Le festival du Film LGBTQ+ de Paris est de retour du 29 juin au 6 juillet, pour sa 26ème édition et 8 jours de pur plaisir. 

Affiche du festival Chéries-Chéris
Affiche du festival Chéries-Chéris – © Festival Chéries-Chéris

Vous n’en avez jamais entendu parler ? You have to go ! Le festival Chéries-Chéris est de retour du 29 juin au 6 juillet. Et pendant ces 8 jours, vous aurez le choix entre 60 longs métrages et 80 courts métrages. Cette année, ça se passe dans les cinémas MK2 Beaubourg, Quai de Seine et Bibliothèque.  

« Les artistes que nous avons retenus en cette 26ème édition nous proposent leur lecture et leurs représentations de nos identités multiples. Toute l’équipe du Festival, essentiellement composée de bénévoles, a travaillé d’arrache-pied pour présenter les plus belles productions issues des 4 coins du globe ; une programmation riche et variée comprenant près de 140 œuvres se plaçant dans la droite lignée de l’invention géniale – à la fois inclusive et fédératrice – du rainbow flag de Gilbert Baker », confie Grégory Tilhac, délégué général du Festival.

La sélection 

Comme Grégory l’explique si bien, les films ont été sélectionnés dans le monde entier. Vous pourrez y retrouver des fictions, documentaires, courts ou longs métrages, anciens ou récents. De quoi ravir tou·te·s les cinéphiles. Et pour soutenir la cause LGBTQ+, rien de mieux que d’aller au premier festival de cinéma LGBTQ+ français. Lorsqu’on dit ça, on est très sérieux·se : c’est un festival qui ne compte que des films réalisés par des personnes issues de la communauté. Une sélection de goût, donc. 

Le programme

Que vous vouliez prendre part à la compétition ou non, tout est possible. Les séances sont libres, et vous pourrez aller voir tous les films – même si ça risque de vous prendre beaucoup de temps. Certaines séances valent particulièrement le coup d’être vues, et notamment la cérémonie de clôture, qui présentera le film Tomber pour Ali de Romas Zabarauskas. Mais ce n’est pas tout. Le festival Chéries-Chéris réserve plein d’autres surprises !

Pour retrouver le programme complet, ça se passe ici 

Ce n’est pas parce que les cinémas sont fermés qu’on ne peut pas continuer à soutenir la culture. Ça tombe bien, le FIPADOC a sélectionné trois documentaires qui ont besoin d’un coup de pouce.

Le festival international de programmes audiovisuels documentaires de Biarritz est reporté cette année pour cause de COVID. Et la pandémie a aussi affecté la production de nombreux films. Trois projets en difficulté ont alors retenu l’attention des équipes de l’évènement.

Wait. Itxaroten Jakin, un documentaire intime sur le processus de création musicale

Ce portrait de l’artiste basque Aitor Etxebarria permet d’aborder des notions d’évolution artistique, entre retour à l’essentiel et passion du voyage. Le réalisateur Hannot Mintegia est un proche d’Aitor, et il le suit régulièrement lors de ses tournées internationales. Avec un regard fidèle et intimiste, il construit un documentaire centré sur les inspirations de l’artiste. C’est alors un film sur la création, mais aussi sur une sorte de fureur de vivre de l’artiste, ainsi qu’une expérience musicale complète. Les mélomanes seront ravi·e·s ! 

Wait. Itxaroten Jakin est à soutenir sur Kickstarter jusqu’au 26 février.

The Boobie Project, une réflexion sur les seins et leur poids sociétal 

Viv Li est née fille en Chine, pendant la loi de l’enfant unique. Selon ses propres mots, elle a été élevée « comme un petit garçon ». Mais lors de la puberté, avec le développement de sa poitrine, sa vie change radicalement. Elle en tire alors une réflexion sur le corps féminin et la libération sexuelle. Une réflexion qui se construit au sein de la société chinoise, mais aussi dans un contexte de mondialisation culturelle. Ainsi, elle imagine un projet documentaire, qui lierait images d’animation, d’archives et de fiction, entre autres. Elle a aussi à coeur de conserver un ton humoristique et coloré à son documentaire, pour lui insuffler un rythme léger. Enfin, dans l’objectif de récolter des témoignages, elle décide de fonder une communauté sur Instagram. Un projet féministe donc, pour une sororité positive et une réflexion militante toute en légèreté. 

On retrouve The Boobie Project sur Instagram et Kickstarter avant le 21 février.

Dreamer, une équipe de rêveuses au coeur d’une communauté rurale du Caucase

Iman Hassanor dresse le portrait d’un entraineur de foot d’un genre particulier, en plein Azerbaïdjan. En effet, Mamed se démène pour monter une équipe de football féminin, dans une communauté rurale et traditionnelle. Par le sport, il veut pousser les jeunes filles à se dépasser et à devenir indépendantes. Un rêve avant-gardiste dans une société où les filles sont sujettes aux mariages forcés dès leur quinzième anniversaire. D’ailleurs, beaucoup de familles s’opposent à ce que leurs enfants rejoignent l’équipe. Mamed se rapproche alors d’un orphelinat local, et deux des jeunes filles qu’il entraine ont même rejoint l’équipe nationale ! Le réalisateur compte donc lui rendre hommage avec un documentaire, dont la production a été particulièrement impactée par le COVID. On n’hésite pas à encourager ce beau projet, célébrant une initiative féministe particulièrement touchante.

Dreamer, un projet à soutenir sur Instagram et Kickstarter jusqu’au 1er mars.

Découvrez le teaser des trois projets :

Et vous, quel projet allez-vous soutenir ?

Un article par Shad De Bary 

Si le mot grossophobie a fait son entrée dans le dictionnaire il y a seulement un an, ce fléau ronge notre société depuis bien plus longtemps. Pris comme contre-exemples, rabaissé.e.s ou constamment pointé.e.s du doigt, les gros.se.s sont la cible d’une discrimination trop banalisée. Daria Marx et Gabrielle Deydier signent deux documentaires sur le sujet, à voir absolument !

Crédit : Bangumi ; Gabrielle regardant à travers les baies vitrées de la piscine

Le poids est loin d’être l’unique point commun qui lie Daria et Gabrielle ; c’est leur force qu’elle partage. Ce sont deux femmes tellement fortes qu’elles ont décidé de briser le tabou, de percer l’écran, de dénoncer, à travers leurs propres histoires, une discrimination qui sévit de façon universelle dans la société française. La grossophobie. 

Mais qu’est-ce que c’est ? Étymologiquement, on pourrait se dire que c’est la peur des gros.se.s. Mais comme le dit si bien Gabrielle dans son documentaire On achève bien les gros, personne ne part en courant en voyant une personne grosse. Non, la grossophobie désigne, selon l’édition 2019 du Petit Larousse, « l‘ensemble des attitudes et comportements hostiles qui stigmatisent et discriminent les personnes grosses, en surpoids ou obèses. » Au quotidien, la grossophobie prend vie à cause de gestes devenus banals, qui sont pourtant d’une extrême violence. Comme les parents qui montrent à leur enfant une personne grosse en lui disant : « Voilà à quoi tu vas ressembler si tu manges trop de bonbons ! » 

Daria Marx, ma vie en gros, plongée dans l’intimité

Dès les premières minutes, Daria donne le ton du documentaire, à retrouver sur le site de France TV en replay. « Ce film, c’est une histoire intime du petit peuple des gros.se.s », le peuple des gros.se.s, celles et ceux qui prendraient trop de place selon la société, mais qui finissent par devenir invisibles, parce que rejeté.e.s et pas dans les normes. Daria le dit elle-même : « J’ai longtemps cru être la seule grosse de France. Personne ne me ressemblait jamais ni à la télé ni dans les journaux, pas même dans ma famille. » 

Daria s’ouvre à nous et parle de son histoire à elle. Mais fait aussi intervenir cinq de ses ami.e.s, eux et elles aussi sont gros.se.s et victimes des remarques assassines qui brisent petit à petit une personne. Anouch, qui se rêvait égyptologue après avoir obtenu tous les diplômes pour, est constamment discriminée pendant les entretiens d’embauche à cause de sa corpulence et ne se voit proposer que des postes de vigiles. Daria, elle, raconte avoir été humiliée pendant des années au collège par son professeur d’éducation sportive : « En cours d’EPS, le prof demandait de faire quatre tours de terrain pour s’échauffer, donc je faisais les 4 tours comme tout le monde en allant un peu moins vite, mais je le faisais, et ensuite il disait : “Alors maintenant Daria devant toute la classe, tu vas nous faire deux tours de plus parce que tu en as bien besoin !” Et dans un silence de mort, toute la classe me regardait, moi, la grosse, faire mes deux tours supplémentaires et c’était horrible. » 

Finalement, leurs témoignages se rejoignent, s’entremêlent, et ce qui semble de premier abord très personnel devient commun et presque universel. Tous.tes évoquent un contexte familial compliqué – même Eva, qui souffre d’un dérèglement hormonal, avoue que le psychique joue aussi énormément dans le processus.

Transmission des troubles du comportement alimentaire

Daria Marx propose une plongée intime dans son existence, son enfance, elle nous emmène à la rencontre de sa mère anorexique depuis l’âge de 16 ans qui va, sans le vouloir, transmettre ses troubles alimentaires à sa fille en surveillant trop son poids comme sa propre mère le faisait avec elle. C’est là que Daria commence à manger en cachette à cause des restrictions imposées à la maison. Aujourd’hui, à l’écran, mère et fille en parlent librement, bien que leurs voix soient emplies d’émotions. 

https://www.youtube.com/watch?v=ukUyanPdVYY

On achève bien les gros, véritable manifeste

Diffusé il y a peu et disponible en libre accès sur YouTube, le documentaire de Gabrielle Deydier est un subtil mélange de moments du quotidien et d’extraits de son prochain roman, Métabo, qu’elle est actuellement en train d’écrire. Pourtant joués à l’écran par des acteurs, les passages de cette fiction dystopique, où la société a exclu les personnes grosses au point qu’elles sont pourchassées pour être placées de force en centre d’amaigrissement, sont ultra réalistes. 

Une histoire choc, sortie tout droit de la tête de Gabrielle et inspirée des discriminations qu’elle subit, elle aussi, chaque jour. Elle raconte s’être privée d’aller à la piscine municipale, même si elle adore nager, pour ne plus être confrontée au regard et aux remarques des gens. Elle en parle un jour à son psy, qui lui répond qu’il y a deux solutions : continuer de se priver de piscine ou bien affronter sa peur du regard des autres en allant se baigner sur une plage naturiste afin d’assumer son corps pour de bon. Gabrielle relève le défi : « J’ai mis un an à me décider, j’étais étudiante à Montpellier et il y avait pas mal de plages naturistes. J’ai débarqué avec tous les fantasmes qu’on peut avoir sur ce genre de plage, en me disant les gens vont me regarder, je me demandais ce qui allait se passer…Je me désappe… et il ne se passe rien. J’étais à poil et j’étais invisible, les gens n’en avait rien à faire. Je me suis baignée nue dans la mer et je me suis dit il n’y aurait plus jamais un.e seul.e connard.sse sur cette terre qui m’empêcherait d’aller me baigner. » 

Les choses les plus anodines deviennent un véritable challenge pour les personnes grosses, car rien n’est adapté à elles. « Quand j’ai dû chercher un appartement sur Paris, le premier critère de sélection de l’appartement c’était : est-ce que je vais rentrer dans les toilettes et dans la cabine de douche ? » Aller au cinéma ou chez le docteur devient impossible quand les sièges à accoudoirs sont impraticables pour elles. Vraiment, rien n’est pensé pour les personnes grosses. C’est le même constat dans les trains ou les avions… 

Gabrielle relève une vérité implacable : « On ne nous voit pas dans l’espace public, parce qu’on ne peut pas se l’approprier. » Elle se mobilise justement pour exposer ce problème, montrer que le quotidien pour une personne grosse est semée d’embûches, en plus d’être continuellement exposé aux commentaires, moqueries et autres regards malveillants. Elle est même allée jusqu’à retourner dans son lycée, lieu qui ne lui rappelle pas de très bons souvenirs, pour intervenir auprès d’une classe de seconde sur la grossophobie. Les échanges avec les élèves sont constructifs, parfois même touchants, comme quand une lycéenne salue son courage et sa force de caractère face à toutes ces épreuves que la vie lui a fait endurer. 

https://www.youtube.com/watch?v=hNx7uhVCOfQ

Grosse comme 10 millions de Français.e.s

… Voilà comment se définit Daria, qui rappelle que 15 % de la population française est concerné, un chiffre qui étonne souvent, et qui montre bien la nécessité de créer des infrastructures adaptées pour qu’enfin les gros.se.s ne soient plus exclu.e.s de certains lieux et de certaines activités. 

Gabrielle, qui a elle aussi été victime d’un régime étant enfant, et qui a été le déclencheur d’une relation à la nourriture destructrice, le dit avec une justesse incroyable : « Quand tu luttes contre la grossophobie, tu luttes contre l’injustice, tu luttes contre l’exclusion des gros.se.s, tu luttes contre la discrimination à l’embauche, tu luttes pour que les gros.se.s soient mieux soigné.e.s, tu luttes pour que les gros.se.s appartiennent à la société et qu’ils.elles soit complètement inclus.es dans cette société. Est-ce que ça veut dire que tu fais l’apologie de l’obésité ? Non. Je fais 125 kilos, ça me regarde, je le vis comme je le vis, je ne prône pas ça comme un mode de vie, ce n’est pas un mode de vie, être gros.se, être obèse, ce n’est certainement pas quelque chose que je souhaite à qui que ce soit. » 

Pour conclure cette prise de parole puissante, on vous conseille ces deux essais : Gros n’est pas un gros mot de Daria Marx, et On ne naît pas grosse de Gabrielle Deydier !

Article d’Ana Michelot 

Des images d’archives, des interviews et des chiffres, voilà ce que le documentaire 13th nous apporte. Un éclairage plus que nécessaire dans ce contexte toujours aussi tendu où les discriminations raciales persistent. 

Ava DuVernay sortait en 2016 le documentaire 13th pour comprendre l'origine des discriminations envers les Afro-Américains.
Ava DuVernay sortait en 2016 le documentaire 13th pour comprendre l’origine des discriminations envers les Afro-Américains.

Ce documentaire a été réalisé par Ava DuVernay il y a de ça quatre ans. Disponible depuis 2016 sur Netflix, il permet de comprendre les origines de la discrimination des Afro-Américains. Un documentaire a regardé de toute urgence. Après le décès de Georges Floyd, l’éclairage qu’il nous apporte est criant de vérité. Avec ça, impossible de nier le racisme ! Pour s’assurer que tous aient accès à 13th, Netflix l’a mis en accès libre sur sa chaîne Youtube. 

13th, un titre bourré de sens 

Ava DuVernay n’a pas choisi le titre de son documentaire au hasard. 13th, c’est une référence parlante au 13e amendement de la Constitution américaine. Promulgué en 1865, il octroie la liberté à tous les citoyens américains exceptés à ceux qui commettraient des crimes. Si aujourd’hui on retient cet amendement comme étant la fin de l’esclavage, le documentaire en montre ses failles.

Alors nous voilà plongés dans une réalité qui nous a échappée : l’élite blanche avait besoin de cette population Noire pour faire fluctuer les affaires. De là en découlent des arrestations de masse contre les Noirs alors que les délits pour lesquels on les inculpe n’avaient rien de comparable à un crime – comme spécifié dans le 13e amendement. 

Un documentaire qui retrace l’histoire

Si 13th met en avant un système carcéral et pénal stigmatisant envers les Afro-américains, il puise aussi dans l’histoire des États-Unis. Oui, ce pays où l’on y vit soi-disant « l’American Dream » a engendré une image négative de cette communauté. Le monde de la culture, et plus particulièrement le cinéma, a mythifié la délinquance des Noirs et les a représentés toujours de manière péjorative. Exemple stupéfiant avec Birth of a Nation où les Noirs y sont humiliés et représentés comme des animaux sauvages ou comme des monstres. 

Peu à peu, nous avons laissé ces stéréotypes s’ancrer dans nos quotidiens et nous avons donc volontairement fait le choix de laisser place au racisme. Ce documentaire est une réelle claque, une manière de s’éduquer par l’histoire, par les faits et par les chiffres. Mais après avoir visionné 13th, il est important de ne pas se contenter de fermer l’écran de son ordinateur. Il est temps d’agir pour abolir ce système raciste ! 

Retrouvez le dès à présent sur Netflix ou sur Youtube !

Article de Nina Hossein.

Le clitoris, ce grand oublié des manuels scolaires et des cours d’éducation sexuelle connaît enfin son heure de gloire. Oui, cet unique organe du plaisir n’est bientôt plus laissé pour compte grâce à Mon nom est clitoris. Ce documentaire-dialogue sort le 17 juin et compte bien briser les tabous et libérer la sexualité féminine !

Le clitoris l'unique organe du plaisir va enfin connaître son heure de gloire grâce au documentaire "Mon nom est clitoris". Crédits : ©La Renarde Bouclée.
Le clitoris l’unique organe du plaisir va enfin connaître son heure de gloire grâce au documentaire « Mon nom est clitoris ». Crédits : ©La Renarde Bouclée.

On l’attendait, deux femmes l’ont fait. Lisa Billuart-Monet et Daphné Leblond ont réalisé un documentaire éclairant et éclairé sur notre cher organe du plaisir. Mon nom est clitoris dresse le portrait d’une époque un peu bancale, qui s’alimente de traditions oppressives tout en imposant l’injonction à jouir. Oui, on l’a toute entendue cette fameuse phrase « et toi, t’as joui ? » qui nous a mis mal à l’aise plus d’une fois. Alors il est temps, même grand temps, de briser les tabous et de libérer enfin la sexualité féminine ! 

https://www.instagram.com/p/CA0dE6qnjet/

Un documentaire-dialogue autour de douze femmes et leur rapport à la sexualité 

Ce documentaire est un hommage, ou plutôt un « femmage » comme on peut le lire depuis peu. Un moyen pour nos deux réalisatrices de montrer au grand jour le combat de femmes qui oeuvrent afin de changer les mentalités sur la sexualité féminine. 

Mon nom est clitoris, c’est la rencontre de douze femmes âgées de 20 à 25 ans. Dans chacun des portraits, toutes racontent librement des anecdotes. Elles s’expriment sans crainte sur ce tabou qu’est le plaisir féminin. Peu à peu, la vérité se dresse comme une évidence : nous, femmes, avons manqué d’informations et d’éclaircissements sur notre organe sexuel absent de tous manuels scolaires. Et ces « omissions » ne sont rien d’autre que le résultat d’une société basée sur le patriarcat, qui impacte encore aujourd’hui les femmes dans leurs relations au corps et à la sexualité. Fort heureusement, ce documentaire entend bien bousculer les codes et changer les mentalités !

Où et quand retrouver ce documentaire au cinéma ? 

Oui, la période post-confinement nous laisse encore dans le flou sur les possibles sorties cinéma. Mais pas de panique, une salle virtuelle, la 25ème heure, a su profiter de l’épidémie pour faire son apparition. Du e-cinéma comme si on y était : une séance programmée, un billet d’entrée et vous voilà installée confortablement dans votre lit, avec du pop-corn fait maison à volonté. 

Pour découvrir au plus vite le documentaire, rendez-vous le 17 juin. Mon nom est clitoris est là pour informer au mieux et rendre compte de la sexualité féminine. Les deux réalisatrices nous poussent à la réflexion et à ré-envisager notre rapport au corps et à celui de l’autre !

Article de Nina Hossein

Elles ont entre 51 et 62 ans : Dans «Ménopausées», ces sept femmes ouvrent les portes de leur intimité et abordent ce sujet souvent tabou. Honteuses, invisibles, bouleversées… Elles confient dans les moindres détails le dérèglement hormonal le plus important de leur vie.

Dans « Ménopausées », sept femmes se confient, à visage découvert, sur cette période de leur vie.
Photo d’illustration – Crédit : Photo by Artem Beliaikin on Unsplash

Après la progressive dé-construction des tabous autour des règles, les cris de détresse des jeunes mamans qui appellent à la transparence sur la maternité, les Ménopausées veulent se faire entendre. Dans un documentaire «Infrarouge» de Blandine Grosjean et Joëlle Oosterlinck, elles disent «haut et fort» la vérité sur la ménopause. Des symptômes, au silence en passant par le rapport au corps. Elles sont 11 millions, pourtant c’est une première à la télévision française.

Tabous et solitudes

Ces sept femmes se partagent l’écran pendant 52 minutes. Personne d’autre, ni médecin, ni expert. Elles apparaissent à l’ombre des arbres et parlent de sécheresse vaginale, de fuites urinaire, ou encore de bouffées de chaleur. Certaines en rient, d’autres apparaissent plus touchées. Toutes sont très différentes et leur caractère singulier, presque attachant, donne de la force à leur témoignage.

Elles se disent ni comprises, ni accompagnées, ni renseignées. «Comme on [en] parle très peu, en fait, tous ces symptômes, je ne les ai pas forcément rattachés à la ménopause, je les ai rattachés à une dépression.» Des conséquences sur le moral sous-estimées par notre société. Pour elles, c’est là toute l’importance de ces témoignages, «briser le silence». Mettre fin à une sensation de solitude, de gêne ou de honte, et elles le font très bien!

https://www.instagram.com/p/B_Wh9UeCiTe/

«Ce qui reste, c’est ce qu’on est et ça pose la grande question : sans mon corps, sans ce que j’affiche, qui je suis? Et est-ce qu’on peut m’aimer […]?» Des sentiments de mal-être entretenus par une construction patriarcale de la femme. Jeune, sexy et désirable, la France nourrit un culte de la féminité qui exclut certaines réalités, dépeintes dans ce film documentaire.

Dénoncer, mais surtout rassurer, parler et informer

Ce film ne s’adresse pas seulement aux femmes, mais aussi à leur partenaire, leurs proches, leur univers professionnel. Pour qu’ils comprennent, pour que la ménopause ne soit plus synonyme de la mort de la féminité, et surtout pour que l’on en parle. «Ménopausées» est aussi destiné aux filles et aux femmes qui voient cette passe comme une fatalité sans issue, sans savoir. La ménopause c’est «aussi une renaissance quand on l’accepte», plus de libertés et surtout «plus de maturité». «Quand je me regarde dans le miroir, je me dis : Ah mais pour une grand-mère, tu n’es pas si mal que ça.»

Un documentaire bientôt diffusé sur France 2

Article de Aurélie Rodrigo.

Malheureusement peu connue en Europe, Ruth Bader Ginsburg est une juge américaine adulée dans son pays. Et pour cause, cette Américaine de 87 ans est une féministe, progressiste qui a œuvré toute sa vie contre les discriminations sexistes et raciales. Et parce que c’est le genre de parcours qui le mérite, un film et un documentaire retracent la vie de cette icône progressiste. 

Ruth Bader Ginsburg, juge Américaine, militante pour l'égalité des sexes devant la loi. Crédits : ©Ron Sachs / Getty Images
Ruth Bader Ginsburg, juge Américaine, militante pour l’égalité des sexes devant la loi. Crédits : ©Ron Sachs / Getty Images

Ruth Bader Ginsburg grandit à une époque où être une femme et faire des études ne se conjuguent pas encore. Mais être au foyer et s’occuper des enfants ce n’est pas ce à quoi aspire la jeune femme. Poussée par sa mère, elle poursuit sa carrière brillante dans le supérieur.

L’icône du women’s empowerment

Lors de sa licence en government, Ruth Bader Ginsbrug rencontre l’amour de sa vie et son plus fidèle soutien : Martin Ginsburg. Tous deux parviennent à intégrer l’École de droit de Harvard. Brillante, elle fait partie des neuf femmes ayant été admises dans une promotion de 500 hommes. Elle étudiera également à Columbia où elle obtient son doctorat en étant première de sa classe. Si on s’arrêtait là, on serait déjà convaincu : Ruth Bader Ginsburg est un symbole du women’s empowerment !

Une femme d’exception, des études jusqu’à la Cour Suprême

Réalisée par Mimi Leder, Une femme d’exception (On the Basis of Sex), revient sur les débuts rocambolesques de la carrière d’avocate de la nouvelle diplômée. Alors qu’elle et son mari ont deux enfants, la jeune femme ne parvient pas à trouver un cabinet prêt à engager une femme.

À cette époque, plaider le droit des femmes ne mène à rien, alors l’avocate s’engage sur une affaire fiscale inédite qui fera évoluer sa carrière. L’occasion rêvée d’opérer un changement de la justice quant à la discrimination fondée sur le sexe.

RBG, un documentaire récompensé

Récompensé de l’oscar du Meilleur film documentaire en 2019, RBG a été réalisé par deux journalistes : Betsy West et Julie Cohen. Le documentaire retrace son ascension jusqu’à la Cour suprême où elle fut nommée juge en 1993.

Interviews de Ruth Bader Ginsburg en personne et de ses proches, images d’archives, mais aussi extraits d’apparitions publiques… Ce documentaire authentique nous rapproche un peu plus de la militante américaine.

Article de Nina Hossein.

Pour l’anniversaire de la Air Max, ce 26 mars 2020, Nike nous dévoile un documentaire dédié à sa chaussure à succès. L’occasion, puisqu’on zone à la maison, d’en apprendre un peu plus sur la sneakers star de notre armoire.

AIR MAX DOCUMENTARY

« The Story of Air Max 90-2090 » est désormais disponible sur l’application SNEAKRS et sur le site internet. Le documentaire de 24 minutes retrace l’histoire des Air Max à travers des images d’archives, des témoignages et des rencontres avec des designers, artistes et influenceurs culturels du monde entier.

Derrière les sneakers, un phénomène qui rassemble

Avec le déferlement du hip-hop dans les années 90, la Air Max est devenue une partie de la panoplie. « Si un artiste portait un certain modèle, il fallait obtenir le même modèle« , pour imiter son artiste et pour devenir soi-même un artiste. 

A chaque génération, sa sneakers. La Air Max est tout un pan de la culture. Notre choix sur le modèle est influencé par la musique que l’on écoute ou l’endroit d’où l’on vient. Porter des Air Max n’est pas porter une simple paire de Nike, c’est tout un symbole de fierté et de croyance.

La « Air bubble » révolution

L’air était présent dans les sneakers comme dans la Air Ships ou la Air Force. Mais Tinker Hatfield a révolutionné la sneakers en rendant l’air visible. « The sneakers oracle » ou « the God of shoes design », comme l’appellent les différents artistes présents dans le documentaire, a inventé le « Air Bubble » ou littéralement, le pouvoir de percevoir l’air dans la semelle. Tous étaient sceptiques à propos du design mais c’était sans compter sur la révolution qu’elle allait apporter.

Film « The Story of Air Max, 90-2090 »

Le film est sorti pour le Air Max Day, le 26 mars. A retrouver sur l’application SNEAKRS, sur le site internet de Nike ou sur YouTube.

Article de Sofia Rogozarski