Cacharel Parfums s’engage sur le long terme avec l’ONG Inspiringirls. Son but ? Encourager l’ambition professionnelle et la confiance en soi des jeunes filles. Et pour ça, iels ont notamment créé un podcast : #SISTASCLUB.

Décidement, 2021 regorge de marque qui collaborent avec des associations. Et si on ne doutait pas de l’engagement de Cacharel envers les jeunes femmes, on est ravi·e·s de voir cet engagement s’afficher au grand public. Parce qu’il suffit d’un·e seul·e pour encourager les autres… Cette fois, Cacharel s’associe sur le long terme à Inspiringirls. Et on trouve ça très inspirant – sans mauvais jeu de mot.

Inspiringirls : par des femmes, pour des femmes

Inspiringirls, c’est une ONG « qui contribue à élargir les perspectives professionnelles des jeunes filles à travers les témoignages de femmes inspirantes ». Et on trouve ça génial ! Parce qu’à notre sens – et comme le prouvent les chiffres, donner des role modelsc’est la meilleure façon de motiver. Dans les faits, Inspiringirls, ce sont des évènements, des conférences, des cours à l’école, une bibliothèque de portraits vidéo sur le site… Bref, une vraie mine de sororité.  Bonus : les vidéos (comme l’association) sont disponibles en six langues – anglais, espagnol, italien, portugais, serbe et français. Impressionnant, n’est-ce pas ?

Cacharel X Inspiringirls donne naissance à #SISTASCLUB

#SISTASCLUB - © Cacharel X Inspiringirls

Cette collaboration a un objectif commun : celui de « permettre aux jeunes filles âgées de 6 à 16 ans d’être ambitieuses dans leurs orientations professionnelles et de se donner les moyens de réussir. De leur donner envie d’explorer des voies en toute liberté, sans s’auto-censurer ». Et c’est déjà énorme. Pourtant, ce n’est pas tout. Si Cacharel tenait tout particulièrement à s’engager avec cette association, c’était aussi – et surtout – pour lui permettre de s’agrandir et de gagner en visibilité. Et pour ça, iels ont sorti un As de leur manche : l’influenceuse Raïssa Gloria, qui animera une série de quatre podcasts intitulés #SISTASCLUB. La recette ? Une cuillère à café d’ambition, d’amitié, de famille et d’école… Sans oublier une montagne de témoignages, d’inspiration et de motivation !

Podcasts à retrouver sur l’Instagram d’Inspiringirls France ou de Cacharel Parfums.

Article de Clémence Bouquerod

Salut Beauté collabore avec l’association En avant toute(s) et crée deux t-shirts pour récolter des fonds. 

La marque de prêt-à-porter, plutôt connue pour ses « uniformes et tailleurs revisités », sort le 22 octobre deux nouveaux t-shirts, en collaboration avec l’association En Avant Toute(s), qui lutte contre le sexisme et les violences faites aux femmes et personnes LGBTQI+. Les deux t-shirts seront blancs, engagés et avec l’inscription «  »Free the niples – Libérer le nichon ». Inscription qui se décline en noir ou rose. 

T-shirt Salut Beauté X En Avant Toute(s)
T-shirt Salut Beauté x En Avant Toute(s) – © Salut Beauté x En Avant Toute(s)

L’engagement

Le but de cette campagne ? Récolter des fonds pour l’association, et donc par la même occasion, combattre le sexisme. En effet, « depuis le 1er janvier 2020, via le tchat, En avant toute(s) a accompagné plus de 1300 personnes victimes de violences sexistes et sexuelles, dont l’âge moyen est de 24 ans. [Elle] a aujourd’hui pour objectif de faire connaître le tchat au plus grand nombre et d’élargir plus encore ses horaires d’ouverture – notamment grâce aux dons.« 

Si vous voulez soutenir la marque et l’asso, il n’y a plus qu’à commander un t-shirt ! Disponibles à partir du 22 octobre sur le site – et dont 5 euros seront reversés à En avant toute(s). 

Article de Clémence Bouquerod 

Depuis cinq ans déjà, RougeGorge Lingerie soutient les femmes atteintes du cancer du sein en proposant une ligne de dessous spécialement conçue pour répondre à leurs besoins. Aujourd’hui, la marque avance d’un grand pas vers son engagement en mettant à l’honneur ses clientes à travers sa campagne déjà célèbre : « Soutien-Rose ». Décryptage. 

Allier confort, savoir-faire, féminité et accompagner les femmes dans tous les moments de leur vie… Voilà le pari que s’est lancé RougeGorge Lingerie il y a 5 ans en imaginant sa propre gamme de dessous post-opératoires. Spécialement étudiés pour les femmes ayant eu une mastectomie totale ou partielle, ces modèles, doux et couvrant viennent envelopper les seins tout en leur offrant un confort absolu. Sans armature, élastiquée sous la basque et doublée de coton sans pince, cette lingerie est conçue pour éviter tout frottement désagréable. Elle permet aussi d’y intégrer discrètement des prothèses mammaires dans la doublure pour celles qui le souhaitent.

Des égéries de choix 

Pour porter les différents modèles de cette gamme utile, esthétique et bienveillante, Rougegorge Lingerie a voulu rendre hommage à ses clientes en mettant en lumière leur beauté à travers un shooting haut en couleurs. La marque s’est ainsi associée à deux d’entres elles, Sylvie et Céline, qui ont été touchées par la maladie. Une séance photo très intime et émouvante qui a permis à ces femmes de reprendre confiance en elles, mais aussi de partager un moment d’émotion et de rires avec les équipes de la griffe. Une jolie parenthèse de femme à femme, en somme.  

Sylvie

Une invitée surprise 

Auteure, compositrice, interprète, Fanny Leeb apprend, en 2018 qu’elle est atteinte d’un cancer du sein. Elle avait alors 32 ans. De sa maladie, elle en fera une force en s’exposant sans tabou sur les réseaux sociaux afin de raconter son combat à tous ceux qui la suivent. Inspiré par sa joie de vivre, son aura et sa combativité, RougeGorge Lingerie a alors choisi cette force de la nature pour incarner l’édition 2020 de sa collection « Soutien-Rose » et plus particulièrement le « Dentelle ». Un modèle iconique de la marque qui a rejoint la collection cette année et que vous pouvez d’ores et déjà retrouver en boutique. 

Une marque (vraiment) engagée

Aujourd’hui plus que jamais, RougeGorge Lingerie continue de s’impliquer de plus en plus dans la lutte contre le cancer du sein en soutenant des associations majeures sur le territoire mais aussi à l’étranger. La marque reverse ainsi l’intégralité des dons récoltés en 2020 via un système de micro-don en magasin à l’association « Ruban Rose » en France, qui oeuvre pour faire avancer la recherche médicale. Mais aussi à « Vivre comme avant » en Belgique, qui offre un accompagnement et un soutien individuel à toutes les femmes passant par cette période difficile qu’est la maladie. Un geste inspirant qui, on l’espère, sera suivi par beaucoup d’autres marques.

Céline

Cela fait quelques mois que le confinement a frappé la France et dorénavant moult concepts fleurissent, apportant une part importante ou totale des bénéfices récoltés aux associations. Aujourd’hui, Paulette zoome sur une Odyssée alléchante prénommée « À la maison ». Curieux(se) ? On en dit plus aux foodistas par ici.

Un projet gourmand et solidaire

Le temps d’un huit-clos, les chefs cuisiniers du monde entier se sont retrouvés loin de leur cuisine sophistiquée. L’occasion donc de revenir à l’essentiel, accompagné de son entourage et de mets sans fioritures et authentiques. Bref, comme  » à la maison « .

Aux manettes de cette initiative gourmande : Victoire Loup, ancienne rédactrice food devenue blogueuse à temps plein. Son idée ? Faire partager aux lecteurs une bribe du quotidien de ceux qui font vibrer, vriller leur palais, à travers des assiettes simples et savoureuses. Pas moins de 60 pépites du parterre gastronomique se sont réunies, faisant de cet ouvrage un véritable brassage d’univers gustatifs hétéroclites ayant pour maître-mot central l’authenticité.

Les gains sont doublés : d’une part, les apprentis en herbe prendront place dans une aventure où Anne-Sophie Pic, Christophe Michalak, Juan Arbelaez ou encore Yann Couvreur sont mis à nu grâce à des secrets bien gardés et des anecdotes bien léchées. D’autres part, l’ensemble des bénéfices récoltés reviendront à l’association Ernest, venant en aide aux familles en difficulté par des paniers repas.

The cherry on the cake : dans l’un des livres déjà disponible à la prévente se niche un « ticket d’or », autrement dit un repas pour deux chanceux chez l’un des chefs contributeurs, le voyant ainsi mitonner de bons petits plats dans son foyer.

Un avant goût : la recette des Scallion pancakes de Taku Sekin

Ingrédients :

  • 200 g de farine
  • 2 cébettes
  • 150 ml d’eau bouillante
  • Huile de sésame
  • 1 pincée de sel

Pour la sauce :

  • 2 cuil. à soupe de sauce soja
  • 2 cuil. à soupe de vinaigre

Préparation :

Mélangez la farine, le sel et l’eau bouillante dans un bol. Pétrissez pendant 10 minutes, puis recouvrez le bol d’un film plastique. Laissez la pâte reposer pendant 20 minutes.

Pétrissez à nouveau pendant 5 minutes. Divisez la pâte de manière à faire deux gros pancakes. À l’aide d’un rouleau à pâtisserie, étalez vos pâtes en forme de cercles. Avec un pinceau, badigeonnez-les d’huile de sésame. Saupoudrez la pâte de sel et de cébettes finement ciselées.

Enroulez la pâte pour former un rouleau, et repliez-le sur lui-même comme un escargot. Répétez l’opération pour le second pancake. Laissez les deux escargots reposer pendant 20 minutes. Aplatissez-les avec un rouleau à pâtisserie.

Faites cuire vos pancakes dans deux poêles à feu doux avec de l’huile de sésame. Laissez cuire chaque pancake entre 8 et 10 minutes en les retournant fréquemment jusqu’à obtenir des pancakes dorés et croustillants de chaque côté.

Dégustez vos pancakes avec un mélange soja-vinaigre. Trempez vos pancakes dans la sauce !

On n’attend plus et l’on apporte sa pierre à l’édifice en cliquant par .

Aux manettes du projet « BAN », deux fervents défenseurs de l’art que sont Marie Benaych (commissaire d’exposition) et Henrike Stahl (photographe). Fière d’un succès retentissant lors d’une première édition à l’Orfèvrerie à Saint-Denis, l’expérience « BAN » est renouvelée pour un second round. Intrigué(e) ? Éléments de réponses dans l’article ci-dessous.

« BAN », c’est d’une part une exposition

La dénomination « BAN » n’a cessé de fluctuer à travers les âges. D’abord considérée comme un commandement, puis comme une obligation, elle s’apparente aujourd’hui à une faction, un groupe.

Le leitmotiv des artistes ? Esquisser leur propre définition et vision du « BAN » des temps modernes. Douze photographes professionnels ainsi que les joueurs du Red Star Lab se sont armés de leur créativité pour répondre à l’interrogation : « qu’est-ce qu’être au ban ? ».

Le résultat ? Des productions picturales et écrites empreintes d’une diversité socio-culturelle, qui régit et unit la société. C’est bien la preuve que la différence et l’égalité se complètent en parfaite symbiose.

Seconde édition de l’exposition « BAN »

Confinement oblige, la seconde édition qui devait prendre place à Pantin aux Magasins généraux, s’est vue suspendue.

« BAN », c’est d’autre part une vente solidaire « 12 photos 12 associations »

Le concept est simple : chaque artiste a pour mission de choisir l’une de ses œuvres, corrélée à une association bénéficiaire. Fruit d’un engagement personnel ou d’un lien avec la photographie en question, cette dernière recevra l’ensemble des bénéfices.

Par ailleurs, en plus de leur domaine d’action, l’ensemble des associations mises en lumière à travers cette vente solidaire luttent contre l’épidémie du coronavirus. Par exemple, on peut citer La Maison des Femmes de Saint-Denis, qui reçoit les victimes de violences ; Just Kids Project, favorisant l’intégration des enfants migrants par le prisme du football ou encore Tous Unis Contre le Virus, soutenant le triptyque composé des soignants, des chercheurs et des malades.

En attendant une réouverture prochaine, on se rue sur leur site, dans l’optique de dénicher un florilège d’informations croustillantes !

Parce que les soignant.e.s se mobilisent chaque jour pour sauver des vies, il est important de les soutenir comme il se doit. C’est à la toute fin du mois de mars que Collectif Solidaire voit le jour. Cette association se mobilise pour leur livrer des repas. Mais comment s’organise-t-elle à l’heure du confinement ? 

Le Collectif Solidaire se mobilise pour livrer de bon repas à nos soignants. Crédits : @laviecoolparchloe.
Le Collectif Solidaire se mobilise pour livrer de bons repas à nos soignant.e.s. Crédits : @laviecoolparchloe.

Collectif Solidaire, c’est une association qui mise sur l’union des forces afin de venir en aide aux personnels soignants. Il s’agit de leur livrer des repas sains et équilibrés préparés par des chefs. Et mettre en place un tel dispositif alors que la règle est au confinement, il y a de quoi applaudir. « Ce qui est compliqué c’est de grandir si vite et de faire avec les moyens du bord. Nous avons néanmoins quelques atouts dans notre jeu, un responsable logistique qui aurait sa place à la maison blanche, des lève-tôt pour coordonner et s’assurer du bon déroulement des livraisons et plein de petits bras ultra-motivés pour bouger des palettes, empaqueter des denrées et surtout des transporteurs ultra-investis« , explique Bastien de Changy, cofondateur du Collectif Solidaire et chef cuisinier.

Et quand Bastien de Changy parle d’atouts, il fait référence à tous les bénévoles qui se sont lancés dans l’aventure. Lorsqu’il s’agit d’expliquer qui ils sont, le chef cuisinier ironise : « Dadju le matin, Tal le midi et Michel Fugain l’après-midi, enfin eux sont ceux qui soutiennent tous les jours les 7 fantastiques« . Et pour le cofondateur, les 7 fantastiques ce sont tous les différents corps de métiers investis dans le Collectif Solidaire tels que les « producteurs, chefs, entrepreneurs, logisticiens livreurs et communicants« , ajoute-t-il. 

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Une logistique du tonnerre pour livrer les repas

Pour mettre sur pied un tel projet, toute la logistique a dû être parfaitement réfléchie. « C’est effectivement le point le plus complexe. Il y a eu des couacs, on ne va pas se mentir, la première semaine c’était un joyeux bordel ! », déclare Antoine Mathis. Cofondateur et porte-parole de l’association, il confie aussi être l’acolyte de Bastien de Changy. « De vrais coups de coeur ont eu lieu. Typiquement, Bastien et moi, l’impression de se connaître depuis des années alors qu’on ne s’est encore jamais vus« . 

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Question organisation, la journée semble trop courte pour réaliser toutes les tâches que s’impose le Collectif Solidaire. « On a une journée pour tout faire : approvisionnement, livraison aux chefs puis livraisons aux soignants », atteste Antoine Mathis. Heureusement l’association peut compter sur « une centaine de chefs et de livreurs qui permettent que l’initiative soit concrète et perdure chaque jour« .

La team du Collectif Solidaire s'engage chaque jour pour fournir et livrer des repas aux soignants. Crédits : ©Olivia Schoenese.
La team du Collectif Solidaire s’engage chaque jour pour fournir et livrer des repas aux soignant.e.s. Crédits : ©Olivia Schoenese.

La gourmandise au rendez-vous pour nos soignant.e.s

« Des plats gourmands« , voilà ce que prépare les chefs nous explique Antoine Mathis. À Bastien de Changry de poursuivre : « Un plat est constitué de féculents, légumes et viande. On glisse aussi des options veggies« . Au-delà des mets, c’est un peu de leur coeur que glissent aussi les cuisiniers bénévoles. « Ils sont hyper motivés, ils portent vraiment le projet avec un engagement fou. Ils mettent beaucoup de coeur dans les plats qu’ils préparent pour les soignants et glissent toujours un petit mot d’encouragement« , dévoile le porte-parole.

Les chefs membres du Collectif Solidaires réalisent de bons plats sains et équilibrés pour donner de la force à nos soignants. Crédits : ©Julien Duboué.
Les chefs membres du Collectif Solidaires réalisent de bons plats sains et équilibrés pour donner de la force à nos soignant.e.s. Crédits : ©Julien Duboué.

Une association qui se nourrit de nos dons

Aujourd’hui, Collectif Solidaire fournit 15 000 repas par semaine. Alors, pour tenir la cadence, l’association a besoin d’aide. Il est possible de faire un don de 5 € sur la cagnotte de l’association pour offrir deux repas. Bien que ce soit l’aspect le plus important pour maintenir cette opération au grand coeur, le Collectif Solidaire a d’autres besoins. « Plus de bénévoles et plus de donations alimentaires« , explique Bastien de Changy avant qu’Antoine Mathis n’ajoute qu’il y a « des demandes en attente… puis d’autres villes » !

Pour perdurer, le Collectif Solidaire a besoin de dons alimentaires. Crédits : ©Collectif Solidaire.
Pour perdurer, le Collectif Solidaire a besoin de dons alimentaires. Crédits : ©Collectif Solidaire.

Les demandes affluent massivement et elles sont difficiles à refuser. Alors pour apporter sa petite pierre à l’édifice, Paulette et son association À Coeur se sont engagées aux côtés du Collectif Solidaire. Nos partenaires Alterfood ou Ferrero ont permis aux soignant.e.s d’avoir de petits cadeaux. Quant à notre hôtel chouchou de la Rive Gauche, French Theory : il a ouvert ses cuisines aux bénévoles afin de préparer les plats à livrer dans les institutions ciblées. Alors maintenant, à vous de jouer ! Faîtes vos dons, soutenez notre personnel soignant !

Article de Nina Hossein.

Paris, triste vivier des sans-abri – dont le nombre ne fait qu’augmenter. Avec Agy, on se pose dans le fin fond du XVIIIe, ravies de se retrouver pour parler de La Rue Tourne, l’association qu’elle a cocréée pour lutter contre l’isolement de cette tranche de la population que la société a mise en marge. Parfois, quand le commun des mortels croise un.e sans-abri, il détourne le regard ou accélère le pas. Agy, elle, pose l’objectif de son appareil photo sur ces personnes et avec son équipe de maraudeur.ses, elle prend le temps de s’asseoir à leurs côtés pour « créer du lien social ». Elle s’intéresse vraiment aux gens et à leur histoire, qu’elle entreprend de mettre en lumière sur le site Internet et le compte Instagram de l’asso, ou lors d’expositions. C’est donc grâce à la photographie, aux réseaux et à son énergie communicative qu’Agy donne une visibilité à celles et ceux que la rue a rendu.es invisibles. Rencontre pour le moins poignante.

Portrait Agy par Marine Toux

Comment conçois-tu le monde associatif?

Je suis quelqu’un d’assez rigide, alors je conçois l’associatif comme l’entreprise, notamment au niveau de l’organi- sation : je veux que les choses soient nickel, parce qu’au bout de la chaîne, c’est une personne sans-abri qui compte sur nous. Si un.e bénévole s’engage à donner un duvet par exemple, il faut que ce duvet soit donné dans les deux ou trois jours, pas des semaines après la demande. De manière générale, si on ne se fixe pas de deadlines et de contraintes, on vivote, on n’évolue pas.

Patrick

D’où te vient ton engagement ?

J’ai toujours été attirée par les publics dits « fragiles ». Ça me passionnait d’aller interviewer des dealers au fin fond de Poissy et de comprendre comment ils en étaient arrivés là, d’essayer de déconstruire les parcours. Et c’est exactement ce que je fais au sein de l’asso La Rue Tourne. On a tendance à voir ce type de public comme des « sans » : sans abri, sans diplôme, sans compétences, sans qualifications, alors qu’en fait, il suffit de creuser un peu pour se rendre compte qu’ils.elles ont plein de « plus ». Il faut juste qu’ils.elles s’en aperçoivent pour capitaliser dessus. Souvent, il suffit d’une personne extérieure pour leur faire prendre conscience de leur talent, des qualités qu’ils.elles ont à faire valoir. Et ce n’est pas forcément évident, car ils.elles sont dans un environnement qui ne les met pas en lumière, surtout lorsqu’ils.elles ont dû, par exemple, vendre de la drogue. Mais il n’y a pas de déterminisme: les gens ne sont pas déterminés à rester sans abri ni à être décrocheurs.

Tu nous parles de La Rue Tourne ?

L’association a été créée en 2015 et s’articule autour de trois volets principaux. On fait de la maraude deux fois par mois. Pas vraiment alimentaire, car c’est quelque chose de très bien couvert sur Paris, mais avant tout pour créer du lien social : si une personne veut bien de nous, on se pose avec elle, on écoute la musique qu’elle kiffe, on parle de ses proches. On passe du temps avec elle, comme on le ferait avec nos potes – toute proportion gardée. Quand j’ai créé l’asso, j’étais dans une période de ma vie où je ne savais pas comment m’occuper, je faisais de la photo, mais ça n’avait pas trop de sens. J’étais seule et je voulais photographier la solitude. En marchant, comme ça dans la rue, le premier public que j’ai alors vu, c’est celui des sans-abri. Au début, je les prenais en photo d’assez loin, parfois je ne savais même pas quel était le visage de la personne, je ne connaissais pas son prénom, et elle ne savait pas que je la photographiais, donc ce n’était pas cool. Mon travail a pris du sens en devenant un outil pour ce public : je raconte les histoires des gens, en plus de leur tirer leur portrait. Les faire parler de leur vécu, c’est le meilleur moyen de sensibiliser. Puis on publie les récits et les photos sur les réseaux sociaux, sur notre site Internet. Je m’adapte à la volonté de la personne, bien sûr : par exemple, Saïd ne veut pas que je montre son visage, parce que sa famille n’est pas au courant, donc je respecte. C’est important, tout ça. Ce ne sont pas juste des sans-abri : c’est Thierry, c’est Saïd, c’est Ivo, c’est Kamir, c’est Sabine. Ce sont des gens, des individus. ils.elles avaient des carrières, des familles, ils.elles ont des rêves et des passions. Comme nous. La seule différence, c’est que nous, on a un toit au-dessus de la tête.

Snake

Tu as évoqué deux des trois volets de l’association : les maraudes et les portraits. Quel est le troisième ?

On fait de la sensibilisation. Bien sûr, pendant nos maraudes, on explique notre action aux gens qui nous observent, qui se questionnent sur ce qu’on est en train de faire, mais on fait aussi des interventions auprès des enfants dans les écoles. Un jour, on a décidé d’offrir un petit cadeau aux sans-abri. J’ai alors sollicité l’institutrice de la fille d’une amie pour fabriquer des cartes de vœux. Jusque-là, tout allait bien (Rires). Sauf que cette enseignante, engagée qu’elle était, Mme Le Maire, m’a demandé en contrepartie de la réalisation des cartes, de venir parler aux enfants de ce que je fai- sais avec La Rue Tourne. Des élèves du CP au CM2 ! Déjà, j’ai un sale rapport avec l’école, alors y remettre les pieds : l’angoisse. Rien que de revoir un préau, c’était compliqué (Rires) ! Deuxièmement, ce que je vois dans la rue, c’est autant positif que négatif. Comment parler à des primaires de la mort, de l’excision, de la drogue, de la prostitution ? Finalement, j’ai décidé de prendre l’axe positif de la solidarité. Je racontais aussi les histoires des sans-abri, mais sans entrer dans les détails. Je prenais un portrait et je demandais aux enfants : « À votre avis, quel est l’âge de cette personne ? Quel est son prénom ? D’où vient-elle et quel était son travail ? Depuis combien de temps est-elle dans la rue et pourquoi ? » Je déconstruisais les représen- tations en racontant les vraies histoires. Au début, j’étais un peu trop sans filtre… Aujourd’hui, j’ai trouvé le bon fonctionnement pour aborder ces sujets : je dis la vérité via un angle jovial et funky, tout en ne cachant pas la dureté de la rue. Les deux doivent cohabiter. Au final, les enfants ont plein d’idées, ils veulent faire plein de choses: à l’occasion d’un Noël, ils ont fabriqué des bougeoirs.

Tu dis que La Rue Tourne « crée du lien social », ça veut dire qu’elle « aide » ?

Christian

Pour moi, le vocable est très important. J’essaye d’employer le moins possible le mot « aider ». Parce que, quand on fait ce que La Rue Tourne réalise, on est déjà dans une relation de supériorité, qu’on le veuille ou non : on a beau le faire avec toute la bonne volonté du monde, on a un toit sur la tête, contrairement à celle ou celui qui est en face de nous. Pour moi, l’association, c’est du partage et pas de l’aide. Quand on maraude, on se met souvent à la place des sans-abri : si la personne est assise au sol, on se pose à côté d’elle. Il ne faut pas être dans une position condescendante. D’ailleurs, il n’y a rien de pire. Une fois, Christian pleurait et personne ne s’est arrêté. Bien sûr, c’est dur de se confronter à quelqu’un de triste, mais je trouve ça encore plus difficile qu’il n’ait pas reçu ne serait-ce qu’un peu d’attention. Et même parfois, on se prend des remarques : pourquoi est-ce qu’on fait ça, pourquoi est-ce qu’on entretient ce schéma social. Pardon, mais si les gens étaient contents d’être dans cette situation, ça se saurait ! Je distribue des cafés, pas des RSA !

Parle-nous de la réalité de la rue ; parle- nous des histoires qui t’ont le plus touchée.

Pascal

Je pense à Kamir, cette femme qui a trois ans de moins que moi. Elle vit depuis dix ans dans la rue, du côté de Châtelet. Et on le sait, dans le centre de Paris, c’est là où se concentrent les trucs les plus dégueulasses : la drogue, la prostitution, la violence. Tout ça, elle l’a vécu. Elle s’est fait casser toutes ses dents de devant parce qu’elle a refusé un rapport sexuel. Elle s’est fait tirer par les cheveux jusqu’à en avoir une grosse cicatrice pour la même raison. Elle se fait régulièrement casser la gueule, soit par des gars de la street, soit par son copain qui sort de prison. Quand tu lui parles, tu as l’impression qu’elle a toujours 19 ans, car émotionnellement, ce n’est encore qu’une gamine. Son histoire me touche énormément. Son rêve, c’est de faire une formation en toilettage pour animaux. Mais elle vit dans un tunnel, elle fume du crack, elle se prostitue, probablement. En fait, je ne sais pas comment la sortir de cette situation. Elle est pourtant accompagnée, par les maraudes, une éducatrice spécialisée, une assistante sociale. C’est une histoire très difficile dont j’essaye de me distancier, car à un moment, ça m’a vraiment bouffée. Je suis même allée voir où elle habitait, dans le tunnel. Mais ça s’est mal terminé avec son copain. Puis il y a Pascal, un mec adorable décédé en 2015, à l’âge de 53 ans. Avant d’être dans la rue, il était conseiller bancaire en Lorraine. Il a perdu son travail après une embrouille avec son boss, sa femme l’a quitté. Il est alors venu chez un pote à Paris, qui est mort du sida. N’étant pas sur le bail du logement, il a dû partir et a fini sur le banc à Stalingrad, devant la Rotonde, pendant dix-sept ans. Un jour, la COP 21 a décidé de mettre des installations là où il était, alors la Mairie de Paris a fait le ménage. Et quand elle s’y emploie, elle ne demande pas aux gens de prendre leurs affaires et de partir. Elle apporte une benne et y jette tout – sacs de couchage, livres préférés. Pas le temps de niaiser. C’était début décembre, et Pascal a été retrouvé quelques jours après sous un parasol, mort d’hypothermie. À chaque sensibilisation, je parle de lui.

Tu es constamment confrontée à des histoires bouleversantes, injustes. Comment tiens-tu le coup ?

JN

Je suis une véritable éponge émotionnelle, j’ai tendance à être hyper empathique. Je sais qu’il ne faut pas s’oublier, mais en même temps, je ne peux pas m’empêcher de penser aux sans-abri et à leurs besoins, qui doivent être comblés. Il y a deux semaines, j’étais fatiguée, et pourtant je suis allée récupérer la veste en cuir d’au moins 4 kg de Tyty, à Châtelet – il venait de la cirer deux fois pour qu’elle soit parfaite pour l’hiver, trop mignon ! – pour qu’il n’ait pas à se la traîner. Je l’ai déposée au local de La Rue Tourne, puis je suis retournée le voir pour lui fournir un kit d’hygiène. Je savais que c’était nécessaire, j’ai pris sur moi, car je savais très bien qu’après, de mon côté, j’allais rentrer chez moi, prendre une bonne douche et chiller devant Netflix. En fait, j’aime ce que je fais, c’est même devenu une passion.

Tu as parlé de Kamir. Les femmes bénéficient de conditions d’hébergement plus stables que les hommes, donc elles sont moins visibles dans la rue. En côtoies-tu ?

38 % des sans-abri sont des femmes. Certaines années, je n’en croise aucune. Les deux seules que je connais, ce sont Kamir et Sabine, proche de 50 ans. Toutes les deux ont de très forts caractères – elles n’ont pas le choix. Elles ont vécu les pires trucs. Être une femme dans la rue… Je n’ai même pas envie d’imaginer. Parfois, je retrouve Kamir avec un œil au beurre noir, j’ai envie de lui dire : « Mais barre-toi, Kamir, putain, barre- toi ! Qu’est-ce tu as à perdre ici ? » C’est étrangement confortable pour elle de rester dans son tunnel, c’est sa zone de confort. Elle n’a connu que ça en dix ans. Beaucoup de femmes se cachent, dans des tunnels, sous des ponts, dans des endroits peu fréquentés.

À cause de la honte ?

La honte, la violence, la peur de tomber sur le mauvais gars, peut-être bourré ou de mauvaise humeur, au mauvais moment. Parfois, j’ai l’impression que c’est plus compliqué d’être une femme dans la rue, mais ce n’est pas facile d’aller en interroger une sur sa vie, sur les causes, les raisons de sa situation. Trop personnel. Ça a l’air tellement plus sensible pour une femme que pour un homme. En tout cas, je ne lâche pas l’idée qu’un jour, je ferai une exposition de photos exclusivement de femmes.

Ivo

As-tu déjà été confrontée à la précarité menstruelle ? C’est l’un de nos chevaux de bataille, chez Paulette.

Je suis contente que des médias se mobilisent. Ça fait un bail qu’on distribue des serviettes hygiéniques dans la rue. Après, dans mon secteur, les femmes n’ont souvent plus de règles à cause de la ménopause ou de leur cycle complètement flingué par ce qu’elles consomment. Personnellement, j’en distribue rarement, mais j’en ai toujours sur moi, au cas où. On en a plein au local et les autres groupes de maraudes les donnent régulièrement. Dans nos kits d’hygiène pour femmes, j’essaye d’ailleurs de remplacer les tampons par des serviettes : les femmes ont tendance à les garder trop longtemps. Les cups, c’est pareil: il faudrait qu’elles aient les mains propres pour la changer et de quoi la stériliser.

Tu es au cœur de l’action : quel est le bilan que tu dresserais de la situation actuelle de la rue?

Du côté des bénévoles, on voit que les gens veulent donner de plus en plus de sens à leur vie, en s’engageant notamment. La qualité de leur engagement est nettement supérieure qu’avant. Et le bilan sur le terrain, il est «bigoût». D’un côté, il y a de la solidarité, que ce soit grâce aux maraudes, mais aussi aux habitants qui prennent de plus en plus conscience de ce qui se passe autour d’eux, en bas de chez eux. En revanche, de 2001 à 2012, le nombre de personnes sans domicile a augmenté de 50 %. Ces sans-abri, ce sont des profils comme toi et moi, des gens qui ont fait des études, qui parlent plusieurs langues, qui ont des familles, des amis. Ivo, qui traîne avec Saïd, parle treize langues, il fait des tours de magie, des calculs improbables qu’il essaye d’ailleurs de m’apprendre, en vain. Saïd, lui, a bossé au Louvre, à la médiathèque de La Villette, il a toujours des trucs de ouf à raconter. Qu’est-ce qui a fait qu’il est dans la rue, depuis 18 ans ? Ce qui m’angoisse, c’est que ça peut vraiment arriver à n’importe qui. Mais cette peur est aussi un moteur, je me dis que je suis à la bonne place, même si parfois je suis fatiguée. Mais je me dis qu’il faut y aller. J’espère que ça ne m’arrivera jamais, mais si ça m’arrive, j’aimerais qu’on ait la même énergie pour moi.

Beaucoup souhaitent s’engager, mais ne savent pas trop par où commencer. Quels conseils donnerais-tu pour aider au mieux les personnes dans la rue ?

Gégé

Certain.es, intuitivement, vont voir directement un.e sans-abri pour lui demander ce dont il ou elle a besoin. Ça va être un café, une bouteille d’eau, un sandwich, ou des choses très ponctuelles. Les gens n’abusent pas et ne vont pas te demander de faire un plein de courses. Ça, c’est une super démarche : il n’y a rien de mieux que d’aller aider la personne en bas de chez soi ou à côté de son bureau. Et quand vous ne savez pas trop, adressez-vous à une asso – la nôtre est plutôt cool (Rires). Vous comprendrez ainsi la dynamique, les besoins, les manières d’agir pour aider au mieux. Avec cette démarche où vous voyez un peu dans quoi vous mettez les pieds, vous pouvez rester et vous y investir. Le temps est un bien précieux, et moi, je préfère les gens qui viennent en maraude plutôt que celles et ceux qui font des dons, vraiment. Consacrer une après-midi de son temps, dans nos vies speed, ce n’est pas rien. Et venir avec ses compétences, c’est pas mal aussi! La Rue Tourne n’aurait pas le même impact si elle n’avait pas des bénévoles avec des compétences en graphisme, en web, ou encore en écriture.

Fanta & Keita

Article du numéro 45 « Ensemble »

Article de Juliette Minel

Portraits réalisés par Agy

Ce samedi 23 novembre 2019, le mouvement #NousToutes organise une manifestation nationale et investit les rues de France pour militer contre les violences sexistes et sexuelles.

Alors qu’au 16 novembre dernier nous comptions 136 femmes tuées en 2019 par leur conjoint ou ex-conjoint, cette marche nous apparait comme nécessaire. #NousToutes nous donne rendez-vous ce samedi dans de nombreuses villes de France, et à 14h, Place de l’Opéra à Paris.

On marche ensemble ?

NousToutes.org

Des chiffres accablants

Le collectif #NousToutes nous rappelle des chiffres terribles qui témoignent de l’ampleur des violences sexistes et sexuelles actuelles.

Une réponse gouvernementale insuffisante

Lutter contre ces violences demande des mesures : le financement de lieux d’accueil sur tout le territoire, des formations sur la prise en charge des victimes de ces violences, des créations d’emploi. Mais surtout, des moyens financiers et humains pour que nous puissions tou.te.s apprendre, et ce dès l’enfance, à déconstruire le système actuel qui permet ces violences.

Malheureusement, le budget prévu en 2020 par la France pour lutter contre les violences sexuelles et les féminicides est quasiment le même qu’en 2018 et 2019.

De #MeToo à #NousToutes, un passage à l’action nécessaire

Le mouvement #NousToutes est né de l’esprit de militantes féministes en juillet 2018, face au constat du décalage entre l’ampleur des violences et les réponses politiques et sociétales qui y sont données. Si certaines membres ont pu représenter le mouvement dans les médias, comme la présidente de la Fondation des femmes Anne-Cécile Mailfert, #NousToutes ne revendique pas de leader.

En organisant cette marche nationale, #NousToutes souhaite ainsi briser l’isolement des victimes de ces violences, leur apporter du soutien et faire bouger les choses. L’an dernier, le 24 novembre 2018, la première marche #NousToutes avait réuni plus de 50 000 participants et participantes dans toute la France (selon les organisatrices) dont 30 000 à Paris.

Cette année, de nombreuses personnalités appellent également à la marche du samedi 23 novembre, comme nous pouvons le voir sur cette vidéo publiée hier :

https://www.instagram.com/p/B5A-RBuCMtU/?utm_source=ig_embed

Marchons ensemble le 23 novembre !

En terme d’organisation de la marche, celle-ci partira samedi à 14h, Place de l’Opéra, à Paris et ira jusqu’à la Place de la Nation, où aura lieu un concert.

Vous ne pouvez pas venir marcher à Paris ou en Île-de-France ? Retrouvez la carte des marches locales ici. Pour y voir plus clair, #NousToutes regroupe toutes les informations utiles pour venir marcher dans le tuto ci-dessous !

@noustoutesorg

Pour plus d’information, rendez-vous sur NousToutes.org, rejoignez l’événement Facebook de la marche #NousToutes et invitez vos ami.e.s à faire de même. Vous pouvez également vous abonnez à la page Instagram @noustoutesorg et rejoindre un des groupes WhatsApp, pour ne rater aucune info !

Samedi prochain, pour dire STOP à ces violences, pour que le nombre de féminicides cesse d’augmenter chaque jour, pour soutenir les victimes, nous marcherons aussi. Ce samedi, la rue est à #NousToutes. Vous venez avec nous ?

Pour retrouver les Paulette à la marche, suivez-nous sur notre compte instagram @paulette_talks.

Article d’Alexandra Hostier