait étant d’ouvrir un débat sur la question du travail domestique en général, où chacun·une pouvait s’exprimer selon son expérience personnelle. Nous avons aussi créé une plateforme qui s’appelle Debatable où on débat de films qui traitent de sujets controversés entre professionnels, artistes, créatifs et journalistes. De manière générale, nous voulons faciliter le débat de manière positive et constructive sur des sujets importants.

P.K. : Aurais-tu des recommandations de films à découvrir ou à re-découvrir ?

B.K. : Je vous conseille d’explorer notre site Internet et de regarder plus particulièrement nos sélections de films thématiques en partenariat avec Warehouse421 (à Abu Dhabi) : « Arabs In The City », « Cinema Akil x Warehouse421 Vulnerable », « On Arab Cinema » et « HERSTORY ».

P.K. : Pour conclure, à quoi ressemble l’avenir de Cinema Akil ? Des projets d’expansion hors des Émirats Arabes Unis ?

B.K. : Pour l’instant, nous souhaitons asseoir notre implantation à Dubai. Nous sommes très heureux·se·s et reconnaissante·s à la ville de nous avoir permis d’ouvrir ce lieu de culture et de rassemblement touchant un large public, public qu’il nous serait difficile de toucher autrement. Mais, nous restons une organisation fragile qui, comme bien d’autres organismes culturels, avons besoin non seulement du soutien et de la mobilisation de notre communauté et de notre public, mais aussi des autorités compétentes. Nous faisons aussi partie du vaste réseau des cinémas d’art et d’essai des pays arabes, qui inclue des villes comme le Caire, Khartoum ou encore Tanger. Ce réseau nous apporte un soutien non négligeable, et nous aimons nous retrouver régulièrement dans des festivals, à la présentation de prix ou pour animer et participer à des colloques dans le monde entier. En ce moment, nous regardons avec intérêt ce qui se passe en Arabie Saoudite. Selon la conjoncture et si une opportunité se présente, c’est un endroit où nous pourrions envisager de nous développer hors Émirats Arabes Unis. Mais, pour l’instant, rien n’est décidé. 

Merci Butheina !

Cinema Akil est situé à Warehouse 68, Alserkal Avenue Quoz Industrial District, Dubaï, UAE.

Propos recueillis par PK Douglas

Quand on mentionnait Dubaï, on imaginait de grands hôtels de luxe venant côtoyer les nuages, du doré, des paillettes à foison, des centres commerciaux XXL et de grandes marques de luxe. Depuis, on a pas mal changé d’avis car sachez que Dubaï ne s’arrête pas à tous ces clichés et il faut le voir pour le croire. On a donc posé nos valises à Dubaï pour 5 jours sous 27 degrés à la découverte d’un tout autre visage de la ville. 

Alserkal avenue, le quartier artistique de Dubaï

Indéniablement le coup de coeur de notre séjour. Qui aurait cru que nous aurions pu visiter un quartier totalement dédié à l’art et la culture, dans d’anciens entrepôts réaménagés à Dubaï ? Sûrement pas vous, et nous non plus. Et bien sachez que le secteur de l’art se développe de plus en plus à Dubaï, notamment avec l’organisation festivals artistiques comme la Art Week à Alserkal Avenue. Alors c’est cadeau, on vous donne nos 5 adresses incontournables du quartier le plus branché de Dubaï.

The Third Line

Qui dit quartier dédié à l’art, dit galeries d’art. Et voici celle qu’on a préféré : The Third Line, qui expose le travail d’artistes contemporains du Moyen-Orient. Il faut dire qu’on a eu un coup de chance. Lorsque nous y étions, la galerie était en train d’installer une toute nouvelle exposition dédiée à l’artiste Anuar Khalifi, qu’on a pu découvrir en avant première. Des oeuvres du célèbre artiste photographe anglo-marocain Hassan Hajjaj y étaient également exposées. Si vous êtes allés à la Maison Européenne de la Photographie à Paris en octobre ou novembre dernier, vous avez sans doute vu sa toute première rétrospective en France. A visiter en priorité !

A4 Space

Egalement quartier de vie, vous pouvez prendre une pause et passer une partie de votre journée dans les cafés et restaurants d’Alserkal Avenue. Notre préféré, c’est le café A4 Space, qui s’apparente plus à un espace communautaire qu’à un simple café. Pourquoi ? Parce qu’on peut à la fois y manger, y travailler, y lire, et y regarder des films dans une salle de cinéma. Le genre d’endroit où l’on pourrait passer toute notre journée.

La fabrique de chocolat Mirzam 

Pour les fans de chocolat comme nous, la toute première adresse où vous devrez vous arrêter à Alserkal avenue est la fabrique de chocolat Mirzam. Vous assisterez à la confection artisanale du chocolat, et vous pourrez goûter à toute leur variété de chocolats (on les as tous goûtés, et on peut vous dire qu’il y en a beaucoup). En plus d’être bon, leur chocolat est emballé dans un super packaging arty. Que demande le peuple ?

Le cinéma indépendant Akil

Après avoir goûté à toutes les sortes de chocolat de la fabrique Mirzam, on vous suggère d’aller jeter un oeil à la programmation du cinéma de films indépendant Akil. Lorsque nous y étions, une rétrospective d’Agnes Varda était à l’affiche. On a adoré la décoration vintage de ce cinéma, avec les anciennes affiches de film au mur et les fauteuils dépareillés de la salle qui ont tous été chinés. 

The Good Life Space

On ne pouvait pas terminer cette short-list sans une bonne adresse shopping. En tant que vraies sneakers addicts, on a été obligé de s’arrêter chez The Good Life Space. Là-bas, on trouve forcément son bonheur parmi leur large sélection de sneakers. Il suffit juste de savoir faire un choix pour ne pas se retrouver avec un excédent bagage à l’aéroport. 

Al Fahidi, le vieux Dubaï

Pour un peu d’histoire et d’authenticité, direction le quartier du vieux Dubaï : Al Fahidi. Avec ses bâtiments traditionnels, ses tours à vents, ses souks et ses petites ruelles, on est bien loin des grattes ciel de Dubaï. En vous y promenant, vous tomberez même sur des oeuvres de street art. Oui, à Dubaï, l’art est – presque – partout. C’est parti pour nos 5 adresses incontournables d’Al Fahidi. 

XVA Art hôtel

Pour vous loger, on vous conseille sans hésiter de booker quelques nuits au XVA art hôtel. Dans cet hôtel, pas de bling bling. La propriétaire a transformé une maison traditionnelle en une boutique hôtel et galerie d’art contemporain, pour mettre en avant la scène artistique locale. On a tout de suite été charmé par cet havre de paix, et son petit café à la cuisine gastronomique végétarienne situé dans la cour centrale de l’hôtel. Pour un peu de shopping, ils ont même une boutique dans laquelle ils vendent des œuvres d’art locales, des objets artisanaux, des sacs à main fabriqués à la main et des bijoux. The perfect place, on vous dit !

Make Art Café

A la recherche d’un endroit pour vous faire une pause dans votre balade ? Entrez donc chez Make Art Café. Installé dans le patio d’une villa, vous pourrez y manger, y travailler, y faire du shopping, et même observer les oeuvres d’art qui y sont exposées. Une fois n’est pas coutume à Dubaï, l’art s’invite dans les lieux de vie et viennent mettre en avant la scène créative locale. Cherry on the cake, vous pourrez observer la ville et ses tours à vent sur leur rooftop en prenant un petit escalier décoré avec des oeuvres d’art locales.

Mawaheb from beautiful people 

Ce café est définitivement notre coup de coeur du quartier. Vous l’auriez deviné, il est encore question d’art. Mais pas n’importe quel art, de l’art engagé. Dans ce café, les serveurs employés sont en situation de handicap, afin de leur permettre de s’intégrer dans la société et d’avoir une activité. Une association de bénévoles accompagne également de jeunes handicapés lors de workshops artistiques. Les oeuvres sont exposées dans le café, et certains arrivent même à se faire connaître et à vendre leur art. Une super initiative qui mérite d’être connue !

Gastronomie et culture Emirati au SMCCU

S’il est aussi important pour vous de découvrir la culture et la gastronomie de la ville ou du pays que vous visitez, arrêtez vous déjeuner au SMCCU (Sheikh Mohammed Centre for Cultural Understanding). En plus de pouvoir profiter d’un repas local dans une maison à vent traditionnelle, vous serez  en présence d’un Emirati qui vous expliquera tout sur sa culture et ses traditions. Un très bon moment de partage et de découverte ! Mention spéciale pour leur spécialité sucrée, le luqaimat. De petits beignets rond et frits recouverts de sirop de datte qui se mangent sans faim. Une tuerie !

Le Musée du Café

On continue dans la tradition avec le musée du café. A Dubaï, le café est la boisson la plus consommée après l’eau. L’expression “But first coffee” prend alors tout son sens : dans la tradition, il est servi avec des dattes et sert à souhaiter la bienvenue. Dans ce musée, vous pourrez découvrir des pièces de collection comme d’anciennes cafetières arabes appelées Dallah, et même des tasses éditées à l’occasion du mariage du Prince et de la Princesse de Galles en 1981. Bien évidemment, vous pourrez goûter des crus de café locaux et internationaux pour vous rebooster avant de reprendre votre découverte du quartier.

Adresse bonus – Le Paramount hotel 

Vous l’avez vu, Dubaï a bien plus de facettes qu’une ville bling bling construite de toutes pièces. Mais on vous l’avoue, on a tout de même voulu découvrir ce Dubaï, histoire que la boucle soit bouclée. Et si on devait vous conseiller une adresse où dîner dans un des hôtels de la ville, ce serait le Paramount Hôtel. Cet hôtel a ouvert ses portes en novembre dernier, et rend hommage au cinéma Hollywoodien. Il y a une salle de cinéma et les chambres vous donnent l’impression d’être une star du cinéma hollywoodien (l’écran de votre TV projetée sur un miroir vous dit que vous êtes la star de votre séjour, et ça nous a tout de suite fait penser à l’expression gravée dans les annales d’Afida Turner, “Everybody is a star, everybody is a star”). Après avoir dégusté leur délicieux poulpe et autres mets (on ne préfère pas vous spoiler), vous pourrez poursuivre la soirée en sirotant des cocktails dans leur speakeasy, caché derrière une bibliothèque. Et on ne vous dira pas où est cachée cette bibliothèque, ce serait trop facile.

Si vous voulez en voir plus sur notre séjour à Dubaï, on vous donne rendez-vous sur notre compte instagram @paulette_map, dans la story épinglée “Dubaï”. 

Article de Fanny Marsaud.