À l’occasion de la sortie de son clip « Mon Idole », qui vous fera pleurer à chaude larme et décrit avec justesse la perte d’un être cher, on a eu la chance d’interviewer Janie, toujours aussi pétillante malgré l’émotion.

Pour l’interview, Janie nous reçoit dans son intérieur acidulé et coloré – très Paulette. La déco lui ressemble, elle est douce et pastel. On peut notamment y retrouver un grand miroir et beaucoup de bibelots, et surtout son chat Edgard, qui nous a très bien accueilli. On a pu discuter avec elle longuement, sur son canapé, autour d’un thé (et en respectant bien sûr les distanciations sociales). Elle fait partie de nos 50 modèles du numéro Rêver, mais on la redécouvre aujourd’hui. Interview.

Bonjour Janie ! Comment vas-tu ? Peux-tu te présenter pour les Paulette qui ne te connaissent pas ?

Bonjour les Paulette ! Ça va très bien, merci. Alors, je m’appelle Janie, j’ai 26 ans, je vis à Paris depuis 7 ans maintenant. J’ai grandi à la campagne : je suis née au Mans et j’ai vécu à Tours, aussi. Je fais de la musique, de la chanson française, de la variété pure et dure, sans contours. Je chante, je joue du piano, j’écris et je compose quasiment toutes mes chansons.  

© Janie
© Janie

© Janie

Quelle est ton histoire avec la musique ?

J’ai un peu toujours fait de la musique. Je suis née dans une famille de musicien·ne·s : tout le monde chantait, il n’y a personne qui ne savait pas jouer d’un instrument. Donc, j’ai été baignée là-dedans. J’ai eu un parcours scolaire assez classique : j’ai passé mon bac, je suis allée en fac de psycho, puis j’ai arrêté les études pour des raisons personnelles. Je suis arrivée à Paris quand j’avais 19 ans pour un projet musical, mais pas toute seule. Et puis, il y a deux ans et demi, je me suis dit : « Tiens, je crois que je suis prête à commencer seule ». Enfin, ça me trottait déjà un peu dans la tête, mais j’étais dans d’autres trucs et ça a commencé à mûrir un peu en moi. J’avais assez grandi, je m’étais trouvée. Niveau musique, on teste plein de trucs, on ne sait pas toujours ce qu’on veut faire, avec toutes nos influences… Moi, j’ai pris beaucoup de temps à revenir à ce que j’étais profondément, à ce que je voulais faire, c’est-à-dire de la chanson française.

Tu as aujourd’hui 26 ans. La musique, ça a toujours été ta vocation ?

En fait, je n’ai jamais pris ça vraiment comme une vocation tellement c’était naturel. Je ne me suis jamais posée la question de si j’allais en faire mon métier, ça n’était pas une fin en soi. Tu sais, il y a des artistes qui ont soif de réussir, de faire ça de leur vie et tout. Mais pour moi, c’est venu très naturellement, c’était complètement évident. Et aujourd’hui, je ne fais que ça.

© Janie
© Janie

Donc, la musique, ce n’était pas ton rêve ?

Non justement, pas un rêve comme on l’entend. Je n’ai pas rêvé d’être chanteuse. C’est juste très naturellement que j’aime faire des chansons, que j’aime les composer, que j’aime partager ça avec les gens·tes. Et j’aime que ça parle aux gens·tes, et j’aime que ça me parle aussi. Après, au plus ça rencontre une plus grande popularité, au plus je peux en écrire, au plus je peux en vivre. Et bien sûr que j’ai des aspirations et que j’ai plein de rêves maintenant. Mais le rêve, ce serait de pouvoir faire ça le plus longtemps possible. Et en fait, d’être en constante création. Que ce soit la musique, la création de la DA de mes clips, tout ce que j’adore faire… Donc, au plus longtemps je peux le faire, au mieux c’est.

Quels conseils donnerais-tu à celleux qui veulent réaliser leurs rêves ?

De se dire que s’iels ont envie de faire ça de leur vie, que si c’est vraiment ce qui les anime et les passionne au plus profond d’eux-mêmes, qu’iels le fassent… En fait, c’est simple : on a qu’une vie et il faut dédier chaque journée à quelque chose qui nous fait du bien, vivre en faisant des choses qu’on aime. Donc, il faut suivre son rêve et il faut travailler aussi, énormément.

© Janie

Tes inspirations sont Françoise Hardy, France Gall, Sylvie Vartan, Juliette Armanet... En as-tu d’autres ? Qu’est-ce qui t’inspire quotidiennement ?

C’est toute cette tranche d’artistes des années 70-80 : Léo Ferré, Gainsbourg, Berger, Balavoine, Christophe… Enfin, tous, quoi. Au quotidien, moi je suis vraiment à 100%, je vois un angle très large sur mon projet. Donc, pour ce qui est de la DA, des clips, tout ça, je m’inspire de plein de choses, plein de couleurs, plein de styles… Et ça me nourrit vachement. Tout m’inspire.

Dans Petite Blonde, tu parles des injonctions faites aux femmes, des attentes qu’on avait envers toi. Dans Gremai, tu parles de TCA. Dans Mon Idole, tu parles de ton père. Est-ce que tu écris toujours à partir de tes expériences personnelles ? Quel message veux-tu faire passer ?

Je ne sais faire que ça. Pour écrire, j’ai besoin de ressentir. Et pour l’instant, en tout cas, je n’arrive à écrire que sur ce que je ressens et sur des sujets qui sont bien précis. Je pense que le plus largement possible, j’aimerais inviter celleux qui m’écoutent à vivre leurs émotions. C’est ce que j’essaye de faire à travers mes chansons. C’est ça, la musique. Elle doit permettre aux gens·tes de vivre leurs émotions, que ce soient des émotions positives ou plus tristes, plus introspectives. Et puis, les encourager aussi à transformer ces émotions en créations, que ce soit de l’art, de la chanson, des engagements, des actions qu’on mène… Peu importe.

Extrait du clip "Mon Idole" - © Janie
Extrait du clip "Mon Idole" - © Janie

Extrait du clip « Mon Idole » – © Janie

Que peux-tu nous dévoiler de ton album ?

Olala, j’ai trop hâte ! Ça va être tout ce qui est sorti, mais fois 10. C’est sur la continuité, mais je suis trop trop contente des chansons. Là, je pars en résidence pendant deux semaines pour enregistrer dans un grand studio. Ça va être très organique, très intime, très pur. Il reste beaucoup de travail. Je ne sais pas comment il va s’appeler, par exemple. Mais chaque chanson sera sur un thème précis.

Qu’espères-tu pour la suite de ta carrière ?

J’espère déjà faire une carrière qui dure longtemps, comme tous·tes ces idoles que j’adore. J’espère toujours vivre assez de choses pour pouvoir les raconter, j’espère pouvoir enfin faire des concerts et rencontrer les gens·tes parce que c’est ce que j’aime le plus au monde, je crois. Faire plusieurs albums, être surprise par des collaborations, des duos, des projets… Plein de choses, quoi ! Et puis grandir encore, grandir, grandir, grandir.

Extrait du clip « Mon Idole » – © Janie

Un mot d’espoir pour la fin ?

J’ai noté une phrase, un jour, je ne sais plus d’où elle vient, mais je la trouve très représentative de l’espoir :« Tu ne passeras ici qu’une seule fois, devant tel endroit ou telle personne. Donc, le maximum que tu puisses apporter, il faut que tu le donnes maintenant. » Ça en revient peut-être à être attentif, ouvert et surtout bienveillant. La bienveillance, ça c’est important.

En attendant la sortie de son premier album fin 2021, vous pouvez la découvrir ou la réécouter sur toutes les plateformes de streaming. Elle est également à retrouver sur Instagram.

Article de Clémence Bouquerod

Alice et moi est une chanteuse de pop française. Son premier album étant prévu pour 2021, on a parlé avec elle de ses rêves et de son amour pour la musique.

Si vous aimez la pop française, les chansons entraînantes et les textes sincères, vous allez adorer Alice et Moi. Nos chansons favorites ? Je veux sortir avec un rappeurT’aimerais que ce soit vrai, et (surtout) son dernier titre, sensuel et dérangeant, Je suis fan – sorti le 15 janvier. 

Je suis fan est un extrait de son premier album, prévu pour 2021. Et en attendant sa sortie, on a eu la chance de discuter avec l’artiste, afin d’en apprendre plus sur elle. Interview.

Quelle est votre histoire avec la musique ?

J’ai toujours aimé la musique. J’aimais aussi beaucoup écrire et faire des vidéos, mais je cachais tout ça au monde, car je pensais que ce n’était pas pour moi. J’ai fait des études plutôt longues [ndlr, une prépa littéraire et Sciences Po], j’ai obtenu mon master et là je me suis dit : « Je ne peux plus vivre comme ça ». J’avais cette envie de musique et de création qui était plus fort que moi.

Alice et moi - © Sony
Alice et moi - © Sony

Qu'est-ce qui vous a motivée à suivre votre rêve et à vous lancer dans la musique ?

Je pense que cela s’est fait naturellement, car je luttais contre mes rêves. Je voulais être sur scène, écrire des chansons et les partager, mais je n’osais pas, je ne me sentais pas assez légitime. Quand on a peur, on se trouve toujours des excuses. Mais en fait, personne n’est jamais parfait dans toutes les catégories.

Mon conseil pour les Paulettes rêveurs·ses ? Ce serait de s’écouter ! Si quelque chose vous fait du bien, vous rend heureux·se, faites-le ! Faites-le maintenant. Il est trop tard pour attendre. Par contre, une fois la décision prise, il faut le faire comme si votre vie en dépendait. Assumer à 100%. Ne jamais faire les choses à moitié.

Qu’est-ce qui vous inspire ?

Tout ! J’aime beaucoup les confessions humaines, les secrets partagés, les moments de vie racontés au téléphone. Je m’inspire beaucoup des gens·tes autour de moi, de leurs histoires d’amour, et bien sûr, de ma vie. Je suis très intense dans mes sentiments donc ça fait beaucoup de choses à raconter. Et sinon, les séries, les clips, les artistes d’hier, d’aujourd’hui et de demain ! Enfin, tout quoi. 

Quels messages souhaitez-vous faire passer dans vos musiques ? Et particulièrement dans votre dernier titre Je suis fan ?

Je suis Fan parle de la facilité avec laquelle aujourd’hui on peut basculer dans l’obsession, avec les réseaux sociaux notamment. Le fait de pouvoir tout voir de la vie de l’autre et d’énormément fantasmer. J’adore le pouvoir du fantasme. Dans le clip, j’avais envie de montrer un autre point de vue, celui de celleux qui sont observé·e·s, et qui le savent. Qui basculent aussi dans la folie pour plaire, pour être vu·e·s. Quand tu es artiste, et en plus une femme, on te demande toujours plus. J’aime jouer avec ça. Aller dans l’extrême, je trouve ça excitant ! 

Que pouvez-vous nous dévoiler de votre premier album ?

Je me suis lâchée encore plus dans les textes, j’ai dévoilé beaucoup de mon intimité, je me suis carrément amusée aussi. J’ai travaillé avec plein de personnes pour offrir encore plus de richesse musicale aux chansons.  Je travaille dessus depuis plus de deux ans, c’est mon tout premier album, première fois que je serai à la Fnac, quoi. Vraiment hâte de le partager avec vous tous·tes. 

Alice et moi - © Instagram
Alice et moi - © Instagram

Je pense que l’on a tous·tes une dualité en soi, un côté plus sensible et un côté plus fonceur.

Alice et Moi

Pourquoi ce nom, Alice et Moi ?

Je pense que l’on a tous·tes une dualité en soi, un côté plus sensible et un côté plus fonceur. Mais moi j’ai toujours senti cela comme un véritable tiraillement. Il y avait cette Alice étudiante, bonne à l’école, qui écrivait des chansons en cachette, et l’autre Alice, celle qui voulait aller sur scène, provoquer, danser devant un public, oser. Les deux me semblaient incompatibles. Aujourd’hui, j’assume. La musique m’a permis de trouver mon équilibre. Je suis Alice … et Moi ! 

Alors, vous aussi vous avez hâte de pouvoir écouter son premier album ?

Article de Clémence Bouquerod

La chanteuse Janie sort son premier EP, nommée Petite Blonde. Au programme, quatre titres nostalgiques et pop, avec un côté engagé qu’on aime tant. 

Artiste prometteuse, Janie sort son premier EP, Petite Blonde, le 30 octobre. Nostalgique, doux et parfois pop, il est aussi engagé. Et ça, on adore. Mais, pour celleux qui ne la connaissent pas encore, qui est-elle ? Janie est auteure, compositrice et interprète française. Elle s’inspire des grands noms, comme Françoise Hardy et Sylvie Vartan, pour garder ce registre de variété française et ce romantisme qui lui plait tant. On lui a posé quelques questions. 

D’où te viennent tes inspirations ? Et en particulier pour cet EP ? 

J’ai été baignée dans la variété française, alors je crois qu’inévitablement on le ressent dans ma façon de composer. C’est en moi. Je crois que cet EP est aussi assez libre, on peut y écouter un solo de guitare très kitsch, comme une ambiance un peu dark électronique, ou encore des pianos voix tout doux. Je ne me mets pas de barrières. Bon, si on l’écoute, on remarque quand même que j’ai un faible pour les envolées de fin, c’est quelque chose de commun à tous les titres de cet EP. 

Quel message voudrais-tu faire passer ? 

Il y en aurait tellement ! Mais propre à cet EP je dirais la tolérance de manière générale. Aussi bien envers les autres qu’envers soi-même. Accepter d’être différent et accepter la différence, être indulgent avec son corps, avec ses émotions. 

Le combat des stéréotypes corporels me tient beaucoup à cœur, notamment celui des femmes, celui qu’on stigmatise, qu’on impose, qu’on maltraite. Il est grand temps que ça change ! 

Janie
Janie – © Instagram de Janie

Tu y parles d’expériences personnelles ? 

Totalement. Du début à la fin, tout est vrai et vécu. Je crois que pour la première dizaine de chansons que l’on dévoile, c’est inévitable. Ou alors, on fait ce métier pour d’autres raisons que la libération de ses propres émotions. Moi, c’est mon média. Forcément, on parle toujours un peu de soi. J’aimerais, plus tard, arriver à retranscrire de l’imaginaire ou de l’observation. Mais pour le moment, je ne suis capable d’écrire que sur ce que je vis, ce que je ressens, ce qui m’anime.

Penses-tu qu’il est difficile de se faire un nom dans le milieu – particulièrement en tant que femme ? 

Je pense qu’aujourd’hui il est « difficile » de se faire un nom tout court. Surtout dans la situation actuelle, surtout pour les nouveaux artistes.  

Après, si on parle d’être une femme dans l’industrie musicale, c’est autre chose. Oui, c’est difficile et oui c’est un milieu misogyne. Comme beaucoup. 

Un mot de fin pour celleux qui nous lisent ?

Si vous cherchez du réconfort, venez le trouver dans mes chansons <3

Ça, c’est à rajouter à notre playlist 

Rendez-vous le 30 octobre pour retrouver un EP personnel, qui évoque les préjugés, les troubles alimentaires, le deuil, l’amour… Et pour avoir un petit avant-goût, le clip de la chanson Petite Blonde est sorti le 28 octobre ! 

Article de Clémence Bouquerod 

Chanteuses et parfois actrices, elles sont les symboles de nos années teenage. Des jeunes femmes qui nous ont appris à croire en nous, à se soutenir entre filles et à ne pas se laisser faire. Des artistes qui restent encore chères à nos yeux bien des années plus tard, et qu’on retrouve avec douceur le temps de quelques morceaux cultes. Hommage à cinq noms, incontournables. 

Les Spice Girls

On a cru à un miracle quand le girls band a annoncé se reformer lors d’une tournée en 2019. Et puis, Victoria Beckham s’est désolidarisée. Bon. Ça n’enlèvera pas notre émoi actuel, ni celui de 1997, quand on découvrait la sororité et le girl power de ce club des cinq qui a, mine de rien, contribué à façonner nos esprits féministes d’aujourd’hui. On se souvient d’ailleurs du jour où on a maîtrisé les parole de Wannabe à la perfection, couettes sur la tête et Buffalo à plateforme aux pieds pour les chanceuses (la moitié d’entre nous s’étant vu refuser l’achat par des parents un peu dépassés par le phénomène), se jurant qu’un mec ne viendrait jamais nous séparer. Depuis, on a grandi, mais on a toujours un peu envie de vivre dans un bus entre copines quand on mate religieusement Spice World.

Les Destiny’s Child

Survivor nous fout encore des frissons. Say My Name l’envie d’en découdre avec notre dernier date Bumble. Beyoncé Knowles, Kelly Rowland et Michelle Williams n’ont pas seulement interprété des tubes au succès planétaire, elles ont pavé la voie aux hymnes empouvoirés. Des titres qui redéfinissent l’aura des pop stars modernes et émancipent aussi leurs auditrices. Quand on écoutait les Destiny’s Child, on se sentait forte, maîtresse de notre destin et aussi prête à ne pas (plus ?) se laisser marcher sur les pieds par de potentiel.le.s amoureux.se.s peu scrupuleux.se.s. Et puis les tenues. LES TENUES. Des micro tops, micro jupes, micro shorts toujours assortis qui inspirent encore notre esthétique dix, voire vingt ans plus tard.

Gwen Stefani

Avant de voler en solo, Gwen Stefani chantait avec No Doubt. Elle sortait même avec le bassiste, Tony Kanal. Quand ils se séparent, elle écrit Don’t Speak, un hymne poignant qui parle à tous les coeurs brisés. Il lui manque, elle morfle, et rien que de l’entendre lui donner des explications la déchire. Quelque années plus tard, elle se lance dans sa propre carrière avec l’album à succès Love. Angel. Music. Baby., puis joue une scène dans Aviator avec un million de dollars de diamants vintage, une robe en satin et Leonardo DiCaprio à son bras. C’est ce qu’on appelle un jackpot. Elle enchaîne les créations et reprises, et se fait un nom à elle, qui reste dans les annales. De l’autre côté de l’écran, à 15 ans, on admire son style unique, sa musique, sa blondeur platine, son rouge à lèvres et sa réussite. 

J. Lo

On l’adule autant pour Love Don’t Cost a Thing et Get Right, que pour Coup de foudre à Manhattan et Un mariage trop parfait. En 2003, Jennifer Lopez est partout : sur MCM, sur Fun Radio, et surtout dans nos baladeurs dont le CD saute dès qu’il y a trop de vibrations (les trajets en voiture étaient longs). On ne comprend rien aux paroles – on a 13 ans, encore loin d’être bilingues – mais ça ne nous empêche pas de les chanter de façon (très) approximative en inventant des chorés plus ou moins réussies entre copines le mercredi après-midi. Dix-sept ans plus tard, J.Lo encense le Super Bowl (et nos petits coeurs de fans) avec Shakira, autre icône latina emblématique. 

Britney Spears

Britney n’est pas vraiment un exemple pour ses prises de position ni ses discours féministes. Mais on l’a suivie un peu comme une grande soeur depuis ses premiers titres, voire ses premières apparitions Disney, jusqu’à ses multiples publications sur les réseaux pendant le confinement. En passant, bien sûr, par sa phase autodestructrice post-Everytime qui nous a ouvert les yeux sur la pression sans pitié infligée aux artistes féminines dans le milieu. Britney, c’est le rêve américain et ses failles. La vulnérabilité dans un monde où tout doit briller. Et même si, souvent, ses légendes Instagram nous font tressaillir de gêne, on l’aime sans compter. 

Bonus : Lizzie McGuire

D’accord, Lizzie n’est pas réelle. Encore moins le personnage animé qui incarnait sa conscience à l’écran. On le sait (du moins on se le répète) : comme Gordo, Miranda, Ethan, Kate et les autres, elle n’existe pas. Elle n’est pas chanteuse non plus, sauf en Italie. Seulement les émotions et les expériences qu’elle vit, elles, sont authentiques. Premières amours, premières déceptions, premier soutif, premières ruptures amicales et confrontations parentales : on s’y retrouvait parce qu’on passait souvent par la même chose que nous.

D’ailleurs, l’actrice et interprète des impérissables Come Clean et So Yesterday, a récemment expliqué que c’est justement parce qu’elle « était Lizzie », sous-entendu qu’elle aussi, ressentait tout ce qui était abordé à l’écran, que la série a autant marché. Et nous, on s’accrochait aux épisodes comme à un guide de survie sacré de notre quotidien d’ado, entre barrettes papillons et t-shirt manches trois-quarts tie & dye. Un look encore gravé dans nos mémoires, qu’on portera pour déclarer notre flamme à Thibaut, le redoublant rebelle au scooter. 

Si l’échec sentimental fut cuisant, nos souvenirs du feuilleton, eux, sont encore empreints d’une tendresse particulière. La même que pour nos autres reliques culturelles de l’époque, d’ailleurs. Des chansons qui ont grandi avec nous, des paroles qu’on connaît encore par cœur et qui font le bonheur de notre petit groupe lors de karaokés endiablés (mais faux à se percer le tympan), des mélodies entêtantes et surtout : des icônes qu’on associe forcément à cette tranche de vie bouillonnante, entre enfance et âge adulte, avec une nostalgie toujours délicieuse. 

Article de Pauline Machado

La chanteuse franco-malienne, Rokia Traoré, a été libérée sous contrôle judiciaire ce 25 mars, avant sa remise aux autorités belges.

Le 10 mars, Rokia Traoré a quitté le Mali pour se rendre à Bruxelles où elle avait décidé « librement » de répondre à une convocation en appel de la justice belge. Lors de son escale à Paris, elle a été arrêtée puis incarcérée. Sous deux mandats européens, elle est accusée d’ »enlèvement, séquestration et prise d’otage« . La cour d’appel de Paris l’a remise en liberté, notamment pour des raisons de santé puisqu’elle avait débuté une grève de la faim depuis son incarcération.

https://www.instagram.com/p/B96yyghBrmO/
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« Protéger » sa fille

La chanteuse franco-malienne s’est séparée de son ex-compagnon, Jan Goossens, directeur du Festival de Marseille, en 2017. Un an plus tard, elle a déposé une première plainte contre ce dernier, auprès des autorités belges, pour attouchement sexuel sur sa fille, dont il a obtenu à 60 % la garde en Belgique. Rokia Traoré conteste la décision et fait appel. Elle choisit de ne pas s’y plier, et assure que c’est pour la « protéger » au mieux. Deux mandats d’arrêts européens ont été lancés par la Belgique en octobre 2019, pour « enlèvement, séquestration et prise d’otage » de sa fille Uma, 5 ans, qui vit avec elle à Bamako.

« Le combat auprès de la justice belge va continuer« 

 » Nous irons évidemment en cassation et jusqu’à la Cour européenne des droits de l’homme s’il le faut  » pour contester une probable remise aux autorités belges , a réagi Me Kenneth Feliho auprès de l’AFP.

La Commission nationale des droits de l’homme a notamment demandé sa remise en liberté et à « la justice belge à privilégier l’intérêt supérieur de l’enfant de 5 ans ainsi exposée, innocemment et à son corps défendant, à un probable traumatisme, conséquence d’un duel judiciaire opposant ses parents« , selon les sources du Le Monde

Article de Sofia Rogozarski