Besoin de réconfort ou d’un passe-temps pour profiter du couvre-feu ? On enfile ses chaussons et se replonge dans une série culte !

Rien de tel qu’une série des années 90 pour s’évader le temps que la pandémie passe. Et si toute sitcom porte son lot de clichés qui vieillissent plus ou moins bien, Buffy a réussi à rester dans l’ère du temps. Redécouverte d’une madeleine de Proust qui s’est embellie avec les années.

Un Girl Power réussi

Selon la légende, l’inspiration de la série aurait été le Petit chaperon rouge. Mais cette fois-ci, la jeune fille se défend, et c’est le loup qui devient la proie. Une relecture féministe du conte donc, avec un vrai twist. La chasseuse en effet est une élue, guidée par un Conseil composé d’hommes qui s’attendent à ce qu’elle sacrifie sa vie à la cause. Sauf que Buffy ne se laisse pas faire. Si elle excelle en chasse aux monstres, elle n’hésite pas à s’en prendre au Conseil et à ses pratiques archaïques. Et c’est grâce à son amie Willow qu’elle arrive à dépasser les règles imposées aux chasseuses, notamment l’injonction à la solitude. Car la chasseuse est désignée pour se battre seule contre les forces du mal. Pourtant, c’est le travail d’équipe qui sauve plusieurs fois la vie de Buffy (et le monde en passant). 

De vrais développements des personnages

Le poids du monde sur les épaules, Buffy vit difficilement ses responsabilités. Et au cours des saisons, on la voit évoluer vers plus d’indépendance. Mais au-delà de son développement à elle, les personnages secondaires ont aussi la part belle de l’intrigue. Par exemple, en grandissant la docile et timide Willow devient une femme puissante et affirmée. Plus particulièrement, le traitement de sa relation avec Tara est fait avec beaucoup de douceur, à une époque où les relations homosexuelles étaient encore rares à l’écran. Cordelia, la peste la plus populaire du lycée, et Anya, l’ex-démon coincée dans un corps d’adolescente, sont aussi rendues particulièrement attachantes avec les saisons. Pour les monstres également, la frontière entre le bien et le mal n’est pas gravée dans le marbre. A noter que le vrai vilain de la saison 6 est humain. Comme quoi, les vrais monstres ne sont pas toujours ceux auxquels on s’attend.

Une série qui s’est construite avec les fans 

Joss Whedon ne s’en est jamais caché : l’écriture des épisodes a été très influencée. Et c’est ce qui fait vraiment la force de la série. Car en même temps que la production évolue, les premiers forums de discussions se mettent en place. Et Whedon interagit régulièrement avec ses fans. Grâce à cette capacité qu’a eu le créateur à rester proche de son public, il intègre alors des thématiques qui restent encore d’actualité. Le mal-être adolescent et ses origines sont passés en revue lors des premières saisons, et se complexifient avec les années. Avec le passage à l’âge adulte se posent de nouvelles questions, dans lesquelles on peut se retrouver même aujourd’hui. Un mauvais point à relever serait le temps qu’il a fallu pour intégrer une vraie diversité au casting.

Des costumes pile dans la tendance actuelle

Chasseuse de vampire la nuit, accro au shopping le jour, Buffy est une vraie icône mode. Et elle n’est pas la seule. Entre elle et Cordelia surtout, la concurrence est rude. Et leurs looks plaisent toujours autant, avec un grand retour de flamme des tendances 90’s. Des trench-coats en cuir, des bottes épaisses, mais aussi des tops à fines bretelles et des jupes aux imprimés animaux, tout y est. Ce n’est donc pas un hasard si on les retrouve toutes les deux au coeur des nombreux comptes Instagram qui reprennent et analysent leurs tenues. Par exemple, le compte Buffy Hot Lewks, à retrouver ci-dessous :

Des dialogues percutants 

Si le ton n’est pas toujours léger, les dialogues, eux, sont toujours justes. Et les amateurs de jeux de mots et d’échanges ironiques devraient être comblés. Entre l’humour british de Giles et les sarcasmes de Xander, le rythme reste soutenu même entre deux bagarres. Brouillant les pistes entre série d’action, comédie et teen movie, Buffy saura s’adapter à toutes sortes de publics. Attention cependant, ça perd un peu de son charme en version française.

On se laisse donc le temps de retrouver Buffy, preuve qu’on peut toujours compter sur la Bouche de l’Enfer pour relativiser. Une série à (re)découvrir sur la plateforme Prime Video dès maintenant.

Un article de Shad De Bary