Suite aux confinements et au télétravail, en 2020, la sédentarité s’est installée. Un tout autre mode de vie dans lequel nos déplacements ont été limités. Dès lors, plus que jamais, l’envie et le besoin de se dépenser se sont fait ressentir. Cette réelle nécessité d’extérioriser s’est traduite par une nette hausse de pratiques sportives intérieures ou extérieures, avec des activités telles que le yoga, le fitness ou la course à pied. 

En ce début d’année 2021, la marque spécialisée dans le sportswear Lululemon encourage cette démarche sportive de manière positive à travers une collaboration inédite aux côtés de l’artiste britannique Ed Curtis

Graphique et dynamique 

Camouflage urbain, couleurs pop, tons vitaminés, imprimés colorés… Dans cette collection, l’inspiration artistique signée Ed Curtis est au rendez-vous. « Les éléments de la marque qui m’ont inspiré ont pris vie lors du processus de conception. Par exemple, pour créer l’apparence de la vitesse, j’ai appliqué la peinture sur le papier avec rapidité, et j’ai travaillé avec l’idée d’étirer la peinture pour suivre les contours du corps », déclare l’artiste londonien interviewé par Fashion Network. En fin de compte, tout comme les ensembles de la collection, la complémentarité entre la technique des tissus et la créativité des imprimés sérigraphiés est inévitable.

Un élan de positivité 

« Transpirez, gardez le sourire », le slogan de la marque s’est vraisemblablement matérialisé avec les 19 pièces emblématiques qui composent la collection : bob, short, brassières, chouchou, legging, tapis de yoga… Toute la panoplie y est pour dynamiser vos entraînements. Et rien de mieux qu’une tenue de sport aux couleurs vives pour entamer une séance motivante. Grâce à ce vestiaire d’accessoires et de vêtements aux motifs uniques, le regain d’énergie est garanti !

Une tenue de sport, ou plutôt un body painting 2.0 qui nous transforme instantanément en oeuvre d’art, plutôt cool, n’est-ce pas ?

A vos marques, prêt·e·s, shoppez : lululemon.fr

Un article signé Exaucée Nzoigba

Closely, c’est une toute nouvelle marque de sous-vêtements et de vêtements de sport. Sa particularité ? Elle est body positive et écoresponsable. 

Filip & Tove, les fondateurs de la marque
Filip & Tove, les fondateurs de la marque – © Closely

Dur à croire ? Et pourtant. Closely est une marque créée par Tove et Filip, qui voulaient « apporter une bouffée d’air frais au monde des sous-vêtements et des vêtements de sport. » Et même si ce genre d’engagement est de plus en plus fréquent, on s’en réjouit ! « Nous créons une marque que nous pensons importante. Nous visons une sensation de liberté : a sense of freedom, dans tout ce que nous faisons. Liberté de bouger. Liberté de se débarrasser des idées poussiéreuses sur le corps féminin », expliquent-ils.

Écoresponsable ?

Marque écoresponsable ou sustainable – pour les bilingues d’entre vous, Closely est très transparente. Elle est « la première marque à rendre l’empreinte carbone de chaque vêtement visible sur notre site sur les pages produits. » Et elle peut se le permettre, comme son émission de carbone est neutre depuis sa création ! De plus, ses vêtements sont composés entre 40 et 80 % de matériaux recyclés, chiffres en hausse. Toutes les pièces sont fabriquées au Sri Lanka. 

Bodypositive ?

Closely est body positive pour plusieurs raisons. Mais ne s’en vante même pas ! D’abord, ses soutien-gorges vont jusqu’au 100E et XL. Les culottes et leggings, jusqu’au XXXL. Ok, peut faire mieux que du E. Mais XXXL, c’est déjà pas mal. Surtout que la marque choisit des mannequins de toute taille, toute forme, tout âge ! Et ça, on valide. 

  • Everyday Top brown et Freedom Hipster brown
  • Bird Brazilian black
  • The Addictive orange et Medium Support Sports Top orange
  • Everyday Top beige et Bird High Waist pink
  • Medium Support Sports Top dusty green

Participative ?

La marque est aussi collective et participative. Elle s’explique : « depuis le début, nous voulions construire Closely collectivement, avec un grand groupe de femmes, des test pilots, que nous consultons et avec qui nous développons nos produits en dialogue constant. Nous avons pré-lancé cette idée de test pilots à Stockholm au printemps dernier, à petite échelle. Une semaine plus tard, nous croulions sous les demandes. Tant de femmes prêtes à créer une nouvelle marque passionnante avec nous !« 

Prêtes à tester ? Vous pouvez faire un tour sur leur site.

Article de Clémence Bouquerod 

La marque de cosmétiques a décidé d’agir pour aider les personnes atteintes de singularités physiques. Pour ça, ils créent Unleash Your Beauty. 

La créatrice, Dany Sanz, a toujours affirmé auprès de MAKE UP FOR EVER sa vision d’une beauté sociale et solidaire. Depuis sa création en 1984, la marque apporte « son soutien aux malades, grands brûlés, femmes incarcérées ou encore aux membres de la communauté LGBT. » Il était donc évident d’agir pour les personnes qui ont une singularité physique. 

Unleash Your Beauty

Unleash Your Beauty, c’est une invitation au self-love, une volonté d’aider tout le monde à se sentir beau : « parce qu’être libre, c’est avoir le choix d’exprimer toutes les facettes de sa vie et de sa personnalité, de s’épanouir avec ou malgré ses singularités, d’être soi-même, d’être unique. Unleash Your Beauty est l’engagement de MAKE UP FOR EVER : aider chaque personne à révéler sa propre singularité. Dans le cadre de cette mission, MAKE UP FOR EVER a pour objectif de venir en aide aux femmes et aux hommes atteints de singularités physiques. » Et cela passera par des conférences à l’académie MAKE UP FOR EVER, par leurs maquilleur·se·s, leurs engagements avec des associations. Le but ? Sensibiliser et éduquer les prochains makeup artists. 

Unleash Your Beauty
Unleash Your Beauty – © Make Up For Ever

Le vitiligo 

MAKE UP FOR EVER agit aujourd’hui particulièrement pour aider les personnes atteintes de vitiligo – qui, ils le rappellent, représentent entre 1 et 2 % de la population mondiale et 1 million de Français·e·s. Le vitiligo cause une dépigmentation progressive de la peau de la personne atteinte. Ce qui peut être dur à accepter. Et depuis 2018, la marque est partenaire de l’Association Française du Vitiligo. « Cette association est à l’écoute des malades et de leur famille et s’est donnée comme missions de regrouper, informer, soutenir les malades et de participer à la recherche sur la maladie », explique MAKE UP FOR EVER. 

Article de Clémence Bouquerod 

La marque The UnderArgument vient de débarquer sur le site Exposed Paris, pour notre plus grand plaisir. 

The UnderArgument, c’est une marque qui nous plait bien. Elle est body-positive et écoresponsable, mais surtout canon ! 

L’anti-casting

  • Collection The UnderArgument
  • Collection The UnderArgumen

Toutes les modèles du site ne sont pas des modèles professionnels. La particularité du casting de The UnderArgument, c’est qu’il n’y en a pas. En effet, les candidates ne sont pas choisies grâce à leur physique, mais grâce à leurs histoires. « Les candidates participent en envoyant une histoire personnelle qui renforce le message de la collection que nous photographions. Nous ne demandons pas de photos, pas de mensurations, juste leurs mots », explique la marque. « Représenter différents types de femmes à travers l’image, ce n’est pas révolutionnaire, c’est simplement ce qui se doit d’être ». Génial, n’est-ce-pas ? 

La responsabilité écologique 

« Nous nous obstinons à rechercher des moyens pour rendre notre fabrication plus écologique, mais nous utilisons des matériaux fabriqués par l’homme. Ainsi, notre approche pour contrecarrer notre impact à court terme est de fournir un produit de qualité qui dure. » En bref, cela veut dire peu d’emballage, des matériaux biodégradables ou recyclés, une production « lente » à base de précommandes pour éviter les pertes, et le soutien de la fondation Sekool fondée par leur fabricant à Madagascar – « qui crée des programmes éducatifs afin de réintégrer les enfants des communautés défavorisées dans le système scolaire public », assure le label.

Tout ça, sans perdre la qualité ni le confort promis initialement. 

  • Collection The UnderArgument
  • Collection The UnderArgument

Canon !

Mais The UnderArgument, c’est aussi des collections plus canons les unes que les autres. Et un choix pour tous les goûts. De la dentelle romantique aux lanières et découpes graphiques et sexy, tout le monde pourra s’y retrouver ! Le tout dans des tons neutres, comme le blanc et le beige, ou plus marqués, comme le noir et le bordeaux. 

Alors, convaincues ? Vous pourrez les retrouver sur Instagram ou sur leur site internet, et surtout sur Exposed Paris 

Article de Clémence Bouquerod 

La marque de lingerie revient avec une nouvelle campagne photo qui a pour but de donner la parole aux femmes. 

#CommeJeSuis, c’est « un hymne spontané à toutes les féminités », c’est une nouvelle campagne qui donne la parole aux femmes, mais aussi : qui « interroge le lien intime entre lingerie et féminité. » #CommeJeSuis, c’est surtout Lauren, Claire, Mathilde, Maya, Andrea, Llona, Isabelle, Kaoutar.

  • Andréa, mannequin pour la campagne #CommeJeSuis de Darjeeling
  • Claire, mannequin pour la campagne #CommeJeSuis de Darjeeling
  • Llona, mannequin pour la campagne #CommeJeSuis de Darjeeling

8 femmes, 1 campagne 

Entre photos et interviews, la campagne #CommeJeSuis met en lumière 8 femmes, 8 « mannequins d’un jour, personnalités attachantes aux parcours de vie éclectiques, à l’image de leurs morphologies, toutes différentes. Toutes unies aussi par l’envie d’assumer pleinement leur corps. »

  • Mannequin pour la campagne #CommeJeSuis de Darjeeling
  • Mathilde, mannequin pour la campagne #CommeJeSuis de Darjeeling
  • Maya, mannequin pour la campagne #CommeJeSuis de Darjeeling

Peu après le lancement du bonnet H pour la collection printemps-été 2020, cette campagne s’inscrit dans une volonté de la part de Darjeeling d’être toujours plus inclusive. Au programme, un « fil narratif original où la parole donnée est libre et invite à la tolérance, à l’acceptation de soi. La lingerie prend alors tout son sens pour se donner confiance au quotidien. »

En ce moment, les marques prennent de plus en plus conscience de leur impact. Que ce soit d’un point de vue écologique ou lié à la confiance en soi des potentiel.le.s client.e.s. Alors, on ne peut qu’applaudir Darjeeling pour cette belle initiative, qui montre, encore une fois, que toutes les femmes sont différentes, et que les modèles ne sont pas la norme. Et c’est très bien !

A partir du mois d’octobre, vous pourrez retrouver la campagne #CommeJeSuis sur leur site ou leurs réseaux sociaux, tels qu’Instagram ou Facebook.

Article de Clémence Bouquerod

The Womxn Project, mouvement body positive, vient de lancer une nouvelle campagne faite à la maison, pour montrer ce que c’est que d’être une femme en 2020. 

The Womxn Project est un mouvement présent sur les réseaux sociaux, suivi par des milliers de personnes. Créé par la française Clémentine Desseaux et l’anglaise Charli Howard, il a pour but de représenter un maximum de femmes, pour prouver à toutes leur beauté. Au départ, il rassemblait onze modèles du monde entier. Mais aujourd’hui, c’est différent. Les femmes prises en photo ne sont pas mannequins professionnels. Un peu comme lors du shooting Paulette X The Womxn Project – qui date de 2019.  

Du body positivisme à fond !

Comme c’est l’objectif du mouvement, cette campagne virtuelle cherche à nouveau à connecter et à représenter le maximum de femmes – et les personnes s’identifiant comme telle. Et oui, même malgré ces conditions particulières. Fini de se sentir vulnérable, ce shooting photo est là pour nous faire sentir « empowered ». Tout ça en continuant de partager des messages positifs et engagés sur leurs réseaux. Leurs combats ? Le self-love, le féminisme, l’accès à plus d’informations sur les sujets tabous et la santé mentale, et tous ces sujets qui comptent pour nous. Yay ! 

Nicola, mannequin pour The Womxn Project
Nicola – © The Womxn Project

Au programme, vous pourrez retrouver sur leur Instagram chaque semaine les photos d’une nouvelle femme, shootée par Bogdana Ferguson, qui leur a aussi posé des questions personnelles sur leurs difficultés, leur vie, comment elles ont réussi à devenir elles-mêmes. Et évidemment, ce seront des femmes de tous âges, toutes origines, toutes couleurs de peau, toutes tailles. Et on ne peut qu’encourager ce genre de mouvement. Bravo à elles, bravo à toutes ! 

Article de Clémence Bouquerod 

Rouge Gorge se lance dans un nouveau challenge : celui de créer des sous-vêtements pour les jeunes filles entre le bonnet C et E. 

LEEL, homonyme de « Lille », lieu de création de la marque et anagramme de « elle », est une nouvelle marque de lingerie – et fille de Rouge Gorge. Son principal combat ? L’acceptation de soi.  

Le concept 

Rouge Gorge a voulu créer une marque qui accompagne les jeunes femmes dans leur quotidien, « avec une lingerie adaptée à leur morphologie mais aussi à leurs besoins et attentes. » LEEL, c’est des modèles en 85, 90, 95, allant du bonnet C jusqu’au E, avec 4 mots d’ordre : confort, maintien, invisibilité et responsabilité. Leur mantra « #BePositiveLingerie » ? « Être aussi bien dans son soutif que dans ses baskets ».

Invisibilité, confort et maintien

Sous-vêtements Leel – © Leel

La lingerie LEEL se veut invisible et confortable. Leurs soutien-gorge ne laissent aucune trace sous les vêtements. « Choisir ses vêtements en fonction de sa lingerie, c’est fini. » Les matières seront douces et résistantes – même sur les maillots de bain, afin d’offrir aux jeunes femmes « une expérience unique tout au long de la journée. »

Et ce n’est pas tout. Cette lingerie est en rupture avec le schéma classique : au lieu de choisir le stylisme en premier, LEEL promet d’abord du maintien et des formes qui s’adaptent à tous les corps. 

Responsabilité

Parce que c’était déjà trop beau pour être vrai, la marque s’engage aussi pour l’écologie – et pour la santé. Les matériaux sont certifiés par le label Oeko-tex®, donc sans produits nocifs, tandis que les fils utilisés sont des fils Econyl®, soit recyclables à l’infini. 

En prime, les commandes sont emballées dans des pochettes créées à partir de tissus inutilisés, et les étiquettes imprimées « à l’encre naturelle sur papier recyclé ».

Alors, convaincue ? Leel Lingerie est à retrouver sur leur site et leur compte Instagram.

Article de Clémence Bouquerod

Amour, tolérance et bienveillance, voilà comment devrait être le rapport avec notre corps. Intimité vous emmène à la rencontre de sept femmes qui ont choisi de s’aimer dans leur intégralité.

Progresser ensemble vers l’acceptation de soi

À travers les sept podcasts contés par la fondatrice d’Ysé, Clara Blocman tente de nous réconcilier avec l’image de notre corps. Car oui, pour beaucoup d’entre nous, les courbes et les détails de notre physique ne nous plaisent pas. Pourquoi ? Nous sommes dans une ère où l’apparence prime, et où les standards de beauté dictent la façon de nous voir. Triste réalité, surtout lorsque l’on sait que les plus touchées sont les femmes. Bien que le body positivisme prenne le dessus sur ces dictats, il reste encore pas mal de séquelles à panser. Les sept témoignages de ces sept femmes différentes prouvent qu’il y a encore du chemin à faire, mais surtout prouvent qu’il est primordial de s’aimer. Être en paix avec son corps et son esprit, aimer son image, s’aimer au complet.

Le corps humain et ses multiples facettes

Claire, Géraldine, Élise, Leslye, Marguerite, Nami et Thèrese ont toutes un avis différent de l’image qu’elles renvoient. Toutes estiment qu’il y a, ou qu’il y a eu un défaut sur leur corps, qu’à un moment donné dans leur vie, elles n’ont pas su apprécier cette trop petite ou trop grande poitrine, ce bourrelet, ces muscles ou cette ossature. Mais, toutes tentent, apprennent, réussissent à transformer cette vision biaisée et comprennent qu’un corps est avant tout un allié. À travers ces sept témoignages qui sont à retrouver sur toutes les plateformes d’écoute, l’image de nous-même devient plus apaisée. Ces témoignages nous aident à comprendre que nous ne sommes pas seul.e.s et qu’ensemble, il faut apprendre à aimer notre corps dans sa globalité.

En toute Intimité avec Leslye | YSÉ

Nous vous invitons à prendre quelques minutes pour écouter ces dires précieux qui font évoluer les mentalités ! #bodypositive

Article de Juliette Boulegon

Que la délicatesse l’emporte ! Le nouveau vestiaire Darjeeling nous a séduites. De l’Inde au Paris romantique, la lingerie s’imprègne et s’enrichit d’atmosphères bien diverses pour prôner une même et saine valeur : l’amour de soi.

DARJEELING x PAULETTE, CARTE BLANCHE

Si les températures se refroidissent peu à peu, on en vient à réchauffer nos cœurs avec des parures confortables et une dentelle élégante. On enfile des dessous dans lesquels on se sent bien et belles, pour ensuite s’admirer devant le miroir avec un seul mot à la bouche : « le pouvoir du corps ». Les hésitations d’antan ont disparu, laissant place à la confiance, à la douceur et à la beauté du terme décomplexé. À croire que les armatures n’ont jamais aussi bien été portées : la poitrine se bombe discrètement et les sous-vêtements épousent idéalement nos formes variées. Des différences qui nous définissent et participent à ce que l’on défend fièrement. Une lingerie du bonnet A à G aussi romantique et rebelle que subtile.

PHOTOS LUNA HARST

MODÈLE ANDREA BOUTIN

COIFFURE & MAQUILLAGE HICHAM ABABSA

TEXTE MARGAUX ROUCHE

Le personnage de Tahani, dans The Good Place, a été rapidement très apprécié des fans. Tahani est jouée par l’actrice britannique Jameela Jamil, qui profite de sa visibilité pour célébrer l’inclusivité et le body-positive, le fait d’aimer son corps tel qu’il est. 

Si Kirsten Bell, Ted Danson et le cast entier de The Good Place sont des acteurs brillants, Jameela Jamil a capturé le cœur de beaucoup de téléspectateurs en jouant l’anglaise mondaine qui ne manque pas une occasion de parler d’un de ses amis célèbres. Dans la vrai vie, l’actrice de 33 ans inspire ses fans à s’accepter soi-même et à accepter les autres, à travers ses réseaux sociaux et le mouvement I Weigh. Elle essaie aussi de se battre contre les représentations toxiques des femmes (et du corps de celles-ci) dans la société actuelle.

https://www.instagram.com/p/Bx2mhdHnVB2/

Une adolescence compliquée

Jameela Jamil est née au Royaume-Uni, d’un père indien et d’une mère pakistanaise. Dès sa naissance, elle souffre d’une perte d’audition et doit subir plusieurs opérations. Aujourd’hui, elle entend 50 % dans une oreille et 70 % dans l’autre. Puis, entre 14 et 17 ans, la future actrice est atteinte d’anorexie, ce qu’elle estime être dû aux médias et à la représentation squelettique des femmes (souvenez-vous de la mode héroïne chic du milieu des années 90). Un accident de voiture à 17 ans l’empêche de marcher pendant plusieurs mois, l’oblige à faire de la physiothérapie et à prendre un traitement aux stéroïdes. Cette expérience traumatique lui fait changer son regard sur son corps, la pousse à l’accepter et lui « remet [les] idées en place », confie-t-elle.

Elle enseigne alors l’anglais, tout en travaillant comme journaliste, photographe et mannequin. En 2012, elle anime l’émission de radio de la BBC Radio 1 The Official Chart. Mais sa vie change une nouvelle fois en 2016, lorsqu’une tumeur bénigne lui fait craindre le développement d’un cancer. Elle décide alors d’aller à la poursuite de ses rêves à Los Angeles. Elle espère devenir DJ ou scénariste mais se rend quand même à l’audition de The Good Place et obtient le rôle de Tahani, sans expérience préalable.

https://www.instagram.com/p/BgY7nmeld40/

Le mouvement I Weigh

Sa nouvelle visibilité lui permet de s’exprimer sur des questions qui lui tiennent à cœur et d’atteindre un plus grand public. Jamil est très active sur les réseaux sociaux et partage beaucoup sa lutte avec l’image et le poids. En 2018, elle a vu sur Instagram une photo de la famille Kardashian-Jenner avec le poids de chaque femme inscrit (la photo n’a pas été postée par les Kardashians eux-mêmes). Lasse de voir les femmes réduites à leur poids, Jameela Jamil a décidé de répondre avec sa propre photo, en changeant le nombre de kilos par la somme des bonnes choses qu’elle « pèse » comme « une belle relation, de grands amis… ». Le soutien qu’elle a reçu de ses disciples l’a amenée à créer un compte Instagram dédié (@i_weigh), et à fonder le mouvement I Weigh (« Je Pèse »).

Mais le compte Instagram n’est pas limité au poids, il devient plutôt un lieu d’inclusion, célébrant la différence et l’acceptation de soi. Jameela Jamil se sert de sa notoriété pour défendre, entre autres causes, des droits LGBT+ et de l’avortement. Elle lutte aussi contre les dangers de l’idéalisation des femmes quand les images sont, en réalité, retouchées. L’actrice a révélé qu’elle souffre d’EDS 3, une maladie génétique qui affecte son corps et, par exemple, laisse des cicatrices après chaque petite coupure, comme elle l’a expliqué récemment dans un post Instagram. Ne jamais voir de défauts dans les publicités ou sur les réseaux sociaux peut amener les femmes (surtout les jeunes) à penser qu’elles sont laides. C’est pourquoi Jamil affiche des photos avec des vergetures ou des « imperfections » apparentes et tente de refuser la publication d’images retouchées.

https://www.instagram.com/p/B0_MEhqlAig/

Elle a dénoncé les « thés détox » promus par des célébrités qui ont tendance à avoir de mauvais effets secondaires. Elle utilise souvent sa propre expérience, celle d’avoir suivi les régimes des célébrités quand elle était adolescente, et les dommages irréversibles que ceux-ci ont causés à son corps pour faire valoir ses arguments. Elle a fait supprimer à Khloe Kardashian un poste Instagram qui promouvait un produit de perte de poids en commentant qu’elle devrait avertir ses abonnés des effets secondaires toxiques du produit et du fait qu’elle a « un entraîneur personnel, un nutritionniste, probablement un chef, et un chirurgien pour arriver à [cette] apparence ». Elle a également créé une pétition pour mettre fin aux publicités de produits diététiques par des célébrités.

Article par Juliette Cardinale