Netflix est une ode au divertissement, mais pas uniquement. Il y a ces films, ces séries et ces documentaires qui changent les codes et ils sont de plus en plus nombreux. Paulette vous propose sa sélection à mater au plus vite !

Netflix change les codes, sélection Paulette - Isaac Quesada on Unsplash
Netflix change les codes, la sélection Paulette.
Crédit : Isaac Quesada on Unsplash

The Old Guard, nouveau regard sur le film d’action

« Pendant des siècles, ces quatre guerriers protégeaient secrètement l’humanité. Maintenant, leurs dons en font des cibles. Juste quand ils découvrent un autre immortel. » Il a beaucoup fait parler de lui dernièrement et il occupe déjà sa place dans le top 10 du site de streaming. Mis en ligne le 10 juillet sur Netflix, The Old Guard apparaît comme une mini révolution de l’industrie hollywoodienne où trône l’homme blanc hétéro. En effet, c’est une véritable nouveauté pour le film d’action. En son centre des femmes, des personnes de couleurs et une romance gay… Au menu on retrouve de la bagarre, des armes et des répliques de gros boss. Netflix l’annonce, « ce film est : palpitant« , et on est totalement d’accord !

Da 5 Bloods, dans la catégorie Black Lives Matter

Da 5 Bloods, c’est le dernier film de Spike Lee. Synopsis : il s’agit de l’histoire de quatre vétérans afro-américains qui retournent au Vietnam pour y retrouver la dépouille de leur chef et un hypothétique trésor enfoui. Passé tout près de la présidence du jury du Festival de Cannes cette année, le réalisateur a dévoilé son dernier film le 12 juin dernier. Une oeuvre qui s’inscrit dans l’actualité tragique de la mort de George Floyd et qui s’est vu intégrée à une nouvelle catégorie. Le géant du streaming américain a inauguré la rubrique « Black Lives Matter« , en écho au mouvement et au slogan scandé lors des manifestations anti-racistes qui ont ébranlé les mois passés.

Circus of Books, papy, mamie et leur sex-shop gay

On ne va pas parler de cirque, ni de livres… Ce documentaire publié en mars dernier sur Netflix parle d’un sex-shop né dans les années 1960 à Los Angeles. Une boutique devenue une véritable place de lutte et de visibilité de la communauté gay de la ville. Un lieu de rencontres incroyables tenu par un couple juif hétéro en apparence « ordinaire »… C’est un documentaire chargé en histoires humaines, poignantes et quelques fois bouleversantes, recommandé cependant aux plus de 16 ans. Histoire d’amour, de famille et de lutte pour la communauté LGBT, tout est là !

Crip Camp : La révolution des éclopés, émotions à revendre

« Tout près du site de Woodstock, une révolution a lieu dans une colonie de vacances délabrée pour adolescents handicapés. Elle va transformer leur vie à jamais et lancer un mouvement historique. » C’est le documentaire le plus chargé en émotions que j’ai pu voir sur Netflix – et j’en ai vu des tas. Il a été produit par l’ex-couple présidentiel et diffusé au mois de mars dernier. Crip Camp : La révolution des éclopés relate des histoires poignantes entre personnes qui ont soif de vie et de bonheur. Mais il témoigne aussi d’une nouvelle ère, la naissance d’un mouvement civique pour plus d’égalité.

Article de Aurélie Rodrigo

Pour annoncer la réouverture de son monde enchanté, Disneyland Paris a réalisé une vidéo publicitaire des plus remarquées. La raison ? C’est un homme qui interprète le célèbre titre Un jour mon prince viendra.

Une publicité surprenante pour la rouverture de Disneyland Paris.
Crédit : Cody Board on Unsplash
Une publicité surprenante pour la réouverture de Disneyland Paris.
Crédit : Cody Board on Unsplash

Mickey a rangé ses gants, les princesses ne paradent plus, le château a remonté son pont-levis. Depuis le mois de mars dernier, Disneyland Paris a fermé ses portes, lui aussi. La pandémie de Covid-19 ne s’est pas arrêtée aux pieds du monde enchanté de la capitale. Mais pas de panique, la date de réouverture au public est déjà programmée, et c’est pour très bientôt ! Dans sa dernière campagne publicitaire, la première destination touristique de l’Hexagone se dit prête à accueillir de nouveau ses adeptes. Et ce n’est pas la seule chose que l’on retient de cette vidéo.

Un jour mon prince viendra…

Alors que la grande horloge semble tout juste avoir sonné minuit, le noir de la nuit est brisé par les lumières du grand château Disney. De nouveau éclairé par les spots de son majestueux jardin, il apparaît progressivement dans cette vidéo, petit bout par petit bout. La caméra tourne autour de l’édifice quelques instants avant que la musique ne démarre. « Un jour mon prince viendra, un joour on s’aimera, dans son châteauuu... » Quoi de plus classique pour annoncer la réouverture du portail enchanté ? Et bien la particularité cette fois, c’est que ce titre est interprété par un homme.

Une version pro-LGBT+ de l’hymne Disney ?

Ce titre iconique du film d’animation Blanche-Neige et les Sept Nains, ici entonné par une voix masculine, renvoie à une seule question : s’agirait-il d’une version gay ? Un prince charmant, à dos de son cheval blanc, qui vendrait sauver… un homme ? Du jamais vu dans l’univers hétéronormé de Disney où la femme occupe une place particulièrement conservatrice, et par conséquent, l’homme aussi.

Un effort jugé trop faible par le média gay Têtu. « Si cette initiative est évidemment un pas dans la bonne direction, il faut rappeler que la représentation efficace des personnes queers est un problème récurrent chez Disney. L’entreprise cumule déjà plusieurs accusations de queerbaiting à son actif et s’est fréquemment montrée frileuse quant à ses tentatives d’inclusivité. » Un premier pas qui fait pourtant écho à Out, un court-métrage signé Pixar sur le coming-out.

Article de Aurélie Rodrigo

En septembre dernier, sortait notre numéro « Ensemble », dont la rédactrice en cheffe invitée n’était autre qu’Opal Tometi, la cofondatrice du mouvement Black Lives Matter. 

Un besoin viscéral, urgent, de parler activisme, engagement politique et social, de communauté(s), de partage et de solidarité. Car seul.e, on peut mettre en place un projet, faire de grandes choses, mais c’est ensemble qu’on soulève des montagnes ! On voulait montrer qu’ensemble, on peut faire bouger les lignes, changer le monde.

Rokhaya Diallo y parlait du caractère systémique du racisme, Assa Traoré de violences policières, @irenevrose de féminisme extrémiste, Agy des dangers de la précarité et de la solitude des personnes sans-abri. 

On y mettait en lumière Dakar, au détour d’un Carnet de Voyage, mais aussi la banlieue de Marvin Bonheur et des Déterminés. 

Depuis la sortie de ce numéro, des voix se sont amplifiées, des lignes ont commencé à bouger, mais les choses n’ont pas changé. Entre mille autres choses, le traitement médiatique des événements actuels est toujours le même : nauséabond. Selon les médias traditionnels, une manifestation, c’est des manifestants qui créent des débordements ; des policiers qui doivent se défendre, se protéger, nous protéger. Bullshit. Quid des injustices vécues par les personnes racisées ? Quid du racisme ? Quid des conditions de travail, et de vie, des soignant.e.s que tout le monde applaudissait il y a encore quelques mois à sa fenêtre ? 

C’est fatigant, on ne veut plus de cette domination patriarcale ni de ce point de vue blanc. On ne veut plus de cette société qui abolit, chaque jour, nos droits à la paix.

Aujourd’hui, nous mettons à disposition gratuitement ce numéro « Ensemble » pour ne pas oublier de se mobilier, de s’engager, et si on peut, de manifester, de donner de l’argent à des organismes qui ont besoin de moyens pour agir. Pour porter bien haut des parcours inspirants, des personnalités qui s’activent pour créer un monde plus juste.

Parce qu’il est temps que nos voix portent, et il est temps qu’on nous écoute !

Ensemble, un numéro intemporel que tu peux encore bouquiner

En soutien au combat contre les discriminations et parce que Paulette s’y engage depuis ses débuts, tu peux cliquer ici et obtenir ton numéro gratuit Ensemble en format PDF.

Par Juliette Minel