Parce que les musées n’ont toujours pas rouvert, mais qu’on aimerait quand même se cultiver et admirer des œuvres d’arts, voici 5 expositions à faire depuis chez soi.  

Ah, les musées… vestiges du temps sans Covid. Si, comme à nous, ils vous manquent énormément – qui se rappelle les dimanches musée/café en terrasse ? – vous serez ravi·e·s de savoir que des expositions sont disponibles en ligne. On a eu tendance à les oublier, mais c’est toujours un bon moyen de se cultiver – et de s’occuper après 18 heures. Point bonus : cela nous donne presque l’impression de voyager. Eh oui, car pas besoin d’être à Paris pour visiter le Louvre virtuellement ! 

Léonard de Vinci – Le Louvre

Et en parlant du loup ! Si vous avez loupé l’exposition retraçant l’histoire de Léonard de Vinci, le Louvre et les Beaux-Arts vous offrent de quoi vous rattraper. Côté Louvre, vous pourrez voir la présentation de l’exposition sur Youtube, ou télécharger l’application La Joconde en VR – vraie expérience virtuelle en face à face avec Mona Lisa. Côté Beaux-Arts, n’hésitez pas à aller jeter un coup d’œil à leur mini-site interactif, créé à l’occasion du 500ème anniversaire de la mort de l’artiste. Pas de visite virtuelle à proprement parlé, donc, mais une vraie bible de connaissance à notre portée. 

Guns in America – JR 

Guns in America pourrait presque se confondre avec un reportage. Et pour cause : JR avait collaboré avec le Times pour réaliser cette œuvre d’art. Créée en 2018, elle est à (re)découvrir en ce temps de couvre-feu, pour se remémorer un constat très brutal : il y a 265 millions d’armes pour 325 millions d’habitants aux États-Unis. Podcasts et fresque vivante, cette exposition virtuelle vaut largement le détour. Sound on !

We speak HipHop 

Exposition en ligne "We Speak Hiphop" - © We Speak Hiphop
Exposition en ligne « We Speak Hiphop » – © We Speak Hiphop

Cette exposition date déjà de deux ans, mais il est fort probable que vous soyez passé·e·s à côté. We speak hiphop, c’est un mini-site qui raconte – on vous le donne dans le mille – l’histoire du hip-hop. Après une sélection de la langue dans laquelle vous voulez regarder votre exposition, vous entrez sur le site, et pourrez choisir entre 28 documentaires qui mettent en scène 28 artistes dans des pays différents, à plusieurs années d’intervalle. Si vous avez aimé le documentaire 10 women, 1 worldvous adorerez celui-ci.  

La Bibliothèque nationale de France

Exposition en ligne "Fantasy" - © BnF
Exposition en ligne « Fantasy » – © BnF

Plus qu’une visite virtuelle, la BnF propose plus de 100 expositions en ligne. C’est le pire cauchemar des indécis·e·s, et le meilleur plan pour les curieux·ses. Mais au moins, il y en a pour tous les goûts ! Plutôt littéraire, scientifique, historien·ne, économiste ou philosophe ? Vous trouverez forcément quelque chose qui vous plaît. Et on vous recommande particulièrement Fantasy, Victor Hugo, l’Homme Océan, l’AFP et la photo de presse, Entendre le théâtre et Gastronomie médiévale. Dans tous les cas, selon vos aspirations, la BnF aura quelque chose pour vous. 

Le Centre Pompidou 

Du même level que la BnF, le Centre Pompidou propose 30 visites virtuelles – ou parcours d’exposition. Présentées par les commissaires et les artistes, ces expos vidéo vous font faire le tour du musée, et en dévoilent juste assez pour vous donner envie d’y retourner dès sa réouverture. 

Alors, vous avez vu ? On a largement assez de ressources pour patienter jusqu’au retour des musées. Mais si vous arrivez au bout de cette liste, on vous conseille aussi le site Google Arts & Culture, où vous pourrez notamment voir une exposition sur le street-art parisien. 

Article de Clémence Bouquerod 

A Paris, ce n’est pas nouveau, il est presque impossible de s’ennuyer. Alors pour tou.te.s ceux et celles qui n’ont pas pu profiter des Journées du patrimoine, voici notre sélection pour ce week-end. 

Exposition sur l’amour, Chanel, Banksy ou encore pièces de théâtre féministes et brunch-théatre : il y en a pour tout le monde ! 

La Beauté se cultive – Jardin des plantes – 5ème arrondissement

  • Affiche de l'exposition "La Beauté se cultive"
  • Pièce de théâtre "La folle et inconvenante histoire des femmes"
  • Affiche de l'exposition "The World of Banksy"

Vous voulez comprendre comment la prestigieuse marque Chanel crée ses cosmétiques ? A La Beauté se cultive, vous aurez votre réponse – en partie. Cette exposition vise à expliquer le lien entre la nature et la marque, et comment celle-ci a choisi les actifs de certains de ses cosmétiques iconiques. Vanille, café, camélia, solidage et anthyllis… vous retrouverez leur histoire et à quoi ils servent. Le tout dans un cadre magnifique. Mais dépêchez-vous, l’expo ne dure que jusqu’à dimanche ! 

La folle et inconvenante histoire des femmes – Théâtre le Funambule – 18ème arrondissement

Attention, gare au coup de cœur ! Cette pièce de théâtre féministe dépeint avec humour et dérision l’histoire des femmes dans le monde. De la préhistoire jusqu’à aujourd’hui. Entre faits réels et récits inventés, nous assistons au monologue d’une femme engagée, qui vous fera rire à en pleurer, voire pleurer tout court. Et ça fait un bien fou.  

The world of Banksy  Espace Lafayette-Drouot – 9ème arrondissement 

Avis à tou.te.s les fans d’art contemporain : l’expo The World of Banksy est faite pour vous. L’artiste anonyme et iconique y est parfaitement représenté. Au programme, plus de 100 œuvres exposées et une expérience immersive dans son monde. Et aux vues des conditions particulières, il est aussi possible d’y aller de nuit. Cool, non ? 

Paname Comedy Brunch – Paname – 11ème arrondissement 

  • "Paname Comedy Brunch"
  • Exposition "De l'Amour"

Allier brunch et humour, c’est possible. Et c’est tous les week-ends au Paname. Cela fonctionne comme un café-théâtre mais, à la place d’un apéro et de planches, vous boirez du café, du jus d’orange et mangerez des pancakes et des œufs bénédicte (ou ce qui vous fera plaisir sur la carte). Tout ça devant des humoristes de talent, comme – peut-être – Paul Mirabel, Laura Domenge ou Kyan Khojandi. 

De l’Amour – Palais de la découverte – 8ème arrondissement

Au lieu de se terminer le 30 aout, De l’Amour a été prolongée jusqu’au 27 septembre, de quoi en profiter encore un peu ! Exposition mi-scientifique, mi-littéraire, elle nous présente l’amour et tente de nous l’expliquer – même si c’est mission quasi impossible. Entre art et poésie, tous les grands romantiques dans l’âme l’adoreront.

Attention cependant à bien vérifier si une réservation est nécessaire. Et surtout… ne pas oublier de porter son masque, et d’emmener son fidèle gel hydroalcoolique ! 

Article de Clémence Bouquerod 

Map de la France et des évènements des Journées Européennes du Patrimoine
© Site des Journées Européennes du Patrimoine

Expo photos, peintures, visites historiques… voici la sélection de la team Paulette pour les Journées européennes du patrimoine à travers la France. 

Malgré la pandémie, l’envie de profiter des Journées européennes du patrimoine ne nous passe pas. Parce que c’est toujours l’occasion d’un week-end fort en culture et en nouveautés. Alors, hop ! On met son masque, on prend son gel et son sourire, et on va visiter tout en respectant les gestes barrières ces 19 et 20 septembre. 

Dancefloor expérimental dans les jardins de la Maison des Sciences – Île-de-France

Pour la première fois, la Maison des Sciences ouvre son jardin au public et y organise un dancefloor expérimental. Quésako ? Pour l’occasion, ils y ont créé des « espaces sonores paradoxaux aux sonorités immersives, pulsées par Daniel Picciola, doctorant spécialiste de la spatialisation des musiques de free parties« , détaille le lieuLe but est aussi de faire se rencontrer le public et les chercheur·se·s, pour « faire entendre, […] faire connaître, […] partager. »

Exposition photographique au Centre culturel canadien – Île-de-France

Pour tous les fans de photo around here, vous allez adorer l’exposition au Centre culturel canadien.  Au rendez-vous, des photos inédites de 36 artistes canadiens et de 50 citoyens canadiens et français. « Né [pendant] le confinement, ce projet propose le nouveau regard d’artistes professionnels comme amateurs, qui nous offrent une vision actuelle et personnelle de leur monde. […] L’exposition rend aussi hommage […] à l’amitié Canada-France ». Une description qui donne envie.

Exposition Corpus Animae d’Agathe Toman au Château de Lantheuil – Normandie

Peintures Time et Silence par Agathe Toman
Time et Silence par Agathe Toman – © Agence Stéphanie Protet

Encore deux jours pour profiter de l’exposition Corpus Animae d’Agathe Toman ! Et pour retrouver cet univers noir et blanc si particulier, il faut se rendre au Château de Lantheuil. On y découvre un corpus complet de son œuvre, des peintures aux poèmes, en passant par les photos et dessins. Corpus Animae – ou le Corps de l’Âme – est une « histoire du monde de l’après. […] Dans ce monde comme dans un prisme, tout semble être absorbé par le noir, omniprésent, origine et conséquence. » Et pour les journées du patrimoine, vous pourrez assister à des visites et des peintures en musique live. 

Exposition d’Art Contemporain à la Synagogue de Delme – Lorraine

Synagogue de Delme et Gue(ho)st House
Synagogue de Delme et Gue(ho)st House – © OH Dancy / Site de la Synagogue

Dans cette synagogue au style orientale de Delme se niche un centre d’art « dédié à la création contemporaine » depuis 1993. « Les artistes en ont fait la renommée par des créations exceptionnelles, pensées spécialement pour cette architecture. » A ses côtés, une maison aux allures fantasmagoriques, la « Gue(ho)st House », également ouverte au public. Au programme ? Des visites et des rencontres avec des artistes, pour mieux comprendre ce lieu atypique. 

Visite du Château Saint-Martial – Nouvelle-Aquitaine

Si vous habitez dans le coin, vous devriez passer jeter un coup d’oeil au Château Saint-Martial et son parc de style néo-Renaissance. Datant de 1880, il a été imaginé selon les plans de l’architecte Henri Parent – qui a aussi signé le musée Jacquemart-André, à Paris. En plus, vous pourrez y retrouver une exposition de la collection des peintures Leroux. 

Exposition de Vivienne Westwood au musée des Tissus et Arts décoratifs de Lyon – Rhône-Alpes

Exposition Vivienne Westwood. Art, mode et subversion. La collection Lee Price au musée des Tissus
© Site du Musée des Tissus et Arts Décoratifs de Lyon

Avis aux Lyonnais·e·s : les différentes expositions du musée des Tissus et Arts décoratifs sont accessibles, et notamment celle (commentée) sur Vivienne WestwoodVivienne Westwood. Art, mode et subversion. La collection Lee Price au musée des Tissus, c’est « plus de 200 pièces textiles, costumes, accessoires, chaussures, objets d’art, tableaux et dessins [qui] embarquent le visiteur de la genèse de l’œuvre de la styliste de la période punk, à ses créations illustrant […] son regard décalé sur l’aristocratie […], sa fascination pour le costume des XVIIIe et XIXe siècles jusqu’aux combats écologistes actuels.« 

Et pour tous les curieux à qui cette sélection ne suffit pas, voici le site internet du programme. Attention à bien voir s’il ne faut pas réserver avant d’aller visiter ! 

Article de Clémence Bouquerod 

Nubia, c’est une série visuelle de 6 épisodes en cours de réalisation. Depuis déjà huit mois, l’équipe construit doucement ce recueil vivant où l’art, la création, la prose et les émotions auront entièrement leur place. Ensemble, ils souhaitent aborder différentes thématiques universelles sous le prisme de la culture africaine. Bamby Diagne, photographe parisien, est en charge de la réalisation de ce projet. Aujourd’hui, il nous parle de cette future création et fait appel à nos dons !

Nubia est une série visuelle en cours de réalisation. Elle a pour but de mettre à l'honneur la culture africaine. Crédits : ©Bamby Diagne.
Nubia est une série visuelle en cours de réalisation. Elle a pour but de mettre à l’honneur la culture africaine. Crédits : ©Bamby Diagne.

Paulette : Que veut dire « Nubia » et pourquoi ce titre ? 

Bamby Diagne : « Nubia » découle du nom de l’empire de Nubie, reconnu comme étant l’ancêtre historique de l’Égypte antique et donc la première civilisation humaine connue. Ce nom était pour nous un moyen de rendre hommage à l’origine commune de toutes les civilisations africaines.

Le nom du projet témoigne de ma volonté d’interpeller toute personne ayant un intérêt pour l’Afrique et la culture.

P : En quelques mots, Nubia, c’est quoi ? 

B.D : Nubia, c’est avant tout un projet à visée artistique, une expérience sensorielle.

Nubia c’est un voyage à travers les âges, à travers les cultures, une tentative de redécouverte de l’Afrique, via ses codes complexes et sa tradition.

P : Quels seront les thèmes abordés, si vous en avez déjà défini quelques-uns ? 

B.D : Parmi les thèmes que nous souhaitons aborder, il y a notamment la place de l’art dans la préservation culturelle, le corps dans la spiritualité ou encore le symbolisme dans la préservation identitaire.

P : Qui sont les acteurs que nous verrons à l’écran ?

B.D : Dans la mesure où ce n’est pas une fiction, on ne peut décrire les figures de Nubia comme des acteurs à proprement parler. En revanche, nous avons la chance d’avoir la participation de nombreux artistes de tous bords tels que Zana Masombuka qui est une artiste pluridisciplinaire basée à Johannesburg.

P : Vous choisissez de mettre l’art et plus particulièrement l’art et la culture africaine au centre de ce projet. Pourquoi ? 

B.D : Je considère que l’art est l’une des premières portes vers l’identité d’un peuple. Je suis convaincu que l’art et la culture ont une place capitale dans notre vision du monde et dans la direction que nous prenons. En mettant en avant les arts et cultures africains, leurs évolutions, leurs mutations, nous espérons ouvrir de nouvelles pistes de compréhension vers ceux-ci.

P : On va donc retrouver des pièces/créations africaines dans la série ? Si oui, comment les avez-vous choisies ?

B.D : Ce sera essentiellement l’un des intérêts de la série. Il est important pour nous à travers cette oeuvre de promouvoir les créations du continent.

Nous souhaitons, dans sa production, être capables de mettre en avant les jeunes artistes et entrepreneurs du continent. Être responsable dans nos dépenses est également un gros challenge. Nous sommes notamment conscients des dangers du fast-fashion et souhaitons produire et consommer dans une logique éco-responsable.

Une campagne de crowdfunding a été lancée pour venir en aide à l'équipe afin de réaliser Nubia avec minutie. Crédits : ©Bamby Diagne.
Une campagne de crowdfunding a été lancée pour venir en aide à l’équipe afin de réaliser Nubia avec minutie. Crédits : ©Bamby Diagne.

P : Y a-t-il un besoin urgent aujourd’hui de transmettre l’histoire et la culture africaine sur le grand écran ? 

B.D : Oui oui et encore oui ! Le cinéma est porteur de culture. Des tonnes et des tonnes de créations voient le jour chaque année et n’atteignent malheureusement pas le grand public et encore moins le public occidental. Le manque de références culturelles et la méconnaissance générale de l’histoire du continent africain sont selon moi l’une des causes de la persistance des nombreux stéréotypes dont souffrent encore ses cultures à travers le monde.

P : Aujourd’hui, vous lancez une campagne de crowdfunding. Qu’en attendez-vous exactement ? 

Nous espérons d’ici fin août, atteindre l’objectif que nous nous sommes fixés pour cette campagne.

https://www.instagram.com/p/CCTni5AISsR/

Pour retrouver au plus vite Nubia sur les plateformes Netflix, Nowness ou sur la chaîne TV5 Monde, n’hésitez pas à répondre à la campagne de crowdfunding en faisant un don ! 

Propos recueillis par Nina Hossein

En septembre dernier, sortait notre numéro « Ensemble », dont la rédactrice en cheffe invitée n’était autre qu’Opal Tometi, la cofondatrice du mouvement Black Lives Matter. 

Un besoin viscéral, urgent, de parler activisme, engagement politique et social, de communauté(s), de partage et de solidarité. Car seul.e, on peut mettre en place un projet, faire de grandes choses, mais c’est ensemble qu’on soulève des montagnes ! On voulait montrer qu’ensemble, on peut faire bouger les lignes, changer le monde.

Rokhaya Diallo y parlait du caractère systémique du racisme, Assa Traoré de violences policières, @irenevrose de féminisme extrémiste, Agy des dangers de la précarité et de la solitude des personnes sans-abri. 

On y mettait en lumière Dakar, au détour d’un Carnet de Voyage, mais aussi la banlieue de Marvin Bonheur et des Déterminés. 

Depuis la sortie de ce numéro, des voix se sont amplifiées, des lignes ont commencé à bouger, mais les choses n’ont pas changé. Entre mille autres choses, le traitement médiatique des événements actuels est toujours le même : nauséabond. Selon les médias traditionnels, une manifestation, c’est des manifestants qui créent des débordements ; des policiers qui doivent se défendre, se protéger, nous protéger. Bullshit. Quid des injustices vécues par les personnes racisées ? Quid du racisme ? Quid des conditions de travail, et de vie, des soignant.e.s que tout le monde applaudissait il y a encore quelques mois à sa fenêtre ? 

C’est fatigant, on ne veut plus de cette domination patriarcale ni de ce point de vue blanc. On ne veut plus de cette société qui abolit, chaque jour, nos droits à la paix.

Aujourd’hui, nous mettons à disposition gratuitement ce numéro « Ensemble » pour ne pas oublier de se mobilier, de s’engager, et si on peut, de manifester, de donner de l’argent à des organismes qui ont besoin de moyens pour agir. Pour porter bien haut des parcours inspirants, des personnalités qui s’activent pour créer un monde plus juste.

Parce qu’il est temps que nos voix portent, et il est temps qu’on nous écoute !

Ensemble, un numéro intemporel que tu peux encore bouquiner

En soutien au combat contre les discriminations et parce que Paulette s’y engage depuis ses débuts, tu peux cliquer ici et obtenir ton numéro gratuit Ensemble en format PDF.

Par Juliette Minel

Beaucoup craignaient que la culture soit ébranlée par le confinement, mais l’art n’a pas dit son dernier mot. Tout cela grâce à la créativité des citoyens du monde qui réinventent des œuvres en « tableaux vivants ». En France, un concours national a même récemment commencé.

Réinterpréter les oeuvres françaises en tableaux vivants, voilà le nouveau concours que lance Clic France. Crédits : ©Maria Rosenblatt.
Maria Rosenblatt, photographe et violoniste israélite, reprend « Portrait of a woman with gloves » de Rembrandt. Crédits : ©Maria Rosenblatt.

L’idée émerge à Amsterdam alors que trois colocataires craignent le confinement et la distanciation sociale. Pour s’occuper, ils se lancent le défi de recréer une peinture célèbre avec seulement trois objets. Le challenge voit le jour avec le tableau de La jeune fille à la perle, de Johannes Vermeer.

https://www.instagram.com/p/B96vry5AO84/

À partir de là, le musée Rijkmuseum a relayé les challenges et de nombreux autres comme le Louvre, le MET et le Getty ont suivi. Partout, les réseaux sociaux sont immergés de réinterprétations d’œuvres en tout genre allant de la peinture à la sculpture.

Un défi amusant pour réviser nos classiques

Ce petit jeu est l’occasion de partager un excellent moment en famille ou entre amis et de laisser sa créativité s’exprimer. Si certaines réinventions laissent place à l’amusement et à la dérision, c’est avant tout un très bon moyen de se perfectionner sur la question des œuvres d’art. Parce que oui, la culture, elle, n’est jamais confinée… Et puis, même nos soignants trouvent le temps de s’y mettre !

https://www.instagram.com/p/B-_viMVgEmP/

Clic France lance son concours de « tableaux vivants »

En France aussi, ce challenge est à l’honneur. Clic France, la plateforme francophone des musées et lieux culturels français innovants, a annoncé le 24 avril dernier l’ouverture d’un concours national. Intitulé « Réinterprétez les œuvres des musées de France », voilà de quoi motiver petits et grands à se lancer dans la course aux « tableaux vivants ». 

https://www.instagram.com/p/B_I1TiMgtmJ/

Pour participer, Clic France instaure deux conditions : résider en France et traiter une œuvre conservée dans les collections des musées français. Vous pourrez les retrouver sur les sites internet des trente musées partenaires

Une fois votre réinterprétation photographiée, vous pourrez la poster sur Instagram avec les trois mentions suivantes : #tussenkunstenquarantaine, #artenquarantaine et le hashtag du musée d’où l’œuvre est issue. Les gagnants remporteront des cadeaux culturels tels que des visites VIP. Mais surtout, ils bénéficieront d’une visibilité sur les réseaux sociaux des musées participants ainsi que dans la version papier du magazine Beaux Arts.

Vous avez jusqu’au 25 mai pour relayer votre plus belle ou plus drôle réinterprétation. On attend avec impatience de voir de quoi vous êtes capables !

Article de Nina Hossein

Suite aux mesures de confinement, les lieux culturels et publiques ont tous fermé leurs portes. Pour occuper les Français mais aussi pour parfaire notre culture, les musées s’offrent à nous virtuellement. Alors, venez découvrir ce petit itinéraire artistique ou historique sans bouger de votre canapé ! 

Les musées débarquent dans votre salon grâce aux plateformes en ligne. Crédits : ©Igor Miske.
Les musées débarquent dans votre salon grâce aux plateformes en ligne. Crédits : ©Igor Miske.

On débute la visite avec le Musée d’Arts de Nantes virtuellement accessible sur la plateforme Navigart. Les collections du musée offrent plus de 14 000 oeuvres allant de l’art ancien à l’art contemporain. De quoi approfondir ses connaissances artistiques et développer sa créativité. 

On se rend ensuite au Musée National de la Marine pour y découvrir… Le Canot de l’Empereur Napoléon. Récemment installé aux Capucins à Brest, l’embarcation construite pour Napoléon 1er devait se refaire une beauté dans les mois à venir sous les yeux du public. Cette pièce inédite des collections du Musée National de la Marine raconte son histoire sur sa page Facebook.

https://www.instagram.com/p/B-AKCyBI3vI/?utm_source=ig_web_copy_link

Après avoir profité d’une pause déjeuner entre deux rayons de soleil à son balcon, la balade se poursuit au Musée de la Romanité. Avec ses tuto-video disponibles sur les réseaux sociaux, apprenez à créer vos propres jeux et retrouvez les règles sur le site officiel du musée.

https://www.instagram.com/p/B-HUNZSocCZ/?utm_source=ig_web_copy_link

Fini de jouer, place à l’histoire de l’industrialisation de la France à travers une exposition en avant-première au Musée des Beaux-Arts de Caen. À travers une centaine d’oeuvres, les artistes de 1870 à 1914 sont les témoins des multiples mutations qui s’opèrent sur le territoire. Grèves, manifestations, émergence de la classe ouvrière, l’exposition « Les Villes ardentes. Art, travail et révolte. 1870-1914 » révèle tous ses secrets ! 

L’itinéraire culturel continue au Musée des Beaux-Arts de Besançon pour participer aux « ateliers confinés ». L’objectif est de stimuler notre inventivité en fonction du matériel disponible à la maison et de sa créativité. Les ateliers s’adaptent à tous les âges pour occuper petits et grands !

La visite se termine en prenant notre agenda ! Face au manque de visibilité sur la sortie de la crise, le ministère de la Culture a été contraint de reporter la date de l’édition 2020 de la Nuit européenne des musées. La date initiale du 16 mai a été décalée au samedi 14 novembre 2020. 

Article de Nina Hossein.

Depuis bientôt deux semaines, difficile de mettre le nez dehors et donc de fréquenter les joyaux de la capitale. Si musées, expositions et concerts sont indisponibles physiquement, tout est mis en oeuvre pour nous faire vivre des expériences enrichissantes et immersives depuis la maison. 

Tag de Frida Kahlo réalisé par Cloe Hakakian aux Etats-Unis. Crédits photo : ©Joshua Coleman.
Tag de Frida Kahlo réalisé par Cloe Hakakian aux Etats-Unis. Crédits photo : ©Joshua Coleman.

Participer à des challenges culinaires

https://www.instagram.com/p/B-HqfBHK862/

Ces derniers temps, de nombreux concours culinaires ont émergé sur Instagram, pour mettre un coup de fouet dans le quotidien. Deux challenges ont tapé dans l’oeil de la rédac’. D’abord, le chef Cédric Grolet a mis au défi les apprentis des fourneaux : « trouvez des fruits à moins d’1 km de chez vous et faites preuve de créativité ! ». A la clef ? Un face to face d’une journée dans le laboratoire du dieu du trompe-l’oeil. On poursuit avec le pancakes challenge, lancé par Cathy Closier, fondatrice de Season. Le cliché de pancakes le plus gourmand et créatif remportera un brunch pour deux chez Season. De quoi se hâter en cuisine !

https://www.instagram.com/p/B9_ltHMFQ3k/

Se plonger dans l’univers de Frida Kahlo 

Solaire, combative et ingénieuse, Frida Kahlo s’invite dans les salons, à travers l’exposition immersive Faces of Frida». La collaboration de la plateforme Google Arts & Culture avec 33 musées du monde entier offre aux spectateurs une approche inédite de la vie de l’icône du féminisme. Ce ne sont pas moins de 800 œuvres picturales, extraits de journaux intimes, objets personnels et photographies qui imprègnent les internautes du parcours hors du commun de l’artiste mexicaine.

https://www.instagram.com/p/B980YUYoSLz/

Se lécher les babines avec le podcast A Poêle

Aux manettes du podcast culinaire, la journaliste et chroniqueuse Julie Gerbet. L’idée se veut simple et pourtant novatrice : un(e) chef(fe) ou toute autre personnalité du milieu, vient raconter le temps d’un live son épopée culinaire. A chaque épisode, on est de suite immergée dans la bulle gourmande que l’invité forme progressivement.

https://www.instagram.com/p/B5YHHBxIEKP/

Rêver devant les ballets et opéras iconiques du Bolchoï

Quelle Paulette n’a pas rêvé de se plonger dans l’univers féerique d’un ballet ? Le théâtre russe du Bolchoï exauce nos voeux. Jusqu’au 10 avril, seront diffusés sur la chaîne YouTube du théâtre, un véritable millésime des meilleurs spectacles avec Le Lac des cygnes, Casse-Noisette et La Belle au bois dormant. Le directeur du lieu prestigieux espère que cette initiative « remontera le moral et apportera au moins une santé spirituelle à ceux qui aiment l’art du Bolchoï ».

https://www.instagram.com/p/B-Rl7MrF8SJ/

Assister à des concerts en direct

Pour s’enjailler et faire du salon une véritable salle de concert, on va de suite sur Sofa festival et on monte le son. Les 2 et 3 avril prochains, une belle brochette d’artistes aux horizons divergents performeront en live, à l’image d’Hollysiz, Lenni-Kim ou Charlotte Cardin. Alors, à vos marques, prêtes, sortez le micro !

https://www.instagram.com/p/B-HWFsNjSbb/

Voilà de quoi faire travailler sa matière grise pendant un petit bout de temps ! 

Article de Marion Tabard

Alors qu’elles sont encore étudiantes à Sciences Po, Cécile et Julie décident de se lancer dans l’aventure de Feminists of Paris. Leur but ? Mêler art, histoire et féminisme à travers des visites guidées originales à Paris, Lyon et Bordeaux.

https://www.instagram.com/p/BwmfNsrgl2w/?utm_source=ig_web_button_share_sheet

C’est en mars 2018 que Feminists of Paris voit le jour. Après avoir chacune étudié dans des universités au Royaume-Uni, Julie et Cécile se rencontrent sur les bancs de Sciences Po où elles suivent un master. Partageant un intérêt commun pour les questions sur les inégalités de genre, elles décident d’associer leur engagement féministe à leur connaissance de la culture française et créent Feminists of Paris.

https://www.instagram.com/p/B7EVFecAIRK/?utm_source=ig_web_copy_link

Feminists of Paris propose des visites guidées engagées à Paris, Lyon et Bordeaux. S’il n’existe actuellement qu’un seul parcours à Lyon et à Bordeaux, un plus large choix de circuits est proposé dans la capitale. Grâce à Feminists of Paris, partez à la découverte de divers quartiers et voyagez à travers les époques tout en questionnant la place des femmes dans la culture française. Que vous optiez pour une découverte du Louvre, du Musée d’Orsay ou du Centre G. Pompidou à travers le prisme du féminisme, ou que vous préfériez plutôt une visite en extérieur, comme ‘Simone de Beauvoir et le féminisme’, ‘Les femmes au Père Lachaise’, ‘Street Art et Féminisme’ ou ‘La libération sexuelle contée par des hystériques’, chaque programme annonce un moment original, ludique, enrichissant, convivial et utile !

https://www.instagram.com/p/B9evLRMgPAK/?utm_source=ig_web_copy_link

Pour en savoir plus sur Feminists of Paris et s’inscrire à l’une des prochaines visites guidées (entre 13 et 29 euros), c’est par ici !

Article de Léah Boukobza

À l’occasion de la Journée des droits des femmes, le dimanche 8 mars, on a décidé d’aborder un sujet encore trop tabou : l’excision.

En France, et partout dans le monde, beaucoup de femmes sont concernées par l’excision. Il existe plusieurs associations qui luttent, chaque jour, contre cette pratique. La team Paulette a rencontré la présidente et la co porte-parole de l’association Excision, parlons-en !.

L’excision, c’est quoi ?

L’excision touche plus de 200 millions de femmes dans le monde. A chaque minute, 6 fillettes sont excisées. Cette pratique consiste à enlever le clitoris au corps de la femme. On parle de mutilation sexuelle féminine. C’est une coutume culturelle venant majoritairement d’Afrique. 

Pourquoi l’excision ?

L’excision a vu le jour en partie à cause d’anciennes croyances, de mythes. En effet, quelques communautés pensent que cette pratique aide à la fécondité des femmes, est plus hygiénique et également parce que ça rendrait les femmes plus attrayantes. 

Il est aussi question d’interdire aux femmes d’avoir accès à l’orgasme, qui serait considéré comme malsain et immoral. C’est une forme de domination masculine.

Pour d’autres communautés, l’excision permet de protéger une identité culturelle et de continuer à pratiquer les traditions. Et d’autant plus quand les familles migrent vers d’autres pays. Elles souhaitent garder leur héritage culturel.

Dans quels pays ? 

L’excision est pratiquée dans 29 pays d’Afrique et du Moyen-Orient. Mais aussi en Asie, comme en Irak, en Inde, ou encore au Pakistan. L’Amérique du Sud est également concernée, notamment en Colombie ou au Pérou. Sans oublier les pays de la diaspora où l’excision n’est pas traditionnellement pratiquée. On retrouve l’Europe, les Etats-Unis, le Canada et l’Australie. 

En bref, toutes les femmes du monde entier sont touchées par l’excision. 

Les risques

La mutilation sexuelle présente de grands risques comme des douleurs intenses, des saignements voire une hémorragie, des infections, le VIH, le plaisir sexuel diminué, des complications obstétricales, des répercussions sur le nouveau-né, de fortes conséquences psychologiques et plus grave encore : la mort. 

« Notre travail est de faire en sorte que les femmes soient informées de ces risques pour qu’elles puissent prendre le contrôle sur leur corps, leur vie, et qu’elles puissent aller chercher de l’aide autour d’elles, dans des structures adaptées comme les associations de proximité ou les hôpitaux », confie Juliette, co porte-parole d’Excision, parlons-en!.

Comment lutter contre l’excision ?

En éduquant et en informant les jeunes femmes et les mères sur le sujet pour qu’elles reprennent le contrôle de leur corps et qu’elles refusent l’excision pour leur progéniture. Il est également primordial d’informer les hommes et les garçons. Il faut créer des liens entre les pays d’origine et les communautés de diaspora. Agir sur les territoires nationaux. Continuer de dire NON à l’excision.

« Il est important de mobiliser davantage les personnes concernées dans la diaspora. C’est ce que l’on fait actuellement, on organise des rencontres. Il faut aussi impliquer les hommes et continuer la sensibilisation notamment grâce à notre campagne Alerte à l’excision. », nous explique Diaryatou Bah,  présidente de l’association Excision, parlons-en !

« Ce qui est aussi très important, c’est la partie sensibilisation et communication car prévenir de l’excision, c’est vital », ajoute Juliette.

Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site internet Excision, parlons-en !

Article d’Alicia Desrivieres

Yseult se met a nu dans ce nouveau clip « Corps », et c’est une sacrée déclaration d’amour. Elle chante et célèbre son nouvel état d’esprit, sa confiance en elle et sa renaissance en une muse qu’elle aime tout simplement. Et on la comprend !

https://www.instagram.com/p/B8M7XbZIktv/
@yseult___

C’est le mois du Self Love chez Paulette et Yseult ne pouvait pas faire mieux pour rejoindre le mouvement avec son nouveau clip « Corps », qui vient de son EP « Noir ». Il renvoie vers l’amour et l’acceptation de soi, des valeurs que l’on salue et soutient activement avec notre communauté.

Dans ce clip, Yseult se met à nu dans tous les sens du terme. Elle nous dévoile un message fort et poétique : l’amour de soi est un long chemin, qu’elle découvre et s’approprie petit à petit.

La chanteuse veut casser les codes, briser les tabous. Un message fort pour ses fans, ceux et celles qui souhaitent vaincre leurs peurs et avancer.

Ancienne finaliste de la Nouvelle Star, elle nous raconte une partie de son parcours personnel et exprime son adhésion au mouvement body-positive – qu’elle partage à travers son clip. Vêtue de PVC transparent, elle nous raconte son mal-être qui est aujourd’hui devenu sa force.

« Le regard des gens j’en ai que faire, qui sont-ils pour me juger ? »

Un clip authentique, qui nous donne presque le sentiment que la jeune femme se confie face caméra. Yseult se dévoile au naturel, sans artifice… seulement elle !

Article signé Alicia Desrivieres

Tu seras mère ma fille, Camille Menager et Bruno Joucla francetvpreview.fr

Tu seras mère ma fille est un documentaire passionnant qui retrace la condition de la femme de 1918 à nos jours. Il a été réalisé en 2018 par Camille Menager et Bruno Joucla.

Tu seras mère ma fille présente plusieurs générations de françaises uniques et différentes depuis la Première Guerre mondiale à nos jours. Ce récit entrainant nous invite à nous questionner sur le statut de la femme. Entre amour, interdictions, sexualité, douleur de l’accouchement, domination des hommes, progrès médicaux, social et politique, les femmes ont mené bien des combats. 

Être une femme signifie être une mère ?

Après la Première Guerre mondiale, les femmes avaient pour mission de repeupler la France. À cette époque, une femme signifie être une mère. Leur ventre devient alors une affaire de loi. Les contraceptifs sont interdits et les peines en cas d’avortement sont renforcées.

L’esclavage domestique, voilà le quotidien des femmes. Au début des années 1970, celles-ci se rebellent et ne veulent plus être des mères pondeuses. À présent, leur utérus leur appartient. L’avortement se légalise, leur cri a enfin été entendu. De plus, des progrès médicaux comme la péridurale et la fécondation in vitro facilitent la vie des femmes. Elles se sentent plus libres.

Un monde dominé par les hommes

Cependant, les mères porteuses deviennent rapidement un business et la domination des hommes est de retour. Certaines femmes ont recours à cette méthode afin d’aider leur mari financièrement. On peut alors s’interroger, sont-elles libres ou soumises ?

Les femmes veulent bouger, travailler. Elles restent mère dans un monde dominé par les hommes. Sont-elles enfin l’égal de l’homme ? Malheureusement, dans encore beaucoup d’entreprises les salaires des femmes sont moins élevés que ceux des hommes. 

Une succession de combats

Après une succession de combats contre la domination masculine, les femmes sont-elles totalement libres de cette emprise ? Quelles sont les différences 100 ans après ? Ce documentaire émouvant nous rappelle la place qu’occupe la femme dans la société. Et l’importance de cet héritage précieux et fragile.

Le documentaire pourra être visionné sur France 5 le 8 mars, puis en replay sur France.tv.

Article d’Alicia Desrivieres