« Le Peintre » est le troisième court-métrage de la campagne Le Jeune Cinéma, lancée par Apple. On a discuté avec Jean-Baptiste Braud, le réalisateur, pour nous expliquer tout ça. 

La campagne Le Jeune Cinéma a été lancée par Apple afin de soutenir et de promouvoir des jeunes talents créatifs, mais aussi pour montrer les capacités de création de l’iPhone 12 Pro. Les deux premiers étaient nommés « La Chaussette », et « Coup de Bol », réalisés respectivement par Frank Ychou, et Johanna Benaïnous avec Elsa Parra. 

Le réalisateur, Jean-Baptiste Braud, est auteur, réalisateur et producteur. Son crédo ? Une approche très visuelle, un sens aigu du détail et une touche de surréalisme. Son premier court-métrage, In the Still Night, datant de 2019, avait été diffusé sur Canal + et sélectionné dans divers festivals. Repéré par Apple, il a été choisi pour réaliser « Le Peintre », un court-métrage tourné entièrement à l’iPhone 12 Pro. Et on a eu la chance de pouvoir lui poser quelques questions. Interview. 

Qu’est-ce qui vous a inspiré pour créer « Le Peintre » ? 

J’aime beaucoup l’idée de devenir soi « par erreur ». Il y a un quiproquo dans cette histoire. Ce peintre semble faire quelque chose qu’il ne se serait peut-être jamais autorisé dans d’autres circonstances, car il est un artisan avant tout. On comprend à la fin que son premier geste d’artiste le rend heureux. Je trouve ça amusant qu’un concours de circonstances permette un accomplissement par le hasard. 

Quel message souhaiteriez-vous faire passer ? 

Je crois que le message principal est que l’on peut faire un geste artistique avec des moyens accessibles, à disposition, et en ressentir un plaisir immense comme le peintre à la fin du film. Mais aussi faire plaisir à l’autre, comme la maîtresse de maison qui est profondément touchée par cette nouvelle peinture.

Comment se sont déroulés le tournage et la création du court-métrage ?  

C’était très excitant notamment parce qu’il y avait deux grands enjeux : tourner avec l’iPhone 12 Pro (qui venait tout juste de sortir quelques semaines auparavant) et faire un film en une minute seulement. Raconter une histoire à travers un film d’une minute peut être…très délicat. Et il faut donc une préparation très précise. C’est toujours nécessaire, je crois, mais d’autant plus dans ce contexte. Finalement, nous avons réussi à déployer très exactement l’histoire et le rendu imaginé au stade du storyboard, mais avec bien sûr ce supplément d’âme et ce lot de surprises qu’apportent selon moi les talentueux comédiens et toute l’équipe du film en plateau.

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Image du tournage du court métrage « Le Peintre » – © Apple

Quel est votre ressenti quant à la qualité vidéo du dernier iPhone ? 

La qualité est réellement impressionnante. Il y a encore quelques années, il aurait été impensable d’avoir un rendu comme celui-ci sur un téléphone portable. Il n’est pas étonnant de voir des cinéastes comme Steven Soderbergh ou des directeurs photo comme Emmanuel Lubezki utiliser désormais l’iPhone sans complexe. Et il est très probable qu’il y en ait de plus en plus dans les années à venir.

 

À l’image de « Today at Apple : At home », Apple lance des sessions virtuelles « Today at Apple : Chacun son cinéma », du 15 au 28 février. Le but ? Permettre à tous·tes de découvrir les métiers du cinéma, avec l’intervention de professionnel·le·s – comme justement Jean-Baptiste Braud. Intéressant, non ? 

Article de Clémence Bouquerod 

“Longchamp présente : “Il est 5 heures Paris s’éveille”. Un film avec Amber, Mathilde, un motard qui lit, la Tour Eiffel, des larmes, le hasard, un chat et un souvenir, des couleurs, deux sacs entre la nuit et la journée. Très Paris ”. A l’occasion de ses 72 ans d’amour avec la Ville Lumière, Longchamp imagine aux côtés de l’agence FRED&FARID sa nouvelle campagne publicitaire SS21. Un court-métrage d’une durée de huit minutes. Le temps suffisant pour nous transporter jusqu’au cœur de la capitale. Au-delà d’une publicité, une vidéo cinématique dont on meurt d’envie de connaître la suite… Promis juré, vous ne serez pas spoilé.e ! 

“Il est 5 heures, Paris s’éveille” 

“Si vous n’avez jamais vu Paris s’éveiller après une nuit en ville, alors vous n’avez jamais vu Paris. Et c’est pourquoi cette chanson touche tous les Parisiens. Elle décrit une expérience universelle qui nous lie tous.” déclare Séverine Autret, directrice générale de FRED&FARID Paris pour justifier le choix de la musique. Un chant, une bande son, une interprétation, un souvenir, un message… “Il est 5 heures, Paris s’éveille” évoque bien plus qu’un simple un titre. Interprété par Clara Luciani, c’est cette chanson de Jacques Dutronc, qui a été choisie comme fond sonore du film. Une mélodie qui nous berce et nous captive tout au long des aventures des deux protagonistes : l’actrice française Mathilde Ollivier et la mannequin britannique Amber Anderson. Elles deux, disposent d’un point commun : un sac intemporel de chez Longchamp

L’iconique Roseau

N’oublions pas que le sujet de cette mise en scène est avant tout l’iconique sac Roseau de la marque, remis au goût du jour pour cette nouvelle saison 2021. “Longchamp est profondément ancrée dans la culture française. Chaque Français a, à un moment de sa vie, possédé un sac Longchamp. C’est un symbole de qualité et d’innovation, c’est une légende.” soutient Séverine Autret. Ce ressenti envers la marque est l’un des éléments qui a, d’ailleurs inspiré cette campagne innovante

FRED&FARID 

Pour ce projet, Longchamp s’est associé à l’agence française FRED&FARID Paris et américaine FRED&FARID Los Angeles, expert en luxe et digital, dans un but précis : augmenter sa visibilité internationale. Pour se faire, l’agence a donc imaginé une nouvelle plateforme globale : un court-métrage tout droit inspiré des années 60. Le fruit de cette imagination a finalement été matérialisé grâce au réalisateur et visionnaire Lope Serrano

A travers ce petit film, “Très Paris” nous offre finalement l’opportunité de voyager dans la capitale en tenant compte de la nouvelle sortie à la mode cette année : rester chez soi.

Un article signé Exaucée Nzoigba.

Dans Baltringue, le second court-métrage de Josza Anjembe, la réalisatrice nous entraîne en prison. Un milieu violent et machiste où Issa va découvrir et vivre son homosexualité pour la première fois. Une histoire poignante portée par un contraste saisissant.

Dans « Baltringue », Josza Anjembe invite à plonger dasn l'homophobie du milieu carcéral, mais aussi dans la découverte de soi.
Crédit : Elvin Ruiz on Unsplash
Dans Baltringue, Josza Anjembe retranscrit l’homophobie du milieu carcéral, mais aussi la découverte de soi.
Crédit : Elvin Ruiz on Unsplash

« J’ai fait des études de journalisme, j’ai exercé en tant que journaliste, et puis un jour j’ai eu un accident qui s’appelle le cinéma. » C’est de cette manière que Josza Anjembe s’est présentée à la Fête du court-métrage. Elle a fait parler d’elle il y a quelques année à l’occasion de la sortie remarquée de Le Bleu blanc rouge de mes cheveux, son premier essai, et revient aujourd’hui avec une nouvelle fiction des plus réalistes. Forte de son expérience dans plusieurs reportages, la réalisatrice propose aujourd’hui une immersion au coeur d’une histoire d’amour poignante dans le milieu carcéral. Un court-métrage qui lui a valu le prix du Meilleur film au Nova Frontier Film Festival.

Entre métaphore et réalité

À quelques jours de sa sortie de prison, Issa, vingt ans, fait la rencontre d’un nouveau détenu, Gaëtan. Le jeune homme vient de passer deux années derrière les barreaux et envisage déjà sa réinsertion dans la société, notamment par le monde du travail. Seulement, le cours de sa vie semble bousculé par ce nouveau blondinet. On se retrouve mêlés à une histoire d’amour qui a tout d’une idylle.

Grâce au style de Josza Anjembe, les personnages se retrouvent ancrés dans un réel où le spectateur pourrait presque ressentir les sentiments troublants d’Issa. Des sentiments nouveaux, pas toujours assumés, qui conduisent le personnage à se connaître davantage. Le tout dans un milieu machiste et violent. Le contraste saisissant de ces deux tableaux ramène à l’image d’emprisonnement causée par l’homophobie. Une magnifique métaphore qui invite, durant ces quelques 20 minutes, à se mettre à la place du personnage principal, et pas seulement.

Bande d’annonce

Article de Aurélie Rodrigo

La marque Diesel poursuit ses engagements pour la cause LGBTQI+ et présente un nouveau court-métrage. A l’occasion du Mois des Fiertés, Francesca livre les dessous de la transition.

« Francesca », le nouveau court-métrage signé Diesel, qui livre les dessous de la transition.
Crédit : « Francesca » - Diesel
« Francesca », le nouveau court-métrage signé Diesel, qui livre les dessous de la transition.
Crédit : « Francesca » – Diesel

Francesca, la jeune femme née dans un corps d’homme qui nous livre toutes les étapes de sa transition. C’est le nouveau court-métrage présenté par la marque Diesel. Réalisé par François Rousselet avec le support de Diversity, une association italienne engagée dans la promotion de l’inclusion sociale, Francesca arrive aux prémices du Mois des Fiertés.

Entre jeu d’acteur et témoignage de vécu

Tout au long du film, le spectateur suit l’évolution de l’héroïne dans le temps, jusqu’à la voir embrasser sa véritable identité et devenir celle qu’elle rêvait d’être. Le personnage poignant de Francesca est interprété par la mannequin et activiste Harlow Monroe qui épouse son rôle à la perfection. « Je me suis totalement identifiée à l’histoire de Francesca, parce que, comme moi, elle a toujours été croyante. J’ai toujours connu ma véritable identité, et je n’ai jamais cessé de croire en ma capacité à vivre la vie que je voulais. Il faut du courage et le soutien de ses proches, mais nous avons toutes les deux fait de nos vérités une réalité, et maintenant nous pouvons raconter au monde notre histoire et comment nous avons atteint notre version d’une vie réussie. »

Le personnage de Francesca est interprété par la mannequin et activiste Harlow Monroe qui arbore ce rôle à la perfection.
Crédit : « Francesca » - Diesel
Le personnage de Francesca est interprété par la mannequin et activiste Harlow Monroe qui arbore ce rôle à la perfection.
Crédit : « Francesca » – Diesel

Les valeurs portées par Diesel

Francesca représente la vision Diesel du « For Successful Living ». La marque italienne soutient depuis toujours la liberté d’être heureux, et la liberté d’incarner à 100 % son individualité. En effet, ce court-métrage suit les traces des campagnes progressistes de la marque à ce sujet. « Je suis très fier de Francesca et des valeurs de Diesel qui ont inspiré cette histoire. Lorsque nous avons créé For Successful Living il y a de nombreuses années, notre pensée était la même qu’elle l’est aujourd’hui. L‘individualité, la fierté et le pouvoir de vivre comme on le souhaite sont les fondements de la réussite dans la vie », a déclaré Renzo Rosso, fondateur de Diesel.

Ce court-métrage témoigne des valeurs de la marque italienne qui soutient depuis toujours la liberté d’être heureux.
Crédit : « Francesca » – Diesel

La marque ne s’arrête pas là. Elle s’associera au Club Quarantine, dans le cadre des célébrations organisées lors du Mois des Fiertés. Au programme pour cette occasion : fêter la sortie de Francesca, mais aussi la première fête digitale mondiale de 24 heures, reliant de nombreuses villes du monde entier, organisée sur Zoom fin juin.

Article de AR

Fini les princesses tourmentées, place à de vraies questions de société. Pour la première fois, Pixar et Disney + présentent Out, un court-métrage sur le coming-out.

Un court métrage sur le coming-out disponible dès maintenant sur Disney +.
Crédit :  capture d’écran de « Out » de Pixar et Disney +

La belle au bois dormant n’est pas près de sortir de son long sommeil… L’ère des princesses secourues par leur beau prince charmant serait-elle révolue ? Ce qui a fait la renommée de Disney semble bien loin depuis la sortie de Out, le nouveau Pixar disponible sur Disney + depuis ce week-end.

Soupçon de magie et petits secrets pour une très belle leçon de vie

Alors, qu’y-a-t-il de si incroyable me direz-vous ? Entre nous, rien. Pourtant, c’est une grande première. Out est un court-métrage dont le personnage principal est gay. L’histoire tourne donc autour de Greg, qui va se mettre en ménage avec son petit ami. Seulement, sa famille n’est pas au courant de son homosexualité… Ça ne vous rappelle rien ?

Pendant 9 minutes, nous suivons l’histoire, plutôt banale, d’un magnifique coming-out pavé de drôles de péripéties. Pour résumer d’après le scénario officiel : « Avec l’aide de son chiot précoce et un peu de magie, Greg pourrait apprendre qu’il n’a rien à cacher. » Une très belle leçon de vie adaptée aux plus petits, mais tout aussi captivante pour les plus grands.

Grande avancée -un peu tardive- pour le monde de l’animation

C’est un petit pas pour l’Homme et un grand pas pour le monde de l’animation. Bien que Pixar ait déjà mis en avant des personnages gay, ces derniers n’ont jamais tenu de rôle principal. De son côté, Disney avait déjà été rappelé à l’ordre en 2015. GLADD, l’Alliance gay et lesbienne contre la diffamation, avait pointé du doigt la société de production pour son manque de représentation. Aucun résultat trois ans après. « En 2018, Walt Disney Studios a sorti 10 films, dont zéro comprenait des apparitions de personnes LGBTQ, soit 0 %. » Out sera donc le premier, peut-être, d’une longue lignée…

Pour la première fois, la plateforme Disney + propose un court métrage Pixar avec un personnage gay.
Crédit : Mika Baumeister on Unsplash
Pour la première fois, la plateforme Disney + propose un court métrage Pixar avec un personnage gay.
Crédit : Mika Baumeister on Unsplash

La bande d’annonce juste ici:

Article de Aurélie Rodrigo

Le cout-métrage En vrai, réalisé par Eya Ayari, aborde le sujet sensible des jeunes qui grandissent en foyer et doivent y évoluer. Paulette vous livre tous les détails.

« Je vais réaliser mes rêves (…) Je veux être acteur de ma vie. » C’est par ces mots que débute En Vrai. Le documentaire aborde deux mondes qui s’opposent : les enfants issu.e.s de foyers et les influenceur.se.s. L’histoire est celle d’un jeune garçon, baladé de famille en famille, qui se retrouve dans la rue et assiste à l’agression de Mia, une influenceuse reconnue dans le domaine de la mode. 

Ce court-métrage d’une vingtaine de minutes a été réalisé par Eya Ayari. Âgée de seulement 18 ans, cette passionnée de cinéma a débuté dans le milieu quand elle en avait 15, avec Les Studios de Paris, à la découpe numérique. Elle a également participé à plusieurs clips et courts-métrages, en tant qu’assistante réalisatrice, et à la production du long-métrage franco-américain Stillwater, réalisé par Tom McCarthy.

Avec le soutien et la collaboration de l’Association 1000 Visages et de la Cité du Cinéma, Eya Ayari a choisi d’aborder le thème des jeunes issu.e.s des foyers qui doivent évoluer dans un environnement souvent néfaste. Vers le passage à l’adolescence, beaucoup d’entre eux et elles se trouvent confronté.e.s à la violence. Les filles sont davantage touchées car elles tombent rapidement soit enceinte, soit dans la prostitution. Grandir en foyer n’est pas facile, s’épanouir encore moins. 

Le court-métrage est toujours en préparation mais la bande-annonce est déjà disponible sur Vimeo. Vous pouvez encore participer à sa réalisation sur Ulule, il vous reste sept jours !

Article de Sofia Rogozarski