Des gyozas, un sac, un terrarium, un savon, de la mozzarella… Vous rêvez de savoir faire l’une de ces choses ? Grâce à Wecandoo, vous pouvez. Et vous avez le choix !

Avouez-le : vous avez toujours voulu secrètement arrêter les Uber Eats et vous mettre à la cuisine. Non ? Alors peut-être avez-vous toujours rêvé de créer des baskets en cuir ou un couteau. Ou même de savoir faire votre propre shampoing ? Dans tous les cas, Wecandoo peut vous apprendre à créer ce que vous voulez – oui oui, même vos envies les plus folles. Même un rouge à lèvres, une bague en argent, des pailles, et tous les repas du reste de la semaine. Et bien d’autres. 

1 000 ateliers dans 17 villes…

Wecandoo, cela correspond à plus de 1 000 ateliers disponibles, et ce, dans plus de 17 villes françaises différentes. Et comme vous l’avez compris, toutes sortes d’artisanats y sont disponibles. Bois, cuir, poterie, métal, végétal, gourmand, bijouterie, papier, textile, verre, insolite, cosmétique, agriculture ou terroir… Vous pourrez apprendre à tout faire. Le but ? Faire se rencontrer « des artisans avec les curieux de la production fait-main« .

Exemple de cours en ligne avec Wecandoo. Ici, les cours de gyoza avec Diana, cheffe sur YouTube – © Wecandoo

Comme vous vous en doutez, avec les conditions sanitaires actuelles, ils ont dû s’adapter ! Et pour cela, ils proposent à la vente des bons cadeaux, valables 2 ans à partir de la date d’achat. Parfait pour prévoir la réouverture du monde avec des activités qui changent un peu – et surtout parfait pour Noël. Bonus : cela permet de soutenir l’artisanat en cette période difficile.

Et en ligne ! 

Pour les plus impatient·e·s, Wecandoo a aussi ouvert des ateliers en ligne. La Team Paulette a eu l’occasion de tester l’atelier gyoza de Diana, cheffe sur Youtube (@Chez Mama Ly)Et on s’est régalé·e·s ! Cette option est particulièrement intéressante en ces temps de confinement, où chaque divertissement est le bienvenu. Il permet aussi de tenter de nouvelles choses, et, si on réussit une recette avec nos vieilles casseroles, on est sûr·e de pouvoir la refaire.

Pour toi aussi découvrir cet atelier et t’y inscrire, rendez-vous ici

  • Diana, de la chaine Youtube "Chez Mama Ly"
  • Préparation des gyozas de l'atelier de Diana
  • Préparation des gyozas de l'atelier de Diana
  • Les gyozas de l'atelier de Diana
  • Les gyozas de l'atelier de Diana

Pour tou·te·s les curieux·se·s – ou ceux et celles à qui on vient de donner la meilleure idée cadeau, le site de Wecandoo, c’est par ici 

L’atelier gyozas est à découvrir ici

Article de Clémence Bouquerod 

A la Maison, l’ouvrage gourmand et 100 % caritatif s’est avéré être un best-seller chez les cuisiniers amateurs. Victoire Loup et Human Humans remettent le couvert avec Cuites. Une bonne dose de partage, de bonne-humeur et de gloutonnerie est au rendez-vous. Prêt·e·s à devenir the cordon-bleu de la maison ?

Un casting de chef·fe·s renversant

On en avait toujours rêvé : connaître les secrets les plus inavouables des têtes toquées. C’est chose faîte avec Cuites, un recueil empli de 60 recettes, dans lequel les spécialistes des fourneaux mettent les pieds dans le plat en revenant sur une soirée inoubliable. Chacun·e ajoute à cela sa préparation gourmande et magique, garantie anti gueule de bois.

C’est bien tout le parterre culinaire français qui vient apporter sa contribution à ce livre bouillonnant : chef·fe·s étoilé·e·s, Meilleurs Ouvriers de France et restaurateur·trice·s aux good vibes. En guise de préambule, pour se mettre l’eau à la bouche, voici quelques recettes bien saucées : les spaghetti di mezzanotte de Giuseppe Passerini, le bacon and egg muffin de Greg Marchand ou le croque-monsieur de Jody Williams.

La cerise sur le gâteau : la recette de la tarte du lendemain by Philippe Conticini

Détails de la recette : 
Pour 1 personne
Temps de préparation et cuisson : 2 heures
Temps de repos : 4 heures

INGRÉDIENTS

Pâte sucrée 
250 grammes de farine
1 œuf
1 citron vert 
30 grammes de poudre de noisettes brutes 
120 grammes de sucre glace
125 grammes de beurre 
1 pincée de fleur de sel 

Crème coco-noisette
6 grammes de poudre de noisettes brutes 
4 grammes de sucre glace
1 goutte d’arôme de coco grillé 
5 millilitres de lait de coco 
6 grammes de beurre 

Coings pochés
70 grammes de coings 
1 anis étoilé
1 bâton de cannelle
87 grammes de sucre semoule
125 millilitres d’eau

Compote pommes-poires-coings
40 grammes de pommes 
40 grammes de poires
1 cuillère à café de jus de citron vert 
1 pincée de fleur de sel 

Chantilly coco grillé 
3 grammes de poudre de dattes
2 gouttes d’arôme de coco grillé
3 grammes de sucre semoule 
40 millilitres de crème liquide
6 grammes de mascarpone 

Finitions
1 cuillère à café de miel
Quelques éclats de caramel

MÉTHODE

Commencez par préparer la pâte sucrée. Pétrissez, à vitesse lente, le beurre pommade à l’aide d’un batteur plat, puis incorporez petit à petit le sucre glace en continuant de battre. Ajoutez ensuite la poudre de noisettes et le zeste de citron vert. Mélangez à nouveau, en veillant à racler les parois du bol avec une spatule pour bien ramener la préparation vers le centre de la cuve. Ajoutez alors l’œuf puis la farine et la fleur de sel. Le mélange doit se faire en deux fois et très rapidement. Terminez en pétrissant la mixture en trois ou quatre ultimes mouvements. Ramenez l’ensemble de la pâte avec un ustensile. En vous farinant les mains, décollez la pâte petit à petit et formez une boule. Couvrez le bol avec du film alimentaire, puis mettez-le au réfrigérateur pendant 4 heures afin que tous les arômes se développent. La pâte sera encore meilleure préparée la veille.

Préparez la crème coco-noisette. Dans un bol, mélangez au fouet le beurre pommade avec le sucre glace. Ajoutez la poudre de noisettes, puis la crème de coco et l’arôme de coco grillé.

Effectuez le sirop de pochage des coings. Dans une casserole, portez à ébullition l’eau, le sucre semoule, l’anis étoilé et le bâton de cannelle. Ajoutez les coings taillés en cubes de 1 cm3 puis couvrez la casserole pour les pocher à feu doux, jusqu’à ce qu’ils soient fondants.

Épluchez et coupez les pommes et les poires en morceaux en retirant le trognon. Placez-les dans une casserole avec un fond d’eau, couvrez et faites compoter à feu moyen pendant 7 minutes. Enlevez le couvercle, ajoutez 40 grammes de coings pochés, puis faites chauffer pour laisser s’évaporer toute l’eau en remuant constamment. Ajoutez le jus de citron vert et une pincée de fleur de sel.

Pour préparer la chantilly coco grillé, réfrigérez au préalable un saladier et la crème liquide. Montez une chantilly souple en fouettant tous les ingrédients dans le saladier froid à l’aide d’un batteur à vitesse rapide. Réservez au frais.

Étalez la pâte dans un moule à tarte de 3 millimètres d’épaisseur et 7 centimètres de diamètre. Dans le fond de la tarte, étalez la crème coco- noisette, puis parsemez de 25 grammes de coings pochés. À l’aide d’un ustensile, réalisez un dôme avec la compotée pommes-poires-coings. Faites des quenelles de chantilly en vous servant de deux cuillères à soupe, et dressez en rosace sur le dôme de compotée. 

Faites caraméliser les 5 grammes de coings pochés restants dans une poêle bien chaude avec 1 cuillère à café de miel. Laissez refroidir puis décorez la tarte avec ces cubes de coings caramélisés, et quelques éclats de caramel.

Séduit·e·s ? L’ouvrage disponible à partir du 10 novembre est à commander juste ici.

Au sein même de la capitale, il ne cesse de fleurir ça et là de petits joyaux culinaires, avec aux manettes des chefs à la créativité sans borne. En effet, une nouvelle génération de jeunes talents pas encore trentenaires s’est esquissée, mettant en lumière les produits du terroir. Tour d’horizon de ces profils qui assureront la relève du patrimoine gastronomique français.

Alexia Duchêne – Wanderlust

A tout juste 24 ans, la demi finaliste de la dernière saison de Top Chef fourmille de projets. Après avoir fait ses preuves en tant que seconde de cuisine au sein du restaurant Passerini et tout au long de la célèbre émission, la jeune femme fera tinter jusqu’au 27 septembre prochain, les casseroles du Wanderlust Street food, dans un joyeux brouhaha communicatif.

On y retrouve des recettes classiques de la street food, twistées dans un élan estival et contemporain. Avis aux amateurs, la pizza tomate datterino, ricotta, courgette, piment ainsi que le chou-fleur rôti surmonté d’un lit de yaourt au curry sont à ne pas manquer !

Matthias Marc – Substance

C’est un fait, le CV de Matthias Marc, chef du restaurant Substance, est plus que bien brossé. Preuve en est, à 26 ans, le cuistot est reconnu comme jeune talent au Gault & Millau. Par le passé, il a notamment officié au sein d’institutions mythiques à l’instar du Meurice, de Saint James ou de Racines des Prés.

Au cœur de son antre raffiné et bleuté, il signe une cuisine respectueuse de la saisonnalité, végétale, ingénieuse et moderne. On y vient pour déguster son dorénavant cultissime soufflé au chocolat Sao Tome, marié à une glace au sapin.

Manon Fleury – Ex-cheffe Le Mermoz

Le parcours de notre cheffe est pour le moins atypique, puisqu’il allie à son don pour la cuisine celui du sport de haut niveau. Véritable baroudeuse ayant travaillé à New York et en Grèce en tant que cheffe privée, elle suit l’ensemble des marqueurs fondant la cuisine du moment : la mise en exergue des produits de qualité made in France et le crédo « anti-gaspi ».

Son ultime expérience, jusqu’à présent, demeure l’adresse parisienne Le Mermoz, dans laquelle elle soumettait une cuisine responsable et écologique. Stay tuned, Manon Fleury n’a pas fini de faire parler d’elle.

Guillaume Sanchez – NE/SO

Ayant foulé le parquet de Top Chef lors de la saison 8, le visage de Guillaume Sanchez est familier aux amateurs du divertissement. Primé chef de l’année, étoilé au Guide Michelin et même auteur, ce génie des fourneaux demeure une personnalité plus que singulière.

A travers NE/SO, il invite les fins gastronomes à succomber à une cuisine mêlant avec subtilité les produits ancestraux qui enracinent notre patrimoine, à des méthodes et des dressages contemporains.

Quentin Lechat – T’ Time du Jardin Privé

Vainqueur du Grand Prix de la Pâtisserie de Paris grâce à sa création « Noisette 3 », Quentin Lechat n’a pas fini de faire tourner les têtes à coup de douces gâteries sucrées. Et dire qu’il se prédestinait au départ à un parcours des plus classiques en droit et en sciences politiques.

A l’initiative du T’ Time du Jardin Privé, sorte de bulle onirique nichée au sein du Novotel des Halles, on se laisse aller à l’ivresse de ces douceurs régressives et réinventées.

Les crush de la rédaction : le Pavé Parisien et la Religieuse, qui ne manquent pas d’épater les papilles grâce à une symbiose de saveurs et de textures !

Voilà de quoi s’offrir la crème de la crème de la scène culinaire parisienne !

Pour encore plus d’adresses et de bons plans, go sur Paulette Map.

De plus en plus, fleurissent dans la capitale des adresses où le parti pris se niche dans des associations hétéroclites de styles culinaires. Ainsi, en une bouchée, les gastronomies méditerranéenne et asiatique se combinent, offrant un feu d’artifice gustatif. En avant toute pour un tour d’horizon signé Paulette.

Inspirations latines et méditerranéennes – La Gare

Le cadre même de cette ancienne gare plante le décor et invite au voyage. Rose poudré rehaussé de teintes chatoyantes, puits de lumière démesurés, végétation luxuriante et cuisine ouverte sur le public : bienvenue au restaurant La Gare, insufflant un esprit bohème & chic.

On embarque simultanément pour trois destinations à l’ADN propre : contrées d’Amérique du Sud, d’Asie et terres méditerranéennes.

A la rédaction, on opte en premier lieu pour une valeur sûre : la burrata sur son lit de roquette et de tomates anciennes. Ce qui fait la différence ? La fraîcheur de la vinaigrette pistache et thym et du citron jaune confit, se mariant parfaitement avec le crémeux du fromage italien.

On se laisse également tenter par le poulpe cuit au charbon de bois, accompagné de courgettes grillées et d’un pesto aux herbes et citron. Ici, la cuisson apporte une note fumée en bouche, très plaisante en cette période estivale.

Crédit photo : La Gare

Côté douceurs, on fond pour la légèreté de la raspadilla, sorte de glace pilée d’Amérique latine, aux saveurs de melon, de citronnelle et de pêche blanche.

Vagabondage entre l’hexagone et l’Asie – Fanfan

Aux manettes de ce restaurant gastronomique : Julien Burbaud, ex-candidat Top Chef. Ce dernier marie avec brio les produits traditionnels et régressifs du terroir français, aux mets plus atypiques des pays d’Asie.

Écrin contemporain, élégant et sans fioritures, on se laisse volontiers embarquer au sein de cette ode poétique et gourmande entre terre et mer.

On débute en entrée avec le Simeji, autrement dit un champignon d’Asie de l’Est, travaillé en fines ravioles. Puis, on continue notre escapade avec un homard escorté de soba, soit des nouilles de sarrasin. Enfin, on termine sur une explosion de saveurs en bouche grâce au yuzu joint à la fraise, au basilic et au poivre kampot.

Shoot de verdure aux effluves balinaises – Le Vert Sauvage

Sorte de jungle urbaine, au Vert Sauvage le dépaysement est garanti. On mise sur des tonalités végétales, un éclairage tamisé et feutré, pour un résultat cocooning et cosy.

Au programme des réjouissances culinaires : des grignotes sous forme de tapas, à partager (ou non) avec sa tablée. On s’émoustille grâce à l’allégresse de la burratina ultra-fondante et ses tomates cerises confites, la créativité du carpaccio de dorade au fruit de la passion et le réconfort d’un riz au lait de coco, mangue et basilic.

Pour faire passer le tout, on choisit l’un des vins naturels ou des cocktails homemade !

Melting-pot ensoleillé entre Méditerranée et Amérique latine – Vida

Chez Vida, on retrouve l’ensemble des valeurs du bien manger : sourcing de qualité, circuits courts et saisonnalité.

A cela s’ajoute des recettes healthy mitonnées par le couple chouchou des réseaux sociaux : Laury Thilleman et Juan Arbelaez.

On se met tout d’abord en appétit avec un houmous et une petite salade grecque à partager. Puis, on flanche sur le falafel bowl, à base de céréales multiples, de légumes des maraîchers français et d’une vinaigrette pimpée passion et citron. Enfin, on cède à la tentation du banana bread sans gluten.

De Rio à Tokyo, il n’y a qu’un pas – Uma Nota

Passer la porte de Uma Nota, c’est plonger au sein d’une expérience immersive et jouissive, entre les cultures et les spécialités du Japon et du Brésil.

Avant même de déguster, on dévore la carte des yeux, avec ces appellations on ne peut plus alléchantes. En guise de prémices, on recommande grandement la salade de légumes rôtis, composée de brocoli, de tomate rôtie, de mini maïs rôti et d’une sauce ponzu.

Au niveau du plat principal, gros crush pour le burger à l’aubergine croustillante, confectionné avec une sauce de tomate rôtie, de la mozzarella, du concombre mariné et de la roquette, le tout agrémenté de frites de patate douce.

Pour encore plus d’adresses survoltées et festives, rendez-vous sur @paulette_map.

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Alerte aux épicuriens dans l’âme, cet article « food courts » risque de vous faire vriller d’allégresse. Ces derniers, concrètement, brassent le meilleur des pépites culinaires en un seul et même lieu. L’occasion donc de s’installer au centre de grandes tablées et goûter aux différentes spécialités, dans un joyeux brouhaha communicatif. Tour de France des lieux foodies, où s’enivrer de plaisir.

La Felicità – le temple de la gastronomie italienne

Au sein d’un hangar démesuré et pimpé de coloris pepsy, on hume à pleines narines les odeurs mêlées de feu de bois, de tomates gorgées de soleil et de mozzarella légèrement fumée. De fait, avant même la dégustation, on est en un rien de temps transporté.e au pays de la Dolce Vita.

La question demeure : « Où donner de la tête ? » Difficile de faire un choix entre les différents pôles qui s’offrent aux estomacs sur pattes. On commence par se diriger vers le cocktail bar, histoire de se désaltérer et se mettre en appétit. Puis, on se rue au niveau de la trattoria et on opte pour une valeur sûre avec les pasta à la truffe. Dans un autre style, on se laisse tenter par le burger twisté à l’italienne de la hamburgheria.

Enfin, La Felicità ne serait pas La Felicità sans son cultissime Tigramisu, comme un feu d’artifice venant clore le repas.

Food Traboule – le lieu gourmet au centre de la capitale de la gastronomie

Piloté par Tabata et Ludovic Mey, Food Traboule s’inscrit comme un lieu de partage où la promotion de la gastronomie française est à l’honneur. Au sein d’un bâtiment hors norme de 660 m2 chargé d’histoire, 12 chefs aux ADN hétéroclites font tinter les casseroles.

On débarque d’abord au comptoir des Apothicaires, un corner raffiné aux effluves méditerranéennes, pour déguster les Arancini Poulpe ainsi que la Burrata Chimichurri. On traverse le couloir direction Lobs et ses assiettes seafood. On recommande le Roll Connecticut à base de homard, de crevettes et de beurre clarifié, qui mettra tout le monde d’accord.

Enfin, on pense aux becs sucrés et l’on va au Bistrot du sucré. Dans cet antre, on retrouve les desserts de mamie, à l’instar du streusel chocolat, caramel et nougatine.

And last but not least : les circuits courts, la traçabilité des produits et le zéro déchet font partie des missions de la team Food Traboule, répondant aux problématiques environnementales actuelles.

La Halle gourmande – l’adresse niçoise posée au cœur de la Gare du Sud

Puits de lumière avec une vue imprenable sur le paysage extérieur, jeu de textures sur les matériaux décoratifs et melting-pot de kiosques aux effluves alléchantes ; voilà ce qui attend les gourmands en passant la porte de la Gare du Sud.

En se baladant dans ce dédale de comptoirs aux mets tous aussi appétissants les uns que les autres, on a craqué pour : Infinity Gourmand et la redécouverte des fameux pan bagnat et salade niçoise, et Ramen ta Faim aux recettes inédites tout droit venues de la street food japonaise.

Enfin, gros crush pour l’adresse spéciale Paulette : La Vie en Rose. Là-bas, on s’enivre avec des smoothies maison et des jus bio, des planches de charcuterie et des tapas, le tout dans un écrin cocooning et raffiné.

KIOSK – le GG gourmand de la ville rose

Au KIOSK, le made in cocorico est mis à l’honneur. Le show se fait en direct : toutes les commandes sont préparées à la minute, devant les yeux ébahis des spectateurs.

Au programme des réjouissances culinaires, on a le choix parmi cinq corners aux styles bien distincts. On traverse l’Atlantique et l’on débarque chez Madame Poutine, où l’on teste la fameuse spécialité québécoise. Puis, on décolle direction le Vietnam et Viet Corner. On ne fait qu’une bouchée des nems, raviolis et autres beignets de crevette.

De Paris à Lyon ou encore Toulouse, difficile de résister à la tentation de cette farandole de mets gourmets…

Pour davantage d’adresses régressives, innovantes et gourmandes, go sur @paulette_map.

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Deux mois compliqués, privé.es de lien social et de liberté, le confinement nous a tous mis face à une épreuve inédite. En apprenant doucement à vivre autrement, les Français ont été confrontés à certaines pressions – qui étaient déjà présentes, mais plus discrètes. Mijoter et manger de bons plats, faire des activités sportives, prendre soin de soi, ces multiples injonctions ont eu un impact sur notre vision du corps. 

Avec le confinement, les Français ont été confrontés aux diktats des perfect bodies. Et cela a eu pour conséquence de changer leur relation avec leur corps. Crédits : Les Folies passagères.
Avec le confinement, les Français ont été confrontés aux diktats des perfect bodies. Et cela a eu pour conséquence de changer leur relation avec leur corps. Crédits : Les Folies passagères.

Alors que nous sortons doucement de la période de confinement, l’heure est au premier bilan. Cette situation qui nous a été imposée compte tenu de la gravité du COVID-19 a eu plusieurs impacts – notamment sur notre corps.

Feeleat, application qui suit le quotidien de ses utilisateurs dans la gestion de leurs troubles alimentaires, a mené l’enquête. Créée en 2018, l’application d’aide médicalisée compte aujourd’hui 50 000 utilisateurs mensuels. Feeleat a donc pu s’intéresser aux comportements de ses utilisateurs pendant le confinement. 

Les Français dans la relation avec leur corps

Feeleat révèle une chose étonnante : 74 % des Français ressentent un changement dans la relation qu’ils ont avec leur corps. Et parmi eux, 36 % en ont une meilleure image qu’avant. Avec le quotidien mis sur pause, les Français ont eu plus de temps pour prendre soin d’eux, pratiquer des activités physiques, mettre de côté le stress et cuisiner plus sainement. 

Mais si cette nouvelle peut facilement nous réjouir, elle ne masque pas une autre réalité liée au confinement. 25 % des interrogés ont déclaré avoir subi l’apparition de nouveaux complexes lors de ce confinement… Compréhensible quand on a conscience de tous les cours de sport, de recettes healthy et de conseils soins qui ont émergé sur la toile. 

https://www.instagram.com/p/B_9m6sBBmnb/

Les Réseaux sociaux : comprendre la source de ces pressions

Garder le contact avec les amis et la famille, partager nos plus belles photos ou créations, les réseaux sociaux font aujourd’hui pleinement partie de notre quotidien. En période de confinement, nombreux ont été boostés par les Lives sportifs et inspirés par quelques recettes culinaires. 

https://www.instagram.com/p/B_XNntNJXgm/

Mais il ne faut pas perdre de vue que pour certains, les réseaux sociaux sont tout l’inverse. Moralisateurs, ils ont eu tendance à pousser les Français à se conformer à un unique mode de confinement. 64 % ont connu des situations de compulsions ou de restrictions alimentaires. Et les réseaux sociaux ont joué un rôle important dans ce processus. Pourtant, notre vision du corps ne devrait pas se reposer sur des injonctions imposées par la société. Gardons tous en tête que le tout est de se sentir bien avec soi, de s’aimer, de s’écouter pleinement et de dire stop aux regards que portent les autres sur nous !

https://www.instagram.com/p/CAfjhhjBSkU/

Du temps pour atteindre ses objectifs

Les pressions ont bel et bien été là. Et si les pourcentages révélés par Feeleat rendent compte de leur importance, le confinement a aussi eu des impacts positifs. Oui, un français sur deux a réussi à atteindre ses objectifs. La période a été propice à la réflexion et la remise en cause ce qui a eu pour effet de pousser les Français à prendre soin d’eux. Prendre ou perdre du poids, abandonner le maquillage, adopter le no-bra, apprendre à cuisiner, finir un livre qui nous tenait à cœur, voilà les bonnes résolutions qu’ils ont adoptées. 43 % d’entre eux souhaitent conserver ces nouvelles habitudes qu’ils ont prises. 

https://www.instagram.com/p/BhxC4uAAGW0/

Avec le déconfinement et la douce reprise des activités, on aurait tendance à se demander si ces pratiques vont perdurer. Chez Paulette, on croit fermement au fait que la situation inédite a entamé une nouvelle ère. Celle où l’on se fait du bien, où l’on s’écoute avant d’écouter les autres. Après tout, le plus important c’est de se faire entièrement confiance !

Article de Nina Hossein.

Confinement n’est pas forcément synonyme de « laisser-aller culinaire ». Et c’est bien ce que souhaite démontrer tout le fleuron de la gastronomie française. L’idée :  décoiffer le quotidien gustatif des frenchies. Tour d’horizon des tips pour devenir le nouveau chef cuistot de la maison. 

Durant le confinement, découvrez les recettes du chef Yann Couvreur. Crédits : ©Yann Couvreur.
Durant le confinement, découvrez les recettes du chef Yann Couvreur. Crédits : ©Yann Couvreur.

La pêche aux plats signatures

Anne-Sophie Pic, connue des fins gastronomes pour ses créations vivantes et teintées de raffinement, abreuve dorénavant de son savoir les cuisiniers amateurs. En effet, sur la page Instagram de la cheffe, et sous le hashtag #MENUDELASEMAINE, se trouve une série de recettes de saison détaillées. Au menu : des plats healthy avec comme produits star les légumes. Et voici quelques exemples qui en feront saliver plus d’un : les ravioles de blette ou encore la tarte fine de légumes.   

https://www.instagram.com/p/B-KxKpqH57U/

Pour les grands gourmands en manque de réconfort, le chef triplement étoilé et Meilleur Ouvrier de France, Eric Fréchon, a sorti sa botte secrète : des assiettes simples, pimpées d’une pointe d’originalité, pour une régalade assurée. Séduits par une omelette aux chips et des croque-monsieurs de polenta, jambon et fromage ? On fonce de suite sur sa page Instagram et on chope les recettes ! 

https://www.instagram.com/p/B-ULUCbCvp9/

Côté sucré : riz au lait et entremets n’auront plus de secret

La belle découverte :  le cahier de recettes de confinement du chef pâtissier Yann Couvreur, à base de desserts de grand-mère et autres mets régressifs. Sur son compte Instagram officiel, en story permanente, le pâtissier reproduit minutieusement une recette, du choix des ingrédients jusqu’au dressage. Alors, plutôt moelleux à la vanille et fleur de sel ou riz au lait à la vanille et Dulce de Lèche ? Le plus difficile reste de choisir par quoi débuter… 

https://www.instagram.com/p/B-STUGLHGin/

Faute de pouvoir se rendre au Salon Proust du Ritz et ainsi déguster les douceurs de François Perret, ce dernier dévoile aux amateurs sa version de la cultissime tarte chocolat et caramel. Pour émoustiller ses papilles de fondant et de croquant chocolatés, direction les publications Instagram du chef. Ne reste plus qu’à enfiler son tablier et à se mettre derrière les fourneaux ! 

https://www.instagram.com/p/B-fbRAvHEhs/

En manque d’idées pour le goûter des enfants ? Pourquoi ne pas tester le brookie spécial confinement du chef Juan Arbelaez, disponible sur sa page Instagram. A la clef, de la générosité et une pincée d’audace, à l’image du personnage qui se cache sous cette réalisation. 

Le must : un tête-à-tête avec un chef

Pour rendre le confinement plus agréable et ludique, l’un des chefs préférés des Français, Cyril Lignac, s’est lancé le défi de préparer en direct et depuis sa cuisine, un menu complet devant les internautes. Tenté à l’idée de mettre la main à la pâte et de marcher sur les pas du chef ? On commence par se fournir la liste des ingrédients nécessaires en se rendant sur cuisineaz, et on se poste devant la chaîne de télévision M6 à 18h45. Au programme : de la bonne humeur et surtout des conseils à en revendre ! 

https://www.instagram.com/p/B-jS3xzAV2h/

Dorénavant, avec un peu d’huile de coude, on peut mitonner de bons petits plats et se régaler à la maison !

Article de Marion Tabard

Ces derniers temps, un ingrédient se fait rare dans nos supermarchés : la farine. Une déception pour les pâtissiers du dimanche. Pas de panique, à la rédac’ on a mis la main sur des pépites culinaires qui remplaceront ce grand basique de la cuisine… On fait le point sur les produits dont on ne pourra plus se passer.

Des brownies avec des haricots noirs

https://www.instagram.com/p/B-x0VUpp3y6/

Ingrédients :

250 grammes de haricots noirs cuits

125 grammes de cerneaux de noix coupés grossièrement

Trois cuillères à soupe d’huile neutre

40 grammes de cacao en poudre

Une pincée de sel

Une demi cuillère à café de vanille liquide

100 grammes de sucre complet

Une demi cuillère à soupe de bicarbonate de soude

Préparation :

Pour cette recette, pas besoin d’être un as de la pâtisserie. Après avoir préchauffé le four à 180 degrés, on verse l’ensemble des ingrédients dans le blender et le tour est joué !

Une fois que le mélange a une bonne consistance, on le verse dans un moule préalablement huilé.

Ne reste plus qu’à enfourner pour 30 minutes de cuisson.

Un crumble abricot romarin avec de la fécule de maïs

https://www.instagram.com/p/B0hFgdOl4L3/

Ingrédients :

Cinq pommes épluchées et coupées en dés

80 grammes de fécule de maïs

40 grammes de poudre d’amande

100 grammes de beurre

100 grammes de sucre

Un sachet de sucre vanillé

Une pincée de sel

Préparation :

On commence par faire chauffer une noix de beurre dans la poêle. On incorpore le sucre vanillé et l’on fait revenir les pommes pendant 10 minutes.

Dans un saladier, on associe à la fécule le sucre, la poudre d’amande et la pincée de sel. On ajoute le reste du beurre coupé en dés, et vient enfin le moment de mettre la main à la pâte, jusqu’à l’obtention d’une texture sableuse.

Dans un plat à gratin, on dispose les pommes précuites que l’on recouvre de pâte à crumble. On enfourne et on laisse cuire 30 à 35 minutes dans un four à 180 degrés .

Des cookies avec des flocons d’avoine

https://www.instagram.com/p/Bsvd6eYjL80/

Ingrédients :

100 grammes de flocons d’avoine

Deux bananes

Une bonne poignée de chocolat noir haché

Préparation :

Premièrement, on écrase les bananes avec une fourchette et on insère à la mixture les flocons d’avoine et les pépites de chocolat, en mélangeant avec vigueur.

Puis, une fois le four préchauffé à 180 degrés, on prend une cuillère à soupe de pâte bien bombée et l’on réalise de petites boules à l’aide de ses paumes de main.

Enfin, on dispose les cookies sur un plat recouvert de papier sulfurisé et on enfourne pour 12 minutes, le temps qu’ils se parent d’une jolie teinte dorée.

Une tarte avec du granola

https://www.instagram.com/p/B7ewMzDBUSo/

Ingrédients :

Pour la base :

100 grammes de flocons d’avoine

70 grammes d’amandes concassées

50 grammes de poudre d’amande

20 grammes de noix de coco râpée

60 millilitres de sirop d’agave

Pour la garniture :

Un demi pot de yaourt végétal à la vanille

Un demi pot de yaourt végétal aux myrtilles

Préparation :

Dans un premier temps, on préchauffe le four à 180 degrés.

En parallèle, on malaxe dans un saladier les flocons d’avoine, les amandes concassées, la poudre d’amande, la noix de coco râpée et le sirop d’agave.

Dans un second temps, on place le granola dans un moule à tarte recouvert de papier sulfurisé et l’on crée une couche épaisse en la pressant bien. On enfourne le fond de tarte pour 20 minutes et une fois qu’il est refroidi, on le démoule et le garnit de yaourt végétal.

Dorénavant, plus d’excuse pour se mettre derrière les fourneaux et exceller dans la discipline préférée des gourmands !

Avec le confinement, les actions solidaires se multiplient. Et parmi elles, les recettes de cuisine qui envahissent la Toile. De nombreux chefs révèlent sur Instagram leurs secrets culinaires. De quoi occuper notre temps avant de pouvoir se régaler. Voici la liste des 5 chefs à suivre pour se perfectionner en cuisine. 

Préparation des ingrédients avant un live. Photo Katie Smith / Crédits : BY.

Des leçons de cuisine pour voyager

Détour par la Toscane pour apprendre à cuisiner italien avec Alidifirense. La jeune française a récemment organisé un live pour apprendre à cuisiner un bon risotto. Aux côtés de son « Tendre époux », Alice Cheron vous fait directement gustative-ment voyager dans le pays de la Dolce Vita. Elle a également lancé un challenge aux membres de sa communauté pour qu’ils s’envoient des cartes postales les uns aux autres.

Pour cuisiner avec les tout petits 

Sur son compte Instagram, Anne-Sophie Vidal propose en live des recettes pâtissières à réaliser avec les enfants. Après avoir gagné l’émission du Meilleur Pâtissier en 2014, la jeune maman propose aujourd’hui de nombreuses idées sucrées. Voilà de quoi ravir les petits avec de bons goûters fait maison. 

https://www.instagram.com/p/B9_-ANAorg1/?utm_source=ig_web_copy_link

Apprendre à cuisiner avec Cyril Lignac, élu chef « préféré des Français »

Vous l’avez surement vu à la télé et son nom vous est forcément familier. Et pour cause, Cyril Lignac a été élu « chef préféré des Français ». Pour assurer son rôle, le chef nous donne rendez-vous tous les soirs à 18 h 45 sur M6 pour partager ses meilleures recettes. Hier, il proposait de réaliser un wok de légumes et quinoa bio. 

https://www.instagram.com/p/B-HpvZ6ASXJ/?utm_source=ig_web_copy_link

Cuisiner oui, mais en musique c’est mieux

Le célèbre chanteur Mika se lance aussi dans les live gourmands le tout en musique. Régulièrement, le chanteur organisera des « Cooking with Mika » à partir de 19h. 

https://www.instagram.com/p/B-KuN4ZlrYT/?utm_source=ig_web_copy_link

Julien Duboué solidaire avec personnel hospitalier

Alors que le chef Julien Duboué partage ses recettes sur Youtube et Instagram, il a poussé encore plus loin dans sa générosité.  Il a décidé d’offrir du pain, des viennoiseries et des plats chauds au personnel hospitalier du quartier de sa boulangerie Boulom dans le 18ème.

Article de Nina Hossein

Par Jill Cousin 

© STINA PERSSON

La gastronomie a le vent en poupe, et pourtant, difficile de nier les violences à l’oeuvre au sein de certaines brigades. Dans ce milieu fermé et replié sur lui-même, rares sont les victimes qui portent plainte et osent s’exprimer sur le sujet. Il est temps que l’omerta cesse.

Le 13 avril 2014, enfin, la loi du silence est brisée. Le site d’information Atabula, média pure player spécialisé dans la gastronomie, révèle que, dans les cuisines du Pré Catelan, le restaurant trois étoiles du chef Frédéric Anton à Paris, un apprenti a été volontairement brûlé sur les bras avec une petite cuillère chauffée à blanc. C’est la première fois que la presse spécialisée s’empare d’un problème pourtant connu de tous. « Chefs, journalistes, nous étions tous au courant des violences physiques, verbales, misogynes ou racistes qui avaient lieu dans les cuisines », confie Franck Pinay-Rabaroust, auteur de l’article et rédacteur en chef d’Atabula. Quelques jours après l’incident, le chef Frédéric Anton revient sur ce qu’il s’est passé dans son établissement et se livre, au cours d’un entretien, à Franck Pinay-Rabaroust. « J’ai découvert les faits le lendemain de leur survenance. Un chef de partie est venu me voir dans mon bureau et m’a expliqué que la veille au soir, en fin de service, certains se sont amusés à se brûler les avant-bras avec des cuillères chaudes. Sur le coup, je me dis que cela est d’une bêtise sans nom. Puis quelques minutes après, mon second de cuisine vient me voir et me rapporte qu’il vient d’avoir le père d’un apprenti au téléphone. Il lui a signalé que son fils a été brûlé à trois reprises sur les bras. Contre sa volonté. » Le chef étoilé, en accord avec la direction, décide de licencier l’auteur du crime, un chef de partie en mal de supériorité. « L’acte était gratuit, je l’ai jugé inacceptable », confiera Frédéric Anton. En revanche, aucune plainte n’est déposée à l’encontre du chef de partie violent, lequel est toujours, cinq ans plus tard, en poste dans des brigades prestigieuses.

L’information fait l’effet d’un raz de marée, la presse généraliste s’emballe. L’actualité est relayée par tous les canards, Franck Pinay-Rabaroust court alors les plateaux de télévision. À part Atabula, la presse spécialisée reste muette, fermant les yeux sur ce véritable fléau, le niant parfois. Quelques mois plus tard, en novembre 2014, le site Atabula et le guide gastronomique Le Fooding organisent conjointement une conférence dans les amphithéâtres de Sciences Po Paris. Sont invités à témoigner les chefs Adeline Grattard, Grégory Marchand, Cyril Lignac et Ludo Lefebvre, Français expatrié aux États-Unis. Aucun d’entre eux, bien sûr, ne nie l’existence de violences en cuisine, mais tous tendent plus ou moins à les minimiser, parlant plutôt de bizutage ou d’un passage obligé permettant de s’endurcir pour la suite. « Les chefs invités ce jour-là ne pouvaient pas contester le système, car c’est justement grâce à ce dit système qu’ils en sont là aujourd’hui, explique Franck Pinay-Rabaroust. À l’époque, le seul chef à m’avoir soutenu face caméra, c’est Éric Guérin, lui-même victime durant sa carrière de faits de violence », poursuit le journaliste. Il existe bel et bien dans le milieu une forme d’acceptation tacite, une omerta. Tous les cuisinier.ères savent ce qu’il se trame dans bon nombre de brigades.

Un milieu confiné propice aux débordements

Ce silence, c’est la faute à un microcosme très fermé et replié sur lui-même, où tout le monde se connaît. « S’il y a si peu de plaintes déposées, c’est tout simplement par peur des représailles. Quand on décide de témoigner, on peut rapidement être blacklisté et se griller dans le milieu. Le système est fait de telle sorte que le bourreau va pouvoir continuer à exercer son métier en toute impunité tandis que la victime, elle, aura très peu de chance de retrouver un poste dans une autre brigade. Si tant est qu’elle n’ait pas été dégoûtée du métier et de l’immobilisme latent de la profession face à ces actes intolérables. » Et lorsque des plaintes sont déposées, rares sont celles qui aboutissent in fine à des condamnations. La plupart se soldent en effet par de petits arrangements entre avocats. 

Mais pourquoi tant de violences, de quelque nature qu’elles soient, dans les cuisines plus qu’ailleurs ? Des lustres pourtant que le milieu de la gastronomie est connu pour sa rigidité et son militarisme. Il n’y a qu’à s’attarder un instant sur tout le vocabulaire belliqueux employé en cuisine pour en prendre conscience. « Coup de feu », « fouet », « fusil »… 

Des conditions de travail éprouvantes 

Dans la plupart des « brigades », rappelons aussi que les horaires à rallonge sont monnaie courante : un quotidien usant pour les cuisinier.ères et le personnel de la restauration. Compte tenu des particularités du secteur, la durée de travail dans l’hôtellerie-restauration fait l’objet de règles propres. En 2007, elle a été fixée à 39 heures hebdomadaires, mais tout le monde sait que la moyenne réelle est bien plus haute. « Avant chaque passage de l’inspection du travail, on nous faisait signer un document comme quoi nous ne travaillions que de 9 h 30 à 13 h 30, puis de 18 h 30 à 22 h. Mais en réalité, j’arrivais chaque matin avant 8 h pour repartir vers minuit, avec seulement une heure de pause en milieu de journée », confie une jeune cuisinière après son passage dans un restaurant trois étoiles.

Sans oublier que ces longues journées se déroulent souvent dans des conditions extrêmes : un milieu très masculin, des cuisines confinées, sans ouverture sur l’extérieur, où les corps se frôlent et où une chaleur insupportable règne lorsque les fourneaux tournent à plein régime. L’apothéose restant le « coup de feu », qui désigne le moment de grande activité dans les cuisines d’un restaurant. Durant quelques heures, toutes les forces en présence dépendent l’une de l’autre. Un caillou dans l’engrenage, une viande brûlée, une sauce ratée, et c’est tout le système qui en pâtit et se retrouve immobilisé.

Quelques mois après que le scandale du Pré Catelan est révélé au grand jour, Thierry Marx, le chef du restaurant Le Mandarin Oriental à Paris, interviewé sur le sujet, confiait : « Le problème des violences en cuisine est lié à l’absence de savoir-faire managérial des chefs ». Franck Pinay-Rabaroust confirme. « Nombreux sont les cuisiniers qui accèdent au poste de chef ou de sous-chef très jeunes. Ils doivent alors gérer des brigades boostées à la testostérone dont les membres ont souvent le même âge qu’eux. C’est là que certains partent en vrille et ne trouvent pas mieux, pour asseoir leur légitimité, que d’avoir recours à la violence ou au harcèlement moral. » 

© STINA PERSSON

La place difficile des femmes

Problématique également, le comportement à l’égard des femmes, qui sont de plus en plus nombreuses à intégrer des cuisines de restaurants étoilés et des palaces. Une fois en poste, ces dernières doivent s’armer de courage pour survivre dans cet univers impitoyable. Au quotidien, il leur faut souvent supporter des paroles déplacées et tendancieuses, quand ce ne sont pas les gestes qui deviennent pervers. Une pâtissière travaillant aujourd’hui à son compte nous confiait que, lors d’un stage chez un pâtissier parisien très en vogue, les remarques déplacées étaient monnaie courante. Comme ce jour où ledit chef pâtissier lui demande d’équeuter des fraises pour la préparation d’un dessert, avant d’ajouter, quelques minutes plus tard : « C’est comme ça que vous tirez des queues ? Bah putain, j’aimerais pas être votre mec… » Avec le recul, la pâtissière, qui a préféré garder l’anonymat, s’en veut d’être restée bouche bée et de n’avoir su quoi répondre à cet homme. D’autres cuisinières décident, elles, d’imposer leurs limites. « Un jour, mon chef m’a envoyé très vulgairement pendant le coup de feu un “Bouge ta chatte !” À la fin du service, je suis allée le voir et je lui ai fait comprendre qu’il avait dépassé les bornes. Et plus jamais un tel incident ne s’est reproduit », confie une autre cuisinière, alors en poste dans un restaurant parisien de renom. Face à des situations de violence, qu’elles soient physiques ou verbales, beaucoup de cuisinier.ères confient ne plus savoir ce qui relève de l’acceptable ou de l’inacceptable. Où poser les limites entre la petite boutade lourde, mais simplement familière, et l’intolérable, le harcèlement quotidien ou le coup de pied dans le tibia ? 

Heureusement, même si les violences en cuisine ont la peau dure, le paysage culinaire évolue et tend vers plus de calme et de mesure. « Il est difficile de nier que le sujet a fait l’objet de nombreuses discussions dans toutes les brigades de France, que les langues se sont déliées. L’omerta s’est largement fissurée », nous assure Franck Pinay-Rabaroust. Des mesures ont été prises, comme chez le chef Yannick Alléno, où les cuisines sont désormais placées sous vidéosurveillance. Il est bon de préciser aussi que le milieu souffre d’un problème de taille : l’emploi. Tous les restaurants ou presque cherchent du personnel, et ils ont donc intérêt à préserver leur réputation. « Dans le milieu, nous sommes tous au courant des brigades qu’il faut éviter, où la violence règne en maître. La réputation de certains établissements n’est plus à faire », explique Caroline, une jeune cuisinière. « Après de nombreux échanges avec les étudiants de l’Institut Paul Bocuse où je donne des cours, la vérité est évidente : si les élèves acceptent de faire des stages dans de grands restaurants étoilés, ce n’est certainement plus pour y faire carrière. Trop dur, trop exigeant, pas assez rapide pour l’ascension sociale, ces jeunes aspirent à ouvrir leur propre établissement », précise le rédacteur en chef d’Atabula.

La nouvelle génération de chefs se rebiffe

Les profils des cuisinier.ères changent. On compte de plus en plus de reconverti.es, issu.es d’un tout autre milieu professionnel, ou des jeunes ayant commencé des études dans un autre secteur avant de rejoindre la restauration. La maturité et l’expérience rendent ces violences intolérables, car ces personnes ont connu d’autres hiérarchies et savent que de tels actes sont inacceptables, et ne sont en aucun cas, un passage obligé. Les cuisinier.ères qui font leurs premiers pas en cuisine très jeunes sont un peu moins nombreux qu’avant. « Après une carrière de juriste, j’ai décidé de me reconvertir dans la gastronomie, il y a une dizaine d’années. J’avais 40 ans. Un jour, lorsque j’étais en stage dans un restaurant parisien, le chef, de mauvaise humeur, m’assène trois coups de poing dans l’épaule. C’était intolérable, j’ai quitté l’établissement sur-le-champ », confie Jean-Marc Sinceux, chef du restaurant Le Desnoyez, à Paris. 

La présence de cuisines ouvertes sur la salle limite aussi, dans certains cas, ce genre de débordements. Cependant, pour venir à bout des violences physiques, verbales, misogynes et racistes en cuisine, rien ne sera jamais plus efficace que parole.

Article du numéro 44 « Émotions »

L’âme de Sessùn est transportée dans un espace alliant cuisine, littérature et art décoratif. Paulette vous amène à Marseille pour découvrir Sessùn Alma

Un lieu unique dans l’univers de Sessùn. Sessùn Alma. Une ambiance chaleureuse, douce et ensoleillée pour retranscrire au delà des vêtements, la vision Sessùn. Pour recréer cet univers, la marque a réinvestit une ancienne savonnerie dans le vieux port de Marseille. Un lieu magnifié par le duo d’architecte local Marion Bernard. Un sol couleur ocre, des murs blancs, une grande verrière. L’espace de 170m2 résume l’identité Sessùn et ses inspirations. 

Dans cet espace, la marque a voulu traverser les frontières. Mettre en avant un ensemble d’artisanats qui, eux aussi, façonnent le corps et l’esprit. Dans ce « temple-racine » comme le nomme Sessùn, vous y retrouverez un espace restauration. Pensé comme une cantine, l’endroit vous accueillera avec une cuisine savoureuse « à l’image de Sessùn ». 

Une ode à l’artisanat et au savoir-faire

Plus loin après une volée de marches, sous la verrière, vous retrouverez un endroit cosy pour lire. Une sélection d’ouvrages indépendants se trouve dans la bibliothèque accessible à tous. Plus loin encore, l’espace se transforme une nouvelle fois. Plus de cantine ou de coin de lecture, mais un grand espace ouvert et lumineux. Là, vous trouverez la collection textile de Sessùn, mais également des oeuvres en céramique de Paola Paronetto, des lampes de Marta Bonilla ou encore des cosmétiques naturels. 

Toute cette multitude d’artisanats, Sessùn a voulu le rassembler et le proposer à travers une sélection d’oeuvres uniques et limitées, dans son nouvel espace Sessùn Alma. 

Alors si vous voulez vous imprégnez de l’esprit et de l’âme Sessùn, rendez-vous au 127 rue Sainte à Marseille. 

Article de Charline Bouzon. 

A la rédaction, on est adepte de nouvelles trouvailles culinaires. Néanmoins, la simplicité et le retour aux sources ont parfois du bon. C’est vrai : qui ne se laisserait pas tenter par un bon steak tartare, accompagné de frites dorées et croustillantes ? Tour d’horizon des brasseries qui surfent sur la vague du classique revisité, pour replonger les Paulette nostalgiques dans leurs souvenirs. 

Le spot qui décoiffe le 10ème : la Brasserie Bellanger

Dès l’entrée, le décor est planté : les néons girly côtoient photos d’époque et végétation luxuriante. Ici, tout est dans l’art du détail, jusque dans le choix de la vaisselle avec des carafes en forme d’animaux. 

Dans l’assiette, les plats typiques sont réalisés avec finesse, dans une veine créative. On s’est d’abord laissé.e.s tenter par l’entrée du maraîcher : un velouté onctueux aux poireaux et pomme de terre, parsemé de graines de sarrasin et de filaments de poireaux grillés, pour la touche de croquant. En guise de plats, nos estomacs se sont ravis de la pêche du jour : un filet de maigre, tout juste nacré et accompagné de légumes verts croquants. Gros coup de coeur pour l’assiette vegan, avec un jeu de textures autour du potiron.

Adresse : 140 Rue du Faubourg Poissonnière, 75010 Paris.

Quand le Durand Dupont se refait une beauté 

L’institution Durand Dupont, bien connue des Neuilléens depuis 1902, a subi une métamorphose, pour réapparaître plus que sublimée en mai 2019. La brasserie se décline en plusieurs espaces. Le patio intérieur végétalisé et la terrasse extérieure riment avec fraîcheur et nature. Dans la salle, l’accent est mis sur l’harmonie, la convivialité et la chaleur. 

Aux fourneaux, les chefs Vincent Munier et Maurice Guillouet nous régalent à coup d’assiettes contemporaines, toutefois encrées dans les codes des bistrots traditionnels. Pour les Paulette désireuses de sentir les embruns, une fleuraison de fruits de mer (sous forme de plateau ou à l’unité) est proposée. Les aficionados de pastas se délecteront avec les ravioles à la truffe de la maison Perrin. Mention spéciale pour les desserts de Jérémy Feuvrier, tout aussi goûtus et élégants que les plats : cheesecake coulis de fruits rouge, mi-cuit au chocolat, ananas rôti verveine, et bien d’autres.

Adresse : 14 Place du Marché, 92200 Neuilly-sur-Seine.

Rendez-vous au Lazare pour un repas en famille et sans chichi

Niché sur le parvis de la gare Saint-Lazare, ce restaurant vous souhaite la bienvenue  dans l’antre de la cuisine généreuse et familiale. Dans un cadre boisé, le chef Eric Frechon s’est évertué à faire des plats d’enfance des mets raffinés et authentiques. 

Pour se régaler, au menu : du suprême de poulet rôti en caissette, accompagné de sa purée de pomme de terre, ou encore « la meilleure saucisse purée de Paris ». 

Bonus pour le semainier comme à l’ancienne. Le concept est simple : à chaque jour son plat phare. Alors, serez-vous plutôt brandade de morue du vendredi ou croque-monsieur du samedi ? 

Adresse : Rue Intérieure, 75008 Paris.

La renaissance du bistrot français chez Astair 

Une déco rétro pimpée de rouge et agrémentée d’un fond sonore jazzy : nous voilà embarqué chez Astair. Est mis à l’honneur le savoir-vivre à la française, dans un écrin feutré et moderne. 

A la rédac’, on a été curieuse de découvrir ce qui se cachait sous la dénomination « service à la française à partager » et l’on n’a pas été déçu.e.s. Rien de tel pour une soirée à deux que de déguster un artichaut vinaigrette ou des tartines de saumon fumé de Norvège. Pour le plat, on s’est laissé.e.s séduire par une création qui fleure bon le chant des cigales : le poulpe sauté à la provençale et ses pommes grenailles. 

Adresse : 19 Passage des Panoramas, 75002 Paris. 

Le plus verdoyant : l’Alcazar 

Se rendre à l’Alcazar, c’est comme faire un bond en pleine forêt amazonienne. Ce qui prédomine ici, c’est la végétation et la clarté qui émane d’un important puit de lumière. L’artisanat est mis en avant avec un mobilier chiné et des matières nobles comme le marbre, le bois ou la paille. 

Aux manettes, les cuisiniers rivalisent d’ingéniosité pour livrer des associations détonantes et gourmandes, à l’image de l’alcazar bowl à base de riz rond semi-complet, de saumon, de potiron rôti et d’écrasé d’avocat. Venir à l’Alcazar, c’est aussi l’occasion de fondre pour un bon poulet rôti fermier avec ses frites maison. En dessert, on songe déjà à la magie des fêtes de fin d’année en dégustant les figues rôties jointes à un pain perdu de pain d’épices. 

Adresse : 62, rue Mazarine, 75006 Paris. 

Une escapade verdoyante chez Eugène Eugène

Prélassez-vous le temps d’un instant gourmand dans une serre emplie de lumière. Ici, le décor fait penser à celui d’une maison de campagne, où l’on est un membre à part entière de la famille. On peut se détendre et prendre un verre au bar comme on le ferait dans sa cuisine, ou s’installer à la grande table pour déguster des mets de qualité. Bref, que l’on vienne en afterwork en semaine, avec toute la famille le dimanche midi, ou en amoureux le samedi soir, toutes les générations se fondent dans ce lieu où les ambiances et styles se mélangent avec raffinement. Le bonus, c’est la coin extérieur pour les amoureux de la nature, qui profiteront d’un moment bucolique, entourés d’herbes aromatiques.

On est facilement séduit par les plats à la carte, avec comme maîtres-mots convivialité et authenticité, pour que baigne dans l’assiette tout le patrimoine français. Alors, plutôt boeuf bourguignon ou blanquette de veau ? Et pour le dessert, escapade avec la tarte normande ou aller-retour Paris-Brest ?

La cerise sur le gâteau : pour les Paulette qui ont eu les yeux plus gros que le ventre, il est possible de demander un Doggy Bag !

Adresse : 38-40 Rue Eugène Eichenberger, 92800 Puteaux.

Gallopin : tradition et élégance à l’état pur

Comme dans une parenthèse enchantée, on s’offre le luxe de mettre les petits plats dans les grands. Nappes blanches, lustres et moulures, tous les codes du savoir-faire à la française sont rassemblés. On assiste même à un spectacle vivant sous nos yeux ébahis, avec les flambages et découpes. On commence le repas en douceur avec le velouté de potimarron servi en soupière, accompagné d’une crème fouettée et de châtaignes. Puis, on continue l’épopée gustative avec un dos de cabillaud nacré et son écrasé de pommes de terre safrané. Enfin, on se perd dans les profondeurs d’un succulente Forêt-Noire.

Adresse : 40 Rue Notre Dame des Victoires, 75002 Paris.

Terminus Nord : le voyage gustatif de la Rive Droite

Implanté à deux pas de la Gare du Nord, les Paulette qui reviennent d’une escapade sur les terres de Big Ben ou du pays des tulipes, seront ravies de s’octroyer un moment de douceur pour éveiller leurs papilles, dans les confortables banquettes matelassées du Terminus Nord. À la rédaction, on n’a pu résister à l’odeur enivrante du fish and chips de merlan, avec sa sauce tartare et ses frites fraîches. Pour ravir les estomacs des aficionados de viande : l’échine de porc confite avec sa fricassée de champignons et sa purée de pommes de terre. Et en guise de petite gâterie sucrée, on opte pout un tout chocolat : mi-cuit au chocolat Valrhona et profiteroles au chocolat chaud Valrhona.

Adresse : 23 Rue de Dunkerque, 75010 Paris.

Vous détenez dorénavant la crème de la crème des brasseries les plus alléchantes, les plus glamour et les plus nostalgiques d’un Paris grouillant de titi parisiens. Le plus dur sera de choisir !

Article de Marion Tabard