Trop souvent oubliée dans la lutte contre le réchauffement climatique, la biodiversité touche tous les aspects de la santé humaine : elle fournit de l’air sain et de l’eau propre, des aliments nutritifs, des remèdes, un savoir scientifique et atténue les changements climatiques. Les habitats naturels, comme la mer et la végétation terrestre, stockent la moitié du CO2 émis par les humains. Le bien-être de la planète repose donc bel et bien sur elle. À l’occasion de ce vendredi 5 juin, la journée mondiale de l’environnement, la biodiversité est cette année mise à l’honneur.

via @bloomingdecay

Un constat alarmant 

Créée en 1972, la journée mondiale de l’environnement a été promulguée par le PNUE, le Programme des Nations Unies pour l’Environnement. Elle a été pensée pour soulever les questions essentielles de la protection de l’environnement et aborder ses conséquences sur la qualité de vie des populations et la survie de notre planète.

Chaque année un thème est abordé. L’année dernière, c’était la pollution de l’air, ce qui avait donné lieu à un défi qui consistait à porter un masque contre la pollution, à se prendre en photo, puis de la sur les réseaux sociaux. Si on avait su…

Pour 2020, c’est la biodiversité qui a été choisie. Elle qui englobe les quelque 8 millions d’espèces de la planète : végétaux et animaux en passant par les champignons et les bactéries, les écosystèmes qui les abritent, tel.le.s que les océans, les forêts ou les déserts. Mais cette biodiversité est de plus en plus menacée. Selon les Nations Unies, ces 150 dernières années, la couverture des récifs coralliens a été réduite de moitié. 

Pendant longtemps, la lutte contre le réchauffement climatique n’a pas assez pris en compte la biodiversité, une grossière erreur puisqu’il a un réel impact sur la faune et la flore. La hausse de température de la planète, bien qu’elle ne dépasse pas encore les 2°C, pourrait causer la disparition de 25% des espèces animales et végétales dans les 10 ans à venir, selon WWF.

Un bilan s’impose.

Selon les Nations-Unies, au cours des 150 dernières années, la couverture des récifs coralliens a été réduite de moitié. Dans les dix prochaines années, une espèce sur quatre pourrait avoir disparu de la planète. Aujourd’hui, il faudrait 1,75 planète pour répondre aux demandes de l’être humain envers la nature, et plus d’espèces sont menacées d’extinction que jamais auparavant. Ça ne présage rien de bon.

Sensibilisation, mais surtout un appel à l’action

Cette journée est nécessaire, elle est un appel à l’action pour lutter contre la disparition accélérée d’espèces et la dégradation du monde naturel. « Un million d’espèces végétales et animales sont menacées d’extinction, en grande partie à cause des activités humaines », insistent les Nations Unies. La Journée mondiale de l’environnement nous invite à prendre conscience de l’impact de notre système économique sur l’environnement, mais aussi à repenser notre manière de vivre. En effet, selon une étude du PNAS (Proceedings of the National Academy of Sciences) et d’autres ONG, au moins 30% des solutions au réchauffement climatique reposent sur la nature elle-même, il faut donc plus que jamais protéger la biodiversité.

Si vous souhaitez en savoir plus : Le PNUE soutient également des plateformes de connaissances sur les écosystèmes et la biodiversité, telles que Global Forest Watch, l’Initiative mondiale pour les tourbières et l’Initiative interreligieuse pour la forêt tropicale.

Article d’Ana Michelot